mercredi 24 juin 2026

Baptiste Rappin : Théorie de l'Organisation. Cours de philosophie du management

 Hermann - Juin 2026


La Théorie de l'Organisation est un cours de philosophie du management : l'exposé pédagogique du déroulement d'un examen philosophique du management. L'approche proposée est résolument herméneutique et généalogique : en cela, il ne s'agit pas de plaquer des cadres de pensée sur des situations organisationelles, mais de partir des grands textes de l'histoire du management, trop souvent ignorés, afin d'en donner une lecture philosophique, et de proposer, en dernier ressort, une phénoménologie du monde conctemporain.
Baptiste Rappin approfondit à l'aide des grands auteurs la compréhension de deux grandes étapes de l'histoire de la société managériale : le moment industrialiste et le moment cybernétique. C'est dans le va-et-vient entre ces deux périodes fondatrices que se donne à voir la dynamique originale et spécifique du management, qui n'est guère réductible à l'adminitration et à la bureaucratie, ni assimilable à la logique économique du capitalisme.
L'ouvrage s'adresse aux étudiants et aux professeurs de philosophie, désireux de se plonger dans l'analyse de la managérialisation du monde. Il est également destiné aux étudiants et professeurs de management, soucieux de développer une réflexivité philosophique à l'égard de leur discipline. Il devrait enfin interpeler les professionnels et les responsables, dont les pratiques sont sans cesse reconfigurées par le management.

Universitaire et philosophe, Baptiste Rappin entreprend, à travers ses ouvrages et ses articles, une exploration généalogique et philosophique du management. Cette Théorie de l’Organisation constitue une synthèse pédagogique de ses travaux.

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La Cause du désir n°122 : Narcissismes

 Navarin - Juin 2026


Ce numéro explore dans leur complexité les fondements freudiens du narcissisme : le rapport libidinal à l’image de soi en lien avec le mythe de Narcisse, l’identification (moi idéal et idéal du moi), l’autoérotisme et ses répercussions dans la clinique des psychoses, de même que le devenir de la notion sous l’angle des catégories du symbolique et de l’imaginaire dans l’enseignement de Lacan. Cet appareil théorico-clinique permet en outre de mettre en question le diagnostic de « culture du narcissisme » pour caractériser le moment présent, d’où le pluriel du titre.

Sommaire

7 Éditorial

7 Narcissisme en déclin, Christiane Alberti

9 L’orientation lacanienne

10 Les « Épars désassortis », Jacques-Alain Miller

17 Narcissismes

18 « Pour introduire le narcissisme » de Freud, Laurent Dupont

29 Attentat contre Narcisse, Gérard Wajcman

35 Les deux autoérotismes, Gil Caroz

42 Le narcissisme du désir féminin, Jean-Pierre Deffieux

47 Le goût du témoignage, Hélène Bonnaud

55 Paranoïa et mégalomanie au miroir de Narcisse, Damien Guyonnet

65 Le raboutage de l’ego, Sophie Marret-Maleval

74 De l’autoérotisme au narcissisme… et retour, Élise Etchamendy

85 La libido narcissique, Alfredo Zenoni

93 Clinique

95 Jeux de miroirs, Xavier Gommichon

100 Un narcissisme de détresse, Valérie Pera Guillot

104 Un oubli de soi dans l’Autre, Agnès Vigué-Camus

109 Briller par son absence, Sarah Abitbol

114 L’image, lieu d’inscription d’un silence, Ariane Fournier-Adjal

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Jean-Marc Besse : L’œil de l’histoire. Espace et cartographie

 Parenthèses - Juin 2026


Depuis le xviie siècle, pour les philosophes et les historiens, la cartographie a servi de modèle permettant de penser l'organisation des savoirs. Aujourd'hui ce geste se prolonge dans les sciences sociales, où l'espace est devenu une catégorie centrale de l'analyse culturelle.
Ce déplacement traverse également les pratiques artistiques contemporaines, qui font de la carte un terrain d'expérimentation critique. De même, la géographie irrigue la philosophie, qui voit dans la carte une forme de pensée et un outil d'investigation intellectuelle.
En replaçant la géographie au cœur des processus de connaissance et de création, L'Œil de l'histoire propose une réflexion décisive : la carte n'est pas une simple image du monde, mais un espace de projection et d'élaboration de la pensée et de la connaissance. Loin de se réduire à un simple auxiliaire de l'histoire, elle constitue un dispositif à part entière dans les opérations du savoir historique, aussi bien dans les domaines des sciences que dans celui des arts et de l'architecture.

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Esprit, n° 333, mai 2026 : Que demander à l'Histoire ? La bataille des récits

 Esprit - Juin 2026


À l’occasion de l’entrée de Marc Bloch au Panthéon, et alors que l’histoire redevient le terrain d’âpres batailles culturelles, ce numéro coordonné par Emmanuel Laurentin repose la question qui ouvrait en 1937 une conférence de Marc Bloch : « Que demander à l’histoire ? ». À lire aussi dans ce numéro : Quel projet de puissance pour l’Europe ? ; Un génocide à hauteur d’enfant ; Les municipales à l’épreuve de l’intelligence artificielle ; Urgence de l’État de droit ; Renaud Camus, un apologiste de la violence.


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mardi 23 juin 2026

Éric Zernik : L'éternel féminin. Le phantasme de Jean-Jacques Rousseau

 Atlande - Juin 2026


Rousseau a la réputation d’avoir été un indéfendable misogyne tandis que ses textes témoignent de l’intensité de ses amours : Marion, Julie, Sophie… Pourtant, au-delà des clichés et indépendemment de la vie du Genevois, la pensée de Rousseau est dans son rapport à la femme plus subtile et complexe que la caricature qui en est souvent faite aujourd’hui à partir de concepts du xxie siècle sans appuis dans la société du xviiie.
Éric Zernik nous propose ici de décortiquer la pensée du philosophe pour comprendre l’originalité de son rapport aux catégories du masculin et du féminin. Pour Rousseau, si l’homme domine, la femme règne. La domination se déploie dans le monde extérieur. Non seulement elle s’exerce de manière effective d’un être sur d’autres êtres, mais elle se marque de manière immédiatement perceptible : c’est une force qui agit sur une autre force de moindre intensité. À l’inverse, il y a dans le règne un pouvoir presque magique. Un pouvoir sans pouvoir, en quelque sorte, et qui s’efface pour mieux s’affirmer, dans le seul milieu qui est le sien, l’intimité, là où la frontière entre extériorité et intériorité, entre immanence et transcendance, identité et altérité s’estompe.
Dans le sillage La Métaphysique des sexes de Sylviane Agacinski, l’ouvrage montre comment Rousseau puise dans l’Antiquité les moyens de dépasser une vision du monde judéo-chrétienne anthopocentrée. Le philosophe des Lumières développe ainsi une féminisation du regard et de la pensée. C’est cette vision, ou plus exactement cette grille de lecture, qu’Éric Zernik désigne par l’expression “éternel féminin” : éternelles comme le sont les vérités qui dépendent des concepts a priori de la pensée. Dès lors il faut comprendre la notion de phantasme dans son sens étymologique d’image touchant l’âme. C’est une coproduction imaginaire entre l’homme et la femme, entre un être qui se nourrit d’images et un être qui se fait image.
Comme la prose de Rousseau peut le faire, l’ouvrage enchante. S’adressant autant aux sens qu’à l’esprit, il offre une approche féministe originale de Rousseau qui, par sa post-modernité, tend à l’universel.

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Friedrich Engels : Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie allemande classique

 les éditions sociales - Juin 2026


En 1888, après la mort de Karl Marx, Friedrich Engels publie cet exposé succinct des rapports que les deux hommes ont entretenu avec la philosophie hégélienne et de la façon dont ils s'en sont séparés. Engels y reconnait pleinement l'influence de la pensée de Ludwig Feuerbach dans le chemin qui les ont menés, depuis L'Idéologie allemande, au matérialisme historique. Il fournit ainsi la première « esquisse générale de la conception marxiste de l'histoire » aux organisations du mouvement ouvrier qui se structurent à cette époque. Cette nouvelle traduction de la GEME, enrichie d'une introduction et d'annexes inédites, offre toutes les clés pour rendre ce classique accessible à un large public.

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Patrick Martin-Mattera, Céline Masson (dir.) : La Censure dans l'art

 Hermann - Juin 2026


La censure est souvent envisagée comme un phénomène d’ordre social ou politique, un instrument de répression idéologique ou un moyen de contrôle de l’opinion. Pourtant, elle ne saurait se réduire à cette dimension coercitive : la censure agit aussi comme un opérateur de régulation symbolique, intervenant dans les processus psychiques et collectifs de manière complexe. Elle traverse l’histoire des sociétés, mais également celle des représentations, du savoir et du sacré.

Patrick Martin-Mattera, psychologue et psychanalyste, est professeur émérite de l'Université catholique de l'Ouest, membre associé au laboratoire RPPsy "Recherches en psychopathologie et psychanalyse", vice-président de l'association de recherche sur les processus de création Pandora.
Céline Masson est psychanalyste, professeure des Universités, membre du Centre d'histoire des sociétés, des sciences et des conflits à l'université de Picardie Jules Verne, et directrice du Réseau de recherche sur le racisme et l'antisémitisme (RRA).

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Jessica Lombard : Transhumanisme(s). La philosophie à la rencontre de nos imaginaires techniques

 Hermann - Juin 2026


Qu’est-ce que le transhumanisme ? Qualifié d’« illusion technophile », voire de véritable « totalitarisme », rarement un courant contemporain aura suscité autant de fascination pour ses promesses d’émancipation que de rejet face aux menaces d’aliénation qu’on lui prête.
À la croisée de la philosophie de la technique et de l’anthropologie philo­sophique, cet ouvrage propose une approche phénoménologique du transhumanisme, permettant de dévoiler les modalités d’une époque où il n’est plus possible de penser l’humain indépendamment des médiations techniques qui le constituent. Ce travail s’inscrit ainsi dans la réflexion philosophique sur les rapports entre culture et technique, qui explore l’articulation entre les héritages humanistes structurant notre conception de l’humain, et la plasticité des imaginaires techniques contemporains.
À partir d’une recontextualisation des différents mouvements transhumanistes, l’autrice examine l’anthropotechnie du corps (trans)humain aux prises avec les objets techniques, ainsi que la portée d’un devenir structuré par une forme d’optimisme technophile. En montrant comment le transhumanisme s’appuie sur des théories philosophiques préexistantes et s’inscrit dans un vaste débat sur l’activité et la condition humaines, cet ouvrage entend servir d’entrée nouvelle à la question de la technique elle-même, à partir des représentations et des récits par lesquels nos sociétés se donnent à penser l’humain.

Jessica Lombard, docteure en philosophie, est enseignante-chercheuse contractuelle au Centre de recherches en histoire des idées (Université Côte d’Azur) et chercheuse associée à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Ses recherches explorent la question de la technique et de l’objet technique, leurs enjeux philosophiques et anthropologiques pour l’humain, et leur façon d’inspirer le développement de nos imaginaires techniques.

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lundi 22 juin 2026

Jérôme Lèbre : Quelle distance entre nous

 Hermann - Juin 2026


Quelle distance entre nous ? Cette question se pose dans un « espace » qui n’est que l’écart entre les êtres. Car c’est bien cet écart, indéfiniment répété et varié, qui constitue le monde : ces distances entre nous entraînent toujours avec elles cette relation à ce qui n’est pas nous, à ce qui reste absolument irréductible, à savoir justement la loi de la dispersion des corps, de leur distanciation. Le « nous » est lui-même à la fois irréductible et extensible, donc multi-dimensionnel : de la plus proche relation, charnelle ou amicale, mais aussi simplement spatiale (celle qu’entretiennent, qu’ils le veuillent ou non, les voisins), à la plus lointaine, celle que l’on entretient avec ceux qui sont « à l’autre bout du monde ». Ce « nous » déborde de beaucoup l’humanité sans qu’il soit nécessaire d’aller très loin : car nous sommes aussi en contact, parfois (trop) rapproché, avec des êtres vivants (animaux, végétaux, domestiques ou non) qui habitent la même Terre, avec la place que nous, humains, leur assignons ou leur laissons : de la cage à poules à la savane, ou à la forêt, en voie de déforestation.

Jérôme Lèbre est professeur de khâgne à Louis-le-Grand et ancien directeur de programme au Collège international de philosophie. Ses travaux portent sur le romantisme, l’idéalisme allemand et la pensée française contemporaine.

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Aristote : Les Politiques

 Flammarion - Juin 2026 - GF


L'extraordinaire intérêt que notre époque porte aux Politiques d'Aristote n'est pas seulement un effet de la révérence due aux grands livres, mais une marque de perspicacité. Car derrière un texte qui se fixe comme horizon une réalité moribonde à l'époque même d'Aristote - la cité -, le lecteur d'aujourd'hui ne peut s'empêcher de déceler la fondation et donc le fondement de la manière dont nous pensons les rapports des hommes entre eux, et plus généralement le monde des "choses humaines". La structure et l'histoire des sociétés mais aussi le bruit et la fureur des passions des hommes, leurs ruses et leurs vertus, et jusqu'à l'ombre des dieux sur terre, tout est dans ce texte inépuisable que nous commentons, parfois sans le savoir, depuis vingt-quatre siècles.

Pierre Pellegrin (traduction) est chercheur émérite au CNRS. Spécialiste d'Aristote, il a dirigé la publication de ses Œuvres complètes (Flammarion, 2014). Il a par ailleurs préfacé, pour la GF, Le Malaise dans la culture (2010), L'Avenir d'une illusion (2011) et Totem et tabou (2015).

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Martine Fourré : Le malheur des hommes, tome 2. Moussa Diop et l’angoisse, à la rencontre du sujet de l’Occident

 L'Harmattan - Juin 2026


Le malheur des hommes Tome 2 Ce livre n’est pas seulement un hommage à Moussa Diop étaux praticiens de l’École de Fann, où Africains et Occidentaux inventèrent une parole commune avec les mots de la science, un penser ensemble, ex-colons et ex-colonisés, l’angoisse qui tourmente les hommes quand le manque échappe à la pensée. Il ne s’agit pas seulement d’anthropologie, mais de traversée : des langues, de l’Afrique à l’Occident, de l’imaginaire au symbolique, du silence à la parole. L’auteure y élabore le transitivisme du père, quand un homme ouvre à un autre ou à un enfant l’espace des discours imaginaires de sa langue, quand il leur parle de leurs mères, de la Mère, qui manquera toujours. Violences et espoirs : quand l’angoisse défie les mots, quand le manque se soustrait à la pensée, quand la filiation bute sur l’Histoire. Après ses trente ans de vie à Dakar, l’auteure dialogue avec Freud, Lacan, Castoriadis et les réalités africaines. Elle lit les effets délétères des discours sur les corps et les psychés, avec une conceptualisation inédite. L’angoisse, loin d’être un simple affect individuel, devient le lieu d’une rencontre déchirante entre l’intime et l’Histoire. Cet essai s’adresse à tous : cliniciens, chercheurs, éducateurs, enseignants, humanitaires, et à quiconque s’interroge sur les façons de « devenir un homme », une femme, ou simplement un sujet dans un monde en mutations.

Martine Fourré est docteur en psychologie psychanalyste, membre d'Espace Analytique et des Forums du Champ Lacanien, chercheur associé au CRPMS et exerce à Paris.

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Psychologie clinique n°61, 2026/I : La clinique et le droit

 EDP Sciences - Juin 2026


Sous la direction de Pierrick Brient et Olivier Douville

Le clinicien peut à l'occasion collaborer avec le juge. Qu'il y soit appelé en tant qu'expert ou simplement parce qu'une question de droit intéresse sa pratique, jusqu'où sa position s'en trouve- t-elle modifiée ?
Des domaines d'intervention clinique, comme l'évolution des soins sous contraintes en psychiatrie, la mise en œuvre des obligations/injonctions de soins, l'inflation des « Informations préoccupantes >> dans la clinique infantile, viennent interroger la pratique d'aujourd'hui et exigent que le clinicien conserve appui sur ce qui le fonde dans son éthique.
Quelles conséquences, les transformations juridiques des soins sous contraintes en psychiatrie ont elles sur la pratique clinique ? Quelle est la nature et la possibilité du travail clinique dans le cadre d'une obligation de soins? Quelle est la place du clinicien quand il est poussé à agir en sortant du cadre singulier de sa rencontre avec le patient, par exemple quand il concourt à l'aide à mourir? Autant de questions auquel ce dossier s'est attelé et apporte quelques axes de réflexion et de réponses.

Avec les contributions de:
Naïla Akharbach, Damien André, David F. Allen, Joel Birman, Pierrick Brient, Francisco Capoulade, Virginie Chardenet, Diane Constant-David, Gérard Delacour, Olivier Douville, Marie-Claude Fourment, Clément Fromentin, Michel Koudou Gbagbo, Bruno Geneste, Michel Koudou Gbagbo, Michel Koudou Gbagbo, Jean-Michel Hervieu, Koffi Justin Kouassi Yana Korobo, Zézé Jonas Kouyo, Patrick Landman Antoine Lazarus, Anita Lenglet, Houari Maïdi, Benoit Maillard, Jean-Yves Méchinaud, Hervé Moussy, Agnès Muckensturm, Patrick De Neuter, Patrick Ange Raoult, Serge G. Raymond, Sophie Rivière de Précourt, Robert Samacher, Marie-Jean Sauret, Jean Tissier, Alian Vanier, Amira Yahiaoui, Daniel Zagury

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dimanche 21 juin 2026

Yoann Malinge (éd.) : Phénoménologie sociale et critique. Expériences vécues, émancipation, politique

 PU de Louvain - Juin 2026


Comment la phénoménologie peut-elle contribuer à penser les structures de domination et les voies de l'émancipation ? Peut-on décrire rigoureusement les mécanismes de l’oppression, tout en ouvrant des possibilités de transformation
sociale ?
Cet ouvrage collectif explore les ressources de la phénoménologie critique pour relever ces défis majeurs, d’une grande utilité sociale. En effet, la phénoménologie critique permet de penser les configurations sociales et historiques qui façonnent notre rapport au monde, singulièrement en articulant trois dimensions complémentaires : la description de l’expérience vécue en première personne, l’analyse des conditions sociales objectives qui structurent cette expérience et une perspective transformatrice orientée vers l’émancipation. En révélant la contingence de ce qui apparaît comme naturel, elle ouvre la possibilité de le transformer.
Les contributions rassemblées dans cet ouvrage examinent, tour à tour, les fondements méthodologiques de cette approche (Husserl, Marx, le rapport entre phénoménologie et idéologie), les expériences incarnées du corps et du genre (le corps enceint, le validisme, la domination corporelle), les situations d’aliénation et d’oppression (le travail, la honte, le catastrophisme écologique, l’enfermement carcéral), ainsi que les structures du pouvoir politique (le charisme, le populisme, l’autorité).

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Hans Limon : La philosophie à l'entrée dans le supérieur

 Ellipses - Juin 2026


Vous avez passé l’épreuve de philosophie du baccalauréat, peut-être même avec brio. Et pourtant, dès les premières semaines de licence ou de prépa, quelque chose résiste : les textes s’épaississent, les repères s’effacent, les recettes du lycée révèlent leurs limites. Ce manuel est né de ce constat : ce qui manque aux étudiants n’est pas l’intelligence, mais un guide rigoureux qui les prépare concrètement à ce que le supérieur et les concours attendent vraiment d’eux. Tel est l’objectif principal de ce manuel. Des notions de sujet et de conscience à celles de technique, de vivant, ou encore de morale et d’État, chaque grand territoire conceptuel y est parcouru avec précision, puis immédiatement mis en pratique grâce à des exercices intégralement corrigés et commentés, calibrés du baccalauréat jusqu’à l’agrégation : dissertations, commentaires de texte, khôlles et oraux de concours. La transition n’est alors plus subie : elle est travaillée, étape par étape, jusqu’à la pleine maîtrise.

Hans Limon est enseignant de philosophie, formateur et écrivain, fort de plus de quinze ans d’expérience en France et dans plusieurs établissements français à l’étranger. Il intervient aujourd’hui dans la formation d’enseignants et la conduite de projets éducatifs francophones. Il est par ailleurs l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la philosophie, à la littérature et aux questions pédagogiques et éthiques.

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Jean-Christophe Bardout, François Trémolières (dir.) : Fénelon et la philosophie

 PU de Rennes - Juin 2026


Fénelon occupe une place singulière dans le paysage de l’âge classique. On connaît l’homme de lettres que son Télémaque et ses Dialogues des morts ont rendu célèbre. On connaît le théologien et les vives polémiques qu’il eut à soutenir. Mais on connaît peut-être moins le Fénelon philosophe et son rapport à la philosophie. Il s’agit tout d’abord d’examiner la manière dont il use des pensées antiques (Platon, Épicure et naturellement saint Augustin) mais aussi, avec saint Bernard, d’une grande figure de la pensée médiévale. Mais Fénelon entretient tout autant un dialogue constant avec les philosophes de son temps (Descartes, Spinoza et Malebranche). Plusieurs contributions interrogent sa relation complexe au cartésianisme en mobilisant notamment des textes souvent délaissés, tels l’opuscule intitulé La nature de l’homme par ses premiers éditeurs. Si la pensée fénelonienne puise largement au passé de la philosophie, elle n’en jouit pas moins d’une postérité multiforme et contrastée, comme en témoigne sa réception chez Rousseau, Kant et Maine de Biran. Le volume interroge donc la situation de la pensée fénelonienne en l’inscrivant dans le temps long de l’histoire de la philosophie et les polémiques de sa réception immédiate.

François Trémolières est professeur de littérature française du XVIIe siècle à l'université Rennes 2, spécialiste de la littérature spirituelle de cette époque, notamment Fénelon, et de l'historiographie de la mystique.
Jean-Christophe Bardout est professeur d’histoire de la philosophie moderne à l’université de Rennes

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Bourgine Benoît, Dumont Hugues, Gély Raphaël, Stexhe Guillaume (dir.) : Le Dieu des philosophes. Sous-titre Approches phénoménologiques : Heidegger, Stein, Levinas, Marion, Lacoste, volume 1

‎ Publications des Facultés universitaires Saint-Louis - Juin 2026


La « mort de Dieu » et la déconstruction de l’onto-théologie ont marqué en profondeur notre histoire philosophique et culturelle. Après une longue histoire partagée – y compris sur le mode du conflit, « Dieu » et la philosophie seraient-ils, en Occident, devenus étrangers et indifférents l’un à l’autre ? C’est cette opinion (doxa) souvent prise comme une évidence qu’ébranle ce volume consacré à cinq penseurs européens majeurs du XXe siècle, tous d’inspiration phénoménologique (d’autres volumes seront consacrés à d’autres époques et courants).
Les études rassemblées ici montrent que, pour la philosophie contemporaine, une fois ruinées les prétentions « métaphysiques » à un savoir de l’être suprême, l’idée et la question de « Dieu » ne sont pas pour autant devenues insignifiantes. Elles lui adviennent au contraire d’une façon renouvelée : non plus au fondement, au sommet ou au centre du pensable et de l’expérimentable, mais plutôt à leur limite, à leur orée, ou comme une trouée ; l’expérience et le penser se trouvent ainsi, non pas fondés ou accomplis, mais interloqués. C’est comme interloquant que « Dieu », ici et aujourd’hui, donne à penser au travail philosophique.
Les textes qui composent ce recueil sont issues de leçons et d’échanges qui se sont déroulés de 2022 à 2025 dans le cadre de l’École des sciences philosophiques et religieuses de l’UCLouvain – Saint Louis Bruxelles, qui fête cette année son centième anniversaire.

Ont contribué à ce volume : Raphaël Gély, Sylvain Camilleri, Vincent Blanchet, Bénédicte Bouillot, Catherine Chalier, Jean-Luc Marion, Christophe Perrin, Jérôme de Gramont.

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samedi 20 juin 2026

Marcel Côté, Stève Gwompo (dir.) : Philosophie et crise climatique

 PU de Laval - Juin 2026


Dans le contexte de la crise climatique et de ce que peut en dire la philosophie, thème du quatrième PhiloNeige de la Société de philosophie des régions au cœur du Québec, des chercheuses et des chercheurs débattent de ce thème devant un public averti, lui-même convié à se prononcer et à côtoyer les spécialistes en dehors du cadre conventionnel des conférences.
En introduction de cet ouvrage, Marcel Côté s’intéresse au lieu d’où l’on discute de cette question. Par la suite, Audrey Groleau présente quelques repères et réflexions sur la crise climatique. Pierre Michaud, quant à lui, nous invite à considérer avec humilité la place de l’être humain dans son environnement. Puis, Patricia Nourry propose une note d’optimisme. En effet, elle juge que malgré cette crise, aussi dramatique soit-elle, il n’est jamais trop tard pour l’espérance. Enfin, Daniel Tanguay met en lumière le mariage difficile entre les changements climatiques et l’idée du progrès tel que vécu dans la société américaine.
Écrit dans un style accessible, ce livre intéressera toute personne qui aime la philosophie et qui est préoccupée par la crise climatique.

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André Stanguennec : L'esprit et la réflexion. Essais sur les philosophies françaises de la réflexion aux 19 et 20è siècles

 PU de Rennes - Juin 2026


En quel sens la philosophie française des deux précédents siècles a-t-elle thématisé l’activité réflexive de l’esprit et sa corrélation avec la question de la transcendance spirituelle ? Pour répondre, l’ouvrage produit l’exploration de deux traditions bien distinctes qui forment les philosophies françaises de la réflexion. La première — avec des auteurs comme Renouvier, Nabert ou Sartre — reprend l’inspiration idéaliste ou phénoménologique puisée au contact des philosophies allemandes, soit en maintenant l’esprit fini à distance de l’absolu, soit en le faisant y participer ultimement. La seconde qui n’ignore pas non plus les apports allemands — et dont Bergson et Lavelle sont deux illustrations éminentes — inscrit d’emblée la réflexion au sein d’une expérience de participation à l’être absolu lui-même. C’est cette participation qui donne son élan originaire au retour sur soi de l’esprit fini. Entre ces deux modalités, la philosophie française de la réflexion déploie son inventivité conceptuelle de Victor Cousin jusqu’ à Éric Weil et Paul Ricoeur. C’est cette inventivité avec laquelle l’auteur dialogue depuis longtemps dans les champs de l’histoire de la philosophie, de l’esthétique et de la métaphysique, qui lui permet d’aiguillonner la sienne propre l’amenant à réfléchir sur sa propre position philosophique et existentielle.

André Stanguennec est professeur émérite à l’université de Nantes. Ses travaux portent sur Hegel, l’idéalisme allemand et l’herméneutique contemporaine envisagée sous l’angle du symbolisme de la culture (Mallarmé, Cassirer, Gadamer) ainsi que sur la constitution de la pensée dialectique aujourd’hui.

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