lundi 4 mai 2026

Marc Eynard : Poésie et ontologie dans l'oeuvre de Jules Laforge. A l'épreuve des tulipes jaunes

 Honoré Champion - Avril 2026


Jules Laforgue (1860-1887) fait dire à Hamlet : « Et puis des mots, des mots, des mots ! Ce sera là ma devise tant qu’on ne m’aura pas démontré que nos langues riment bien à une réalité transcendante. » Ce livre se propose d’éprouver la lecture d’Yves Bonnefoy dans « Hamlet et la couleur » en étudiant comment après la crise spirituelle du Sanglot de la Terre qui acte la perte définitive de Dieu, la poésie de Laforgue repose la question de la transcendance à travers l’émergence du référent. En adoptant la philosophie de Hartmann, considère-t-elle la vie comme une suite de phénomènes vains et l’Inconscient comme l’unique réalité, ou fait-elle aussi l’expérience décisive de l’être comme le regard d’Hamlet saisissant les tulipes jaunes ? La poésie, à l’image d’Hamlet, est alors soumise à une alternative et à une décision qui dépassent le langage et engagent l’existence : assigne-t-elle à la vie quotidienne l’être ou le non être ? En proposant une approche ontologique de l’œuvre de Laforgue, ce livre invite à reconsidérer la Décadence comme le lieu critique de la poésie moderne : alors que la crise du langage est portée à son comble, une nouvelle configuration du triangle des linguistes se dessine où le référent émerge progressivement et polarise le signifiant et le signifié.

Agrégé de lettres modernes et docteur en littérature française, Marc Eynard enseigne actuellement au lycée Théodore de Banville à Moulins et fait partie du CELIS à Clermont-Ferrand.

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Louis-André Richard : Puisque nous sommes mortels... Une enquête sur notre rapport à la mort, avec Platon, Aristote, Augustin, Tocqueville

 Hermann - Mai 2026


Ce livre propose une enquête philosophique explorant le rapport à la mort dans nos sociétés. C’est une invitation à penser les liens humains à l’horizon du bout de l’existence.
Entre la publication de l’ouvrage initial et cette nouvelle édition, la Loi concernant les soins de fin de vie a connu un essor fulgurant. Au Québec, plus de 7 % des décès sont consécutifs à l’obtention de l’aide médicale à mourir.
Dans un tel contexte, comment discerner les raisons anciennes et nouvelles convenant au bien de l’ensemble ?
Nous sommes mortels, nous le savons, et le fil de nos vies provoque des occasions de nous le rappeler. Dans la solitude de mourir s’inscrit l’appel à la compassion. Ainsi, pour les Grecs de l’Antiquité, l’image de la cigogne symbolisait la prise en charge des vieux par les jeunes. Cela se voulait un gage de l’amitié politique.
À notre époque, l’émergence de la culture palliative joue un rôle similaire. Elle est intimement liée aux changements qui ont affecté l’évolution récente de la vie démocratique. À l’observer, on peut déchiffrer certains codes de notre vivre-ensemble, ses aspirations, mais aussi ses ambiguïtés.
Comment se déploie la dynamique de la raison et de la liberté à l’heure de notre mort ? Tel est l’enjeu pour les roseaux pensants que nous sommes. Si notre frêle espèce appelle à la sollicitude de la cigogne, elle ne saurait négliger de convoquer aussi la sagesse de Minerve.

Louis-André Richard est professeur et docteur en philosophie (Ph. D.). Ses travaux se concentrent particulièrement sur la philosophie éthique et politique. Le professeur Richard est président du comité d’éthique de l’Association québécoise de soins palliatifs (AQSP) et il collabore régulièrement avec la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP).

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Létitia Mouze : Le philosophe qui aimait les histoires. L’anthropologie platonicienne du fait poétique

 Les Belles lettres - Mai 2026


Des dialogues de Platon, on retient d’abord et avant tout leurs nombreux mythes. Leur sens ne va cependant pas de soi : comment en comprendre l’usage dans le cadre d’oeuvres philosophiques, et plus encore de la part d’un penseur auquel on a fait la réputation d’être « l’ennemi des poètes » ? Comment les lire ?
Il s’agit dans cet ouvrage de montrer que les mythes (en grec : mûthoi), c’est-à-dire les histoires, sont au coeur du projet philosophique platonicien. Ils le sont d’abord en tant qu’objet d’analyse : on trouve dans les Dialogues les éléments d’une théorie littéraire qui rejoint les réflexions contemporainessur la fonction anthropologique fondamentale de la fiction. En mettant en lumière la manière dont elles influent sur les âmes, Platon montre que les histoires transmettent des valeurs et sont le socle de toute éducation et de toute cité. Il s’ensuit qu’elles ont un rôle philosophique à jouer, lorsque leur contenu, tout en étant fictionnel, est vrai, c’est-à-dire cohérent avec ce qui est réellement : parce qu’elles touchent l’âme au plus profond en lui procurant du plaisir, elles sont tout particulièrement aptes à susciter cet état d’âme et cette attitude en quoi consiste ce que Platon appelle philosophia.
La réflexion platonicienne sur les histoires et sur leur rapport étroit à la philosophie, ainsi mise en lumière, permet de proposer une nouvelle méthode, non allégorique, de lecture des mythes platoniciens.

Létitia Mouze, Maîtresse de Conférences à l’Université Toulouse Jean Jaurès, a publié Le législateur et le poète. Une interprétation des Lois de Platon, puis Chasse à l’homme et faux-semblants dans le Sophiste de Platon, ainsi que des traductions du Phèdre du Sophiste.

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José Ortega y Gasset : Tableaux des petites et grandes choses de l'existence

 Séguier - Mai 2026


Un recueil de textes inédits en français de José Ortega y Gasset, où le grand penseur espagnol aborde avec verve et humour tous les sujets, des plus grands mystères de l'existence aux plus humbles réalités du quotidien.
Il y a deux approches possibles des œuvres de José Ortega y Gasset. Désire-t-on lire un philosophe de la vie, un critique de la civilisation, un observateur de la modernité, un connaisseur des beaux-arts et de la littérature ? Nombre de ses essais, érudits, aussi plaisants que profonds, comblent l'esprit. Ou veut-on partager le regard d'un spectateur sensible, aimant à se promener en voiture sur les routes d'Espagne et de France, à s'attarder dans les musées pour contempler rêveusement des toiles orgiaques, à se passionner pour les découvertes archéologiques, à s'aventurer dans une grotte préhistorique, à se donner le vertige face aux paysages de haute montagne, à voyager autour de sa chambre, à s'asseoir dans un fauteuil pour élaborer une culture de l'amour tout en songeant aux visages émerveillés des femmes ? L'amateur de flâneries littéraires, lui aussi, est assuré de trouver son plaisir dans les textes réunis au sein de ce volume. Ortega disait que " la clarté est la courtoisie du penseur " – " et le style, son élégance ", ajouterait volontiers son lecteur.

Philosophe, essayiste et journaliste, penseur cosmopolite, José Ortega y Gasset (1883-1955) est l'un des plus grands écrivains espagnols, aux côtés de Cervantes et d'Unamuno.

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dimanche 3 mai 2026

Michael Walzer : Guerres justes et injustes. Argumentation morale avec exemples historiques (rééd.)

 Folio essais - Mai 2026


Dans l'enfer de la guerre, tout n'est pas égal. Blocus, bombardements de civils, représailles, dommages collatéraux traversent tous les conflits. Mais la guerre juste existe, qui peut à chaque instant basculer dans l'injustice. Déterminer l'inacceptable comme l'inévitable est un jugement auquel nul ne peut se dérober. En quête d'un équilibre, Walzer n'ignore ni les droits de l'homme ni la nécessité. Le philosophe qui milita contre la guerre au Vietnam montre qu'une guerre, quand même elle servirait les intérêts d'une grande puissance, peut être aussi une guerre juste. Il revendique un empirisme moral, et développe une argumentation à partir d'exemples historiques. Rien de moins abstrait que cette réflexion. Notre monde n'a pas su écarter l'enfer de la guerre, mais il progresse chaque jour dans son exigence d'un droit international pour juger des guerres et des crimes qui y sont commis.

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Marc Crépon : Régressions

 Verdier - Avril 2026


Quelles sont les multiples formes de régression qui guettent aujourd'hui les sociétés démocratiques ? Violation des règles du droit international, menaces sur l'indépendance des médias, contestation des décisions de justice, réhabilitation de la peine de mort et de la torture, restriction des libertés académiques, durcissement des lois sur l'immigration, attaques des conquêtes du droit des femmes... Les forces du jour, généralement conservatrices, peinent à prendre la mesure du danger, les forces de la critique en appellent à la vigilance et à la lutte contre ce qui menace la démocratie, quand les forces de la nuit, elles, ne cessent, avec une agressivité et des moyens accrus, de promouvoir et mettre en oeuvre ces régressions. Le philosophe Marc Crépon tente ici de décrypter les offensives régressives qui visent à relégitimer les formes de violence contre lesquelles on pensait, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, être protégés par des lois et des institutions considérées comme des avancées de la " civilisation ".

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Christian Delahaye : Vivement l’Apocalypse

 Golias - Avril 2026


Guerre nucléaire, changement climatique, pandémies, effondrements financiers, explosions sociales…Face à l’accumulation de risques majeurs, la notion d’apocalypse angoisse les hommes d’aujourd’hui plus que jamais. Plus qu’à Sumer, à Babylone, à Thèbes ou à Ougarit, car les temps des catastrophes, déluges, éclairs, tonnerre, nuées, séismes, guerres, terrorisaient les peuples dans un cercle sans fin de destruction et de renaissance. Après les désastres et l’effroi, dans la réalité comme dans les mythes, les hommes se relevaient toujours. Or, au XXIe siècle, pour la première fois dans son histoire, l’espèce humaine est confrontée à la perspective de sa propre extinction, sans issue de secours.
Et si, comme l’étymologie d’apocalupsis le suggère, l’apocalypse dévoilait non pas la fin des temps, mais un mystère caché ? Et si, traversant les limites du temps entre passé, présent et avenir, franchissant la frontière étanche entre la terre et le ciel, l’apocalypse pouvait subvertir l’angoisse existentielle, si elle passait un message d’espérance – une espérance non pas en un au-delà post-mortem, mais ancrée dès ce monde-ci, dans cette vie présente ? En somme, et si l’apocalypse ne plongeait plus les hommes dans l’effroi religieux, mais si elle faisait jaillir la vie dans l’instant, libérant les cœurs de l’emprise des systèmes religieux archaïques ? Si l’apocalypse conduisait au christianisme areligieux ?
C’est ce chemin « apocalyptique » que propose d’explorer notre ouvrage, depuis les civilisations antiques, puis à partir des Pères de l’Eglise aux premiers siècles de l’ère commune et à travers la Renaissance, les Lumières, jusqu’à la modernité et la sécularisation, en un chemin d’émancipation du sacré et des cultes mythiques et cléricaux : l’apocalypse annonce l’évangile avec un langage libérateur et révolutionnaire comme celui de Jésus.

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samedi 2 mai 2026

Denis Saint-Amand : Contrer le rire fasciste. Trolling et résistance

Rue de l'échiquier - Mai 2026


On entend fréquemment que le rire, en tant que symbole de la liberté d’expression, est menacé. C’est surtout sa portée émancipatrice qui semble s’émousser, tant il apparaît aujourd’hui fréquemment mobilisé comme instrument de domination. Entre saluts nazis goguenards, mèmes cyniques et vidéos absurdes générées par intelligence artificielle, l’administration Trump et ses suiveurs récupèrent un rire trollesque typique d’une culture lulz développée en ligne. Ces provocations revendiquent une façon d’exercer le pouvoir brutalement, en riant au nez du monde et en jouissant d’une parfaite impunité. Face à ce rire fasciste, quelles sont les oppositions possibles ?
Spécialiste des poétiques de la parodie et de la satire, Denis Saint-Amand étudie les mécanismes rhétoriques et les logiques de ce rire fasciste, mais aussi les moyens de le contrer.

Chercheur qualifié du Fonds de la recherche scientifique (FNRS) à l’université de Namur, où il anime l’Observatoire des Littératures Sauvages (OLSa), Denis Saint-Amand est spécialiste des poétiques de la satire et de la parodie. Il est notamment l’auteur de La Littérature à l’ombre. Sociologie du Zutisme (Classiques Garnier, 2012), Le Style potache (La Baconnière, 2019) ou Railler aux éclats. La veine satirique de la littérature française contemporaine (dir., avec David Vrydaghs, Presses universitaires de Rennes, 2021).

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Pierre Gillouard : Simone Weil. La pensée à l'épreuve du mal

 PUF - Mai 2026


Peut-on penser le sens ou la finalité du mal auquel les êtres humains sont confrontés ? Ou, en termes théologiques, peut-on démontrer qu’il n’y a pas de contradiction entre l’existence d’un Dieu bon, créateur et tout-puissant et l’existence du mal ? Pierre Gillouard éclaire le traitement original par Simone Weil de la question de la théodicée à l’orée et au cœur de la Seconde Guerre mondiale. D’abord athée, la philosophe fait le constat de l’absence de finalité du mal, à partir d’une réflexion sur l’impossibilité de la disparition de l’oppression en société. En franchissant ensuite un seuil mystique, si elle cherche à « penser ensemble dans la vérité le malheur des hommes, la perfection de Dieu, et le lien entre les deux », c’est paradoxalement en actant la fausseté et l’immoralité de toute tentative de justification du mal. La réponse qu’elle propose alors est indissociable d’une transformation de soi pour accéder à la vérité, le sens même, pour elle, de la philosophie. Simone Weil aura ainsi pensé le problème du mal à partir de l’expérience de celles et ceux qui souffrent, et non pas au détriment d’eux, sans jamais renoncer à la lutte éthique et politique contre l’oppression tout au long de son itinéraire de vie et de pensée.

Pierre Gillouard est docteur en philosophie et en théologie. Il enseigne à l'université de Genève. Ses recherches portent sur Simone Weil, la philosophie de la religion et la philosophie morale.

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Philippe Descola , Nicolas Truong : Nous sommes les hôtes de la Terre. Entretiens avec Nicolas Truong

 Arthaud - Avril 2026


La période troublée par d'immenses régressions dont Trump et Poutine sont les incarnations est le signe qu'une révolution est en cours, assure l'anthropologue Philippe Descola dans cet entretien inédit avec Nicolas Truong, grand reporter au Monde. L'idée que l'émancipation des humains est indissociable des relations qu'ils établissent avec les "autres qu'humains" comme les plantes et les animaux est en train de s'imposer à la planète entière, ravagée par les catastrophes écologiques et l'effondrement climatique. Alors que toutes les pensées de la diversité - naturelle, sexuelle, culturelle - sont combattues, une nouvelle cosmopolitique doit s'inventer. Car "nous sommes les hôtes de la Terre", explique le professeur émérite au Collège de France. Composé de l'évocation éclairante et passionnée de son terrain amazonien auprès des Indiens achuar en Amazonie qui l'a conduit à comprendre que "la nature n'existe pas" et de réflexions sur le monde contemporain, cet ouvrage est une introduction à l'une des oeuvres les plus fécondes de notre temps, une invitation à habiter la terre autrement.

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Guillaume St-Laurent, Marie-Michèle Blondin, Charles Côté-Bouchard (dir.) : Sapere aude ? Regards historiques et critiques sur l’éthique intellectuelle des Lumières

 PU de Laval - Avril 2026


Cet ouvrage collectif a pour objectif de contribuer à une meilleure intelligence de l’histoire et de l’actualité de l’éthique intellectuelle des Lumières, c’est-à-dire de l’injonction à remettre activement en question nos croyances – Sapere aude! : ose savoir! Comment comprendre cette injonction, par contraste avec d’autres éthiques intellectuelles possibles, conservatrices ou fidéistes, qui relèvent aussi de l’héritage philosophique ? Et quelle légitimité peut-on encore lui reconnaître ?

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Jean Leclercq, Paul Muraille : Les voies de l'Orient. Hommages au Professeur Bernard Stevens

 Presses Universitaires de Louvain - Avril 2026


Le professeur Bernard Stevens compte parmi le cercle restreint des philosophes universitaires qui ont œuvré à ce que la prétention à « l'universalité », telle qu'elle a pu être revendiquée au sein de la philosophie d’héritage grec, soit nuancée et circonstanciée, en sorte de ne pas occulter ni se fermer aux ressources conceptuelles des traditions dites de « pensées asiatiques ». C’est au gré de cette ambition que, très tôt, une fois rigoureusement formé dans le champ de la philosophie occidentale, le regard de B. Stevens s’est porté vers l’archipel japonais – un milieu intellectuel déjà préparé, depuis près d’un siècle, à cette rencontre.
Ses premiers travaux prirent ainsi la forme d’études denses et minutieuses de la désormais célèbre « École de Kyoto », dont il est aujourd’hui l’un des plus éminents spécialistes. Ce travail offrit alors, à son œuvre ultérieure comme à ses lecteurs, les assises théoriques grâce auxquelles un dialogue interculturel a su trouver, au sein même de la philosophie académique, les voies de son élaboration ; la phénoménologie constituant pour ce faire, selon B. Stevens et avec lui, l’un des médiums privilégiés.
C’est à cette œuvre audacieuse et pionnière qu’un ensemble de collègues, d’amis et d’anciens étudiants rend ici hommage – en retraçant ses cheminements ou en la prolongeant – selon trois axes majeurs de ses recherches : l’interculturalité, la philosophie japonaise et l’esthétique.

Contributions de Mathis Auffret, Françoise Bonardel, Michel Dalissier, Françoise Dastur, Ado Huygens, Fumiaki Iwata, Akinobu Kuroda, Jean Leclercq, John C. Maraldo, Paul Muraille, Philippe Nys, Takako Saito¯, Jacques Scheuer, Bernard Stevens, Yasuhiko Sugimura, Andreas Thele, Michiko Yusa

Sommaire

Propos introductif
Jean LECLERCQ & Paul MURAILLE, Découvrir et explorer des chemins qui mènent « quelque part ». Heureux qui comme Bernard Stevens fit le voyage vers l'Orient 7-15

Première section
Le Japon, l’Occident et la Modernité
Mathis AUFFRET, Du « dépassement de la modernité » au « postcolonialisme asiatique » : l’héritage intellectuel de Takeuchi Yoshimi 19-29
Françoise BONARDEL, Entre Orient et Occident : la philosophie à l’épreuve de l’idéologie 31-43
Françoise DASTUR, Pensée asiatique et philosophie occidentale. Réflexions à partir de l’oeuvre de Bernard Stevens 45-54
Ado HUYGENS, « Pli et dé-pli du néant » 55-65

Deuxième section
L’École de Kyoto et la pensée asiatique
Fumiaki IWATA, The Kyoto School: Religious Thought and the Philosophy of Religion 69-88
Akinobu KURODA, Kû (vacuité) chez Keiji Nishitani (1900-1990), son dynamisme et son actualité 89-101
John C. MARALDO, The Politics of Emptiness : Pursuing Bernard Stevens’ Interrogations of Nishitani’s Philosophy 103-117
Takako SAITŌ, « L’être dans le monde doublé » selon Ueda Shizuteru (1926-2019) 119-130
Jacques SCHEUER, Le relatif, l’illusoire, la nescience : une perspective hindoue sur le mal 131-143
Yasuhiko SUGIMURA, Transplanter la « durée pure » dans l’École de Kyoto – le cas de Nishitani Keiji 145-161
Michiko YUSA, R. Panikkar’s Philosophia Pacis – Enriching the Dialogical Field with Voices from Japan : Yosano Akiko, Uchimura Kanzō, and Nishida Kitarō 163-195

Troisième section
Philosophie de l’esthétique
Michel DALISSIER, Distillation phénoménologique du charme – avec Proust 199-221
Philippe NYS, Topo-Graphia : une mathématique du sensible. Présentation & Essai de traduction de Synaisthèmatikè Topografia (1935) de Dimitris Pikionis (1894-1968) 223-238
Andreas THELE, The Longing for Japan : East Asian Aspects in the Work and Life of Oscar Wilde 239-255

Quatrième section
L’itinéraire philosophique de Bernard Stevens. Vers l’Orient de la philosophie
Bernard STEVENS, Pourquoi en philosophie s’intéresser à l’Asie en général et à l’École de Kyôto en particulier ? 259-275
Bibliographie de Bernard Stevens 277-288
Présentation des auteurs 289-294


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