mardi 21 juillet 2026

Christophe Reig : Régis Jauffret : les sens de la fiction

 Champion - Mai 2026


Régis Jauffret s’est imposé comme une voix majeure de la littérature contemporaine française. Des Microfictions aux récits hybrides de la « réalité augmentée », son œuvre prolifique et dérangeante interroge à la fois les mutations profondes de notre société et les potentialités de la fiction. Cette monographie, par son approche interdisciplinaire, s’efforce de ressaisir les enjeux sociaux et esthétiques d’une œuvre qui ne cesse de redéfinir les frontières du romanesque.

Christophe Reig, Maître de conférences HDR à l’Université de Perpignan Via Domitia et membre associé de Thalim (CNRS / Sorbonne Nouvelle / ENS), est spécialiste de littérature française des XXe et XXIe siècles.

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Albert le Grand : La Sagesse, le désir et l'amour. Une anthologie

 Classiques Garnier - Août 2026


Dans les textes ici réunis et traduits pour la première fois, Albert le Grand (1200-1280) examine la félicité des philosophes en se faisant tour à tour théologien, moraliste, physicien et métaphysicien. Pas à pas, il formule les problèmes majeurs de son temps : l'indépendance de la nature dans l'obtention de cette félicité, l'articulation entre intellect et amour dans l'accomplissement humain, la valeur de la sagesse philosophique par rapport à la sagesse théologique, l'élitisme de cette félicité pourtant universellement adressée. À travers ce réseau de problèmes se donnent, en leur forme médiévale, les notions de sagesse philosophique, d'amour intellectuel et de désir de connaître, dont la portée s'étend jusqu'à la modernité.

Clémence Masson (éd.) est docteur en philosophie, chercheuse associée au Centre Gramata (université Paris I - Panthéon-Sorbonne) et professeur dans l'académie de Créteil. Ses travaux portent sur l'éthique et la noétique d'Albert le Grand, étudiées à partir de leurs sources et de leurs réceptions.

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Olivier Ragueneau : Désirer amerrir. Pour une transformation clim-éthique

 le bord de l'eau - Juin 2026



À partir de l’idée de dette climatique due par les pays du Nord Global à ceux des Suds, l’auteur propose d’entreprendre une nouvelle grande transformation, clim-éthique. La rendre désirable, en s’attaquant conjointement à la question du climat et à celle des inégalités, en redonnant du sens à nos existences, tant individuelles que collectives : il nous faudra passer de la croissance à l’accroît-sens. Il s’agit ensuite d’amerrir, c’est-à-dire de permettre la possibilité des conditions de l’atterrissage suggérées par Bruno Latour, et abordées ici à l’aune des nécessaires évolutions de la science. Amerrir nous impose de résoudre à la fois la question climatique et celle des inégalités Nord-Sud comme celles vécus au travail, etc. devenues indissociables et qui vont l’être de plus en plus dans les années qui viennent. Amerrir passera également par une refonte totale des relations internationales pour favoriser l’émergence d’institutions politiques et juridiques qui, si elles paraissent aujourd’hui totalement à rebours du retour de la force et de l’impérialisme, sont pourtant la seule façon d’éviter ce qu’on a toujours fait pour résoudre nos grands problèmes : la guerre. Est-ce là tout ce que nous avons appris ?

Océanographe, Olivier Ragueneau est directeur de recherches au CNRS, en charge de l'infrastructure de recherche socio-écologique "Réseau des Zones Ateliers".

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Pierre Brulé : Quatre balades en religion grecque

 Les belles lettres - Juin 2026


"Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’histoire et aussi l’image que l’on se fait de la religion des Grecs de l’Antiquité changent. Un manuel écrit aujourd’hui a peu de chance de ressembler à ceux d’il y a 30 ans, 20 ans et même, plus étonnant, à ceux d’il y a 10 ans. Deux phénomènes expliquent une telle opinion. Le plus évident tient à l’importante modification des outils de cette connaissance : la prise en compte il y a relativement peu de temps de la façon particulière qu’ont eu les Grecs de nommer leurs dieux. Et puis, et c’est la matière même de ce livre, il est une autre raison plus intime si l’on veut.
On ne vit pas impunément depuis plus des décennies avec des questions plus ou moins complexes d’histoire de la religion grecque, questions auxquelles on a tenté de donner soi-même des réponses, sans que lesdites questions continuent à nous tracasser, tarabuster, sans qu’on ait la curiosité de se tenir à l’affût de tout ce qui pourrait éclairer notre lanterne. La raison d’être de ce livre tient pour beaucoup au souci que j’ai eu de revenir non seulement sur mes travaux anciens mais surtout, grâce aux avancées des recherches communes, de modifier mes points de vue sur des questions centrales à propos des Grecs en général et leur rapport au divin, disons leur religion." PB

Après diverses études et enseignements polyvalents, après sa thèse La fille d’Athènes, (1987), durant vingt ans, Pierre Brulé a enseigné avec plaisir l’histoire grecque à l’Université Rennes 2 où il fonda un laboratoire de recherche. La variété de ses intérêts et de ses approches est illustrée par sa Grèce d’à côté (2007) et par Les femmes grecques à l’époque classique (2006). Aux Belles Lettres, il a publié Comment percevoir le sanctuaire grec ? Une analyse sensorielle du paysage sacré (2012), Les sens du poil (grec) (2015) et Socrate l’Athénien (2022).

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lundi 20 juillet 2026

Eric Rohde : Les ruses de l’image. De Moïse au pape Borgia, une généalogie de l’Occident - Enquête

 Mimesis - Août 2026


Comment expliquer la domination de l’Occident ? L’auteur reconstitue la construction d’une idéologie de la déification des chrétiens. L’originalité de cette pensée, ancrée dans la Bible et la théologie des Pères, est d’avoir pris corps dans la peinture. Giotto et ses contemporains ont bouleversé la tradition en représentant les humains à l’égal du Christ, accréditant la thèse de leur création à l’image de Dieu. Cette révolution a trouvé son accomplissement au XVe siècle avec la pensée des humanistes italiens et avec la maîtrise de la perspective. Ainsi les chrétiens d’Occident ont-ils assis la conviction de leur prévalence. Laquelle a conforté la prétention des papes à exercer leur autorité sur le monde par-dessus rois et empereurs. Plusieurs co-facteurs, tels la réduction de l’autre à l’Islam ennemi et le regain d’un esclavage jamais disparu, ont participé à la détermination des Occidentaux lors de leur rencontre avec les habitants des nouveaux mondes et à leur prééminence culturelle et économique.

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Jean-Gérard Bursztein : La métaphysique mathématique de la psychanalyse lacanienne

 Hermann - Juin 2026


"Plutôt que de parler de l’aspect spirituel, geistig, de la pratique analytique, je préfère parler de l’intellect de l’être parlant pour éviter de tomber dans le spiritisme. Je poserai donc qu’il y a intellectualité inhérente au nœud borroméen, quand celui-ci se fait métaphore vive permettant de saisir l’innommable, c’est-à-dire le réel de l’expérience psychanalytique. Le nœud borroméen va donc au-delà de ce qui est impossible à dire, il montre ce qu’on ne peut pas dire." JGB

Jean-Gérard Bursztein, psychanalyste, pratique et enseigne à Paris et à Londres. Docteur en philosophie, il a centré ses ouvrages sur l’intrication entre psychanalyse, mathématiques et philosophie. Par ailleurs, il a développé l’étude de la proximité entre psychanalyse et Bible hébraïque.

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François Mauriac : Le Cahier noir (rééd.)

 Omnia - Juillet 2026


Publié sous le pseudonyme de Forez, en 1943, aux Éditions de Minuit, Le Cahier noir est écrit pendant la période qui vit Mauriac, condamné par les nouveaux maîtres à un demi-silence, participer à la presse clandestine de la Résistance. L'auteur y stigmatise l'attitude du maréchal Pétain et des Français qui acceptent de collaborer avec l'ennemi. C'est dans ce texte qu'il compare la croix gammée à une " araignée repue, gonflée de sang ". Ces pages, qui lui firent courir de grands risques, sont surtout pour lui l'occasion de se dresser avec force contre une conception machiavélique du pouvoir. À l'oppression régnante il oppose des paroles d'espérance et il renouvelle sa foi en l'homme. Le Cahier noir a valu à Mauriac l'admiration de nombreux intellectuels de tous bords. Elle ne s'est pas démentie depuis. L'idéal de justice et de liberté qu'il revendique pour ce peuple enchaîné reste d'actualité dans un monde menacé par l'intolérance.
Le Cahier noir est suivi de La nation française a une âme et de pages d'un journal tenu pendant l'Occupation, dont certaines sont inédites. L'ensemble restitue une des grandes voix de la Résistance dont l'écho se fait entendre jusqu'à nous.

Édition établie par Jean Touzot

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dimanche 19 juillet 2026

Carlo Arcuri : La communauté sans roman : G. Lukács, W. Benjamin : épos, oralité, chronique, montage

 Mimesis - Juillet 2026


Dans La Théorie du roman (1916) G. Lukács envisage un au-delà du roman comme un idéal calqué sur l’Hellade des aèdes. La Communauté sans roman s’interroge sur ce « tournant épique » conçu moins comme un modèle littéraire que comme une « forme de vie » caractérisée par la transmission orale dans le cadre d’une communauté « insécable », autrement dit sans classes.
Cette étude confronte l’hypothèse fondatrice de Lukács aux essais de Walter Benjamin sur le même sujet (notamment « Le narrateur » de 1936 et ses travaux sur Proust), à Esprit de l’utopie (1918) d’Ernst Bloch et à un certain nombre de romans et d’écrits d’auteurs connus et moins connus du XXe siècle : V. Woolf, W. Morris, A. Moravia, I. Kadaré, A. Seghers, N. Balestrini.

Carlo Arcuri est enseignant-chercheur (maître de conférences) en littérature comparée à L’Université de Picardie Jules Verne où il a animé notamment plusieurs séminaires dans un master d’esthétique (arts, philosophie, littérature). Il a coordonné des ouvrages sur Lukács, sur l’interprétation politique des œuvres littéraires et a également postfacé la traduction italienne de Qu’est-ce que la philosophie ? de Deleuze-Guattari et la nouvelle traduction française de La Théorie du roman de Lukács.

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Revue internationale de philosophie, 2026/2, Vol. 316 : Simone de Beauvoir

De Boeck Supérieur - Juillet 2026


Introduction: Thinking with Beauvoir

Par Paul Earlie

Rethinking the Method of “Lived Experience”: Simone de Beauvoir’s Critical Social Philosophy

Par Katja Čičigoj

Childhood, Seriousness, and Terror in the Modern World: A Reading of Simone de Beauvoir’s The Ethics of Ambiguity (1947)

Par Sujaya Dhanvantari

The Antinomy of Cancel Culture: A Study of Alfonso Cuarón’s Disclaimer*

Par Kelli Fuery

“If You Are Truly on the Left”:

Simone de Beauvoir and Betty Friedan on (Paid and Unpaid) Labour

Par Emma McNicol

Is Femininity Solely Patriarchal? Revealing Some Tensions in The Second Sex

Par Mickaëlle Provost


vendredi 17 juillet 2026

Nicolas Bourriaud : Radicant. Pour une esthétique de la globalisation

 Presses du réel - Juin 2026


Que peut nous apprendre l'art sur la globalisation économique ? En retour, comment comprendre les nouvelles formes de l'art contemporain à la lumière de cette mutation sociale et intellectuelle ? Appuyant son analyse sur l'expérience vécue aussi bien que sur les écrits de Victor Segalen ou les aventures artistiques les plus novatrices aujourd'hui, Nicolas Bourriaud dresse la cartographie d'un monde en mouvement.
Entre menace d'uniformisation et tentation du retour aux racines, entre multiculturalisme et traditionalisme qui assignent tous deux les individus à leur prétendue « identité », la culture mondialisée est en quête d'une troisième voie qui sorte du postmodernisme pour aller vers l'« altermodernité » dont ce livre esquisse les figures.
Un organisme qui fait pousser ses racines au fur et à mesure qu'il avance : tel est le sens du mot radicant, par lequel Nicolas Bourriaud définit cette modernité émergente, s'opposant à la radicalité qui hanta le siècle précédent.

Commissaire d'exposition, écrivain, critique d'art et théoricien mondialement connu notamment pour le concept d'esthétique relationnelle, Nicolas Bourriaud (né en 1965), co-fondateur et co-directeur, avec Jérôme Sans, du Palais de Tokyo à Paris de 2000 à 2006, co-fondateur des revues Documents sur l'art (1992-2000) et Perpendiculaire (1995-1998), a été conservateur pour l'art contemporain à la Tate Britain, conseiller à l'origine de la Victor Pinchuk Foundation à Kyiv, professeur à l'université de Venise, chef de l'Inspection de la création artistique à la direction générale de la création artistique du ministère de la Culture, directeur de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. Il a été le fondateur et directeur de Montpellier Contemporain (MoCo), rassemblant le centre d'art La Panacée, l'École Supérieure des Beaux-Arts et l'Hôtel des Collections. Il a fondé la coopérative curatoriale Radicants en 2022. Parmi les expositions pensées par Nicolas Bourriaud, on peut citer Le 7ème continent, Biennale d'Istanbul (2019) ; Crash Test. La Révolution Moléculaire, La Panacée, Montpellier (2018) ; Retour à Mulholland Drive, La Panacée, Montpellier (2017) ; Wirikuta, MECA Aguascalientes, Mexique (2016) ; The Great Acceleration. Art in the Anthropocene, Biennale de Taipei (2014) ; L'Ange de l'Histoire, Palais des Beaux-Arts, Paris (2013) ; Monodrome, Biennale d'Athènes (2011) et Altermodern, Tate Triennale, Londres (2009). Nicolas Bourriaud a également fait partie de l'équipe curatoriale des première et seconde Biennale de Moscou en 2005 et 2007.

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Bénédicte Bouillot, David Rabourdin : L'oubli de l'âme

 Hermann - Juillet 2026


De l'omniprésence à l'oubli : tel semble être le dur destin de la notion d' "âme" dans la réflexion contemporaine, qui a résolument réhabilité la dimension corporelle de l'être humain, insuffisamment pensée jusque-là. Pour l'âme, la légitimité même de la notion paraît ébranlée, et c'est un autre paradigme qui se déploie, à rebours d'une longue tradition, aussi bieDe l'omniprésence à l'oubli : tel semble être le dur destin de la notion d' "âme" dans la réflexion contemporaine, qui a résolument réhabilité la dimension corporelle de l'être humain, insuffisamment pensée jusque-là. Pour l'âme, la légitimité même de la notion paraît ébranlée, et c'est un autre paradigme qui se déploie, à rebours d'une longue tradition, aussi bien philosophique que théologique. Faut-il parler d'un "oubli de l'âme" ? Force est de constater, cependant, que malgré toutes ces mises en cause, l'âme continue de hanter le discours philosophique et théologique contemporain.
Elle ne peut être si aisément remplacée : serait-elle donc "inoubliable" ? Les contributions de ce volume articulent le vif du questionnement et la patience de la recherche. Elles explorent tant l'actualité de la notion que la tradition qui l'a façonnée. Elles conjuguent les regards pour dépasser toute évaluation hâtive et pour soutenir la complexité de ce qui fait "l'âme" , entre anthropologie et éthique, entre philosophie et théologie, entre expérience et réflexion.
La triade "corps-âme-esprit" , les rapports entre "l'âme et le monde" et la vive interrogation sur "l'avenir de l'âme" forment les trois moments d'une réflexion à plusieurs voix. L'âme ne saurait s'offrir "seule" à la pensée comme au discours : elle ne se découvre qu'à être pensée en relation. Cet ouvrage constitue les actes de la recherche trisannuelle de l'Equipe de recherche "Dialogue des rationalités" de l'Institut Catholique de Paris (EA 7403 - "Religion, Cultures et Société").

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Cahiers critiques de philosophie n°31: Rephilosopher au Brésil, I. Anti-, dé- et contre-colonialismes

 Hermann - Juillet 2026


DOSSIER

Jules Falquet et Leonardo O. Moreira : "En finir avec le déni historique des faits coloniaux. Un échantillon des critiques anti-, dé- et contre-coloniales au Brésil"

João Emiliano Fortaleza de Aquino : "La Physique irréligieuse des Tupinamba"

Fran Alavina : "Coloniser, c'est convertir : remarques sur d'autres humanités et l'atopie dans les écrits du père Manuel da Nóbrega"

Érico Andrade : "La philosophie brésilienne et la question noire"

Juliana Aggio : "Pour un féminisme décolonial brésilien : un dialogue possible entre Lélia Gonzalez, María Lugones et Glória Anzaldúa"

Sueli Carneiro : "Politique culturelle et culture politique : contradictions et/ou complémentarités ?"

VARIA

Simone Borges : "Carneiro Sueli, 2023, Dispositivo de racialidade: a construção do outro como não ser como fundamento do ser"

Halina Leal : "Nêgo Bispo, 2023, La terre donne, la terre veut"

Raísa Inocêncio : "Miranda Eduardo O., 2020, Corpo-Território e Educação Decolonial: proposições afro-brasileiras na invenção da docência"

Jessica Tatiane Felizardo : "Núñez Geni, 2025, Décoloniser les affects : expérimentations sur d’autres façons d’aimer"

Tiago Medeiros Araujo : "Mangabeira Unger, Roberto, 2018, Depois do colonialismo mental: repensar e reorganizar o Brasil"

ESSAIS

Alberto Gualandi : "La joie du vrai. Politique, esthétique, anthropologie"

ÉTUDES & DISCUSSIONS

Christophe Perrin : "Une loi pour les chiens : Kant à Auschwitz"

Jules Ruchier-Berquet : "Un simulacre d’escargot : réflexion sur la perversion de Cossa"

LECTURES

Sara Agazio : "Une vie en partage. Mélanges offerts au philosophe"


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jeudi 16 juillet 2026

Michel Boyancé, Bernard Guéry (dir.) : La mesure du juste

 PU de l'IPC - Juin 2026


Notion héritée de la pensée gréco-latine et longuement approfondie par les médiévaux, la loi naturelle a constitué l’un des fondements majeurs de la réflexion sur l’agir humain. Mais conserve-t-elle aujourd’hui sa pertinence? Si certains, dont l’Église catholique, continuent d’y recourir, doit-elle être tenue pour indissociable de la théologie révélée, ou peut-elle encore prétendre à une validité philosophique et être féconde dans les enjeux éthiques et politiques?
À l’heure où les sciences modernes – qu’elles soient naturelles ou humaines – tendent soit à redéfinir la nature en termes strictement descriptifs, soit à évacuer toute référence normative, la loi naturelle paraît soumise à des relectures qui en altèrent la portée, voire être purement et simplement abandonnée. Ce livre propose d’en examiner les enjeux contemporains, en confrontant l’héritage antique et médiéval aux cadres intellectuels actuels, afin d’évaluer la portée et les limites d’une notion au coeur des débats.

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Alkemie, Revue semestrielle de littérature et philosophie, 2026 – 1, n° 37 : L'angoisse

 Classiques Garnier - Juillet 2026


Pierre Garrigues
Argument sur l’angoisse /
An argument on anxiety 13

DOSSIER THÉMATIQUE
L’ANGOISSE

Thierry Jandrok

De l’angoisse au sublime /
From dread to the sublime 25

N’Dré Sam Beugré

L’angoisse, une affectivité sans objet ?
Réflexions sur le néant vécu /
Anxiety, an activity without purpose?
Reflections on lived nothingness 39

Nikol Abécassis

Les deux côtés de l’angoisse /
The two aspects of anguish 59

Valerry Wilson

Augustin et le ressort affectif de ses angoisses /
Augustine and the affective springs of his anxieties 718

Pascal Bouvier

Penser l’angoisse de l’individuel au collectif /
Thinking about individual anxiety in relation to the collective 95

Alexis Piat

Esquisse d’une théorie critique de l’angoisse /
Outline of a critical theory of anguish 117

Pamela Krause

Anesthésier l’angoisse ?
De l’expérience existentielle à sa médicalisation /
Anesthetizing anxiety?
From existential experience to its medicalization 129

Yolande François

Le Dieu absent. Angoisse du vivant et création inachevée /
The absent God. Anxiety of the living and unfinished creation 147

Paul-Cristian Albu

L’empyrée du néant et l’homme à nu /
The empyrean of nothingness and man unveiled 161

Sylvie Cadinot-Romerio

Nathalie Sarraute ou l’angoisse à l’œuvre /
Nathalie Sarraute or anguish at work 185

Martin Hervé

Un roman à trous. Le partage de l’angoisse
dans Portrait d’un inconnu de Nathalie Sarraute /
A novel with holes. Shared anguish in
Portrait of an Unknown Man by Nathalie Sarraute 207

Zohra Raddadi

Écrire l’angoisse dans L’Autre Fille d’Annie Ernaux /
Writing anxiety in The Other Daughter by Annie Ernaux 231

Nahla Zid

De l’inconvénient d’être né… poète ! /
On the disadvantage of being born… poet! 2459

ÉCHOGRAPHIES AFFECTIVES

Judith Chavanne

Un passage /
A passage 271

Brigitte Agulhon

Hameaux /
Hamlets 279

Ciprian Vălcan

La musique des sphères /
The music of the spheres 283

Răzvan Enache

Les pincées de zoon satirikon /
The pinces of zoon satirikon 287

Jean Gabriel Cosculluela

Traduire, veiller, respirer /
Translate, take care, breath 295

LE MARCHÉ DES IDÉES

Mihaela-Genţiana Stănişor

Une absence qui s’impose à l’esprit
et s’incarne dans l’écrit /
An absence that imposes itself on the mind
and is embodied in writing 303

Résumés/Abstracts 311


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mercredi 15 juillet 2026

Franck Damour, David Doat (dir.) : Technique et théologie. Une anthologie raisonnée

 Hermann - Juillet 2026


Lorsqu’il est question de technologie, le registre du religieux est souvent mobilisé, soit pour promettre des merveilles, soit pour dénoncer les dangers de ces technologies. Cette mobilisation du religieux est non seulement le fait de commentateurs, mais aussi d’acteurs de la technique : scientifiques, ingénieurs, utilisateurs, commanditaires.
Comment expliquer ce mélange des genres ? Ne serait-il pas le signe d’une relation plus profonde, mais peu discutée, entre le développement des techniques et le questionnement théologique ? Ce recours au religieux ne serait-il pas le signe que la « question théologico-technique » est laissée en friche ? Trop souvent, comme le regrette Giorgio Agamben, la sécularisation est confondue avec une « dé-théologisation ». Or la théologie peut être utilement convoquée, en dehors de toute question de croyance, pour nous aider à penser la technique. La théologie peut avoir une fonction critique, en nous aidant à chasser la sacralité malvenue qui trop souvent enveloppe les techniques, mais aussi archéologique, pour nous aider à comprendre comment le complexe technique s’est mis en place, et enfin être force de proposition, pour aider à penser autrement les techniques. Cette anthologie raisonnée entend ouvrir un chantier en proposant de lire des auteurs qui, au long de l’histoire occidentale, ont tenté de penser l’homo technicus.

Franck Damour, agrégé d’histoire, est professeur associé à ETHICS (EA 7446) et membre de la chaire Éthique, Technologie et Transhumanisme(s) à l’université catholique de Lille.
David Doat est maître de conférences en philosophie, et actuellement titulaire de la chaire Éthique, Technologie et Transhumanisme(s) au sein du département ETHICS (EA 7446) de l’université catholique de Lille.

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D. H. Lawrence : Apocalypse, suivi de Réflexions sur la mort d'un porc-épic et autres essais

 Les Belles lettres - Mai 2026


Texte essentiel de la pensée de D. H. Lawrence, Apocalypse est une vision poétique et hallucinatoire où chaos et destruction se mêlent à lumière et renaissance, offrant une méditation intense sur la fin des temps et la transformation de l’âme humaine. On y retrouve ainsi les thèmes récurrents dans l’oeuvre de l’auteur de L’Amant de Lady Chatterley : l’amour, la mort, la rédemption et son amour de la nature. Pour compléter notre vision de Lawrence l’essayiste, part moins connue mais tout aussi importante de l’oeuvre, on trouvera dans ce volume les essais réunis par sa traductrice historique, Thérèse Aubray, sous le titre Réflexions sur la mort d’un porc-épic.

Figure majeure de la littérature anglaise du xxe siècle à la fois controversée et profondément novatrice, David Herbert Lawrence (1885‑1930) fut l’auteur de romans, nouvelles et essais marqués par l’exploration de la sexualité, des passions humaines et des tensions entre individu et société. Issu d’un milieu modeste du Nottinghamshire, il a été profondément influencé par la nature, les paysages industriels et ses expériences personnelles. Avec des oeuvres où se mêlent réalisme psychologique, lyrisme poétique et parfois visions mystiques ou prophétiques, comme dans Apocalypse, Lawrence reste un écrivain actuel.

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Albert Einstein : Pourquoi le socialisme ?

 Editions critiques - Juin 2026


Pourquoi le socialisme ? est l'un des rares textes où Albert Einstein affirme clairement son engagement socialiste, à rebours de l'image apolitique qu'on lui attribue souvent. Publié en 1949 en plein maccarthysme, il y dénonce la concentration du pouvoir économique, la manipulation de l'information et l'affaiblissement de la démocratie, montrant comment le capitalisme produit l'aliénation et menace la liberté humaine. L'introduction de John Bellamy Foster replace ce texte dans les combats d'Einstein ? socialisme, antiracisme, anti-impérialisme ? et souligne le courage d'une telle prise de position dans un contexte de répression. En restituant la dimension politique d'Einstein, ce livre redonne toute sa force à Pourquoi le socialisme ?, un texte d'une actualité saisissante sur les possibilités réelles de la démocratie et de l'égalité face à l'oligarchie économique.

Préface de John Bellamy Foster, éditeur de la Monthly Review et professeur émérite de sociologie à l’université de l’Oregon.

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samedi 11 juillet 2026

Nadia Taïbi : L’impuissance du performatif. Les mots des autres

 L'Harmattan - Juillet 2026


Nous revenons au pouvoir des mots. Il s’accomplit de manière régulière en distribuant des droits qui se rapportent à deux principaux : parler et être nommé. Il y a ceux qui parlent et ceux dont on parle. Or, à défaut de pouvoir parler on peut, avec plus ou moins de conscience et de liberté, consentir à être pris dans une catégorie.
Tout repose sur la nature du consentement. Il n’est pas tout à fait adhésion et jamais simple soumission. Il maintient la possibilité d’agir sur ce qui assigne. Il faut aussi penser plus précisément ce que le pouvoir dévoile de lui-même en choisissant de rendre visible les uns ou d’effacer les autres. On se demande alors ce que l’on voit
des invisibles.
Ce qui amène naturellement à questionner l’expérience des « transfuges ». Qui trahissent-ils vraiment ? Ne reste-t-il pas quelque chose d’universel, de singulier et de propre qui fait tenir leurs récits ?
Comment « tenir » cette tension : dire l’universel et être d’emblée contaminés dans chacune de nos tournures par ce qui nous ancre dans notre classe ?

Nadia Taïbi est agrégée et docteure en philosophie. Elle coordonne depuis 2006 la revue Sens-Dessous et a écrit La philosophie au travail (L’Harmattan, 2009) et Ce qu’enfermer veut dire (L’Harmattan, 2019).

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