vendredi 13 février 2026

Jacques Ellul : Entre technique et liberté (éd. Patrick Chastenet)

 Bouquins / Mollat - Février 2026


Figure majeure de la critique de la modernité, Jacques Ellul (1912-1994) a montré que la technique ne sert plus l'homme : c'est désormais lui qui la sert. À quoi bon, demande-t-il, se libérer des mythes ancestraux si c'est pour se soumettre au culte du progrès et à la tyrannie d'une aristocratie technicienne ?
Dans Le Système technicien (1977), il met en lumière l'ambivalence du progrès technique et invite ses lecteurs à " y instaurer une tremblante liberté ", résumant ainsi son message : " On ne peut pas créer une société libre avec des moyens d'esclave. "
Avec Propagandes (1962), Ellul révèle que la propagande n'est pas l'outil des seuls régimes autoritaires mais l'un des rouages essentiels des démocraties modernes. Il anticipe l'ère des fake news et de la post-vérité en montrant que l'abondance d'informations accroît la crédulité et nourrit le besoin de récits simplificateurs.
L'œuvre spirituelle d'Ellul apporte un contrepoint indispensable à ses travaux théoriques. Dans L'Espérance oubliée (1972), il distingue l'espoir, trompeur, de l'espérance, capable de naître lorsque tout semble perdu, et inscrit la liberté au cœur de l'éthique chrétienne. Anarchie et christianisme (1988) prolonge cette réflexion en affirmant que l'exigence de liberté appelle une critique radicale du pouvoir, l'anarchie apparaissant comme l'expression politique la plus compatible avec la Bible.
En introduisant et annotant ces quatre ouvrages majeurs, Patrick Chastenet offre la mise en perspective qui manquait jusqu'ici à une œuvre décisive, plus actuelle que jamais à l'heure de l'IA, des technologies omniprésentes et de la confusion informationnelle.

Ce volume contient : Le Système technicien ; Propagandes ; L'Espérance oubliée ; Anarchie et christianisme.

acheter ce livre


Blanca Solares : Les imaginaires précolombiens, hier et aujourd'hui. Les déesses, les dieux, la nature

Academia - Février 2026 


Quelle est l'origine du cosmos et le sens de l'univers et de la vie selon la pensée précolombienne ? Quelle est la relation entre la conception de la nature et les images sacrées de la féminité ? Comment cette vision du monde est-elle recréée dans l'art contemporain ? Quelle médiation y a-t-il entre la technique et les éléments fondamentaux de la nature dans l'imaginaire des cultures antérieures à la conquête espagnole, l'eau, la terre, le vent, le feu ?
Dans ce recueil de travaux, Blanca Solares nous permettre non seulement d’approfondir nos savoirs anthropologiques sur les sociétés autochtones du Mexique de tradition précolombiennes, mais d’ouvrir aussi des perspectives méconnues sur les possibilités de ces sociétés à nous proposer des réponses et solutions à nos quêtes d’une autre manière d’habiter le monde.

Après une formation philosophique en Europe et une carrière à l'Université Nationale Autonome du Mexique (UNAM), Blanca Solares est devenue au fil des décennies une des meilleures spécialistes anthropologiques des imaginaires précolombiens, qu’elle a exploré à l’aide des méthodologies mythico-symboliques développées en France par Gaston Bachelard, Gilbert Durand et Pierre Hadot, entre autres.

acheter ce livre


Élodie Boissard : Philosophie de la dépression

 Vrin - Mars 2026


La dépression met la philosophie de l’esprit et la philosophie des émotions au défi : comment rendre compte de l’humeur dépressive? Comment la distinguer d’états affectifs non pathologiques, comme la tristesse ou le désespoir? En quoi ses effets sur le corps, la pensée et le comportement constituent-ils un état de maladie? Ce livre propose une synthèse inédite de ce que la dépression dit à la philosophie et à la psychologie, en s’appuyant sur les données récentes des neurosciences et sur toute une littérature, notamment psychiatrique, méconnue du public. Il défend aussi une théorie originale des relations entre les croyances autoréalisatrices qu’elle comporte et l’humeur dépressive.

Élodie Boissard est agrégée et docteure en philosophie de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

acheter ce livre


Denis Guénoun : Homosexualité transcendantale

 Vrin - Mars 2026


Cet essai entreprend de formuler et d’étayer une hypothèse sur l’homosexualité – envisagée, selon un point de vue situé, dans son expérience masculine. Une telle forme de vie est considérée, non comme une particularité de certains individus, mais comme un événement survenant à l’humain. À partir d’un libre dialogue avec Platon, et à travers des lectures portant sur Proust, le rapport Sartre-Genet, ou le dramaturge Jean-Luc Lagarce, l’ouvrage propose un usage décalé du concept de transcendantal, pour tenter de rendre compte de ce que peut signifier l’amour entre hommes (ou entre femmes, mais il y faudrait une autre étude) comme donnée et projet anthropologiques. Il retrouve là une surprenante intuition déjà formulée par le poète américain Whitman : l’attribution d’une portée historique et politique à la « camaraderie d’amour » .

Denis Guénoun, docteur en philosophie (Strasbourg) et en théologie (Genève),est professeur émérite de Sorbonne université (Lettres). Également homme de théâtre, il est l’auteur de multiples ouvrages dramatiques, philosophiques et littéraires.

acheter ce livre


Courrier Blaise Pascal, n°47

 PU Blaise Pascal - Février 2026


Ce numéro du Courrier Blaise Pascal propose une exploration pluridisciplinaire de l'œuvre et de la postérité de Pascal. Les contributions interrogent ses sources théologiques et augustiniennes, ses dialogues avec la tradition patristique et la modernité religieuse, ainsi que ses pratiques d'écriture scientifique et philosophique. De l'étude des Écrits sur la grâce aux relectures de Pascal par Joubert, en passant par l'apologétique au temps de la crise moderniste et l'analyse de son travail mathématique, le volume met en évidence la fécondité durable de sa pensée. Complété par une bibliographie actualisée, il constitue un outil de référence pour la recherche et un panorama stimulant des renouvellements critiques actuels

Sommaire

– Pascal et le dernier Augustin : le dossier des Écrits sur la grâce
Gérard Ferreyrolles

– Note sur Pascal et saint Fulgence
Pierre Lyraud

– Légitimation d'une défense de la religion chrétienne par la méthode d'immanence. Les catholiques français et l'apologétique pascalienne au temps de la crise moderniste (1901-1907)
Sylvio Hermann De Franceschi

– Joubert et Pascal : imposture ou révélation ?
Laurence Plazenet

– Les Pascal et Roberval écrivent ensemble
Vincent Jullien

– Pascal mathématicien
Sébastien Maronne

Bibliographie pascalienne 2024 et 2025

Résumés / Abstracts


acheter ce livre


Rémy Besson, Emmanuel Levine (dir.) : Shoah, après Lanzmann. Archives, témoignages, réceptions

 PU de Rennes - Février 2026


La mort de Claude Lanzmann en 2018 a-t-elle changé notre manière de voir et de comprendre Shoah ? Depuis sa sortie en salles en 1985, ce « film-monument » est devenu une oeuvre incontournable au point de donner son nom au génocide des Juifs d’Europe. Pendant plus de 9 h 30, Shoah donne la parole à des victimes, des témoins et des exécuteurs du génocide, sans aucune voix off explicative, aucune image d’archives contemporaines des faits, ni aucune musique ajoutée au montage. Dans les nombreux débats que le film a suscités à propos du génocide et de ses représentations cinématographiques, Lanzmann défendait inlassablement ses choix politiques et esthétiques. Par bien des aspects, le réalisateur aura ainsi joué un rôle essentiel dans le processus qui a fait de son film une référence majeure. Sa disparition marque donc un tournant décisif dans la perception et la réception du film.
Ce sont les conséquences de ce bouleversement que ce livre interroge à travers l’étude des rushes par de jeunes chercheurs, les témoignages d’autres membres de l’équipe du fi lm et l’examen des usages actuels de Shoah dans des documentaires, des salles de classe et des pièces de théâtre.
Trois textes traduits de l’anglais donnent enfin accès à des réflexions inédites sur la question de la représentation et à une compréhension fine du processus de préservation des archives conservées à Washington. Menée de 2020 à 2025, cette enquête sur l’après Lanzmann fait mieux comprendre la genèse de Shoah, ce que l’oeuvre devient sans lui et comment la transmettre de nos jours.

acheter ce livre


mercredi 11 février 2026

Jean-Paul Jouary : Que peut-on prévoir ?

 BloomTime - Février 2026


Professeur de chaire supérieure, agrégé et docteur en philosophie. Conseiller dans le cabinet ministériel de Charles Fiterman de 1981 à 1984 (chargé de la recherche et des déplacements des personnes handicapées) puis rédacteur en chef de l'hebdomadaire culturel Révolution de 1985 à 1995, il se consacre depuis totalement à ses enseignements, ses publications et ses recherches, notamment comme commissaire de la salle consacrée à l'art contemporain du futur Musée international de Lascaux Montignac.

acheter ce livre


Daniel Sibony : La Torah, une lecture laïque

 Odile Jacob - Février 2026


« Lecture laïque : non pas “rationaliste”, qui ramène tout à la raison, mais rationnelle, respectant la raison et laissant la place qu’ils méritent aux points d’irrationnel, que je nomme aussi des points d’inspiration ; autrement dit, une lecture qui n’efface pas l’amour au profit de la seule raison. Et qui sort ce grand texte de l’emprise religieuse et le révèle accessible et parlant pour quiconque réfléchit sur l’humaine condition. Accessible et universel, à travers même ses enjeux singuliers, comme de fonder un peuple et de le maintenir par des lois qui finissent par prendre la place du divin. La Torah, conçue comme transmission symbolique, au-delà de porter un peuple, a une portée pour beaucoup d’autres, en dehors des religions qui en dérivent.
Parler du divin dans une lecture laïque ? Pourquoi pas si le divin c’est ce qui rassemble tous les points d’inspiration ? Ce livre en donne aussi une approche rationnelle d’ordre infini. Cela éclaire aussi la mise en scène du texte ; que signifient : “Dieu parla Moïse” ? et le sacrifice d’Abraham ? et les miracles ? et l’idée de terre promise qui provoque tant de conflits ?
Ce livre donne un cadre conceptuel où croyants et athées peuvent, sans insulte ni mépris, cohabiter. » D. S.

acheter ce livre


Cédric Sueur : Décoloniser notre rapport aux animaux. Comment repenser notre relation aux êtres vivants

 Odile Jacob - Février 2026


Et si la véritable question n’était pas : « Faut-il (ou non) manger des animaux ? » mais : « Pourquoi les exploitons-nous ? »
Depuis des siècles, la pensée occidentale a hissé l’humain au sommet : maître de la Nature et du vivant, des territoires et des destins animaux. Cette colonisation du vivant a façonné nos lois, nos fermes, nos laboratoires, nos récits, jusqu’à nos gestes les plus ordinaires.
Pourtant, d’autres peuples voient le monde autrement. Ils savent que la Terre n’appartient à personne, que l’animal n’est pas seulement une ressource, mais d’abord une présence, une relation, une existence sensible et que nous devons composer avec lui parce que nous vivons avec lui.
Dans cet essai, Cédric Sueur explore les racines de cette domination et propose une révolution du regard : décoloniser notre rapport au vivant. Décoloniser les animaux, c’est apprendre à les voir autrement : non plus comme des objets d’usage, mais comme des partenaires de monde. C’est reconnaître la conscience, la mémoire, la joie et la souffrance de celles et ceux avec qui nous partageons la Terre.
Un essai engagé et lumineux qui invite à réparer nos imaginaires et à refonder nos pratiques, pour rappeler cette évidence simple : Nous faisons monde ensemble, avec les animaux et avec les autres êtres vivants.

acheter ce livre


Sénèque : Les derniers jours de l'humanité

 Les Belles Lettres - Janvier 2026


Introduction, traduction et notes par Jean-Louis Poirier. Illustrations d'Hubert Le Gall

« Il ne s’agit pas simplement de ravager la terre, il s’agit de la faire disparaître. »

Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l’humanité de la carte… et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n’est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c’est surtout, chez les humains, l’absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu’il y a pire que la mort. Comment mesurer l’angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre?
En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l’humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l’homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l’Éternel retour, ces pages représentent aussi l’une des premières traces humaines de l’éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son « reportage photo » du déluge. Voilà l’occasion, pour le lecteur, d’affronter — qui sait ? — l’apocalypse avec sagesse.

acheter ce livre



François-René de Chateaubriand : Génie du christianisme I (édition de Pierre Reboul)

 Flammarion - Février 2026 - GF


Au sortir du Siècle des lumières et alors que les feux de la Révolution sont à peine éteints, Chateaubriand, qui n’a pas trente ans, entreprend l’apologie de la religion chrétienne. En plus de redorer l’image d’une religion malmenée, il entend apporter de nouvelles preuves de l’existence de Dieu. Mais loin de lui le langage du théologien défendant son culte : il est déjà ce grand poète qui prône, non sans frémir, l’excellence, la beauté et le « génie » du christianisme. La profusion de cette vaste entreprise a pu surprendre ; elle demeure un pilier de son œuvre et du romantisme naissant.
Dans un premier mouvement, qui constitue le présent volume, Chateaubriand aborde l’origine des créations de l’homme, de la nature et de ses mystères. La religion chrétienne étant «la plus poétique, la plus humaine, la plus favorable à la liberté, aux arts et aux lettres», il s’ensuit que toute la littérature, tous les beaux-arts, toute la pensée philosophique et savante ne sont pas autre chose, nous dit-il, que l’émanation de Dieu.

acheter ce livre



mardi 10 février 2026

Donna J. Haraway : Savoirs situés. Suivi d'un entretien avec Jeanne Burgart Goutal (Nouvelle traduction)

 Wildproject - Février 2026


"Comment voir ? Depuis où ? Qui peut avoir plus d'un seul point de vue ? Qui se retrouve aveuglé·e ? Qui porte des oeillères ? " D. ? H. En 1988, Donna Haraway donnait naissance à une notion devenue virale dans les mondes universitaires, artistiques et militants. Quarante ans plus tard, à la croisée de l'écologie, des pensées décoloniales et du féminisme, cette idée de "savoirs situés" est désormais incontournable.
Un outil majeur pour construire les savoirs terrestres du 21e siècle.

acheter ce livre


Ernst Bloch : Le Principe Espérance (Joël Gayraud éd.)

 Libertalia - Février 2026


« Ce que l’homme veut, c’est réaliser son bonheur ; ce sont là de bien vieilles paroles, mais elles sont sans doute plus dignes de foi que tous ces discours péjoratifs relatifs à l’éternel instinct prédateur. »

Cette anthologie du Principe Espérance a été conçue de façon à rendre accessible à un public non nécessairement rompu au langage abstrait une œuvre d’un abord difficile. Après en avoir élucidé les concepts clés, nous avons choisi des passages illustrant les diverses manifestations de la pulsion utopique.
Aujourd’hui, alors que notre horizon est borné par la menace guerrière et la catastrophe climatique, le recours à l’utopie est plus que jamais nécessaire pour nous donner l’audace d’envisager comme possible l’avènement d’une société enfin heureuse, délivrée de toute forme de domination, d’exploitation et d’aliénation.
Dans cette perspective, la conception blochienne de l’« utopie concrète » nous fournit des armes théoriques et critiques de première importance.

Philosophe allemand de tradition marxiste, Ernst Bloch (1885-1977) est l’auteur d’une œuvre centrée sur l’idée-force d’espérance révolutionnaire.

acheter ce livre



Eric Blondel (éd.) : L'amour

 Flammarion - Février 2026 - GF


Quoi de plus varié que les différentes nuances de l'amour ? Amour-passion des amoureux, amour filial, amour platonique, amour hétéro- ou homosexuel, amour des belles choses, du vin ou du chant, amour du pouvoir, amour de Dieu, "de Saint-Simon et des épinards" (Stendhal) : où situer l'unité conceptuelle de l'amour ? Aimer, c'est élire. L'aimé est exceptionnel. Mais d'où vient cette préférence pour un être plutôt qu'un autre ? L'amour est-il ce je-ne-sais-quoi qui nous fait tomber sous le charme, ou est-ce la reconnaissance de qualités intellectualisées ? L'amour suspend parfois le réel, et nous fait voir l'être aimé meilleur qu'il n'est en réalité. Il s'apparente alors à une illusion, une chimère, une image idéalisée. Aimer, serait-ce une folie ? Aime-t-on toujours au risque de se perdre ? Entre félicité et soumission, coup de foudre et déception, l'amour se décline dans toutes les langues et sur tous les tons. Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur l'amour, de Platon à Levinas, en passant par Aristote, Sophocle, saint Paul, saint Augustin, Descartes, Molière, Racine, Pascal, Spinoza, Leibniz, Rousseau, Kant, Balzac, Hugo, Stendhal, Kierkegaard, Schopenhauer, Nietzsche, Freud, Thomas Mann ou encore Proust.

acheter ce livre


Scilicet, 2026 : Il n’y a pas de rapport sexuel (XVe Congrès de l’Association Mondiale de Psychanalyse)

 AMP - Janvier 2026


« Depuis que Lacan a énoncé qu’il n’y a pas de rapport sexuel, on se casse la tête pour savoir ce qu’il entend par rapport sexuel. Pour le formuler au plus simple, Lacan appelle rapport sexuel  ce qui constitue la référence de Freud dans sa théorie de la libido et des pulsions, la référence par rapport à laquelle il mesure les substitutions de la jouissance. » Jacques-Alain Miller,

Table des matières

Préface
Il n’y a pas de rapport sexuel, Christiane Alberti p. 7

L’orientation lacanienne
Il y a, il n’y a pas, Jacques-Alain Miller p. 11

Introduction
Un savoir toujours en construction, Ricardo Seldes

Aphorismes

I

« [L]’interdiction dans la vie amoureuse de la femme est assimilable au besoin, chez l’homme, de rabaisser l’objet sexuel ».

Sigmund Freud

Présentation, Marcus André Vieira, plus-un (EBP)

Le ravalement et son au-delà, Damien Guyonnet (ECF)

De la fiction au réel, et retour ?, Dossia Avdelidi (NLS)

Les sexes et le rugissement de l’inconscient, Eduardo Suárez (EOL)

Interdire ou aimer les traces d’un exil ?,

Mariela Rodriguez Méndez (NEL)

II

« [Les] seconds mariages [pour les femmes] sont souvent

meilleurs que les premiers ».

Sigmund Freud

Présentation, Gustavo Stiglitz, plus-un (EOL)

Faire couple avec la double boucle, Erick González (ELP)

De la fixité à la fluidité des mariages, Marie-Claude Sureau (ECF)

Hétéros, Paola Cornu (NEL)

L’hypothèse freudienne du second mariage, Paula Kalfus (EOL)

III

« On pourrait presque dire que la femme dans son entier est tabou. »

Sigmund Freud

Présentation, Maria Bolgiani, plus-un (SLP)

Le tabou de la division subjective, Camila Candiotti (EOL)

Virginité, frigidité, altérité, Giuliana Capannelli (SLP)

L’indénombrable, Laura Sokolowsky (ECF)

Altérité taboue, Nassia Linardou (NLS)

IV

« L’homme sert […] de relais pour que la femme devienne

cet Autre pour elle-même, comme elle l’est pour lui ».

Jacques Lacan

Présentation, Manuel Fernándéz Blanco, plus-un (ELP)

Incidence du phallus sur la subjectivité de la femme,

Fabiana Lifchitz (ELP)

Autre pour elle-même : un consentement, Lorena Greñas (NEL)

Déclinaisons de la jouissance féminine, Paula Husni (EOL)

Pas de langue au chat et pas de chat qui se mord la queue,

Valeria Sommer-Dupont (ECF)

V

« [La] sexualité féminine apparaît comme l’effort d’une jouissance enveloppée dans sa propre contiguïté ».

Jacques Lacan

Présentation, María Josefina Sota Fuentes, plus-un (EBP)

D’une immersion infinie, Isabelle Orrado (ECF)

Une jouissance tissée avec l’amour, Eugenia Insua (ELP)

Contiguïté, Matias Meichtri Quintans (EOL)

Mots d’amour, Riccardo Andolcetti (SLP)

VI

« Au phallus se résume le point de mythe où le sexuel

se fait passion du signifiant. »

Jacques Lacan

Présentation, Laura Storti, plus-un (SLP)

« Un tiers irréductible », Alice Delarue (ECF)

Le phallus : une ombre qui voile, Ennia Favret (EOL)

Le phallus, signifiant et envers…, Marita Salgado (EOL)

La double fonction du mythe, Ruzanna Hakobyan (NLS)

VII

« L’il n’y a pas de rapport sexuel n’implique pas qu’il n’y ait pas

de rapport au sexe. »

Jacques Lacan

Présentation, Pamela King, plus-un (NLS)

Le ravage du non-rapport sexuel et la substance attendue

du rapport au sexe, Leticia Varga (EOL)

L’amour du deux, Rik Loose (NLS)

L’inexistence du rapport sexuel et le rapport au sexe,

Susane Vasconcelos Zanotti (EBP)

VIII

« [Ce] ratage en quoi consiste la réussite de l’acte sexuel ».

Jacques Lacan

Présentation, Éric Zuliani, plus-un (ECF)

Faire l’amour, entre acte et poésie, Andrea Berger (EOL)

Le ratage réussi dans Voyage de noces, de Rubem Fonseca,

Antonio Teixeira (EBP)

Le partenaire-symptôme, conséquence du non-rapport sexuel,

Christel Van den Eeden (NLS)

Ratage ou damnation, Pascale Fari (ECF)

IX

« Seul l’amour permet à la jouissance de condescendre au désir. »

Jacques Lacan

Présentation, Angèle Terrier, plus-un (ECF)

Amour et désir au masculin, Alejandra Breglia (EOL)

L’illusion de l’amour, Christine Maugin (ECF)

Amour et angoisse : entre jouissance et désir, Eva Bocchiola (SLP)

Amour féminin et jouissance, Natalie Wülfing (NLS)

X

« [L]’absence du rapport sexuel n’empêche manifestement pas,

bien loin de là, la liaison, mais lui donne ses conditions ».

Jacques Lacan

Présentation, Carolina Koretzky, plus-un (ECF)

Il faut garder la corde, Daniela Teggi (EOL)

Un lien possible entre nécessaire et impossible,

Giada Ceridono (SLP)

La condition du transfert dans l’absence de rapport sexuel,

Mirmila Musse (EBP)

Jusqu’au « rapport intersinthomatique »,

Rose-Paule Vinciguerra (ECF)

XI

« [Le] phallus, c’est l’objection de conscience faite par

un des deux êtres sexués au service à rendre à l’autre ».

Jacques Lacan

Présentation, Simone Souto, plus-un (EBP)

Comme feuilles dans le vent, Alessandra Fontana (SLP)

Qu’une femme fasse mal à tout le corps, Celeste Stecco (ELP)

Seuil, Manuel Zlotnik (EOL)

La galanterie, Sonia Chiriaco (ECF)

XII

« Tout ce qui est écrit part du fait qu’il sera à jamais impossible d’écrire comme tel le rapport sexuel. »

Jacques Lacan

Présentation, Camilo Ramírez, plus-un (ECF)

Écrire l’inexistence, Alejandra Glaze (EOL)

L’écriture entre ce qu’elle est et sa fonction, Rafaelle Calabria (SLP)

Ce qui s’écrit comme défense et l’inexistence du rapport sexuel,

Valéria Ferranti (EBP)

La contingence de la rencontre, Victoria Paz (ECF)

XIII

« Ce qui supplée au rapport sexuel, c’est précisément l’amour. »

Jacques Lacan

Présentation, María Cristina Giraldo, plus-un (NEL)

Du sens de l’amour, Cyrus Saint Amand Poliakoff (NLS)

XIV

« À cause de ce qu’elle parle, ladite jouissance, lui,

le rapport sexuel, n’est pas. »

Jacques Lacan

Présentation, Ligia Gorini, plus-un (ECF)

Une autre satisfaction, Gregorio Di Ciaccia (SLP)

Le « nœud dans le dicible » et le non-rapport sexuel,

Laura Rubião (EBP)

Le virage de l’impuissance à l’impossible… et le reste,

Laura Vigué (ECF)

Les pièces ne s’emboîtent pas, Ludmila Malischevski (EOL)

XV

« Il n’y a pas de rapport sexuel parce que la jouissance de l’Autre prise comme corps est toujours inadéquate ».

Jacques Lacan

Présentation, Luis Tudanca, plus-un (EOL)

Exil du rapport sexuel et pouvoir créatif, Ana Viganó (NEL)

Le sinthome et l’inexistence du rapport sexuel,

Cristiano Alves Pimenta (EBP)

La jouissance énigmatique, Guy Briole (ECF)

Il n’y en a pas, bien que… aïe, aïe, aïe !, Marisa Moretto (EOL)

XVI

« [Il] n’y a de responsabilité que sexuelle ».

Jacques Lacan

Présentation, Alejandro Reinoso, plus-un (NEL)

Se faire responsable de son ronron, Concha Lechón (ELP)

Opacités, Dolores Amden (EOL)

« Réponse à côté », Philip Dravers (NLS)

Responsabilité et habileté, Philippe Lacadée (ECF)

XVII

« J’ai été conduit par le rapport sexuel, c’est-à-dire par l’hystérie ».

Jacques Lacan

Présentation, Carmen Carceller, plus-un (ELP)

L’hystérie comme principe, Fabiana Chirino (NEL)

« Je n’y suis plus pour personne », Gloria Aksman (EOL)

L’hystérie et le rapport sexuel, Maria Inês Lamy (EBP)

« J’ai été conduit par le rapport sexuel, c’est-à-dire par l’hystérie »,

Sylvie Berkane Goumet (ECF)

XVIII

« [U]ne femme est un sinthome pour tout homme ».

Jacques Lacan

Présentation, Claudia Iddan, plus-un (NLS)

Tomber ensemble, Fabio Galimberti (SLP)

Symptôme, sinthome, Julia Solano (EBP)

Le courage du sinthome ?, Laure Naveau (ECF)

Le mystère du corps parlant est-il sexué ?, Nieves Soria (EOL)

XIX

« [L]’homme est pour une femme […] un ravage ».

Jacques Lacan

Présentation, Daniel Millas, plus-un (EOL)

Ravage et événement de corps, Andréa Reis Santos (EBP)

Modalités du ravage, Andrés Borderías (ELP)

Un partenaire qui va à ravir… ou à ravage, Bruno Alivon (ECF)

D’un amour dans sa propre contiguïté, Ramón Ochoa (NEL)

XX

« Il y a un sinthome il et un sinthome elle. […]

Le rapport sexuel est un rapport intersinthomatique ».

Jacques Lacan

Présentation, Jorge Assef, plus-un (EOL)

Les couleurs du sinthome, Alexandre Stevens (ECF)

Il y a et il n’y a pas, Markus Zöchmeister-Bénard (NLS)

Ce qu’il y a, c’est la différence, Paloma Larena (ELP)

Faire avec le non-rapport sexuel, Rocío Cid (ELP)

XXI

« La notion d’ensemble vide est ce qui convient au rapport sexuel. »

Jacques Lacan

Présentation, Shula Eldar, plus-un (ELP)

La lettre qui convient à l’ensemble du rapport sexuel,

Jessica Jara (NEL)

Ce qui convient à ce qui n’existe pas, Flávia Cêra (EBP)

L’ensemble vide est le lieu de l’inexistant, Luis Solano (ECF)

Le cercle carré et le rapport sexuel, Mónica Lax (EOL)

XXII

« Rien ne montre mieux l’absence du rapport sexuel

dans le réel que [le porno] ».

Jacques-Alain Miller

Présentation, Oscar Zack, plus-un (EOL)

Le porno… et le fantasme ?, Gladys Martínez (NEL)

De la contingence à l’impossible, Jean-Louis Gault (ECF)

La pornographie et le trou de la vérité, Laura Canedo (ELP)

Ça laisse une marque, Hamutal Shapira (NLS)


acheter ce livre
 

Jean-Jacques Wunenburger : L’imagination géopoïétique. Espaces, images, sens

 Mimesis - Février 2026


L’espace est un emboitement de structures et de significations qui vont de l’immédiat au médiat, de l’abstrait au concret, du simple au complexe. Comment saisir ces dimensions de spatialités, comment accompagner leur déploiement et leur reconnaissance ? À partir des philosophies modernes et contemporaines, phénoménologie et herméneutique, entre autres, on peut établir que non seu¬lement le langage poétique de l’espace peut compléter le langage scientifique, mais qu’il peut même se révéler comme la relation première et indépassable de l’être-au-monde et le fondement d’une géopoïétique. La subjectivité est notre lieu naturel pour aborder l’espace, qui n’est pas seulement une catégorie extensive du dehors mais une catégorie extensive et intensive du dedans.

Jean-Jacques Wunenburger, professeur émérite de philosophie à l’université Jean Moulin Lyon3, il est auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’image, de l’imaginaire aux médias. Dans le sillage de Gaston Bachelard et de Gilbert Durand, il a déjà publié L’imaginaire (PUF) et Gaston Bachelard, poétique de l’espace (Mimésis). Il préside le Centre de recherches internationales sur l’imaginaire et l’Association internationale Gaston Bachelard.

acheter ce livre


Marguerite Bordry, Flavia Crisanti, Alexandra Khaghani, Anna Sansa, Ambra Zorat (dir.) : "Di quella umile Italia". L'humilité dans la culture italienne du Moyen Age à nos jours

 Mimesis - Février 2026


Issu du latin humus, le terme « humilitéâ » désigne ce qui est bas, proche de la terre, et s’oppose à l’orgueil et à la vanité. Vertu chrétienne par excellence, elle trouve au XIIIe siècle un modèle inédit avec le franciscanisme, qui associe pauvreté, dépouillement et attention au vivant, influençant durablement l’art et la culture italienne, de Giotto à la littérature médiévale. De Dante à Auerbach, l’humilitas apparaît comme une voie vers la sublimitas. Mais l’humilité se sécularise aussi, traversant les siècles : Verga, Fo, Manzoni, Gramsci, Pasolini ou Morante l’érigent en outil critique, politique ou poétique, capable de donner voix aux oubliés, de repenser les hiérarchies et d’opposer au pouvoir institué une autre vision du monde. L’humilité, comme valeur spirituelle et geste de contestation, constitue-t-elle dès lors un trait distinctif de la culture italienne ?

acheter ce livre

lundi 9 février 2026

Eric Dagiral : Quantified self

 Ecole des Mines - Février 2026


Dormir mieux, marcher davantage, manger plus sainement, optimiser sa productivité, surveiller son rythme cardiaque ou encore anticiper une maladie : les promesses du Quantified Self, ce mouvement qui valorise le recours aux données personnelles pour se connaître et se transformer, se sont diffusées bien au-delà de ses pionniers technophiles. À partir d'une enquête sociologique approfondie, ce livre propose une lecture critique de ces pratiques de quantification de soi. Que fait-on vraiment des données collectées ? Quels savoirs produit-on sur soi à travers capteurs, applications et tableaux de bord ? Quels régimes de vérité, de responsabilité et de normalité s'y construisent ? Entre quête de maîtrise de soi et injonctions à l'auto-optimisation, entre autonomie proclamée et pilotage algorithmique, le Quantified Self interroge en profondeur notre rapport au corps, à la santé, au temps, et à la performance.

acheter ce livre