mercredi 18 février 2026

Diran Donabedian : La « construction » génocidaire. Essai métapsychologique sur la destructivité humaine et ses conséquences psychiques

 L'Harmattan - Février 2026


La construction génocidaire est un long processus de destructivité humaine dont l’aboutissement final est le génocide. À partir des concepts de la psychanalyse freudienne et des apports de M. Fain sur la psychologie individuelle et collective, la cruauté primaire et la barbarie sont développées en s’appuyant sur des références historiques des génocides du xxe siècle.
Les conséquences psychiques sont caractérisées par l’inscription du traumatisme chez le sujet génocidé et sur la transmission chez les sujets des deuxième, troisième et quatrième générations.
Le travail de deuil du traumatisme s’organise à partir de la reconnaissance du génocide œuvrant vers le travail de mémoire dans la communauté.
À chaque génération, les sujets peuvent présenter des désorganisations psychiques, des dépressions post-traumatiques qui inhibent le développement mental et les capacités d’investissement de la vie libidinale de chacun, voire des désorganisations psychosomatiques.
La communauté des survivants du génocide constitue une force de cohésion qui favorise l’investissement de vie pour autant qu’elle n’empêche pas la liberté psychique de chacun.

Diran Donabedian est médecin psychiatre des hôpitaux et psychanalyste membre de la S.P.P. et membre de l’Institut de Psychosomatique P. Marty de Paris. Fils d’émigrés du génocide arménien de 1915, il travaille comme psychanalyste et contribue à la formation des collègues analystes en France et en Arménie depuis de nombreuses années. Son intérêt pour la connaissance de la destructivité humaine s’organise aussi à partir de son héritage familial en retraçant les inscriptions traumatiques de sa mère et de son père dans un souci de mémoire et de transmission de la vérité historique.

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Élodie Boissard : Une histoire française de la dépression. De la tristesse mélancolique à l'humeur dépressive

 Classiques Garnier - Février 2026


À la fin XIXe siècle, à la Salpêtrière, l'aliéniste Jules Séglas caractérise une mélancolie sans délire avec pour symptôme central la douleur morale liée à un ensemble de passions tristes, de l'ennui au désespoir, que cible le traitement moral. Au milieu du XXe siècle, à Sainte-Anne, le psychiatre Jean Delay explique les états dépressifs-mélancoliques par un dérèglement de l'humeur, disposition affective fondamentale déterminée par le cerveau thymique, qui entraîne la tristesse et peut être soigné par les électrochocs puis les antidépresseurs. Ce qui se joue dans l'émergence de l'humeur dépressive, c'est le tournant biologique ayant mené la psychiatrie des raisons aux causes a-rationnelles des troubles mentaux.

Élodie Boissard est agrégée et chercheuse postdoctorale à la croisée entre philosophie de la psychiatrie et philosophie des états affectifs. Ancienne élève de l'École normale supérieure de Paris, elle a préparé sa thèse de doctorat sur l'humeur dépressive à l'Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CNRS), et l'a soutenue fin 2023.

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Charles Larmore : La réalité du bien

 Hermann - Février 2026


Qu’est-ce qu’une vie bien vécue ? Nul n’est indifférent à cette question. Chacun se fait une idée de la meilleure manière de vivre et se laisse guider par elle. Or cette idée se forme à partir de notions – telles le bon et le mauvais, le bien humain et la connaissance de soi, le point de vue moral et la valeur de la vérité, ou encore l’attitude appropriée face à la mort – qui prêtent souvent à l’erreur et au malentendu. Il importe pourtant, pour vivre le mieux possible, d’en avoir une juste compréhension.
Dans cette somme inédite, rassemblant les principes philo­sophiques d’une éthique élaborée tout au long de son œuvre, Charles Larmore éclaire d’un jour nouveau les concepts fondamentaux à l’aide desquels nous nous orientons dans l’existence. Il ne prétend pas livrer la recette universelle d’une vie épanouie, mais montre plutôt comment tout individu, en tant qu’il est unique, peut concevoir les conditions de son propre épanouissement. Il nous invite ainsi à penser la réalité du bien sans nier sa pluralité.

Charles Larmore est professeur à Brown University (Rhode Island, USA). Il est l’auteur de nombreux ouvrages de philosophie morale et politique.

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Karl Peeter Valk : Le Projet intellectuel d'un réformateur. Philippe de Mézières (1327-1405)

 Classiques Garnier - Février 2026


Philippe de Mézières (1327-1405), diplomate, conseiller des rois et des papes, fit de l'écriture un instrument de réforme. Son oeuvre vaste et protéiforme, nourrie de sources bibliques et patristiques, se présente à la fois comme un miroir du monde politique et religieux du XIVe siècle et comme une série d'interventions pour le transformer. L'étude recompose cette relation dialectique et met en lumière les multiples facettes de l'activité intellectuelle de Mézières : l'écriture autobiographique et l'usage d'autorités textuelles, l'insertion dans des réseaux savants et politiques, ainsi que ses prises de position dans des débats politiques et ecclésiologiques de son temps.

Karl Peeter Valk, docteur de Sorbonne Université et de l'université de Tallinn, est historien médiéviste, spécialiste de l'histoire intellectuelle de la fin du Moyen Âge. Il est actuellement chercheur à l'Institut des sciences humaines de l'université de Tallinn.

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mardi 17 février 2026

Paul-Victor Duquaire : Penser la création/ Généalogie d’un concept contemporain

 L'Harmattan - Février 2026


La création n’est ni un mot, ni un acte. C’est une vibration qui nous traverse.
Entre l’actus purus de Dieu et l’homo creator prométhéen, entre la transcendance et l’ivresse, la création se dérobe. Trop ancienne, trop vaste, trop intime, elle défie les définitions. Pourtant, c’est dans ce mystère que réside sa puissance : celle de révéler ce qui nous anime, de donner sens à nos actions, et de façonner notre rapport au monde, à Dieu, et à nous-mêmes.
Ce livre retrace trois révolutions de la pensée :
– La création divine (Thomas d’Aquin, Marion) : seul Dieu crée ex nihilo, l’homme n’est que mesure des choses.
– L’émancipation du sujet (Kant, Nietzsche) : l’homme s’arrache à Dieu et revendique : « Je crée ».
– La création symbolique (Heidegger, Deleuze, Lacan) : la création devient un jeu de fictions, une machine désirante, un processus sans origine fixe.
À travers une pentalogie secrète (obstacle, répétition, jouissance, sécrétion, sépulture), l’auteur explore comment la création structure notre existence. Des creative industries à l’art contemporain, en passant par les œuvres de Bergson, Anzieu ou Bacon, ce livre montre que créer, ce n’est pas seulement produire : c’est ouvrir des horizons, défier les limites, et peut-être réinventer l’humain.
Un essai percutant, où la philosophie se fait aventure existentielle.
Pour ceux qui refusent de choisir entre Dieu et Prométhée. Un livre qui vous fera voir la création autrement – et vous-même avec elle.

Paul-Victor Duquaire est philosophe, docteur de l’Université de Rouen et postdoctorant du LEM (EPHE-PSL). Il vit et travaille à Lyon.

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Gwénola Ricordeau : Tant qu'il y aura des prisons

 Le Passager clandestin - Février 2026


"Avec ce livre, je m'adresse évidemment d'abord à ceux et celles qui ont eu le privilège ou la chance de ne jamais s'être posé la question de l'existence de la prison. En d'autres termes, je m'adresse à ceux et à celles qui y "croient" - moins par conviction que par défaut - et j'espère pouvoir les persuader du crime qu'est l'existence de la prison. Mais je m'adresse aussi à ceux et celles qui, instinctivement, savent que "la prison n'est pas la solution" et souhaitent mettre en ordre les idées que leur coeur, leurs tripes ou leur raison leur ont soufflées." GR

Gwenola Ricordeau est une militante abolitionniste et féministe. Elle a occupé des postes d'enseignante-chercheuse en sociologie et criminologie dans diverses universités en France et aux Etats-Unis. Elle est l'auteure de nombreux livres sur la prison et la contestation du système pénal.

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Daniel Wilhem : Mimique

 Furor - Février 2026


La ressemblance, qui se déplace dans le simulacre, envoûte, sidère, tourne, pivote, dévisse, gravite. Le simulacre est entré dans les leçons des anatomistes qui parlaient de la statuaire. Il sort par le cours de philosophie antique. Il revient dans la peinture des vieux-maîtres, dans l’imagerie populaire, dans les journaux envahis par les faits divers illustrés. Il traverse aujourd’hui encore les scènes du théâtre élisabéthain, où Brecht, qui a su découvrir et ajuster toutes sortes de distances, est allé chercher ses hypocrites, c’est-à-dire ses acteurs.
Le simulacre se saisit mal, parce qu’il est tout à la fois un fantôme (par opposition à telle ou telle image réelle), une chose représentée (par quoi la chose apparaît, se manifeste, mais se retire et, en un sens, se cache), une ressemblance (par conformité approximative entre les personnes et les choses), une feinte (par imitation de la chose à laquelle on veut faire croire), un mensonge (qui couvre une manœuvre exécutée sans conviction, ou sans adhésion).
Mais le simulacre n'est pas une mauvaise copie. Il reste cette image qui inclut l'angle de l'observation. Il est l'image qui génère et maintient l'illusion formée sur le point même que choisit l'observateur. Il intéresse tout particulièrement celui qui s'aventure dans un théâtre d'ombres où l'on voit des silhouettes d'acteurs et de jeux de mains que l'on interpose dans le faisceau lumineux qui éclaire l'écran. Il intéresse aussi, et plus encore, l'ombromane qui s'amuse avec ses rayons de lumière, varie ses scènes vivantes, puis fausse compagnie, une fois l'obscurité revenue, à ses figurants.

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Hudson Moura : L'image-exil. L'expérience du déplacement au cinéma d'après Gilles Deleuze et Maurice Blanchot

 Septentrion - Février 2026


Comment représenter une expérience qui échappe au langage ? L’exil, vécu comme déracinement et déplacement, trouve au cinéma un espace de réinvention formelle et sensorielle. L’Image-exil explore les puissances de l’image cinématographique à révéler cette expérience-limite. Ce concept – Image-exil – au croisement du visible et de l’absence, permet de renouveler notre regard sur la représentation du déplacement, de la mémoire et de l’altérité. Issu de recherches menées sur plusieurs années, ce livre interroge les devenirs de l’image à travers quatre réalisateurs majeurs du cinéma mondial : Walter Salles, Andreï Tarkovski, Glauber Rocha et Wim Wenders. En dialogue avec les pensées de Gilles Deleuze, Maurice Blanchot, Henri Bergson, Giorgio Agamben et Walter Benjamin, il propose une lecture inédite du cinéma comme médium de l’exil et offre les moyens de penser l’image au prisme de la condition contemporaine du déplacement.

Hudson Moura, chercheur franco-brésilien, mène un parcours académique et professionnel à la fois riche, diversifié et résolument transnational. Titulaire d’un doctorat en cinéma et littérature comparée obtenu à Montréal, puis d’un postdoctorat en cinéma interculturel à Vancouver, il a enseigné, dirigé des ateliers théoriques et pratiques, contribué à de nombreuses publications et donné des conférences dans plusieurs pays. Il enseigne actuellement le cinéma, les nouveaux médias et la politique à la Toronto Metropolitan University. Fondateur de la revue académique Interactive Film and Media ainsi que des congrès annuels qui y sont associés, il est également chroniqueur cinéma pour Radio-Canada Toronto.

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Pierre-Olivier Dittmar : L'invention de l'animal. Essai d'anthropologie médiévale

 Gallimard - Mars 2026


Il n'y avait pas d'animal au Moyen Âge. Des cochons et des oiseaux, des bœufs et des belettes, des lapins et des ours, des loups et des abeilles, des licornes même, oui. Mais si les animaux étaient présents en nombre, partageaient leur territoire et bien d'autres relations avec les humains, l'animal en tant que catégorie, tel que nous le connaissons aujourd'hui, n'existait pas. Or l'invention de ce concept ne crée pas seulement une fracture entre les humains et le reste du monde ; elle produit aussi m1second partage, moins visible, plus intime, qui donne naissance à une « part animale » au sein de chaque individu.
L'objet de cet ouvrage est de témoigner d'un monde, d'une période, qui ignorait cette double coupure et l'a fait émerger. Au croisement de l'histoire religieuse et de l'histoire intellectuelle, de l'histoire de l’art ou de celle de l'alimentation, il met en lumière, notamment par les images, un mode particulier de rapport au vivant et un moment décisif de l'histoire des sociétés occidentales.

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Martin Buber : Confessions extatiques

 Héros-Limite - Janvier 2026


Confessions extatiques est un livre à part dans l’œuvre de Martin Buber. L’auteur le publie en 1909 à l’âge de 30 ans, bien avant de devenir une figure intellectuelle mondialement reconnue. L’ouvrage réunit de nombreux témoignages et textes mystiques issus de multiples sources et de différents siècles. Du monachisme grec à l’hindouisme en passant par la pensée des soufis ou les paroles de Lao-Tseu. « Ce sont des citations d’hommes fervents issus de nombre d’époques et de peuples que je rassemble depuis des années, dira-t-il. Outre leur grand intérêt pour l’histoire de la mystique, ils me paraissent psychologiquement remarquables : ils veulent communiquer l’immédiat, une expérience muette ; et, esthétiquement, l’étrange, le hors-norme, en même temps empreint d’une merveilleuse poésie. »
Un livre resté méconnu et qui pourtant laisse entrevoir les développements futurs de la pensée de Martin Buber, notamment ses recherches autour d’un socialisme communautaire (Utopie et socialisme), sa réflexion sur l’altérité et la figure de l’Autre (Je et Tu) et son étude autour du judaïsme hassidique (Les Récits hassidiques). Un ouvrage clé pour comprendre et éclairer la pensée du grand philosophe.

Traduction Jean Malaplate
Postface de Dominique Bourel

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lundi 16 février 2026

Henri Bergson : Matière et mémoire. Essai sur la relation du corps à l'esprit

 PUF - Février 2026 - Quadrige


Dans Matière et mémoire (1896), son deuxième grand livre, Bergson montre comment notre mode de connaissance habituel, fondé sur l’espace, nous masque l’essence de l’esprit, celle de la matière, et leurs relations. On croit que l’esprit est fait d’éléments isolés (d’où une stricte localisation cérébrale) : c’est un acte temporel. On croit que la matière est faite d’objets séparés : c’est un ensemble de mouvements, même si notre corps en isole des « images ». Dans les deux cas, l’espace nous masque la durée.
Solution originale au problème classique du dualisme, appuyée sur une discussion scientifique et métaphysique, ce livre est essentiel dans l'œuvre bergsonienne, dans son temps, et aujourd’hui encore.

Préface de Lionel Naccache

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Irène Pereira : Le féminisme libertaire. Des apports pour une société radicalement féministe

 Le Cavalier bleu - Février 2026


Que peut apporter l’anarchisme au féminisme ? Le féminisme à l’anarchisme ? En posant cette double interrogation, le féminisme libertaire dévoile les angles morts de ces mouvements et permet d’approfondir leurs questionnements. Clairement distinct d’une acception purement libertarienne, il affirme l’existence de systèmes d’oppression et, en réponse, la possibilité d’une capacité auto-émancipatrice.
Véritable enquête philosophique que l’autrice confronte à des éléments historiques, cet ouvrage invite à penser une société radicalement féministe et anti-capitaliste, sans intervention de l’État et à la liberté individuelle étendue. Pour utopique qu’il paraisse, le féminisme libertaire peut nourrir les réflexions actuelles et infuser notre monde.

Irène Pereira est professeure des Universités en philosophie de l’éducation à l’Université de Rouen. Elle a écrit plusieurs ouvrages sur l’anarchisme, la gauche radicale et les pédagogies critiques. Elle participe régulièrement au site Grand angle libertaire.

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Etienne Anheim : Pétrarque, portrait de famille

 Minuit - Mars 2026


Pétrarque (1304-1374) est un monument de l’histoire littéraire. Codificateur du sonnet, auteur de la plus importante correspondance du Moyen Âge, philosophe moral et spirituel, il est sans doute l’écrivain le plus imité depuis la Renaissance, de Ronsard à Beckett. À propos de cette œuvre révolutionnaire, tout ou presque semble avoir été écrit. Et pourtant, elle dissimule ce qui la fonde et qui se révèle par la lecture minutieuse des manuscrits et des archives du XIVe siècle : le portrait d’une famille italienne au temps de la peste, de la papauté d’Avignon et des conflits entre guelfes et gibelins.
À travers l’évocation de ses ancêtres, de son père et de sa mère, aux côtés de son frère qui l’abandonne pour devenir moine chartreux, en rêvant à Laure, la femme aimée qui lui tient lieu d’épouse spirituelle et rend invisibles d’autres compagnes, mais aussi dans ses rapports complexes avec son fils, sa fille et le cercle de ses amis lettrés, Pétrarque invente une famille d’encre et de papier dont il est le centre.
Construit comme un roman choral, cet essai raconte la vie de ces femmes et de ces hommes qui ont façonné la figure du premier écrivain moderne. En croisant la sociologie historique, l’anthropologie de la parenté et la poétique, il montre que l’histoire familiale n’est jamais qu’une affaire de récit et que la littérature est toujours une affaire de famille.

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Jean Leclercq, Charles-André Mangeney (éds.) : La phénoménologie contemporaine et la question du désir. Le phénomène entre érôs et thanatos

 PU de Louvain - Février 2026


Ce volume convoque une génération de jeunes chercheurs qui tentent d'éclairer ces usages spécifiquement phénoménologiques du « désir », les manières dont le concept est mobilisé et, bien entendu, les œuvres philosophiques majeures qui abordent les problèmes contemporains afférents à son traitement phénoménologique. 
Dans les nombreuses lectures et théorisations philosophiques de la notion de « désir », la phénoménologie – comme méthode et comme orientation philosophiques – a beaucoup à dire sur les façons de percevoir et de comprendre « le » désir, et singulièrement ses multiples capacités d'effets de sens, au gré de l’effectuation des actes d’intentionnalité.
Ce volume convoque une génération de jeunes chercheurs qui tentent d’éclairer ces usages spécifiquement phénoménologiques du « désir », les manières dont le concept est mobilisé et, bien entendu, les œuvres philosophiques majeures qui abordent les problèmes contemporains afférents à son traitement phénoménologique. Renaud Barbaras, Michel Henry, Emmanuel Levinas, Jean-Luc Marion, Jean-Paul Sartre ou encore Erwin Straus font ainsi l’objet d’analyses minutieuses et de mises en perspectives qui montrent la fécondité des recherches phénoménologiques.

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Armand Abécassis : Croire en Dieu ? Pour une autre idée du divin

 Plon - Février 2026


Et si croire en Dieu ne relevait ni de l'aveuglement ni du rejet, mais d'un nouvel humanisme spirituel ? Voici un livre pour ceux qui doutent, qui croient... et surtout qui s'interrogent et cherchent à comprendre Dieu, sans tomber dans les pièges de l'idolâtrie ou du fanatisme.
Armand Abécassis – philosophe, bibliste et talmudiste – propose une réflexion audacieuse et accessible sur les notions de religion, d'athéisme, de tolérance et de laïcité. Loin d'un traité académique réservé aux spécialistes, il offre au lecteur une traversée passionnante de l'histoire des idées religieuses, des dieux mésopotamiens et grecs au Dieu unique du judaïsme, en passant par les débats modernes sur l'idolâtrie et l'athéisme. Chaque civilisation a projeté dans ses divinités ses propres structures sociales, ses angoisses et ses espoirs.

Armand Abécassis, docteur en philosophie, est professeur émérite de philosophie générale et comparée à l'université Michel-de-Montaigne (Bordeaux-III), exégète du judaïsme et écrivain. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont deux au sein de "Renaissance" : Il était une fois le judaïsme (2011) et Jésus avant le Christ (2019). Tous deux écoulés à plus de 5 000 exemplaires.

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Seye Abimbola : Le regard étranger. Réflexions sur la santé mondiale

 IRD Editions - Février 2026


La santé mondiale a pour objectif, partagé par tous, d'améliorer la santé des populations et l'équité en matière de santé. Elle est aujourd'hui au coeur d'un débat scientifique qui remet en question ses fondements épistémologiques, et l'ouvrage entend y contribuer. En effet, les modalités de production de la connaissance - la manière dont le savoir est produit, utilisé, partagé et valorisé - dans ce champ académique sont acceptées bien qu'imprégnées d'injustices et de préjugés strucuturels. À travers une série de réflexions mêlant récits personnels et réflexions conceptuelles, l'auteur montre comment les chercheurs en santé mondiale sont soumis à un distant et puissant "regard étranger", dont le pouvoir façonne leur posture et ce qu'ils peuvent dire ou voir. En s'appuyant sur des exemples concrets, il propose des moyens de réfléchir et d'agir contre l'injustice épistémique, afin d'inspirer des efforts collectifs de transformation de la santé mondiale.

Seye Abimbola est né et a grandi au Nigéria. Il a beaucoup écrit sur les pratiques épistémiques dans les systèmes de santé et dans la santé mondiale académique. Il a été titulaire de la chaire Prince Claus en équité et développement à l'université d'Utrecht, aux Pays-Bas (2020-2022) et est actuellement professeur à l'université de Sydney, en Australie.

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Glenn Parsons : Philosophie du design

 Eliott - Février 2026


Omniprésent, aussi bien dans l'aménagement public que dans nos logements, s'emparant du moindre objet en apparence le plus futile, le design a pourtant rarement l’occasion d’une réflexion philosophique. Philosophie du design constitue le premier ouvrage conséquent en langue française offrant au design la place qu'il mérite dans le champ de la réflexion philosophique. Non seulement l'analyse du design est absente du champ de la philosophie politique ou morale, mais, fait curieux, il n'a guère suscité plus d'intérêt dans le champ de l'esthétique, alors qu'il constitue sans doute l'un des phénomènes récents les plus à même de le nourrir et de le reconfigurer. La jeunesse du design explique sans doute justement en partie ce manquement. S'ajoute à cela la focalisation presque exclusive, et en cela problématique, de la réflexion esthétique sur les artefacts purement artistiques, au détriment des êtres et phénomènes et entités naturelles et des artefacts techniques. À rebours d'une conception hautaine de la philosophie, qui se détournerait de ce que d'aucuns pourraient juger trivial ou bassement matériel, l'ouvrage de Glen Parsons offre un panorama passionnant et très accessible des perspectives classiques et contemporaines concernant un champ trop longtemps négligé.

Glenn Parsons est professeur de philosophie à l'Université métropolitaine de Toronto. Ses recherches portent sur l'esthétique, la métaphysique et la philosophie des sciences. Il est notamment l'auteur de Functional Beauty (2008) et de AEsthetics and Nature (2023).

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Marion Zilio : La lutte des mondes. Délire et fascisme à l'ère des multivers

 PUF - Février 2026


Comment la multiplicité des mondes influence notre conception du réel et de notre nature ?
Des multivers hollywoodiens aux métavers de la Silicon Valley, en passant par les réalités alternatives ou contrefactuelles des IA génératives, les mondes contemporains se constituent en un nouvel ordre baroque où s’enchevêtrent et s’affrontent les mondes clos du totalitarisme numérique et les plurivers ouverts issus de la prise en considération des réalités décoloniales ou non humaines. Comment habiter cette nouvelle intrication des mondes qui compose notre planète ?
En créant des ponts entre les diverses conceptions du monde qui traversent le contemporain, des plus émancipatoires aux plus totalitaires, des plus inclusives aux plus exclusives, Marion Zilio redéfinit de manière radicale notre compréhension du présent, usant de toutes les ressources de la théorie comme de l’écriture. Nous vivons une époque de lutte des mondes : voici la carte pour s’y repérer.

Marion Zilio est curatrice, critique et professeure. Elle est l'autrice aux Puf de Faceworld. Le visage au XXe siècle et du Livre des larves. Comment nous sommes devenus nos proies (2018 et 2020), traduits en plusieurs langues. Elle enseigne à l'EESAB de Rennes, à l'ESA Saint-Luc Bruxelles et à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.

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