mercredi 1 juillet 2026

Alain de Boudemange, Claire Cachia et Josselin Roux (dir.) : Promesse d’une terre nouvelle et d’un corps nouveau dans la Bible et ses lectures

 Champion - Juin 2026


La promesse d’une terre nouvelle et d’un corps nouveau est au cœur de l’espérance juive et chrétienne. Le Dieu biblique est à la fois un Dieu créateur et sauveur. À travers son alliance avec Israël, la condition corporelle et la matérialité même de la terre sont appelées à être renouvelées. Cet ouvrage examine comment la Bible et les textes juifs et chrétiens, à travers leur réception des textes bibliques, rendent compte de cette promesse divine, et par suite, de cette espérance. Cette démarche permet de préciser quelle est la nature de cette nouveauté qui est attendue, et quel en est le degré. Jusqu’à quel point terre et corps seront-ils « nouveaux » ? Jusqu’où va leur « communauté de destin » ? En retour, l’étude de ces sources est susceptible d’alimenter, d’une part, les réflexions actuelles sur les grands défis écologiques de notre siècle, et d’autre part, les débats sur le caractère malléable, perfectible, de notre condition corporelle.

Alain de Boudemange est enseignant chercheur en Nouveau Testament aux Facultés Loyola Paris. Il est spécialiste des évangiles synoptiques et du milieu juif du premier siècle.
Claire Cachia enseigne la théologie patristique à l’Université catholique de l’Ouest (Angers). Elle travaille particulièrement sur les questions d’anthropologie dans la patristique grecque et latine.
Josselin Roux est maître de conférences en sciences bibliques à l’Université catholique de l’Ouest (Angers). Il est spécialiste des textes de la Bible hébraïque, ainsi que de l’étude des danses et gestuelles dans le monde biblique.

Ont contribué à ce volume : Alain de BOUDEMANGE, Danielle BRUNON, Claire CACHIA, Bernard GRASSET, Pascal MUELLER-JOURDAN, Laurent PINCHARD, Marie-Ange RAKOTONIAINA, Josselin ROUX et Philippe SEYS.

acheter ce livre



Archives de philosophie, Tome 89, cahier 2, avril-juin 2026 : Le dilemme de la philosophie au Brésil

Faculté Loyola Paris - Juin 2026


Sertorio de Amorim e Silva Neto, Avant-propos

Luiz Alberto Cerqueira, La philosophie au Brésil, ou la conscience de soi comme liberté. Un héritage de l’aristotélisme des Conimbricenses

Contrairement à l’enseignement philosophique dans le Brésil colonial, limité à l’aristotélisme sous-jacent à la pédagogie des Jésuites, l’idée de philosophie brésilienne suppose la réception de la philosophie moderne par les lettrés du Brésil post-indépendance. L’interprétation du sens et de la valeur de cette réception exige une réflexion sur le caractère humaniste de l’intervention des lettrés dans l’histoire de l’enseignement philosophique occidental, dont le problème central concerne la polarisation entre « anciens » et « modernes » autour de la fidélité à Aristote.


Lúcio Álvaro Marques, La philosophie moderne brésilienne. Analyses ciblées de l’Encyclopédie (1751) et du Manuscrit 380 (1756)

Nous analysons ici l’existence d’une philosophie coloniale brésilienne. Pour ce faire, nous comparons la structure du Compendium Philosophicum (1756, ci-après : Ms 380) avec les Philosophiae integer (1672) de Johannes Poncius ; et nous examinerons les concepts de philosophie, de méthode et la notion d’histoire de la philosophie dans la notice de l’Encyclopédie sur la philosophie (1751) avec les définitions respectives de la préface du Ms 380. Tout cela pour répondre à cette question : dans le cadre de l’éducation coloniale, y a-t-il eu une philosophie que l’on pouvait qualifier de brésilienne ?.


Ivan Domingues, Essais métaphilosophiques. Outils et résultats

L’article envisage faire connaître au public français mon livre Filosofia no Brasil: Legados e Perspectivas – Ensaios Metafilosóficos (Philosophie au Brésil. Héritages et perspectives, essais métaphilosophiques). Le focus est l’ethos du philosophe brésilien – libre-penseur ou enseignant de philo­sophie – décliné selon cinq modèles d’idéal-types bâtis à l’aide de la méthode wébérienne. En outre, j’ai ajouté en notes la liste des noms et d’autres remarques qui pourraient intéresser le public français spécialisé, données historiques et références bibliographiques comprises.


Rainer Guldin, Vilém Flusser : un philosophe brésilien ?

En 1972, le philosophe et écrivain juif tchèque Vilém Flusser décide de retourner en Europe après avoir passé plus de trente ans au Brésil, où il avait trouvé refuge au début des années 1940 en fuyant l’Allemagne nazie. Avant son départ, il rédige une série de textes, dans lesquels il réfléchit à la manière dont la culture multilingue et la nature tropicale du Brésil ont influencé sa pensée. Dans ce contexte, il aborde également ce que signifie philosopher au Brésil, ainsi que la nature de la philosophie en tant que telle.


Alexandre Guimarães Tadeu de Soares & Luciene Torino, L’anthropophagie philosophique de Fausto Castilho

Ce texte explore la figure de Fausto Castilho – homme d’études, professeur, traducteur, philosophe et penseur du concept de Brésil – à travers le prisme de l’anthropophagie, concept clé du modernisme brésilien élaboré par Oswald de Andrade, pensé ici comme une expérience philosophique née au Brésil. L’anthropophagie devient, chez Castilho, un geste méthodologique : penser, c’est digérer, ruminer et transfigurer ce qui vient de l’autre. Elle devient aussi un geste critique et créateur, à la fois local et universel, transformant la pensée brésilienne en une force active de décolonisation.


Flávia Rios, Philosophie améfricaine. La production intellectuelle de Lélia Gonzalez

La proposition de cet article est d’expliquer l’émergence de la philosophie améfricaine et d’en identifier les fondements. On soutient que cette philo­sophie a été produite dans l’entre-mondes et dans des espaces contre-coloniaux, tels que les quilombos, les écoles de samba et les collectifs politiques périphériques, qui constituent des formes d’organisation collective dont le pouvoir et le savoir se construisent à partir de pratiques politiques et de bien vivre, déterminées par l’enracinement dans les territoires, par les liens communautaires et par le rapport à l’ancestralité.


Evandro Luís Gomes & Itala Maria Loffredo D’Ottaviano, Paraconsistance et quasi-vérité. L’héritage philosophique de Newton da Costa

Newton da Costa, par ses contributions théoriques essentielles, originales et innovantes, se distingue comme le premier grand logicien et philosophe brésilien. Dans cet article, nous analysons la formation de sa pensée, l’établis­sement de sa vision pragmatique et pluraliste de la logique, la création et le développement des logiques paraconsistantes, la théorie de la quasi-vérité et les répercussions de ses contributions logico-philosophiques.


acheter ce livre