vendredi 5 janvier 2024

Jusqu’à la mort accompagner la vie 2023/4 (N° 155) : De la confiance

 PU de Grenoble - Janvier 2024


Dans le champ du soin et de l'accompagnement, la confiance est une notion essentielle. Elle est au coeur du prendre soin, elle fonde la relation, permet la rencontre et l'échange. Elle mobilise l'espoir d'un engagement mutuel entre le professionnel et le patient, dans un processus d'endettement réciproque. Elle est aussi un ingrédient indispensable au travail en équipe pluridisciplinaire, dans la reconnaissance des compétences de chacun.

Page 5 à 9 : Yvette Chazelle - La confiance, un affect partagé ? | Page 13 à 20 : Véronique Haberey-Knuessi - La confiance, une notion complexe au fondement des soins | Page 21 à 29 : Hélène Chrétien, Aude Pignon, Marie Petit et Carole Durand - La relation de confiance dans les soins à l’épreuve des mutations médicales et sociétales | Page 31 à 40 : Jean-Philippe Pierron - Habiter la confiance ? | Page 41 à 50 : Philippe Svandra - À quel soin se fier ? Faire confiance à la confiance | Page 51 à 60 : Jean-Marc Talpin - La confiance dans la fin de la vie : entre expériences infantiles et cadre légal | Page 61 à 67 : Aloïse Philippe - Accords et désaccords entre confiance et espoir en soins palliatifs | Page 69 à 81 : Olivier Cuartiella - Un cas de confiance | Page 83 à 93 : Pierre Reboul - Une étrange croyance : la confiance | Page 95 à 101 : Christian Peyrard - « Un abus de confiance ? » | Page 103 à 105 : Jacques Dupont - L’accompagnement, une démarche exigeante ou intuitive ? | Page 107 à 111 : Walter Hesbeen - Être en confiance au sein des équipes pluridisciplinaires | Page 113 à 120 : Yvette Chazelle - Pour aller plus loin : bibliographie thématique | Page 123 à 131 : René Schaerer et Françoise Poirier - Compte rendu d’actualités.

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Carlo Bonomi : Le traumatisme en héritage. Aux origines de la psychanalyse

 Amsterdam - Janvier 2024


L’invention de la psychanalyse est le produit d’un traumatisme inavoué et refoulé qui s’est logé au cœur du système de pensée de Freud.
Sa découverte conduit Carlo Bonomi à proposer un récit inédit de la fondation de cette discipline.

Au début de l’année 1895, Sigmund Freud tente de guérir la névrose d’Emma Eckstein en lui faisant subir une opération du nez. Cette opération tourne mal : la patiente se vide de son sang, elle en meurt presque. Longtemps ignoré, cet épisode revêt pourtant un caractère fondamental pour l’histoire de la psychanalyse. Inconsciemment identifiée par Freud à une réitération de la mutilation génitale qu’avait subie Emma Eckstein dans son enfance, l’opération s’est en effet logée au foyer de ses angoisses, faisant écho à la fois à sa propre circoncision, au contexte violemment antisémite de l’époque et à ses conflits avec son père.
Au fil d’une enquête aussi méticuleuse qu’érudite, Carlo Bonomi dévoile la portée décisive qu’a eu cet événement sur la formation du système de pensée freudien et sa transmission. Il montre en effet que si Freud n’a jamais reconnu sa dimension traumatique, c’est bien dans son sillage qu’il a forgé sa méthode d’analyse et le désormais célèbre « complexe de castration ».
La prise en compte de ce traumatisme effacé et, par conséquent, du caractère amputé du legs freudien jette une lumière nouvelle sur l’histoire de la psychanalyse.

Carlo Bonomi est psychanalyste formateur et superviseur de la Société italienne de psychanalyse Sándor Ferenczi, président de l’International Sándor Ferenczi Network (ISFN), co-éditeur en chef du The Wise Baby/Il poppante saggio, et éditeur associé du International Forum of Psychoanalysis.

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Sandra Lucbert : Défaire voir. Littérature et politique

 Amsterdam - Janvier 2024


« Si l’hégémonie nous fige dans son imaginaire, ses signifiants, sa pulsionnalité, l’art, aussi bien que les sciences sociales – quoique très différemment -, peut entreprendre de nous en extirper. Pour peu qu’il s’en donne les moyens : qui passeront par un travail imaginaire et langagier analytiquement informé. Oui, c’est bien l’imagination et la langue qu’il faut travailler, mais dans le sens d’une précision sociale-historique. »

Il paraît que la littérature politique est dans un mauvais cas. On nous dit qu’elle n’a rien de littéraire, ni rien de politique. Rien de politique : elle est affaire de sermon déguisé. Rien de littéraire : toute forme en est la grande absente. Soit elle revendique trop ostentatoirement d’être du côté des opprimés, et elle est édifiante. Soit elle se pique de démontrer mais elle a oublié qu’elle n’était pas une science sociale. Il paraît aussi, heureusement, qu’il y a une troisième voie : éviter toute clarté – les vertus du surcroît et de l’ineffable feront le reste. Éventuellement.
En somme, on ne peut conjoindre forme, pensée et politique. C’est le trilemme de La-littérature-politique. Paralysie complète.
Eh bien non.

Sandra Lucbert est autrice de littérature. Elle a notamment publié Personne ne sort les fusils (Le Seuil, 2019) et Le Ministère des contes publics (Verdier, 2021).

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Amandine Cayol, Bénédicte Bévière-Boyer, Wei Wang , Émilie Gaillard (dir.) : Le transhumanisme à l'ère de la médecine améliorative

 Mare Martin - Janvier 2024


La question du recours aux technosciences pour améliorer, sélectionner et transformer l'être humain est d'une actualité brûlante. Cet ouvrage a pour objectif d'engager des réflexions pluridisciplinaires et internationales sur ces évolutions biologiques et technoscientifiques susceptibles de bouleverser la condition humaine. S'appuyant sur des témoignages de professionnels de santé, cet ouvrage permet de mettre en exergue le glissement de la médecine du thérapeutique vers l'amélioration de l'Homme. Ces témoignages sont le support d'une analyse pluridisciplinaire (droit, anthropologie, philosophie, sociologie, médecine) et internationale (comparaison France-Asie) sur le devenir de l'être humain.

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Jean Claudy Pierre : Souveraineté, guerre et paix. Du Projet de paix perpétuelle de Kant à l’ONU

 L'Harmattan - Janvier 2024


Le droit international moderne a évolué du ius ad bellum au principe du non-recours à l’usage de la force. Ce changement résulte notamment de l’institutionnalisation des relations internationales. Kant est le premier penseur à avoir mis en lumière, non seulement la nécessité, mais aussi la possibilité d’une paix internationale qui soit l’expression de la volonté souveraine des États, tout en étant fondée sur le droit. Toutefois l’institutionnalisation des relations internationales n’est pas une panacée qui pacifierait, soudainement et une fois pour toutes, les rapports de coexistence interétatiques. Elle est de préférence une condition indispensable à la réalisation d’un droit international objectivant la paix.

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Cahiers staëliens 2023, n° 73 : Staël et la philosophie

 Classiques Garnier - Janvier 2024


Johanna Lenne-Cornuez, Charlotte Sabourin

Introduction / Introduction 9

Debora Sicco

Une mauvaise morale dans un mauvais style.
Genlis juge de Staël dans La Femme philosophe /
Bad Morality and Bad Style. Genlis Judge of Staël
in La Femme philosophe 15

Günter Zöller

“To Comprehend the Incomprehensible as Such”.
Staël’s Strategic Reading of Kant and Fichte in Light of
Fichte’s Kantian Self-Interpretation with the First English
Translation of Fichte’s “Aphorisms for Mme de Staël” /
« Comprendre ce qui est incompréhensible comme tel. »
Une lecture stratégique de Kant et Fichte par Staël
à la lumière de l’auto-interprétation kantienne de Fichte
avec la première traduction anglaise des
« Aphorismes pour Mme de Staël » de Fichte 33

Emmanuel Chaput

S’éduquer à travers l’autre. Philosophie du perfectionnement, humanisme et conscience de soi chez G.W.F. Hegel
et Germaine de Staël / Educating Oneself Through the Other.
The Philosophy of Improvement, Humanism, and Self-Consciousness
In G.W.F. Hegel and Germaine de Staël 51

Arthur Krieger

Mme de Staël’s Philosophy of Imagination /
La philosophie de l’imagination de Mme de Staël 778

Aurelian Craiutu

The Dangers of Incredulity.
Rivarol and Necker on Religion and Morality /
Les dangers de l’incrédulité.
Rivarol et Necker à propos de la religion et de la morale 101

Simona Sala

Staël déiste, ou comment accommoder religion et philosophie
au tournant des Lumières / Staël the Deist, or How to Accommodate
Religion and Philosophy at the Turn of the Enlightenment 125

Lucien Jaume

Renoncer à l’absolu ?
Philosophie et politique chez Germaine de Staël /
Renouncing to the Absolute?
Germaine de Staël’s Philosophy and Politics 141

Nastassja Pugliese, Yasmim Pontes

The Reception of Germaine de Staël in 19th Century Brazil.
From “Illustrious Writer” to “Metaphysician” /
La réception de Germaine de Staël dans le Brésil du xixe siècle.
D’« illustre écrivaine » à « métaphysicienne » 159

Adrien Peuple

Germaine de Staël, une philosophie du soin ? /
Germaine de Staël’s Philosophy of Care 177

VARIA

Julien Landel

« Indigène » ou « étranger » ? La nationalité française d’Auguste
de Staël contestée en 1824 / “Native” or “Foreign”?
Auguste de Staël’s French Nationality Challenged in 1824 195

Résumés/Abstracts 211


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jeudi 4 janvier 2024

Julia Annas, Jonathan Barnes : Les modes sceptiques. Textes anciens, lectures contemporaines

 Eliott éditions - Janvier 2024


Quand nous pensons à une action répugnante, avons-nous raison de juger que « cette action est répugnante » ? Plus généralement, quand nos sens ou nos pensées nous présentent que telle chose apparaît ceci ou cela, avons-nous raison de juger que telle chose est ceci ou n'est pas cela ? À ces questions, les sceptiques de l'Antiquité répondent négativement : nous ne devrions pas juger que certaines choses sont ou ne sont pas par nature douces, répugnantes, etc. Nous devrions, au contraire, suspendre notre jugement. L'enjeu de cet essai est d'étudier les dix arguments, appelés aussi « modes d'Énésidème », qui nous y conduisent. Ce livre est une invitation à découvrir la philosophie sceptique en compagnie des Anciens. Les auteurs rendent accessibles les principaux textes qui nous renseignent sur ces modes en proposant un commentaire vivant. Loin d'être un simple exercice d'admiration du passé, les textes sont constamment abordés selon une perspective critique. Cet ouvrage intéressera autant les spécialistes que les personnes désireuses de connaître le scepticisme antique et la philosophie.

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Mondes communs n°9 : Inceste(s). Représenter, juger, suspecter

 PUF - Janvier 2024


Dans cet ouvrage, historiens, anthropologues et praticiens considèrent l’inceste dans un contexte plus large que celui du crime commis par un adulte sur un enfant de sa famille. Abandonnant la rhétorique contemporaine du « silence » et de la transgression du « tabou », les auteurs s’intéressent aux manières de penser, représenter, dire, traiter et juger l’inceste selon les contextes dans lesquels il se pose au philosophe ou au tragédien en Grèce ancienne ; aux juristes, aux juges et aux justiciables dans la France d’Ancien Régime ; aux théologiens, aux médecins, aux anthropologues et aux législateur dans l’Angleterre victorienne ; aux personnes issues d’un même donneur de sperme, aux professionnels de la protection de l’enfance chargés d’évaluer une suspicion d’inceste ou au juge des enfants aujourd’hui. Autant de situations qui suscitent des pratiques, mobilisent des savoir-faire, actualisent des représentations et objectivent des préoccupations situées suivant les fonctions, les statuts et les places occupées par chacun des protagonistes confrontés à l’inceste.

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Pierre Hurteau : Le péché et la garde de la langue. Entre blasphème et culture du bannissement

 L'Harmattan - Janvier 2024

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Le blasphème n’a plus la même portée dans les sociétés modernes où la religion est souvent confinée à la sphère privée mais son étude, dans diverses traditions religieuses, nous apprend qu’il ne se réduit pas à proférer des injures en l’absence de la personne concernée, à savoir le divin.
Ce péché de langue a des dimensions sociales, voire politiques. La sécularisation et la cohabitation souvent ardue des religions amènent un déplacement épistémique du blasphème vers le discours de haine envers les adeptes d’une tradition. Ne pas injurier autrui en raison de ses croyances devient un instrument de cohésion sociale et une manière de cautionner l’autorité politique. Le bon usage de la langue n’est pas que bienséance ou étiquette, il a rapport avec l’impératif moral de respecter l’égale dignité de tout être humain.
Dès le Moyen-Âge chrétien, plusieurs théologiens articulent des principes éthiques autour de ce qu’ils appellent la garde de la langue. Cette éthique langagière nous plonge dans un univers qui dépasse la frontière du blasphème. Leur réflexion et la typologie des péchés de langue qu’ils présentent peuvent nous servir à mettre en lumière les normes à partir desquelles le discours de haine ou la culture du bannissement devraient s’apprécier.

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Revue française d'histoire des idées politiques n°58, 2023 : La philosophie politique de Simone Weil

 L'Harmattan - Janvier 2024


En hommage à Patrice Rolland, disparu le 30 octobre 2022, la Revue française d’histoire des idées politiques publie son mémoire de diplôme d’études supérieures consacré à la philosophie politique de Simone Weil (1971). Rédigé à une époque où la pensée politique de Simone Weil n’était abordée que comme un aspect particulier de son œuvre, ce travail adopte une approche novatrice, prolongée par la recherche universitaire postérieure, consistant à mettre au jour l’unité générale de la pensée weilienne à travers le prisme particulier de sa dimension politique. La publication de ces Recherches sur la philosophie politique de Simone Weil a bénéficié de la contribution de deux éminents spécialistes : le travail d’édition scientifique a été réalisé par Michel Narcy, tandis que Robert Chenavier a rédigé une présentation du mémoire.

Contributeurs : Robert Chenavier, Patrice Rolland, Romain Cuttat, Daniel Le Clerc.

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Xavier Bolot : L'expérience sensible et le hasard créateur

 L'Harmattan - Janvier 2024


Nos capteurs s’activent sous l’effet des variations extérieures aléatoires et nos neurones se connectent sous l’effet de combinatoires effrénées. Ces combinaisons confrontées aux images engrangées par notre mémoire permettent de générer de nouvelles images. Ainsi naissent les poésies les plus envoutantes et les découvertes les plus étonnantes. Tels sont les effets du hasard. Tel est notre fonctionnement quotidien. C’est aussi par hasard que j’ai rencontré ma femme préférée, répandu sur une toile des couleurs qui n’appartiennent qu’à moi, trouvé une idée qui m’a permis de sortir d’une impasse. Le hasard est à la source de la vie. Il est la plus belle invention qui soit. Le hasard était représenté chez les Anciens Grecs par un dieu de la fortune. Le monde du hasard est représenté aujourd’hui par des images enfantines dites quantiques.

Xavier Bolot est dessinateur et peintre, ingénieur de l’Institut National Polytechnique de Grenoble, professeur d’électronique à l’Université de Montréal et membre du Centre d’Etudes sur l’Actuel et le Quotidien (Paris-V).

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Topique 2024/1 (n° 160) : Contester la norme

Association Internationale Interactions de la Psychanalyse (A2IP) - Janvier 2024


Page 5 à 6 : Sophie de Mijolla-Mellor - Éditorial | Page 7 à 16 : Sophie de Mijolla-Mellor - La dystopie politique | Page 17 à 28 : Jean-Marie Donegani - Le magistère psychanalytique et l’indifférentisme démocratique | Page 29 à 40 : François Richard - Logiques du complotisme | Page 41 à 54 : Yannick Milleur - L’illusion complotiste | Page 55 à 68 : Stefano Monzani - L’échappée belle | Page 69 à 80 : Joëlle Bordet - Les réseaux sociaux et les adolescents des quartiers populaires | Page 81 à 96 : Simruy Ikiz - Les dystopies : un besoin de sens chez les adolescents ? | Page 97 à 110 : Marion Haza - Objets culturels dystopiques et adolescence | Page 111 à 122 : Sandra Szurek - Droit, sexe et genre : évolution historique de la binarité | Page 123 à 136 : Céline Masson - Utopie de genre. Fiction pubertaire. Le genre, un cache-sexe ? | Page 137 à 150 : Claudio Rubiliani - L’insoutenable pesanteur du réel | Page 151 à 168 : Jean-Baptiste Marchand - Le genre et la psychanalyse : un rendez-vous manqué ? | Page 169 à 182 : Yann Zoldan et Delphine Rambeaud-Collin - Identités de genre et incertitudes analytiques | Page 183 à 192 : Jacques Sédat - De la pulsion de genre | Page 193 à 200 : Sophie de Mijolla-Mellor - La bisexualité et ses destins | Page 201 à 214 : Silke Schauder - Basquiat, peintre de l’a-norme | Page 215 à 219 : Harold P. Blum - “A Celia” de Ben Jonson et la psychanalyse du développement.

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David Foster Wallace : C'est de l'eau

 L'Olivier - Novembre 2023


« C’est l’histoire de deux jeunes poissons qui nagent ensemble. Ils rencontrent un poisson plus vieux qui nage en sens inverse. Le vieux poisson leur fait un signe de tête et dit : "Salut, les gars. L’eau est bonne ?" Les deux jeunes poissons continuent à nager, puis, finalement, l’un d’eux regarde l’autre et fait : "C’est quoi, l’eau ?" »

Dans ce petit livre inspirant et étonnant, discours prononcé devant les étudiants du Kenyon College, David Foster Wallace explique deux ou trois choses qu’il sait – ou ne sait pas – de l’existence. Concentré d’humour, de sagesse et d’esprit, C’est de l’eau est le bréviaire idéal pour apprendre à vivre avec empathie.

Nouvelle traduction de l’anglais (États-Unis) par Francis Kerline

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mercredi 3 janvier 2024

Revue de philosophie ancienne 2023/2 (Tome XLI) : varia

 Ousia - Janvier 2024

Page 213 à 243 : Vitor De Simoni Milione - Socrate l’autourgos tês philosophias : Remarques sur le Banquet I, 5 de Xénophon | Page 245 à 294 : Wolfgang Detel - Aristotle’s theory of time is not flawed | Page 295 à 323 : Nélio Gilberto dos Santos - La finalité comme ἔργον dans le livre IV des Météorologiques d’Aristote | Page 325 à 374 : Robert Roreitner - Aristotle’s “Greatest Difficulty”: Universality of Thought in Metaphysics M 10 and Θ 9 | Page 375 à 399 : Tomasz Mróz - Polish Translations of Plato’s Dialogues from the Beginnings to the Mid-Twentieth Century.

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A contrario 2023/2 (n° 35) : Variétés de la philosophie de terrain

 BSN Press - Janvier 2024


Page 5 à 10 : Marion Bérard et Layla Raïd - Présentation | Page 11 à 29 : Marion Bérard - Observation participante, implication et engagement en philosophie | Page 31 à 43 : Brenda Bogaert - De la pertinence des théories non idéales pour la philosophie de terrain | Page 45 à 66 : Miranda Boldrini - Ce que l’ordinaire fait aux concepts philosophiques | Page 67 à 92 : Damien Delorme - « Une petite révolution dans le monde agricole » : contribution à une philosophie politique des alternatives agro-écologiques | Page 93 à 114 : Jean-Philippe Pierron - Le sol pour « se » comprendre et les terrains pour expliquer | Page 115 à 140 : Layla Raïd - Déflexion, philosophie et terrain | Page 141 à 160 : Ossian Rogé - Quelle signification pour quelle connaissance en économie ? | Page 161 à 178 : María Grace Salamanca González - L’Amérique latine comme lieu d’énonciation : la recherche par-delà l’approche sujet-objet.

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Pouvoirs, n°188 : La Guerre civile

 Seuil - Janvier 2024



« Penser la guerre civile », par Julian Fernandez

« Introuvable guerre civile. Le point de vue de l’historien », par Jean-Clément Martin

« La guerre civile au fondement des théories contractualistes du politique », par Nicolas Dubos

« La guerre civile peut-elle être un choix rationnel ? », par Patrick Le Bihan

« La guerre civile au prisme du genre », par Camille Boutron

« Le fantasme de guerre civile dans la culture politique américaine », par Maxime Chervaux

« La prévention de la guerre civile dans les institutions internes et en droit international », par Muriel Ubeda-Saillard

« Sortir des guerres civiles », par Sandrine Lefranc

« Diplomatie et guerre civile », par Franck Petiteville

« Mémoire des guerres civiles », par Sébastien Ledoux

« Les guerres civiles africaines, un legs colonial ? », par Roland Marchal

« Regard conclusif », par Henry Rousso


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Didier Fassin, Anne-Claire Defossez : L'Exil, toujours recommencé. Chronique de la frontière

 Seuil - Janvier 2024


Fuyant les violences politiques, les persécutions religieuses ou la pauvreté, des hommes, des femmes, des enfants d’Afghanistan, d’Iran, du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, se mettent en route pour des voyages de plusieurs années au cours desquels ils affrontent les rackets des bandes armées, les brutalités des polices, les camps d’enfermement, les murs de barbelés, les rigueurs du désert, les périls de la mer. Beaucoup y perdent la vie.
Cinq années durant, été comme hiver, Didier Fassin et Anne-Claire Defossez ont mené une recherche à la frontière entre l’Italie et la France, dans les Alpes, auprès de nombre de ces exilés, pour reconstituer leur périple en l’inscrivant dans le contexte géopolitique des bouleversements du monde. Ils ont pris part aux activités menées pour leur porter assistance. Ils ont rencontré les multiples acteurs de ce territoire de migrations millénaires.
Leur enquête donne ainsi à comprendre l’expérience des exilés, l’engagement des volontaires et même le désarroi des forces de l’ordre, conscientes de la vanité de leur mission. Elle dévoile l’inefficacité d’une militarisation de la frontière qui rend plus dangereuse la traversée de la montagne et d’une politique qui nie les droits de personnes en quête de protection.

Anthropologue et médecin, Didier Fassin est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Questions morales et enjeux politiques dans les sociétés contemporaines, et directeur d’études à l’EHESS. Anne-Claire Defossez est sociologue, chercheure à l’Institute for Advanced Study de Princeton.

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Geoffroy de Lagasnerie : Se méfier de Kafka

 Flammarion - Janvier 2024


À travers des récits emblématiques comme Le Procès ou La Colonie pénitentiaire, Kafka a profondément marqué la représentation moderne de la Loi, de l’État et du pouvoir. Ses descriptions d’un pouvoir sans règle et sans lieu, et d’un sujet perdu dans ses filets, nous interpellent. Elles semblent dire quelque chose de notre condition politique, de la bureaucratie ou de la Justice.
Mais ne devons-nous pas nous méfier de notre identification aux thèmes de Kafka ? Les images terrifiantes d’une bureaucratie d’État au fonctionnement secret et imprévisible, d’un pouvoir policier arbitraire ou encore d’une Justice qui accuse des innocents nous inquiètent et nous fascinent. Mais nous aidentelles véritablement à comprendre la société dans laquelle nous vivons ?
En discutant aussi bien Kafka que les philosophes qui se sont référés à son œuvre, en confrontant la rhétorique kafkaïenne à une analyse socio-politique de la Justice, de la Police, de l’État, Lagasnerie interroge les automatismes qui façonnent nos manières spontanées de penser les pouvoirs. Et réfléchit sur les principes qui permettent de saisir la vérité des institutions qui composent notre monde.

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