Jacques-Marie Laffont - Mars 2025
Le culte effréné que le capitalisme voue à la croissance économique a réduit la société à un supermarché planétaire. Dans un univers social aliéné et réifié, toute la nature, les êtres humains et les autres formes du vivant ne sont plus que des choses avec un prix dans une circulation marchande qui annihile le vivant entre l'argent de la guerre et la guerre de l'argent. Le parachèvement de la raison marchande nous a poussés au-delà de la société du spectacle jusqu'à la falsification du monde. Peu importe par quelle idéologie religieuse ou politique le capitalisme en phase terminale obscurcit aujourd'hui les esprits, attriste les coeurs et gangrène le vivant. Notre conscience in fieri nous le dit, nous le crie : défendez la vie partout avant qu'il ne soit trop tard ! Contre la technocratie totalitaire du mode de production capitaliste et le nihilisme délirant de la civilisation qui l'utilise, un autre monde n'est plus seulement possible, il est nécessaire.
Sergio Ghirardi Sauvageon est né à Gênes en 1947 et a grandi, vécu et étudié en Italie. Il vit en France depuis 1980, renouant avec ses racines maternelles auvergnates. Il a enseigné l'histoire et la philosophie mais aussi l'italien et le latin de façon ponctuelle : quelques années en Italie, une année en Angleterre, à Sheffield, puis en France. Traducteur en italien d'une grande partie de l'oeuvre de Raoul Vaneigem, il a publié en français «Nous n'avons pas peur des ruines - Les situationnistes et notre temps», L'insomniaque 2004 et «Lettre ouverte aux survivants», Les éditions libertaires, 2014.
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