mercredi 17 octobre 2018

A contrario 2018/1 (n° 26) : L’éducation du regard. Philosophie du langage ordinaire, anthropologie visuelle et cinéma

BSN Press - Octobre 2018



Page 3 à 22 : Yves Érard, Francis Mobio, Maude Reitz - S’étonner de ce que nous avons sous les yeux | Page 23 à 51 : Yves Érard - Apprendre à reconnaître : de l’éducation des adultes à l’éducation du regard | Page 53 à 68 : Hugo Clémot - Travail de deuil, philosophie et expérience cinématographique | Page 69 à 93 : Élise Domenach - Catastrophe, silences et voix dans quelques films post-Fukushima : de l’aveuglement à l’éducation de notre regard | Page 95 à 113 : Sandra Laugier - La cinéphilie comme éducation de soi | Page 115 à 133 : Pauline Blistène - Le secret comme ordinaire : Le Bureau des légendes et la modification du regard | Page 135 à 142 : Francis Mobio, Maude Reitz - Panser et repenser une expérience ethnographique | Page 143 à 159 : Joëlle Zask, Christophe Rulhes, Julien Cassier - Mettre en scène les langues.

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Les Études philosophiques 2018/3 (N° 183) : Catégories de langue, catégories de l’être

PUF - Octobre 2018


Page 337 à 338 : Kristell Trégo - Avant-propos | Page 339 à 344 : Frédérique Ildefonse - Présentation | Page 345 à 362 : Adolf Trendelenburg, Alain Petit - Les catégories d’Aristote | Page 363 à 376 : Christophe Erismann - Ontologie et logique à Byzance. Photius Ier de Constantinople et la distinction entre les termes « homme » et « humanité » | Page 377 à 392 : Elvira Wakelnig - La division des catégories chez al-Saraḫsī. Un fragment méconnu et ses rapports avec la tradition alexandrine, al-Kindī et Ibn al-Ṭayyib | Page 393 à 414 : Kristell Trégo - Aristote à Bagdad. Catégories et métaphysique | Page 415 à 424 : Charles Girard - Logique ou métaphysique ? L’enjeu de la science catégoriale d’après Raoul le Breton | Page 425 à 434 : Alain Petit - Arrangement catégorial et activité psychique. James Harris, un aristotélicien anti-lockéen | Page 435 à 446 : Hamid Taieb - La place des catégories dans l’ontologie de Brentano | Page 447 à 462 : Emanuele Mariani - Le fil des catégories : Trendelenburg, Kant et la réception de l’Aristoteles Kategorienlehre (1846) | Page 469 à 472 : Marie-Dominique Couzinet - Compte rendu | Page 473 : - Ouvrages reçus à la rédaction.

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mardi 16 octobre 2018

Georges Canguilhem : Oeuvres complètes, Tome 5. Histoire des sciences, épistémologie, commémorations 1966-1995

Vrin - Octobre 2018 - Bibliothèque des Textes Philosophiques


Quelque cent vingt écrits publiés de 1966 à 1995 composent ce tome V des Œuvres complètes de Georges Canguilhem.
Une cinquantaine furent de ceux qui établirent sa réputation comme historien des sciences et comme épistémologue. D’autres, souvent passés plutôt inaperçus, éclairent les voies par lesquelles, instruit des avancées de la biologie moléculaire, Canguilhem crut devoir mener le réexamen de sa philosophie biologique. Plusieurs écrits montrent combien Canguilhem, à contre-courant des naturismes en vogue, avait le souci de mener et de poursuivre une réflexion éthique sur les questions de la technique et de la médecine. Dans nombre de notices ou de discours touchant des collègues ou d’amis disparus, nombreux dans ce tome V, il relève les exigences intellectuelles et morales qui animèrent leur vie. Le lecteur reconnaïtra que ces exigences furent également les siennes, loin des facilités de la mondanité philosophique.

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lundi 15 octobre 2018

Anthony Feneuil, Yves Meessen, Christophe Bouriau (dir.) : Le transcendantal. Réceptions en mutations d'une notion kantienne

Presses Universitaires de Nancy - Octobre 2018 - Philosophie allemande : une autre histoire


Le « transcendantal », c'est quoi au juste? Est-ce une chose, un fait, une idée, une méthode, une structure psychique, un état mental? Cette notion semble au premier abord abstraite et insaisissable, difficile à cerner avec précision. Elle joue pourtant un rôle majeur dans la philosophie contemporaine, au moins dans son versant hérité du kantisme. Depuis Kant, elle se trouve au cœur de problématiques philosophiques qui sont toujours débattues aujourd'hui. Nos représentations et notre connaissance des objets se suffisent-elles à elles-mêmes, ou dépendent-elles de « formes » de notre esprit plus ou moins conscientes, qui méritent d’être élucidées? Ce livre s’attache à retracer certains aspects de l’histoire de la notion, de sa réception et de ses mutations, à partir de l’examen des problématiques les plus importantes qu’elle suscite.

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dimanche 14 octobre 2018

Jacques Aumont : Fictions filmiques. Comment (et pourquoi) le cinéma raconte des histoires

Vrin - Septembre 2018 - Collection : Philosophie et cinéma


Il y a un bon quart de siècle qu'on dit que le cinéma n'est plus le cinéma, et aujourd'hui ce sentiment a deux noms - la mondialisation, le numérique - et un symptôme majeur, les nouvelles circulations d'images. Peut-on estimer pour autant qu'on est passé au "post-cinéma", comme on le dit beaucoup ? Et, dans ces réarrangements des dispositifs et des médiums de l'image mouvante, que devient ce caractère, en droit secondaire, mais en pratique essentiel, de l'euvre cinématographique : elle véhicule une fiction ? En s'interrogeant sur ces nouvelles limites de la fiction, mais aussi sur ses lois permanentes, on s'aperçoit qu'elle a remarquablement résisté à tout ce qui, de l'intérieur comme de l'extérieur du cinéma, tend à en réduire la part. Le cinéma est l'art de la production et de la gestion du temps ; la fiction, c'est tout simplement l'art, universellement pratiqué, de mettre imaginairement de l'ordre dans le monde. Leur rencontre n'a pas fini de nous poser des questions.

Jacques Aumont est universitaire et critique, auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur les images et l'esthétique - spécialement celles du cinéma.

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Muriel Plana : Fiction queer. Esthétique et politique de l'imagination dans la littérature et les arts du spectacle

Editions Universitaires de Dijon - Octobre 2018


Cet essai se propose de définir une nouvelle forme de fable, la fiction queer, et d’en montrer la pertinence esthétique et politique en contexte postmoderne. 
En effet, dans la mesure où elle expérimente, par le libre travail de l’imagination, d’autres pensées du corps et des relations humaines, elle remet en question les évidences du genre, des sexualités et des identités sociales dont nous héritons ; elle échappe de même aux dispositifs formels dominants et aux idéologies postmodernistes en s’écartant de la réalité sur un mode dialogique, ce qui lui permet de la saisir, de l’interroger, de la critiquer et de la réinventer. 
Composé d’un volet théorique et de trois analyses d’œuvres exemplaires (roman, théâtre-musique, cinéma), Fictions queer se présente comme une poétique alternative pour la littérature et les arts du spectacle d’aujourd’hui.

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Rue Descartes 2018/4 (N° 94) : Le sens de l’existence

Collège international de Philosophie - Octobre 2018


Page 1 à 3 : Isabelle Raviolo - Le sens de l’existence | Page 4 à 16 : Frederic Laupies - Le sens de l’existence, un faux problème ? | Page 17 à 23 : Alain Chauve - Qu’est-ce que l’existence ? | Page 24 à 44 : Thibaut Gress - L’existence comme hors-sens : de quoi parlons-nous quand nous parlons de l’existence ? | Page 45 à 59 : Jérôme de Gramont - La fragilité comme existential | Page 60 à 68 : Philippe Richard - De la chute dans l’existence à l’existence dans la chute | Page 69 à 97 : Isabelle Raviolo - L’imminence d’une coïncidence (La musique de l’existence) | Page 98 à 116 : Alain Cugno, Isabelle Raviolo - Le paradoxe d’exister ou l’épreuve de la promesse | Page 117 à 127 : Roselyne Desgremont - L’existence sensible | Page 128 à 143 : Jean-François Riaux - Jaspers (1883-1969) : De la phénoménalité empirique à la phénoménalité existentielle | Page 144 à 156 : Laurence Lacroix - Emmanuel Levinas (1905-1995) : De l’être à l’existence ou l’existence comme élection | Page 157 à 168 : Pierre Magnard - Comment j’ai découvert l’existence.

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P.-A. Fabre, A. Cantillon & B. Rougé (dir.) : À force de signes. Travailler avec Louis Marin

Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - Octobre 2018 - En temps et lieux


Comment l’œuvre de Louis Marin a-t-elle travaillé, dans sa grandeur discrète, depuis la disparition du philosophe, historien et sémiologue, en 1992? Comment sa méthode d’approche des objets, textes et images, sur lesquels il a fait porter son attention patiente depuis ses Études sémiologiques (1971) jusqu’au Pouvoir des images, dernier livre publié de son vivant, a-t-elle profondément imprimé sa trace dans un grand nombre de recherches conduites par des historiens de la littérature, de l’art, de la philosophie, et plus généralement des sociétés moderne? Les études réunies ici s’échelonnent sur les vingt-cinq ans qui nous séparent de sa mort et veulent rendre compte de l’unité d’une œuvre mais aussi de l’extrême variété de ses effets. Louis Marin n’a pas fait système, mais il a aidé de nouvelles générations à concevoir et à comprendre les systèmes de représentation au sein desquels ont été produits les gestes d’écriture et de peinture qu’il a su interroger. Avec un texte inédit de Louis Marin (proposition d’enseignement «Arts et langage» conçue pour le Collège de France en 1989).

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vendredi 12 octobre 2018

Michel Guérin : Le temps de l'art. Anthropologie de la création des Modernes

Actes sud - Octobre 2018


L'enquête consacrée à "ce que l'an dit du temps et ce que le temps fait de l'art" ancre la réflexion dans une analyse du concept d'époque en partant de la situation présente et en s'appuyant sur la notion d'ambition. L'essai reconstitue, sur un mode narratif, une histoire réflexive de la création artistique depuis la Renaissance et su ère avec force que l'oeuvre est d'abord figuration du temps. De fait, à maure que les grands ordonnateurs faiseurs d'éternité (Dieu, la Nature, la Beauté, l'Idéal) s'éclipsaient, laissant l'acte créateur orphelin de sa raison d'âtre, une éclosion "explosive" du présent se produisait, aussi séduisante que déstabilisatrice. En se détournant ainsi des transcendantaux qui longtemps l'inspirèrent, l'an grisé par sa propre liberté se condamnerait-il à buter sur le constat qu'il n'est plus rien qu'une activité gratuite coulée dans le temps, vulnérable et incertaine, dont le sens et la portée font question ? Moderne, hypermoderne, postmoderne, ce que l'acte de créer rapporte du temps, c'est une énergie inquiète, une expérience singulière qui ne conquiert son originalité qu'en débat avec sa "condition épochale". En critiquant son héritage, la négativité nourrit une ambition créatrice que, parfois, le nihilisme menace. Et si chaque mon annoncée de l'art le conduisait pourtant à se réinventa une enfance ? Dans le sillage des deux "chercheurs d'art" Walter Benjamin et André Malraux, à qui le livre est dédié, cette anthropologie de la création des Modernes invite à une nouvelle lecture de l'histoire des modernités en révélant les étapes d'un dévoilement du lien affectif et réflexif entre le sentiment intime du temps et le geste d'autonomie de l'art.

Michel Guérin, philosophe, est professeur émérite de l'université d'Aix-Marseille (AMU) et membre honoraire de l'institut universitaire de France. La majeure partie de son oeuvre a été publiée chez Actes Sud, en particulier Philosophie du geste (1995, 2e éd. 2011). La Grande Dispute (2006) et Nihilisme et modernité (Jacqueline Chambon, 2003) esquissent les premiers linéaments du Temps de l'art.

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Myriam Revault d'allonnes : La faiblesse du vrai

Seuil - Octobre 2018 - La couleur des idées


L'irruption de la notion de " post-vérité ", désignée comme mot de l'année 2016 par le dictionnaire d'Oxford, a suscité beaucoup de commentaires journalistiques, notamment sur le phénomène des fake news, mais peu de réflexions de fond. Or, cette notion ne concerne pas seulement les liens entre politique et vérité, elle brouille la distinction essentielle du vrai et du faux, portant atteinte à notre capacité à vivre ensemble dans un monde commun.
En questionnant les rapports conflictuels entre politique et vérité, Myriam Revault d'Allonnes déconstruit nombre d'approximations et de confusions. Elle montre que le problème majeur de la politique n'est pas celui de sa conformité à la vérité mais qu'il est lié à la constitution de l'opinion publique et à l'exercice du jugement. L'exploration du " régime de vérité " de la politique éclaire ce qui distingue fondamentalement les systèmes démocratiques, exposés en permanence à la dissolution des repères de la certitude, à la tentation du relativisme et à la transformation des " vérités de fait " en opinions, des systèmes totalitaires, où la toute-puissance de l'idéologie fabrique un monde entièrement fictif.
Loin d'enrichir le monde, la " post-vérité " appauvrit l'imaginaire social et met en cause les jugements et les expériences sensibles que nous pouvons partager. Il est urgent de prendre conscience de la nature et de la portée du phénomène si nous voulons en conjurer les effets éthiques et politiques.

Myriam Revault d'Allonnes est professeur à l'École pratique des hautes études. Elle a publié de nombreux essais au Seuil, et notamment La Crise sans fin. Essai sur l'expérience moderne dutemps (2012).

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Jean-Pierre Cléro et Annie Hourcade : Le soin, l'aide. Care et cure

Publications de l'Université de Rouen et du Havre - Octobre 2018 - Cahiers de l'ERIAC


Ce volume réunit des compétences diverses et, à l'intérieur de ces compétences, des sensibilités diverses. Loin de partir des définitions, la philosophie tente de les gagner. Le point commun de toutes ces recherches, qu'elles soient celles des philosophes, de l'éthologue, de la juriste, de la spécialiste de l'éducation, du géographe et du médecin, qui aura le dernier mot, tient donc dans la volonté de définir le soin dans ce qu'il a de spécifique en l'opposant à des activités qui lui sont voisines mais qui relèvent plutôt de l'aide. Les Anglo-Saxons, qui dominent les recherches en éthique médicale, ont deux mots pour parler du soin : care et cure; ce qui crée dans les traductions et les débats en français une grande confusion, laquelle a donné lieu à une sorte de querelle à propos de la philosophie dite du care, dont on trouvera ici les échos sous la forme d'antinomies.

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Thierry Galibert : La Sauvagerie

Sulliver Editions - Octobre 2018 - Collection : Mouvements de pensée


Si le sauvage sert de point d'appui à ce livre par opposition à un barbare de type féodal qui initie pour sa part le libéralisme c'est afin de trouver en lui le fondement commun des êtres humains et ainsi mieux justifier la nécessité d'un régime politique répondant à la logique du vivant. Notamment au travers de leur pratique de la coopération et du fédéralisme les sauvages promeuvent une organisation fondée sur la responsabilité individuelle et la participation commune. Au croisement de plusieurs sciences humaines (histoire anthropologie littérature politique biologie...) qui permettent d'en cerner toutes les implications cet essai démontre que la fracture historique entre la sauvagerie et la barbarie conditionne le destin libéral des sociétés occidentales.

Historien des idées et de la littérature, Thierry Galibert est professeur à l Université d Aix-Marseille. Il a notamment publié Le Poète et la modernité (1998), La Bestialité (2008) et Le Mépris du peuple (2012), ces deux derniers ouvrages parus chez Sulliver, où il dirige également la collection Archéologie de la modernité.

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Didier Durmarque : Phénoménologie de la chambre à gaz

L'Age d'Homme - Octobre 2018


La chambre à gaz n'est pas seulement le lieu de la destruction des êtres " indignes de vivre " : Juifs, Tziganes, Slaves, handicapés. Elle n'est pas simplement l'industrialisation du massacre. Faute de cela, nous en restons au simple point de vue des nazis, point de vue qui ne dit pas tout de la chambre à gaz, parce qu'il escamote sa dimension ontologique. Si l'on pense la chambre à gaz, du point de vue des victimes, elle devient l'expérience d'un fond irréductible, que l'on ne peut faire sans trépasser, le lieu d'une opacité fondamentale, radicale, trace ontologique dans la structure ontique de l'objet, pliure de l'Être dans l'étant de la chambre à gaz. Elle apparaît comme une expérience négative qui renverse et dissout l'Être comme métaphysique et comme Sinaï. Plus fondamentalement, la chambre à gaz est sortie de l'Être, solution finale de l'Être comme question, comme texte, inauguration d'une nouvelle civilisation dont on n'a pas pris la démesure. 
Comme un fil est conducteur, la chambre à gaz conduit à repenser la métaphysique occidentale et la parole juive à partir de l'idée selon laquelle la solution finale, en tant que solution technique, c'est-à-dire solution définitive d'un problème, serait la réponse définitive et décisive à la question de l'Être. La chambre à gaz, si elle veut être saisie en tant que telle, engendre également une reprise de la pensée philosophique de la technique, particulièrement l'idée selon laquelle l'essence de la technique dévoile l'opposition entre la présence, l'utilisation de l'objet technique et sa finalité. 

Didier Durmarque est professeur de philosophie en Normandie. Il est l'auteur de plusieurs livres, dont la plupart sont des approches de la question de la Shoah : son très remarqué Philosophie de la Shoah (2014) et Enseigner la Shoah: ce que la Shoah enseigne (2016) constituent une tentative de faire de la Shoah un principe de la philosophie.

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mercredi 10 octobre 2018

Giorgio Agamben et Jean-Baptiste Brenet : Intellect d’amour

Verdier - Octobre 2018 - coll. Philosophie


Ce texte est un essai sur l’amour et le désir que les deux auteurs, comme en dialogue, nourrissent d’une réflexion sur la doctrine d’Averroès concernant l’intellect.
D’un poème notoirement énigmatique de Guido Cavalcanti, premier ami de Dante, Giorgio Agamben propose une lecture « averroïste » qui souligne le caractère fantasmatique de l’expérience amoureuse et révèle jusqu’où porte l’intimité entre l’intellect et l’imagination.
Dans le même esprit, Jean-Baptiste Brenet s’intéresse à l’intrication radicale de la pensée, du désir et de l’image, dont il montre qu’elle doit paradoxalement s’abolir avant de reparaître ailleurs et autrement. Dans l’analyse de l’intellect d’amour, où l’homme fait diversement l’épreuve de sa propre puissance, poésie, philosophie et politique s’entremêlent.

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Benjamin Constant : Œuvres complètes, tome XIII. Articles de journaux (1819-1820)

De Gruyter, Berlin - Octobre 2018


Benjamin Constant était aussi un journaliste de premier plan.
L’écrivain vaudois Benjamin Constant (1767-1830), auteur du célèbre roman Adolphe (1816), a également fait carrière dans la presse.
Ce volume contient l’ensemble des articles publiés par Benjamin Constant durant les années 1819-1820, soit près de 120 contributions. Parus dans les principaux journaux libéraux de cette période (La Minerve française, La Renommée, Le Courrier français…), ces textes révèlent une facette essentielle et méconnue de l’engagement intellectuel de Constant sous la Restauration.
Il s’agit de la première édition véritablement scientifique et exhaustive de cet important corpus d’articles dont la qualité et la diversité démontrent que Benjamin Constant n’était pas seulement un grand romancier et théoricien politique, mais aussi un journaliste de premier plan.

Ce volume, dirigé par Léonard Burnand (Institut Benjamin Constant), s’inscrit dans le cadre de l’édition scientifique des Œuvres complètes de Benjamin Constant.

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dimanche 7 octobre 2018

Laurent Pernot : L'art du sous-entendu. Histoire, théorie, mode d'emploi

Fayard - Octobre 2018


Fines allusions, esquives polies, ambiguïtés volontaires ou non : dans notre vie quotidienne, les sous-entendus sont partout. Nous sommes entraînés à les employer et à les décrypter. Mais avons-nous songé aux implications de ce phénomène ? Il ne se limite pas à des ruses ponctuelles et représente à lui seul une dimension du langage et des rapports sociaux. Le sous-entendu plonge ses racines dans une lecture allégorique du monde. Il est utilisé en littérature et en politique, notamment comme arme contre les totalitarismes. Il pose de délicats problèmes d'interprétation, car qui dit sous-entendu dit risque de malentendu. Deux moments clés sont mis en relation : l'Antiquité classique et la Modernité, depuis les philosophes et les sophistes grecs de l'Empire romain jusqu'à Stendhal, Balzac, Aragon ou Foucault, en passant par Hemingway, Orwell et d'autres. La démonstration s'appuie sur des exemples, des citations et des études de cas, tantôt graves, tantôt drôles - parfois osés. Pour la première fois, vous est proposée une enquête d'ensemble sur le non-dit et le dire autrement. Ce livre aura atteint son but s'il aide à voiler et à dévoiler, à mieux dire et à mieux recevoir. 

Laurent Pernot, membre de l'Institut, est professeur à l'Université de Strasbourg, membre senior de l'Institut universitaire de France et ancien président de la Société internationale d'histoire de la rhétorique. Il se consacre à la littérature gréco-latine, à l'art du discours antique et à leurs prolongements jusqu'au monde actuel.

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Transversalités 2018/4 (n° 147) : Regards sur la violence

Institut Catholique de Paris - Octobre 2018


Page 5 à 7 : Olivier Artus - Liminaire | Page 9 à 22 : Bernard Bourdin - Violence religieuse et violence politique : de la paix provisoire à la paix définitive | Page 23 à 37 : Thomas Römer - Discours bibliques sur la violence | Page 39 à 63 : Denis Crouzet - Une grande migration du Sacré : quand la Babylone papistique s’en allait du monde | Page 65 à 80 : Juan Carlos Scannone - Violence socio-politique, communauté chrétienne et libération | Page 81 à 95 : Marie-Carmen Smyrnelis - Cosmopolitismes méditerranéens (xixe-xxe siècles) | Page 97 à 107 : Jean-Louis Souletie - Pluralisme catholique en France | Page 109 à 125 : Véronique Wiel - L’obligation comme liberté ou comme contrainte. Sénèque, Paul et Rousseau | Page 127 à 138 : Jérôme de Gramont - Le Christ des philosophes et des théologiens. Note sur le livre de Vincent Holzer, Le Christ devant la raison. La christologie devenue philosophème(Paris, Cerf, 2017) | Page 139 à 154 : Grégory Woimbée - L’homme intégral : dignité humaine et transcendance | Page 155 à 162 : - Rapports de soutenance de thèse | Page 171 à 172 : - Liste des publications des enseignants-chercheurs de l’Institut Catholique de Paris.

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Alain Touraine : Défense de la modernité

Seuil - Octobre 2018


Contre un économisme brutal qui menace d'en finir avec les sciences sociales, c'est de l'idée de modernité qu'Alain Touraine nous invite à repartir pour penser notre époque. Il s'agit d'abord de reconstruire une conception de l'action sociale fondée sur l'être historique de l'homme issu de la modernité, l'homme capable, par l'expérience et l'exercice de la volonté, de transformer son environnement social et la condition humaine elle-même.
Il s'agit ensuite de concentrer l'attention sur la société nouvelle qui prend, sous nos yeux, la place de la vieille société industrielle. Or, là où certains n'aperçoivent qu'une chute de notre vieux monde dans la postmodernité, Alain Touraine met au contraire en évidence son entrée dans l'hypermodernité, avancée qui recèle, certes, de terribles périls attachés aux nouvelles formes de domination, mais qui est porteuse aussi de nouveaux mouvements sociaux affirmant plus directement que par le passé les droits des Sujets humains.
Il donne, ce faisant, la mesure de l'importance des mouvements de libération des femmes et désigne la question de l'accueil ou du rejet des populations issues de cultures différentes comme l'enjeu principal des politiques nationales. Fondamentalement, et à rebours du fatalisme économique de ceux qui gouvernent la planète, Alain Touraine entreprend d'associer réélaboration des objets centraux de l'analyse sociologique et connaissance du monde pour redonner vie aux mouvements de libération.

Sociologue de renommée mondiale, Alain Touraine a publié en un demi-siècle de carrière une quarantaine de livres. Récemment, aux Éditions du Seuil : La Fin des sociétés (2013), Nous, sujets humains (2015) et Le Nouveau Siècle politique (2016).

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Mark Hunyadi : Le Temps du posthumanisme. Un diagnostic d'époque

Les Belles lettres - Octobre 2018


Le mouvement posthumaniste, autre nom et radicalisation du transhumanisme, qui projette un homme dépassant sa condition corporelle par son hybridation aux machines, va bien avec notre temps. Ses partisans le conjuguent au futur : ils nous annoncent ce que l’avenir sera, sans s’embarrasser du moindre conditionnel hypothétique. Par leur assurance prophétique, ils veulent nous aspirer dans la spirale du temps technologique, renforçant ainsi la tyrannie du mode de vie que nous imposent déjà jour après jour les entrepreneurs du numérique, les rois du silicium.
Ce livre s’en prend d’abord aux deux arguments-phares du posthumanisme, celui de la liberté de « s’augmenter », de poursuivre le projet d’un homme émancipé de ses faiblesses naturelles, et celui des bienfaits de l’amélioration par les techniques. Il réfute sur leur propre terrain les fausses évidences sur lesquelles ces deux argumentaires reposent. Mais surtout, il élargit le débat à la question de l’emprise technologique sur nos sociétés, mettant en évidence le rôle de complice objective que joue à cet égard ce que l’auteur appelle la « Petite éthique », à savoir l’éthique libérale des droits individuels. Ainsi, le posthumanisme nous lance un défi démocratique : celui de se réapproprier notre avenir, c’est-à-dire de faire en sorte qu’il se conjugue non plus au futur obligé, mais au conditionnel politique.

Mark Hunyadi est professeur de philosophie morale et politique à l’Université de Louvain en Belgique, où il a fondé le centre de recherche Europé. Il est également membre de Louvain Bionics, centre de recherche en robotique médicale de la même université. Il poursuit ici son projet de théorie critique de la société engagé dans L’Homme en contexte (2012) et La Tyrannie des modes de vie (2015).

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samedi 6 octobre 2018

Michel Bourse : Variations sur le discours identitaire

L'Harmattan - Octobre 2018


L'usage de la notion d' « identité » pose aujourd'hui problème. Cet essai se propose d'insister sur la véritable question identitaire qui se pose aux sociétés contemporaines, laquelle n'est pas celle d'une « identité nationale » figée mais plutôt celle de la pluralité des identités et toujours à construire. L'identité peut alors se définir comme un processus dans lequel l'individu met en place des stratégies. Au niveau individuel, les identités se construisent par une « mise en scène » de soi et des autres à travers nos comportements et nos discours. C'est pourquoi l'identité se construit à travers l'énonciation : il s'agit d'une façon de parler de soi, et donc d'un discours.

Michel Bourse est professeur invité à l'université Galatasaray d'Istanbul, maître de conférences en sciences de la communication, en poste à l'université de Nantes de 1988 à 2013. En 2001, il a été détaché dans le cadre d'une mission de paix de l'Union européenne comme doyen, fondateur de la faculté de communication à l'université du Sud-Est Européen (USEE) en Macédoine pour trois années. De 2004 à 2008, il fut détaché via le ministère des Affaires étrangères comme enseignant chercheur à la faculté de communication de l'université Galatasaray d'Istanbul. Il a créé et dirigé une revue académique électronique semestrielle en sciences humaines et sociales dédiée à l'analyse des discours avec des universités turque, roumaine et bulgare (www.revue-signes.info), et dont il est le rédacteur en chef.

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Sylvie Lopez-Jacob et Eric Delassus (dir.) : Ce que peut un corps

L'Harmattan - Octobre 2018 - L'ouverture philosophique


Modèle d'une société en mal de cohésion, ou modelé par elle et ses normes, le corps construit l'identité, et rend possible l'aliénation. Apprêté, mis en scène, observé ou transformé, il donne son étoffe au héros, ses rouages au pantin, ses prothèses à l'homme en mal de puissance. A moins que, habité en conscience, il ne devienne la source vive où l'homme peut puiser sa joie. En mars 2017, à l'Ecole Nationale Supérieure d'Art de Bourges, s'est tenu un colloque sur le thème « Ce que peut un corps ». Enseignants de philosophie, de sociologie, plasticien, maître d'arts martiaux se sont succédé pour faire état des états du corps.

Agrégée de philosophie, Sylvie Lopez-Jacob enseigne la philosophie et le cinéma au Lycée Marguerite de Navarre de Bourges. Elle est docteure en sémiologie du texte et de l'image et sa pratique des arts martiaux donne un éclairage particulier à la réflexion qu'elle poursuit sur le cinéma.
Professeur agrégé et docteur en philosophie, Eric Delassus enseigne au Lycée Marguerite de Navarre de Bourges. Ses recherches portent plus particulièrement sur des questions d'éthique (médicale, managériale, ou sur les nouvelles technologies) et les usages actuels de la philosophie de Spinoza.

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C.W. Veloso : Pourquoi la Poétique d’Aristote ? Diagogè

Vrin - Septembre 2018 - Histoire des doctrines de l'Antiquité Classique


La Poétique porte sur la composition d’un type d’histoire, histoire étant ici une simulation de récit. Mais pour quelle raison Aristote a-t-il écrit un tel ouvrage? Et comment cet ouvrage s’insère-t-il dans son corpus?
Le présent travail est une réponse à ces deux questions, une réponse après laquelle la Poétique n’est plus la même : la catharsis disparaît de la définition de la tragédie; son second livre n’est sans doute pas perdu … L’auteur répond aussi à une troisième question : pourquoi peut-on encore s’intéresser à la Poétique?
Il propose ainsi une lecture actualisante, où non seulement il confronte Aristote avec des penseurs modernes et contemporains, mais où il prend parti. Le sous-titre, Diagoge– « passe-temps intellectuel » – ne fait que condenser en un seul mot sa réponse à ces trois questions.

Claudio William Veloso, ancien professeur d’Histoire de la philosophie grecque de l’Université Fédérale de Minas Gerais (UFMG), à Belo Horizonte, enseigne actuellement la philosophie au Lycée Malherbe de Caen.

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Cités, n° 75 : L’œuvre d'art à l'époque de la marchandisation de la culture

PUF - Octobre 2018


Éditorial :Yves Charles Zarka , Nostalgie de l'art I – DOSSIER : L’œuvre d'art à l'époque de la marchandisation de la cultureCarole Talon-Hugon, PrésentationNathalie Heinich, Quand y a-t-il désartification ?Carolyn Korsmeyer, Esthétiques indigestesVincent Kaufmann, Désartification. Des avant-gardes au numériqueCarole Talon-Hugon, Un poison à effet de diffusion lent Patrick Marcoloni, Les paradoxes d'un « art sans art » II – VIE POLITIQUE Jacques de Saint-Victor, L'Italie : crise nationale et européenneOtto Pfersmann, Le paradoxe politique de la conception constitutionnelle au Japon.Le pacifisme comme fondement de la militarisation III – VIE INTELLECTUELLE · Isabelle Barbéris, La racialisation de la culture IV – VARIA Bahar Azadi, L’identité trans : le changement de sexe dans la République islamique d’IranMagdalena Marciniak, Le mot imaginaire chez Roland BarthesRaffaella Santi, Le citoyen du monde dans le stoïcismeNicola Panichi, Montaigne et la question de l’humanisme V – RECENSIONSErwan Diantiell et Michael Löwy, Le Sacré fictif , Paris, Éditions de l’Éclat, 2017, parYves Charles ZarkaNathalie Heinich, Des valeurs. Une approche sociologique , Paris, Gallimard, 2017, parJean-Marc Durand-GasselinGuillaume Le Blanc et Fabienne Brugère, La Fin de l’hospitalité , Paris, Flammarion,2017, par Christian GodinChristine Bard (dir.), avec la collaboration de Sylvie Chaperon, Dictionnaire des féministes.France XVIIIe-XXIe siècle , Paris, Puf, 2017, par Cristina IonOlivier Hanne, Les Seuils du Moyen-Orient. Histoire des frontières et des territoires ,Monaco, Éditions du Rocher, 2017, par Célia RouvellatPierre Dardot et Christian Laval, L’Ombre d’Octobre. La Révolution russe et le spectredes soviets , Montréal, Lux Éditeur, coll. « Humanités », 2017, par Christian GodinJean-Marc Durand-Gasselin, Le Puzzle postmétaphysique de Habermas. La trajectoirephilosophique de la théorie de l’agir communicationnel , Bruxelles, La Lettre volée,2016, par Marie-Anne Lescourret

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vendredi 5 octobre 2018

Jean-Sébastien Hardy : La chose et le geste. Phénoménologie du mouvement chez Husserl

PUF - Octobre 2018 - Epiméthée


L'ouvrage reconstruit d'abord la constitution lente mais essentielle de la phénoménologie du mouvement en 1907, au moment où Husserl élabore la méthode même de sa philosophie. Par la suite, à l'aune de ses manuscrits de recherche, la prise en compte de la mobilité charnelle par Husserl s'avérera anticiper non seulement plusieurs des développements ultérieurs de la phénoménologie (Levinas, Merleau-Ponty, Pato?ka, Henry, etc.), mais déploiera aussi des enjeux fondamentaux, et ce au travers de descriptions étonnantes (propriété, esclave, constitution normale des sens, etc.). Ultimement, dans une prise en compte de la relativité historique des gestes fondamentaux de l'homme (se tenir, se poser, indiquer, donner, etc.), l'ensemble de nos mouvements doit se laisser comprendre comme une structure commune à partir de laquelle le monde de la vie et celui de la science nous apparaissent.

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Anca Vasiliu : Penser Dieu. Noétique et métaphysique dans l’Antiquité tardive

Vrin - Octobre 2018


Comment penser l’impensable?
Si l’Un, le Bien, Dieu, la cause première ou le principe sont dits être au-delà de la pensée, comment penser alors l’Un, le Bien, Dieu en stipulant qu’ils sont, qu’ils déterminent tout et qu’ils sont en outre impensables?
Penser l’irréductibilité de Dieu à la pensée oblige à repenser l’acte. Penser Dieu met à l’épreuve l’acte noétique en en faisant un perpetuum mobile. Qu’il soit induit par le parfait moteur immobile ou par la condition divine de l’intellect lui-même, penser Dieu ou le meilleur définit ainsi l’acte perpétuel dont la métaphysique, comprise comme raison ultime de la physique, cherche toujours à saisir la condition de possibilité.
Sont ici mis à contribution des textes de Platon, Aristote, Philon d’Alexandrie, Plotin, Porphyre, Marius Victorinus et Basile de Césarée.

Anca Vasiliu est directrice de recherche au CNRS et travaille au Centre Léon-Robin de recherches sur la pensée antique de l’Université Paris-Sorbonne.

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Frédéric Lordon : La condition anarchique

Le seuil - Octobre 2018


Disons les choses d'emblée : la condition anarchique ici n'a rien à voir avec l'anarchisme qui intéresse la théorie politique. Lue étymologiquement, comme absence de fondement, an-arkhé, elle est le concept central d'une axiologie générale et critique. Générale parce qu'elle prend au sérieux qu'on parle de " valeur " à propos de choses aussi différentes que l'économie, la morale, l'esthétique, ou toutes les formes de grandeur, et qu'elle en cherche le principe commun. Critique parce qu'elle établit l'absence de valeur des valeurs, et pose alors la question de savoir comment tient une société qui ne tient à rien.
Aux deux questions, une même réponse : les affects collectifs. Ce sont les affects qui font la valeur dans tous les ordres de valeur. Ce sont les affects qui soutiennent la valeur là où il n'y a aucun ancrage. Dans la condition anarchique, la société n'a que ses propres passions pour s'aider à méconnaître qu'elle ne vit jamais que suspendue à elle-même.

Frédéric Lordon est chercheur en philosophie au CNRS. Sous le programme d'un " structuralisme des passions ", il s'intéresse aux usages de la philosophie de Spinoza en sciences sociales. Il a publié, entre autres, Capitalisme, désir et servitude (La Fabrique, 2010), Imperium (La Fabrique, 2015) et Les Affects de la politique (Seuil, 2016).

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André Hirt : La Condition musicale

Encre marine - Octobre 2018


Il n’existe pas d’humanité sans musique. Celle-ci vient à chacun en le précédant, en lui ouvrant son mode d’existence et en lui donnant forme et rythme. Nos affects, nos désirs et nos pensées sont musicaux. L’existence est musicale.
La musique constitue donc notre condition, si bien qu’elle est plus antérieure et plus intérieure à nous que nous-mêmes. Toutefois, comme nous, elle est sans origine assignable et sans commencement.
Ceci n’est donc pas un livre de musicologie. Pour le lire, nulle expertise n’est requise, seulement l’expérience d’exister.
Nous sommes par ailleurs nécessairement pris dans l’Histoire faite de catastrophes mais aussi de marques d’espérance. Que dit alors très concrètement la musique de nous, de nos existences actuelles et du présent ? Et comment dans ces conditions recevons et entendons-nous notre être-musical ?

André Hirt enseigne la philosophie en khâgne au Lycée Faidherbe de Lille.
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jeudi 4 octobre 2018

Jacques Derrida : Geschlecht III

Le Seuil - Octobre 2018 - Collection : Bibliothèque Derrida


Geschlecht : ce mot allemand, qui a donné son titre générique à une série de quatre études consacrées par Jacques Derrida à la philosophie de Martin Heidegger, est proprement intraduisible en français. C'est que le mot a partie liée tout à la fois avec " sexe ", " race ", " nation ", " humanité ". Or, telles sont bien les catégories que Derrida entend explorer dans l'œuvre de Heidegger.
Dans ce troisième volume de la série, c'est avant tout la dimension politico-sexuelle et la notion de patrie qui sont au cœur de l'enquête. Occasion, pour Derrida, de penser une sexualité plus radicale que la binaire, occasion aussi pour lui de dénoncer un nationalisme de nature troublante chez Heidegger – une approche pour le moins ambiguë par rapport à celle du nazisme dont elle prétend pourtant s'écarter.
Cette édition donne à lire une étude qui paraissait perdue à jamais. L'équipe de chercheurs qui en a établi le texte fait donc œuvre intellectuelle et éditoriale majeure.
Ce volume III prend désormais place dans la série des Geschlecht : I. Différence sexuelle, différence ontologique (in Psyché, Inventions de l'autre, Galilée, 1987) ; II. La Main de Heidegger (ibid.) ; IV. L'Oreille de Heidegger : philopolémologie (in Politiques de l'amitié, Galilée, 1994).

Édition établie par Geoffrey Bennington, Katie Chenoweth et Rodrigo Therezo.

Préface par Rodrigo Therezo.

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Bernard Benit : Deleuze. La critique de l'image représentative de la pensée

L'Harmattan - Septembre 2018 - L'ouverture philosophique


Ecrire en philosophie consiste à rechercher « le problème d'une oeuvre », affirme Deleuze après Bergson. En s'inspirant de cette recommandation, l'auteur cherche à construire le problème de l'oeuvre du « premier » Deleuze, d'Empirisme et subjectivité à Différence et répétition. Le problème central est celui de la définition de la pensée : que signifie penser et s'orienter dans la pensée ? Comment commencer sans présupposés ? Ce volume examine le point de départ de la pensée de Deleuze qui consiste dans la critique de l'image de la pensée comme représentation. Il restitue fidèlement sa pensée sans simplification ni jargon.

Bernard Benit, docteur en philosophie, est professeur de philosophie à l'Ecole Supérieure du Professorat et de l'Education, de l'Académie de Créteil.

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Saad Chakali et Alexia Roux : Humanité restante. Penser l'évènement avec la série The Leftovers

L'Harmattan - Septembre 2018


14 octobre 2011 : ce jour où plus rien ne sera comme avant, 2 % de la population mondiale disparaît. L'évanouissement simultané de 140 millions de personnes est l'événement impossible qui ruine toute explication rationnelle en mettant en déroute les grands monopoles étatiques et religieux du symbolique. Adapté d'un roman de Tom Perrotta et Damon Lindelot, "The Leftovers" (2014-2017) constitue une autre passionnante création télévisuelle. La philosophie contemporaine aidera, à l'occasion du premier ouvrage en français consacré à cette série, à y reconnaître une grande pensée de l'événement.

Alexia Roux anime le site internet Des Nouvelles du Front cinématographique et ses interventions au cinéclub de l'Université de la Manouba à Tunis ont notamment porté en 2016 et 2017 sur la série "The Leftovers". Elle travaille à la valorisation des collections vidéo de la médiathèque Édouard-Glissant du Blanc-Mesnil.
Saad Chakali est collaborateur régulier d'Éclipses, l'un des animateurs du site internet Des Nouvelles du Front cinématographique et l'auteur d'un premier ouvrage, "Jean-Luc Godard dans la relève des archives du mal" publié en 2017 par les éditions L'Harmattan. Intervenant régulier aux Rencontres cinématographiques de Béjaïa en Algérie comme au cinéclub de l'Université de la Manouba à Tunis, Saad Chakali est assistant de conservation à la médiathèque Édouard-Glissant du Blanc-Mesnil.

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mercredi 3 octobre 2018

Pacôme Thiellement : Sycomore Sickamour

PUF - Octobre 2018 - Collection : Perspectives critiques


Nous sommes les héritiers de la plus sinistre des histoires : celle qui a fait de l'amour un piège. De Adam et Eve aux séries contemporaines, elle n'a pas cessé d'être rejouée, définissant l'horizon de vie des femmes et des hommes errant sur la terre sous l'oeil mauvais du Démiurge. Il s'agit d'une histoire dans laquelle l'amour n'est pas ce qui sauve, mais ce qui enferme ; il n'est pas ce qui rend bon et joyeux, mais triste et méchant, égoïste et cruel. L'amour est un sickamour – un amour malade. Comment faire pour en échapper ? Comment faire pour retrouver ce qui a été perdu lorsque, jaloux du bonheur d'Adam et Eve, Dieu décida de les flanquer à la porte du Paradis ? Telle est la question que s'est posée Pacôme Thiellement dans Sycomore Sickamour, une promenade hallucinée et somptueuse dans les méandres d'un savoir amoureux perdu, mêlant le théâtre de William Shakespeare et les textes gnostiques, les images de Jacques Rivette et celles de David Lynch, mais aussi Buffy et Clair de lune, Raymond Roussel et John Lennon, Gérard de Nerval et Martha The Vandellas. Une promenade à la recherche du twist de l'amour heureux.

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Byung-Chul Han : Le désir. L'enfer de l'identique

Autrement - Octobre 2018 - Les grands mots


Saturés de connexions, sommés d'être libres, comptables de l'amour et entrepreneurs de nous-mêmes, nous sommes épuisés par la société de la performance. Ayant perdu la faculté de désirer, le sujet contemporain, tel un personnage du best-seller 50 nuances de Grey, ne voit plus dans le monde que son propre reflet. C'est 1'«enfer de l'identique», cette aporie née d'une jouissance pauvre qui rapporte tout à soi, au moindre coût.
Dès lors, comment résister à cette mort programmée du désir?

Né à Séoul où il a commencé par étudier la métallurgie, Byung-Chul Han a émigré en Allemagne en 1980 pour faire des études de philosophie, de littérature allemande et de théologie. Il enseigne depuis 2012 la philosophie à l'Université des arts de Berlin. Son oeuvre, composée d'une vingtaine d'ouvrages, est traduite dans plus de dix langues. Il est l'auteur notamment de La Société de la transparence (Actes Sud, 2017).

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Henri Atlan : Croyances. Comment expliquer le monde ?

Autrement - Octobre 2018 - Collection : Les Grands Mots


La Terre est ronde : tout le monde le sait. Pourtant, pour nos ancêtres, elle était plate. Leur savoir était-il inférieur au nôtre? Et aujourd'hui encore, que savons-nous véritablement? Dans notre monde rationnel, peut-on s'affranchir des croyances?
De la science à la religion ou aux mythes, de l'horoscope à la superstition ou aux sondages, Henri Atlan décline les mille facettes des croyances : elles demeurent un rouage essentiel de notre rapport au monde, une articulation fondamentale de la pensée, indispensables à la connaissance, à l'intelligence et à la liberté.

Henri Atlan est médecin biologiste et philosophe. Membre du Comité consultatif national d'éthique de 1983 à 2000, directeur d'études à l'EHESS, fondateur du Centre de recherches en biologie humaine à l'hôpital universitaire Hadassah de Jérusalem, il est l'auteur de nombreux ouvrages de science et de philosophie, dont L'Utérus artificiel (Seuil, 2005), Le Vivant post-génomique ou qu'est-ce que l'auto-organisation (Odile Jacob, 2011) ou encore Cours de philosophie biologique et cognitive. Spinoza et la biologie actuelle (Odile Jacob, 2018).

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