vendredi 19 avril 2019

Riccardo Barontini et Julien Lamy (dir.) : L’Histoire du concept d’imagination en France (de 1918 à nos jours)

Editions Classiques Garnier - Avril 2019 - Collection : Rencontres


Les vingt-quatre contributions qui composent ce volume collectif ont pour objectif de donner au lecteur un ensemble de repères historiques et conceptuels permettant de s’orienter dans le vaste territoire des théories contemporaines de l’imagination, de 1918 à aujourd’hui.

Contributeurs: Barontini (Riccardo), Béhar (Henri), Boccali (Renato), Buse (Ionel), Chelebourg (Christian), Chiore (Valeria), Coorebyter (Vincent de), Duhem (Ludovic), Frémond (Émilie), Fruteau de Laclos (Frédéric), Jehl (Florian), Klein (Etienne), Lambert (Jean-Clarence), Lamy (Julien), Laserra (Anna Maria), Massonet (Stéphane), Noudelmann (François), Passeron (René), Pérez (Claude-Pierre), Pierron (Jean-Philippe), Piqué (Nicolas), Proulx (D.), Py (Françoise), Wunenburger (Jean-Jacques)


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Philippe Hamou (dir.) : Idées, perception et réalité. Essais sur Locke

Editions d'Ithaque - Avril 2019


Contributions de Michael Ayers, Thomas M. Lennon, John Mackie, David Soles, Lucien Vinciguerra & John Yolton

Sept études classiques sur Locke, nous conduisant au cœur des débats philosophiques sur la perception et la nature des idées.
De quelle manière notre expérience perceptive, nos « idées » nous donnent-elles accès au monde des choses réelles ? De quelle théorie du mental avons-nous besoin pour soutenir la postulation réaliste selon laquelle ce monde existe bien hors de nous ? Ces questions furent au cœur d’un débat d’interprétation qui a traversé les études sur Locke et sa théorie des idées depuis plus d’un demi-siècle. 
Locke fut-il, comme on l’a longtemps affirmé, le tenant d’une forme de réalisme représentationnel, où les idées sont des choses mentales, destinées à tenir lieu dans notre esprit des choses réelles ? Faut-il au contraire, comme y invitent John Yolton et quelques autres, lire dans sa doctrine des idées l’anticipation du «  réalisme direct  » ou des doctrines «  intentionnalistes  » de la perception et de la pensée ? Les sept études présentées dans ce volume, dont certaines sont d’ores et déjà devenues des classiques, permettront au lecteur français de prendre connaissance des principaux jalons de ce débat essentiel, qui n’engage pas seulement un point d’histoire et d’interprétation, mais soulève d’authentiques et profondes questions de philosophie de l’esprit.

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Santiago Espinosa : L'Impensé. Inactualité de Parménide

Encre Marine - Avril 2019


On trouvera ici une réflexion sur le paraître, que la philosophie a coutume, depuis Platon et jusqu’à Heidegger et acolytes, d’opposer à l’être, ou à ce qui existe (le réel). On s’étonnera que cet essai se recommande néanmoins, pour affirmer au contraire leur identité, du philosophe chez lequel la tradition a cru trouver pour la première fois une telle distinction : Parménide.
Mais il ne faut pas oublier que Platon appelait déjà son entreprise philosophique propre, dans le dialogue qu’il consacrait à Parménide, un « parricide » de ce dernier. Et parricide il y a bien, car il s’agit chez Platon, pour des questions essentiellement morales, d’accorder l’existence, outre à l’être, à l’autre, c’est-à-dire à ce qui n’existe pas. Paradoxalement, les interprètes actuels de Parménide, voulant retrouver celui-ci avant qu’il ne fût supprimé par le platonisme, n’ont pas su se contenter du lapidaire et inactuel « ce qui est est », et y ont prétendu voir une distinction entre l’existence et l’être, ou encore entre l’apparaître et la vérité.
Un parricide n’a donc vraisemblablement pas suffi à faire taire la sentence parménidienne qui invite à faire bon accueil à l’existence ; on en refait régulièrement le rituel. Cet essai propose d’aller à rebours.

Santiago Espinosa (Mexico, 1978) est philosophe et traducteur. Il est le lauréat 2015 de la Bourse Cioran du CNL. Encre Marine a déjà publié de lui L’Inexpressif musical (2013), Voir et entendre (2016) et Traité des apparences (2017) et L'Impensé (2019).

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jeudi 18 avril 2019

Jean-Marie Vincent : Critique du travail. Le faire et l'agir

Critiques Editions - Avril 2019


Publié en 1987, et épuisé depuis de nombreuses années, Critique du travail est considéré comme un ouvrage clé dans le renouveau de la pensée critique. Abordant des sujets tels que la technicisation, les mécanismes de domination, ou encore la perte de réalité de la politique, Jean-Marie Vincent a posé dans cet essai les jalons d'une réflexion prenant toute la mesure de notre réalité sociale la plus actuelle. Refusant tout aussi bien le marxisme dogmatique que l'éclectisme post-moderne qui nie l'apport des grands rationalismes dialectiques des XIXe et XXe siècles, Vincent développe une relecture de Lukács, Bloch, Habermas, pour cerner leurs limites à penser la modernité. Il propose également une confrontation entre la pensée critique marxienne et la déconstruction heideggérienne de l'ontologie techniciste. Plaçant au coeur de sa réflexion le processus de domination de la valeur sur l'ensemble des pratiques, il dégage une prospective raisonnée de l'agir, libérée du productivisme.

Jean-Marie Vincent (1934-2004), professeur à l Université Vincennes-Paris 8, il a notamment publié Fétichisme et société (1973), Les Marxistes et la politique (1973), La Théorie critique de l École de Francfort (1976), Les Mensonges de l État (1979). Alexander Neumann (préfacier), professeur à l Université Vincennes-Paris 8, membre du Laboratoire de recherche sur les logiques contemporaines de la philosophie, directeur de la revue Variations fondée par J.-M. Vincent.

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Simplicius : Commentaire sur la "Physique" d'Aristote Livre II, ch. 1-3. Philosophie de la Nature

Septentrion; Édition - Avril 2019 - Collection : Cahiers de philologie


Le Livre II de la Physique d'Aristote est une « véritable introduction à la philosophie de la nature » (Mansion). Après avoir dans le chapitre 1 donné sa fameuse définition de la nature comme « principe et cause de mouvement et de repos pour la chose en laquelle elle réside à titre premier par soi et non par accident », le Stagirite dans le chapitre 2 traite de la différence entre mathématiques et physique. Le chapitre 3, qui constitue « l'exposé le plus complet de l’étiologie aristotélicienne » (Crubellier-Pellegrin), livre la doctrine des quatre causes. Les chapitres 4 à 6 portent sur le hasard et la spontanéité. Dans le chapitre 8 est défendue la thèse du finalisme dans la nature et le chapitre 9 établit la distinction entre nécessité absolue et nécessité hypothétique.
Simplicius de Cilicie, le dernier philosophe de l’École néoplatonicienne d’Athènes, a rédigé son commentaire sur la Physique vers 540, après son exil temporaire chez le roi de Perse Chosroès, et le commentaire au seul Livre II de la Phusikê Akroasis d’Aristote constitue une somme de la philosophie de la nature de l’Antiquité tardive. Il n’existe pas à ce jour de traduction française intégrale du commentaire de Simplicius à la Physique.
Le présent volume contient la traduction annotée du commentaire au Livre II, chap. 1-3, accompagnée par un résumé analytique du commentaire à Phys. II, 1-3, la liste des modifications apportées aux texte grec établi par Diels (1882), un index des termes grecs, un index des noms anciens, une bibliographie. Il sera suivi de deux autres qui contiendront la traduction du commentaire aux, respectivement, chapitres 4-6 et 7-9 du Livre II de la Physique.

Edité et traduit par Alain Lernould.

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Laurent de Sutter (dir.) : Postcritique

Presses Universitaires de France - Avril 2019 - Collection : Perspectives critiques


Nous vivons l'âge du triomphe de la critique. Dans tous les domaines, il n'est rien qui soit davantage valorisé : esprit critique, théorie critique, critique d'art ou études critiques – tout se passe comme si la critique était le lieu de l'intelligence contemporaine. Mais sait-on vraiment ce que l'on fait, lorsqu'on défend la critique ? Sait-on d'où elle vient et où elle va ? Se rend-on compte, surtout, de la manière dont le discours de la critique, en saturant tout le domaine du pensable, nous rend bêtes ? Car la critique est d'abord une position : celle de la suprématie du sujet sur l'objet, de l'individu sur ce qui lui arrive, du spectateur sur ce qu'il voit. Et si la critique nous rend bêtes, c'est parce qu'elle nous rend forts : celui qui critique a toujours raison. Or c'est le désir d'avoir raison qui, dans le contemporain, est à la source de tous les maux que nous endurons : politiques, éthiques, esthétiques, écologiques, épistémologiques. Il est donc grand temps d'en finir avec la critique, et d'ouvrir une nouvelle ère. C'est cette nouvelle ère qu'appellent de leurs voeux dix des plus brillants penseurs de la nouvelle génération, en un manifeste appelé à faire date.

Laurent de Sutter est professeur de théorie du droit à la Vrije Universiteit Brussel. Il est l'auteur d'une quinzaine de livres, traduits en une dizaine de langues, dont, aux Puf, Magic (2015), Théorie du kamikaze (2016) ou Après la loi (2018). Il dirige la collection " Perspectives Critiques ". Textes de Mark Alizart, Dorian Astor, Armen Avanessian, Emanuele Coccia, Johan Faerber, Tristan Garcia, Camille Louis, Laurent de Sutter, Pacôme Thiellement et Marion Zilio.

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mercredi 17 avril 2019

Michael Burawoy : Conversation avec Bourdieu

Amsterdam - Mai 2019


Comment se perpétue la domination ? Comment les dominés peuvent-ils s’y soustraire ? Et comment les intellectuels peuvent-ils y contribuer ? Si les réponses apportées par Bourdieu ont fait de lui un classique des sciences sociales, les débats que suscitent ses travaux en France sont souvent pris dans une fausse alternative entre une option polémique qui rejette en bloc son analyse de la reproduction sociale et une lecture académique à tendance hagiographique, sinon strictement instrumentale.
Pour sortir de cette ornière, le sociologue Michael Burawoy confronte cette œuvre aux théories les plus ambitieuses qui lui disputent la compréhension de la domination de classe, du racisme et du patriarcat, mobilisant les apports de Gramsci sur l’hégémonie, de Freire sur la pédagogie, de Beauvoir sur la domination masculine ou encore de Fanon sur le colonialisme. Lecture originale autant qu’introduction magistrale, ces Conversations soulignent les omissions et les contradictions d’une œuvre qui théorise la domination sans penser l’émancipation. Elles posent ainsi les bases d’un nécessaire renouvellement de la sociologie critique.

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Rudy Ricciotti : L'exil de la beauté

Textuel - Avril 2019



Entretien avec David d' Equainville

De la célébration de l’art contemporain à l’esthétique de supermarché en passant par le culte obligatoire de la nature, cette doxa est pour Rudy Ricciotti un étouffoir de la pensée critique et un masque pour toutes les beautés singulières qu’il entend défendre. Car Rudy Ricciotti veut croire à la beauté comme une présence capable d’intensifier nos désirs. Devant l’échec du projet d’émancipation de la culture au profit des loisirs et de la consommation, Rudy Ricciotti revendique une beauté « non conforme ».

« Ce n’est pas du tout à l’ordre du jour de parler de beauté. L’époque est plutôt aux ordres de la terreur et de ses promesses. Ce sont les anathèmes qui tiennent en haleine les affaires du monde et coupent la chique aux débats. Les faits sont là, alimentant quotidiennement nos craintes, nous préparant insidieusement à courber l’échine.
La beauté ne s’exile pas volontairement. Son départ est conditionné par une fatigue généralisée des curiosités. Invisible à force d’être ignorée, nos comportements la chassent. Et nous seuls portons la responsabilité de sa disparition.
J’ai pris goût à rechercher avec persévérance la beauté qui émancipe, à prendre le risque de me fourvoyer. C’est une démarche individuelle. Elle récuse la désillusion esthétique totale en cours dans les milieux culturels.
Sans effort, rien ne vient, sinon l’impérialisme obscène de valeurs omniprésentes imposant aux consommateurs de manger des yaourts en regardant le packaging d’une esthétique de pacotille. Se soustraire au matraquage des codes de la
consommation réveille en douceur le désir. Mais la quête de la beauté ne délivre pas un certificat d’impunité. Il y a des coups à prendre… » RR

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Jean-Marc Ginoux : Pour en finir avec le mythe d'Albert Einstein

Hermann - Avril 2019


Avec sa personnalité hors norme, son franc-parler et son allure quelque peu extravagante pour l’époque, Einstein façonna tout au long de sa vie l’image qui est devenue peu à peu celle du génie iconoclaste, excentrique, pacifiste, athée et engagé. En le présentant comme un simple vérificateur de brevets découvrant, seul, les deux plus grandes théories du XXe siècle et comme un pacifiste fermement opposé à la guerre, les innombrables biographies qui lui ont été consacrées ont ainsi fait naître le « mythe d’Albert Einstein ». Pour l’entretenir, certains n’ont pas hésité à gommer tous les aspects méconnus et peu reluisants du personnage, en renvoyant à un public toujours plus avide d’extraordinaire et de sensationnel l’image policée du savant idéalisé tirant la langue aux photographes. Cet ouvrage souhaite en finir avec le mythe en analysant, à partir d’archives et de documents désormais accessibles, un certain nombre d’idées reçues le concernant. Au fil des chapitres, le lecteur découvrira toute l’ambiguïté du personnage à la fois moderne et conservateur, libéral et autoritaire, radical et opportuniste, Don Juan humaniste, pacifiste en temps de paix mais pas en temps de guerre, n’hésitant pas à renoncer à ses propres convictions au profit de ses intérêts personnels. Ce portrait sans concession présente Einstein tel qu’il fut réellement et non tel qu’on aurait voulu qu’il soit.

Jean-Marc Ginoux est docteur en mathématiques appliquées de l’université de Toulon et docteur en histoire des sciences de l’université Pierre et Marie Curie Paris VI. Il est maître de conférences à l’université de Toulon et spécialiste des systèmes dynamiques non linéaires et chaotiques et de leur histoire. Il est chercheur au Laboratoire d’informatique et des systèmes (CNRS UMR 7020) et chercheur associé aux Archives Henri Poincaré (CNRS UMR 7117).

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mardi 16 avril 2019

Maurizio Lazzarato : Le Capital déteste tout le monde. Fascisme ou révolution​

Amsterdam éditions - Avril 2019


Nous vivons des temps apocalyptiques. Dans le magma des événements du monde, une alternative politique se dessine : fascisme ou révolution. Le fascisme, c’est ce vers quoi nous entraîne le cours de démocraties de moins en moins libérales, de plus en plus soumises à la loi du capital. Depuis les années 1970, celui-ci est entré dans une logique de guerre. Ainsi est-il devenu, par la puissance que lui confère la financiarisation, une force politique vouée à la destruction des liens sociaux, des individus, des ressources et des espèces.
Cette offensive fut rendue possible par la fin du cycle des révolutions. Mais tandis qu’elle s’opérait, les pensées critiques annonçaient la pacification des relations sociales et l’avènement d’un nouveau capitalisme, plus doux, plus attentif au confort des travailleurs. Aujourd’hui, des prophètes de la technologie nous vantent même une résolution de la crise climatique ou une sortie du capitalisme par les moyens du capital. Contre ces consolations illusoires et face au fascisme qui s’installe, il est urgent de retrouver le sens des affrontements stratégiques, de reconstruire une machine de guerre révolutionnaire. Puisque le capital déteste tout le monde, tout le monde doit détester le capital.

Sociologue indépendant et philosophe, Maurizio Lazzarato vit et travaille à Paris où il poursuit des recherches sur le travail immatériel, l’éclatement du salariat, l’ontologie du travail et les mouvements « post-socialistes ». Il a notamment écrit Puissances de l’invention. La psychologie économique de Gabriel Tarde contre l’économie politique (2002), Intermittents et Précaires (avec Antonella Corsani, 2008), Le Gouvernement des inégalités. Critique de l’insécurité néolibérale (2008), Expérimentations politiques, et Marcel Duchamp et le refus du travail.

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Gerard Passannante : Catastrophizing. Materialism and the Making of Disaster

University of Chicago Press - Mars 2019


When we catastrophize, we think the worst. We make too much of too little, or something of nothing. Yet what looks simply like a bad habit, Gerard Passannante argues, was also a spur to some of the daring conceptual innovations and feats of imagination that defined the intellectual and cultural history of the early modern period.
Reaching back to the time between the Renaissance and the Enlightenment, Passannante traces a history of catastrophizing through literary and philosophical encounters with materialism—the view that the world is composed of nothing but matter. As artists, poets, philosophers, and scholars pondered the physical causes and material stuff of the cosmos, they conjured up disasters out of thin air and responded as though to events that were befalling them. From Leonardo da Vinci’s imaginative experiments with nature’s destructive forces to the fevered fantasies of doomsday astrologers, from the self-fulfilling prophecies of Shakespeare’s tragic characters to the mental earthquakes that guided Kant toward his theory of the sublime, Passannante shows how and why the early moderns reached for disaster when they ventured beyond the limits of the sensible. He goes on to explore both the danger and the critical potential of thinking catastrophically in our own time.

CONTENTS

List of Illustrations

Introduction. Catastrophizing: A Beginner’s Guide
1. Leonardo’s Disasters
2. Earthquakes of the Mind
3. Shakespeare’s Catastrophic “Anything”
4. The Earthquake and the Microscope
5. Disaster before the Sublime; or, Kant’s Catastrophes
Afterword. Catastrophizing in the Age of Climate Change

Acknowledgments
Bibliography
Index

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Elena Ciocoiu : Les Configurations de l’imaginaire pascalien

Classiques Garnier - Avril 2019 - Univers Port-Royal


Cette recherche est une approche systémique de l’imaginaire pascalien, qui établit une correspondance entre les stratégies de l’imaginaire et les stratégies d’écriture, en essayant d’ouvrir la voie pour la confrontation des imaginaires et en proposant de considérer l’imaginaire pascalien comme un imaginaire de frontière.

TABLE DES MATIÈRES

PRÉFACE 9
AVANT-PROPOS 13
INTRODUCTION 23

PREMIÈRE PARTIE
L’HOMME DEVANT LE MONDE
DÉCOUPAGES DU RÉEL 51
L’Intérieur et l’Extérieur 51
Divisions (dyades et triades) 77
Au-delà du visible 86
ORGANISATION DU DÉCOR 95
Entre la terre et le ciel 95
Espaces clos, espaces ouverts 114
L’écoulement universel 119
Bestiaire des Pensées 124

DEUXIÈME PARTIE

L’HOMME DEVANT SOI-MÊME
INSTANCES DU MOI 135
Le corps divisé 135
L’animal-machine 143
Personnages pascaliens 145
Le moi et les autres 162
RELATIONS AVEC LE TEMPS 185
La vie comme instant 185
Le vécu de l’ennui 194
La recherche du repos 197
Du désespoir à l’espérance 200

TROISIÈME PARTIE

L’HOMME DEVANT DIEU
LUMIÈRES ET TÉNÈBRES 213
LA PERMANENTE ERRANCE 225
ENTRE L’ANGE ET LA BÊTE 241
LA RÉPARATION PAR JÉSUS-CHRIST 247
CONCLUSION
Un imaginaire frontière ? 257

CONCLUSION GÉNÉRALE 273
BIBLIOGRAPHIE 277
INDEX NOMINUM 317
INDEX RERUM 321

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lundi 15 avril 2019

Jacques Rancière : Le travail des images. Conversations avec Andrea Soto Calderón

Editions du réel - Avril 2019



La pensée de Jacques Rancière a profondément modifié la réflexion contemporaine, en particulier dans sa façon nouvelle d'articuler les rapports entre esthétique et politique. Bien qu'elle ait pris une place grandissante dans son œuvre, à la faveur des derniers livres notamment, la question des images et de leur pouvoirs n'avait pas encore fait l'objet d'une interrogation spécifique. Une conversation, assortie d'une introduction par Andrea Soto Calderón, afin de mieux cerner en quoi les images sont le site d'une reconfiguration des possibles.

Andrea Soto Calderón est philosophe, basée à Barcelone, où elle enseigne l'esthétique.
Jacques Rancière (né en 1940) est professeur émérite de philosophie de l'Université de Paris 8.

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Véronique Campan et Marie Martin et Sylvie Rollet (dir.) : Qu’est-ce qu’un geste politique au cinéma ?

Presses Universitaires de Rennes - Avril 2019


L’attention portée aux gestes confirme le tournant anthropologique que connaissent depuis quelques années les études cinématographiques. Loin de toute assignation de sens comme de toute obligation de résultat, le geste s’impose ainsi, selon Agamben qui est le fil rouge de ce volume, comme l’une des dernières formes d’expression du politique. L’expérience du film rendrait ainsi possible une nouvelle définition de l’être-ensemble qui constitue le politique : un passage de relais où personne filmée, cinéaste, spectateur, tour à tour s’exposent et (se) regardent.


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Jacques Luzi : Au rendez-vous des mortels. Le déni de la mort dans la culture moderne, de Descartes au transhumanisme

Editions La Lenteur - Avril 2019


Pour Jacques Luzi (co-fondateur de la revue Agone), l’avenir du capitalisme repose largement sur le projet transhumaniste. Ce projet tourne autour du rêve de repousser sans cesse les frontières de la maladie et de la mort. Il ne fait, selon lui, que radicaliser des tendances existant de longue date dans les sociétés occidentales : la fuite devant les aspects tragiques de notre condition.
Prenant appui sur sa connaissance des sociétés antiques et "primitives", l’auteur en appelle, pour résister à l’emprise des marchands sur nos vies, à l’élaboration d’une nouvelle culture autour de la conscience et l’acceptation de notre condition de mortels.

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dimanche 14 avril 2019

Béatrice Didier : Enserrer la musique dans le filet des mots

Hermann - Avril 2019


Musique et littérature sont-elles des soeurs ennemies, ou sont-elles susceptibles de s’entendre ? Rousseau rêve d’un langage originel qui aurait été à la fois musique et parole, mais cette union de deux arts qui sont proches parents et dont pourtant les langages diffèrent profondément a toujours été périlleuse.
Certains écrivains tentent de capter l'essence même de la musique à travers leurs romans, leurs poésies, tandis que d'autres s'essaient à la critique musicale, ou encore tentent de mêler musiques et mots dans les genres mixtes que sont l'opéra et la chanson. Quant aux lexicographes, ils proposent des définitions de la musique – nécessairement imparfaites – dans des dictionnaires.
Ces tentatives sans cesse renouvelées de capter la musique au travers des mots, jamais totalement satisfaisantes, sont-elles de ce fait perpétuellement vouées à l'échec ? Béatrice Didier montre ici qu'elles sont au contraire une source constante d’inspiration, grâce auxquelles musique et littérature gagnent de nouvelles formes d’expression.

Béatrice Didier, professeur émérite à l’Ecole normale supérieure où elle anime un séminaire « littérature-musique », est l’auteur de nombreux essais et articles sur ce dialogue des arts. Elle a notamment travaillé sur les rapports de la musique et de la littérature au XVIIIe et au XIXe siècles.

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Revue de l'histoire des religions 2019/1 (Tome 236) : Corps, ascèse et extinction dans l’histoire du bouddhisme (Inde, Corée, Japon)

Armand Colin - Avril 2019


Page 2 : - ‪Ours de la Revue de l’histoire des religions (2019)‪ | Page 5 à 9 : Guillaume Ducœur - ‪Corps, ascèse et extinction dans l’histoire du bouddhisme (Inde, Corée, Japon)‪ | Page 11 à 40 : Guillaume Ducœur - ‪Śākyamuni émacié ou la critique de la pratique des austérités‪ | Page 41 à 63 : Arnaud Brotons - ‪L’immolation de soi par le feu au Japon (vie – xiiie siècles)‪ | Page 65 à 98 : Kyong-Kon Kim - ‪La pratique ascétique (dutahaeng) dans l’ordre bouddhique coréen Jogye‪ | Page 99 à 120 : Alexandre Goy - ‪Corrélations entre le corps et la doctrine bouddhique dans le shugendô d’Akyûbô Sokuden (xvie siècle)‪ | Page 121 à 149 : Constance Arminjon - ‪Acclimater l’herméneutique philosophique en islam : Shabestarî, de la critique des méthodes exégétiques à la théorie de l’historicité du Coran‪ | Page 151 à 165 : Alain Rauwel - ‪Écrire l’histoire monastique au xxie siècle‪ | Page 167 à 169 : Patrick Gautier Dalché - ‪‪Alessandro‪‪ ‪‪S‪‪cafi‪‪ (éd.), ‪‪The Cosmography of Paradise : The Other World from Ancient Mesopotamia to Medieval Europe‪‪ | Page 169 à 172 : Irene Bueno - ‪Christian Brouwer, Guillaume Dye et Anja van Rompaey (éd.), Hérésies : une construction d’identités religieuses‪ | Page 172 à 175 : Patrick Maxime Michel - ‪Rites, mythes et prières hittites, textes édités, traduits et présentés par Alice Mouton‪ | Page 175 à 178 : Damien Labadie - ‪‪Reinhard‪‪ ‪‪P‪‪ummer‪‪,‪‪ The Samaritans. A Profile‪‪ | Page 178 à 180 : Anne-Françoise Jaccottet - ‪Corinne Bonnet, Laurent Bricault,Quand les dieux voyagent. Cultes et mythes en mouvement dans l’espace méditerranéen antique‪ | Page 180 à 183 : Karin Mackowiak - ‪Annick Fenet, Les dieux olympiens et la mer. Espaces et pratiques cultuelles‪ | Page 183 à 185 : Carlotta Santini - ‪‪Oliver‪‪ ‪‪L‪‪eege‪‪,‪‪ Walter F. Ottos Studie‪‪ «‪‪ Dionysos. Mythos und Kultus‪‪ »‪‪. Antike Forschung und moderne Kultur‪‪ | Page 186 à 188 : Vasiliki Zachari - ‪Hélène Collard,Montrer l’invisible. Rituel et présentification du divin dans l’imagerie attique‪ | Page 188 à 191 : Hervé Inglebert - ‪Anthologie des théologiens de l’Antiquité, sous la direction de Alain Le Boulluec et Éric Junod‪ | Page 191 à 194 : Sylvain Destephen - ‪Marie-Françoise Baslez, Les premiers bâtisseurs de l’Église. Correspondances épiscopales (iie-iiie siècles)‪ | Page 194 à 197 : Sylvain Destephen - ‪Michel-YvesPerrin, Civitas confusionis. De la participation des fidèles aux controverses doctrinales dans l’Antiquité tardive (début du iiie siècle – c. 430)‪ | Page 198 à 201 : Francesco Massa - ‪Stéphane Ratti, L’Histoire Auguste. Les païens et les chrétiens dans l’Antiquité tardive‪ | Page 201 à 203 : Roberto Tottoli - ‪L’Ésotérisme shi‘ite, ses racines et ses prolongements / Shi‘i Esotericism : Its Roots and Developments, sous la direction de Mohammad Ali Amir-Moezzi, édité avec Maria De Cillis, Daniel de Smet, Orkhan Mir-Kasimov‪ | Page 203 à 206 : Stéphanie Anthonioz - ‪VéroniqueFerrer, Jean-René Valette (dir.), Écrire la Bible en français au Moyen Âge et à la Renaissance‪ | Page 206 à 209 : Cécile Lanéry - ‪Edina Bozoky (dir.), Les saints face aux barbares au haut Moyen Âge. Réalités et Légendes‪ | Page 209 à 211 : Guillaume Cuchet - ‪Régis Bertrand et Anne Carol (dir.), Aux origines des cimetières contemporains. Les réformes funéraires de l’Europe occidentale, xviiie-xixe siècle‪ | Page 211 à 213 : Marie Lezowski - ‪Enrique García Hernán, Ignace de Loyola. Biographie, traduction de Pierre Antoine Fabre‪ | Page 214 à 217 : Bernard Valade - ‪Dominique Julia, Le Voyage aux saints. Les pèlerinages dans l’Occident moderne (xve-xviiie siècle)‪ | Page 217 à 219 : Cyrille Dounot - ‪Bruno Maes, Les livrets de pèlerinage. Imprimerie et culture dans la France moderne‪ | Page 219 à 221 : Giacomo Losito - ‪‪The Reception and Application of the Encyclical‪‪ Pascendi‪‪. The Reports of the Diocesan Bishops and the Superiors of the Religious Orders until 1914‪‪, edited by Claus‪‪ ‪‪A‪‪rnold‪‪ and Giovanni‪‪ ‪‪V‪‪ian‪‪ | Page 221 à 223 : Louis-Pierre Sardella - ‪Modernisme, mystique, mysticisme, sous la direction de Giacomo Losito et Charles J. T. Talar‪ | Page 224 à 227 : Patrick Henriet - ‪Claude Langlois, Le continent théologique. Explorations historiques | Claude Langlois, Thérèse de Lisieux et la miséricorde‪ | Page 227 à 230 : Tangi Cavalin - ‪Yann Raison du Cleuziou, De la contemplation à la contestation. La politisation des dominicains de la Province de France (années 1940‑1970)‪.

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Daniel Datkine : Adam Smith. La découverte du capitalisme et de ses limites

Le Seuil - Avril 2019 - Economie humaine


Les défenseurs comme les critiques du capitalisme nous présentent habituellement Adam Smith comme le fondateur d’une doctrine selon laquelle la libre compétition des intérêts individuels engendrerait spontanément le maximum de bien-être collectif. Cette idée n’est pas partagée par les spécialistes de son œuvre car elle ne résiste pas à la critique historique. Ce livre montre notamment que la pensée d’Adam Smith a peu de rapports avec le libéralisme contemporain et que, par exemple, la fameuse « main invisible » n’y désigne pas les vertus autorégulatrices du marché.

Smith est en réalité le premier auteur à proposer une analyse du capitalisme dont il découvre les trois dimensions : produit de l’histoire (la société commerciale), construction politique et intellectuelle (le système mercantile) et processus économique (l’accumulation du capital). Le capitalisme, à certaines conditions, permet l’enrichissement très inégal de tous, explique Smith, mais le système mercantile est injuste, car il est partial : il confond l’intérêt des marchands et l’intérêt général. Or, dit Smith, l’intérêt des marchands est « le plus souvent contraire » au bien commun. C’est ce que son analyse économique cherche à prouver. Le système mercantile est aussi responsable de la construction par la Grande-Bretagne d’un vaste empire colonial qui met en péril son régime constitutionnel remarquable hérité de la révolution de 1688 et qui risque de conduire à de nouvelles tyrannies. Quelles institutions permettront de tirer avantage du capitalisme en préservant la société des désastres que nourrit la logique mercantile ? Telle est la question ultime de Smith, dont l’œuvre ainsi resituée dans son contexte originel s’avère d’une étonnante actualité.

Daniel Diatkine est professeur émérite à l’université d’Évry-Val d'Essonne/Paris-Saclay. Il a dirigé le centre de recherches « Phare » (Philosophie, Analyse et Histoire des Représentations Économiques) de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a également été membre du comité exécutif de l’European Society for the History of Economic Thought.

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samedi 13 avril 2019

Emile Jalley : L'histoire de la Bible et la philosophie. Jérusalem, Athènes, Rome

L'Harmattan - Avril 2019


La Bible serait le livre le plus lu et le plus traduit au monde. La Bible et son histoire intéressent les théologiens, mais tout autant les historiens, les croyants aussi bien que les incroyants. Cependant, dans le champ de l'histoire, très peu d'historiens de la philosophie se sont intéressés à ce que leur discipline ait pu commencer à Jérusalem, peut-être 500 ans avant de se poursuivre à Athènes, puis à Rome, enfin à Paris, Oxford, Bologne, Francfort, et encore bien après à Koenigsberg, Iena, Berlin. En réalité, la Bible a aussi été la source originelle, pour l'ensemble de la philosophie occidentale, de ses objets (le moi, le monde et Dieu), ainsi que de toute la procédure de la pensée paradoxale et dialectique.

Émile Jalley, normalien, agrégé de philosophie, professeur émérite de l'université Paris XIII, auteur et/ou responsable d'une centaine de publications, individuelles ou collectives.

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Eliane Escoubas : L'invention de l'art

La Part de l'Oeil Editions - Avril 2019 - Collection : Théorie


Écrire sur l'art rassemble des études philosophiques d'Escoubas consacrées à ses patientes investigations des écrits sur l'art et de l'esthétique des philosophes et des théoriciens, depuis Kant, Schelling, Schiller, Goethe, Hölderlin, Fiedler, jusqu'aux plus récents Biemel, Loreau, Granel, Derrida, Janicaud, Blanchot et Levinas, en passant par le coeur phénoménologique de ses recherches : Heidegger, Merleau-Ponty et Maldiney. Tout en privilégiant une approche chronologique, l'ouvrage est organisé en trois grandes parties problématiques qui abordent "L'époque de l'esthétique", "La phénoménologie à l'oeuvre" et les "Actualité(s) de la philosophie de l'art". Un parcours se dégage où s'élabore une pensée originale des oeuvres et qui place en son centre la question de la sensation.

Éliane Escoubas est professeur émérite de Philosophie de l'Université de Paris XII-Créteil. Son travail porte particulièrement sur la philosophie allemande, la phénoménologie et la philosophie de l'art : peinture et poésie, domaine qu'elle explore dans Imago Mundi. Topologie de l'art (Paris, Galilée, 1986), L'Espace pictural (La Versanne, Encre Marine, 1995), L'Esthétique (Paris, Ellipses, 2003) et Questions heideggeriennes. Stimmung, Logos, traduction, poésie(Paris, Editions Hermann, « Le bel aujourd hui », 2010). Traductrice des Ideen II de Husserl (Paris, PUF, « Epiméthée », 1982), et du Kierkegaard et du Jargon de l'authenticité d Adorno (Paris, Payot, 1995 et 1989).

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Christopher Bollas : Sens et mélancolie. Vivre au temps du désarroi

Editions d'Ithaque - Avril 2019 - Collection : Psychanalyse


Traduit de l’anglais (EUA) par Benjamin Lévy

L’élection de Donald Trump, le Brexit, la montée des extrêmes, voilà autant de symptômes d’un nouveau malaise dans la civilisation. Mais un état des lieux s’impose. Jamais nos existences n’ont été aussi peu polarisées par la quête de sens, et jamais nous n’avons diposé d’aussi peu de temps pour élaborer l’expérience vécue. Porté par un style puissant, Christopher Bollas gratte le vernis dont se pare notre époque et se propose ici de révéler la crise dont nous sommes les contemporains. Pour ce faire, il déroule la fresque des processus psychologiques sous-jacents à la marche de l’Histoire au cours des deux cents dernières années. Depuis l’euphorie caractéristique de la fin du XIXe siècle jusqu’à notre transformation en interfaces numériques, en passant par le deuil inachevé de la Grande Guerre, la  mutilation psychique imposée par le second conflit mondial, les clivages de la personnalité et l’isolement qui dominèrent la fin du XXe siècle, Bollas sépare les strates du traumatisme cumulatif dont nous sommes les héritiers et propose un plan de refondation de la démocratie qui tient compte autant des conditions psychiques d’une pensée ouverte que de ses modalités sociales et politiques.

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vendredi 12 avril 2019

Johanna Hawken : La philo pour enfants expliquée aux adultes

Temps présent - Avril 2019


Depuis 2008, à Romainville (Seine Saint-Denis), Johanna HAWKEN anime des ateliers de philosophie dans les écoles, les collèges et les centres sociaux. Son public : des enfants âgés de 5 à 15 ans. Leur succès a permis à la municipalité d'obtenir le label « ville philosophe » et de créer une Maison de la philosophie, dirigée par Johanna HAWKEN. Dans ce livre d'entretiens, elle explique la façon dont elle organise les discussions philosophiques avec les enfants, et aborde tous les sujets : l'amitié, la liberté, l'amour, la mort... Elle raconte aussi la réticence de certains adultes à philosopher avec les enfants. Riche de nombreux exemples et des transcriptions de plusieurs ateliers, cet ouvrage offre une méthode claire et précise pour parler de sujets graves et légers avec les enfants. Méthode qui a fait ses preuves et dont peuvent s'inspirer enseignants, éducateurs et parents.

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José Ortega y Gasset : Le Thème de notre temps

Les Belles Lettres - Avril 2019 - Bibliothèque classique de la liberté


« Lorsqu’il est dit que le thème particulier de notre temps et la mission des générations actuelles consiste en une tentative énergétique pour ordonner le monde à partir du point de vue de la vie, il y a un sérieux risque d’être mal compris. […]
On a vécu pour la religion, pour la science, pour la morale, pour l’économie ; on a même vécu pour servir le fantôme de l’art et du plaisir ; on n’a juste jamais essayé de vivre délibérément pour la vie. Heureusement qu’on l’a toujours plus ou moins fait, mais non délibérément ; chaque fois que l’homme s’en est aperçu, il en a eu honte et a ressenti un étrange remords.
Ce phénomène de l’histoire humaine est par trop surprenant pour ne pas mériter une méditation. »

Paru en 1923, soit bien avant sa célèbre Révolte des masses (1930), Le Thème de notre temps est l’un des textes les plus prophétiques d’Ortega y Gasset (1883-1955).

José Ortega y Gasset (1883-1955) fut professeur de métaphysique à l'université de Madrid. Fondateur et directeur de la célèbre et influente « Revista de Occidente » de 1923 à 1936, il est contraint à l'exil de 1936 à 1946 par le déchaînement de violence des deux camps lors de guerre civile espagnole, il a été l’une des figures majeures de l’humanisme libéral européen du XXe siècle, cité et admiré par les plus grands penseurs contemporains – dont Raymond Aron.

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François Soulages et Leon Farhi Neto (dir.) : Masse & sujets

L'Harmattan - Mars 2019


Qu'est-ce qui met en mouvement et en action une masse ? La raison, la souffrance, la violence, le désir ? Les sujets politiques, les citoyens, le peuple ? Quels sont donc les rapports entre la masse et les sujets ? Les enjeux sont capitaux en ces temps de globalisation : il en va du politique – sa possibilité et ses modalités –, de l'éthique et même de la création. Donc, de notre servitude ou de notre liberté.

Leon Farhi Neto, né à Rio de Janeiro, est Professeur à l'Université fédérale du Tocantins, Brésil. Philosophe, membre de RETINA. International, il travaille sur les relations entre image et pouvoir, sur Foucault et Spinoza et sur la photographie et le ciné-documentaire. Son dernier livre, Masse & multitude , a été publié en 2019 aux éditions L'Harmattan (coll. Eidos , série Philosophie). François Soulages , Professeur des universités (Labo AIAC, Arts des images & art contemporain, Université Paris 8 et INHA, Institut d'histoire de l'art, Paris) et Président-fondateur de RETINA. International, a publié plus de 80 livres personnels ou, comme celui-ci, sous sa direction.

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jeudi 11 avril 2019

Jacques Derrida : La vie la mort (Séminaire 1975-76)

Le Seuil - Avril 2019 - Bibliothèque Derrida


La vie la mort est l'un des séminaires les plus féconds de Jacques Derrida. En jeu : penser la vie et la mort en vertu d'une logique qui ne poserait pas la mort comme l'opposé de la vie. La pureté de la vie n'est-elle pas, par essence, contaminée par la possibilité même de la mort puisque seul un vivant peut mourir ? interroge d'emblée le philosophe. En renversant la perspective classique, Derrida entreprend d'enseigner à ses étudiants que c'est la mort, au contraire, qui rend la vie possible.

En quatorze séances érudites et palpitantes délivrées au cours de l'année 1975-1976, Derrida déconstruit l'opposition traditionnelle entre la vie et la mort à travers des lectures multiples et délibérément pluridisciplinaires, élaborant sa pensée aussi bien au contact de la philosophie (Hegel, Nietzsche, Heidegger) et de l'épistémologie des sciences (Georges Canguilhem), que dans la confrontation à la génétique contemporaine (François Jacob) et à la psychanalyse (catégories freudiennes de pulsions de vie et de mort).

La " Bibliothèque Derrida " a pour vocation d'accueillir tous les inédits de Jacques Derrida, et principalement les textes issus du Séminaire qu'il a tenu à l'Ecole normale supérieure puis à l'Ecole des hautes études entre 1975 et 1998. Seize volumes à paraître, à raison de deux par an. D'autres inédits viendront enrichir cet ensemble, à l'image de Geschlecht III. Sexe, race, nation, humanité, qui a inauguré la nouvelle collection en octobre 2018.

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Christian Ingrao et Philippe Petit : Les urgences d'un historien

Les éditions du Cerf - Avril 2019


Comment appréhender un phénomène aussi singulier et inédit que le nazisme ? Pour répondre à cette question, Christian Ingrao, spécialiste des commandos de la SS du front de l'Est responsables du génocide des Juifs par fusillade en URSS, se confie au philosophe Philippe Petit. Il revient sur ses années de formation et sur la façon dont le phénomène nazi a bouleversé et le monde et sa matière. 
Nourri d'anthropologie sociale, il montre comment la cruauté a pu se produire dans un pays apparemment civilisé et comment des hommes cultivés, ont pu être à l'origine des pires massacres. 
Après avoir expliqué les motifs de ses engagements, Christian Ingrao dévoile ses considérations sur l'Europe, la possibilité de son avenir et la condition de sa réussite, entre menace djihadiste et implosion politique. Un dialogue vif, serré, illuminateur. 
Au terme de ce dialogue où histoire, historiographie et philosophie se répondent, il est un message de Christian Ingrao à retenir : les armes seules n'ont pas vaincu le nazisme, mais " le fait que les Alliés avaient un ou des projets politiques à proposer en lieu et place du nazisme ".

Né en 1970, Christian Ingrao est notamment l'auteur de Croire et détruire, les intellectuels dans la machine de guerre SS . Il est considéré comme un des meilleurs spécialistes de la Deuxième Guerre mondiale.
Docteur en philosophie, Philippe Petit est journaliste, essayiste et ex-producteur sur France Culture. Il est l'auteur d'une trentaine de livres d'entretien et d'un essai Philosophie de la prostate (2018).

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Laurent Perreau : Bourdieu et la phénoménologie. Théorie du sujet social

Cnrs - Avril 2019 - Philosophie/Politique/Histoire des idées


Le rapport de Bourdieu à la phénoménologie peut sembler, à première vue, de pure critique. Mais sa sociologie des pratiques doit aussi quelque chose à la phénoménologie, à Husserl, à Schütz ou encore à Merleau-Ponty. La première intention de cette enquête est ainsi d'examiner les conséquences de la reconversion des concepts et des analyses phénoménologiques dans la théorie et la pratique de la sociologie. La seconde intention qui anime cette étude est de rectifier certaines présentations purement déterministes ou objectivistes de l'œuvre de Bourdieu, en montrant qu'il élabore progressivement une conception renouvelée du " sujet ". Le rapport à la phénoménologie fonctionne comme une matrice de questionnements : ainsi en va-t-il des réflexions relatives à la normativité (sous la rubrique de l'habitus), à la temporalité et enfin à la réflexivité, qui sont ici méthodiquement examinées et composent une véritable théorie du sujet social. 

Laurent Perreau est Professeur de Philosophie Contemporaine à l'Université de Bourgogne Franche-Comté, membre du Laboratoire des Logiques de l'Agir (EA 2274) et membre associé des Archives Husserl de Paris (UMR 8547).

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mercredi 10 avril 2019

Arno Münster et Fabio Mascaro Querido : Le marxisme "ouvert" et écologique de Michael Löwy. Hommage à un intellectuel "nomade"

L'Harmattan - Avril 2019


On peut dire tout ce qu'on veut sur Michael Löwy et son attachement inébranlable au romantisme révolutionnaire, au messianisme utopique des penseurs juifs libertaires d'Europe centrale et à la révolution en Amérique latine. Une chose est certaine : son principal mérite est d'avoir articulé une sociologie critique très orientée vers les déterminants socio-économiques de la conscience des classes sociales (très influencée par Max Weber et Karl Mannheim) avec une philosophie marxiste de la praxis dont le but est toujours l'émancipation des classes exploitées et opprimées par le capitalisme. Porteur d'une espérance émancipatrice, écosocialiste, il a fait sien le mot d'ordre de Rosa Luxemburg « socialisme ou barbarie ».

Arno Münster, philosophe franco-allemand, est maître de conférences honoraire de philosophie à l'université de Picardie Jules Verne d'Amiens. Il a enseigné aux universités de Brême, d'Osnabrück, de Fortaleza, de Rio de Janeiro, de Rome, de Paris VII et de Paris VIII ainsi qu'au CNRS et au Collège international de philosophie. Il est l'auteur d'une quarantaine de livres dont une biographie d'Ernst Bloch (traduite en allemand et en italien), de trois livres sur Sartre et de plusieurs ouvrages consacrés à l'écologie politique et à l'écosocialisme. Fabio Mascaro Querido est professeur de sociologie à l'Université de Campinas (UNICAMP) et collaborateur à la revue brésilienne Margem Esquerda. Il a été à deux reprises chercheur invité (associé) à l'EHESS.

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