mercredi 19 juin 2019

Commentaire 2019/2 (Numéro 166), Automne 2019

Commentaire SA - Juin 2019


Page 245 à 252 : Gérald Bronner - Les démocraties et la méfiance | Page 253 à 260 : Giovanni Orsina, Jérôme Nicolas - L’autodestruction du politique, 1968-2008 | Page 261 à 270 : Mohamed Cherkaoui - Islam et démocratie. Essai d’analyse comparée (I) | Page 271 à 276 : Victor Davis Hanson, Isabelle Hausser - Le bon populisme | Page 277 à 284 : Olivia Leboyer, Jean-Philippe Vincent - Littérature et confiance | Page 285 à 290 : Jacques de Larosière - Chute de Bretton Woods et vulnérabilité du système financier | Page 291 à 299 : François Garçon - La Suisse, prospérité, stabilité et droits référendaires | Page 300 à 302 : Victor Erofeev, Marie-Thérèse Vernet Straggiotti - La chasse à la Biélorussie | Page 303 à 308 : Jolanta Kurska - Pologne. Une « contre-révolution culturelle » ? | Page 309 à 314 : Miloslav Samardjic, Slobodan Kostadinovic - Serbie : le poids du passé | Page 315 à 319 : Pauline Schnapper - Le Brexit. Chaos politique au Royaume-Uni | Page 320 à 322 : Yann Coatanlem - Réconcilier l’Europe et la nation | Page 323 à 327 : Jean-Marie Denquin - Faut-il craindre le référendum d’initiative citoyenne ? | Page 328 à 332 : Vincent Feré - Retour sur la crise française | Page 333 à 340 : Patrick Hetzel - La longue marche de l’Alsace | Page 341 à 346 : Jean-Claude Casanova - Emmanuel Macron : deux ans après | Page 347 à 354 : Bernard Bourgeois - Hegel, actuel | Page 355 à 362 : Jean-Michel Kantor - La nouvelle langue d’Ésope | Page 363 à 370 : Aurélien Barrau, Louis Schweitzer - Pourquoi accorder des droits aux animaux ? | Page 371 à 378 : Jean-Pierre Digard - L’entrée des animaux au Code civil | Page 379 à 386 : Éric Sartori - George Eliot, romancière positiviste ? | Page 387 à 394 : Donatien Grau - Lecture et couture | Page 395 à 397 : Jean-Claude Menou - Requiem pour la charpente de Notre-Dame de Paris | Page 397 à 404 : René Vienet - La diplomatie (en Chine) n’est pas un dîner de gala | Page 404 à 409 : Elsa Colombani - Ces grands films que vous ne verrez pas au cinéma | Page 410 à 416 : Philippe d'Hugues - Littérature et cinéma : le cas Pasolini | Page 417 à 418 : - Sans commentaire | Page 419 : Serge Lançon - Revue de presse | Page 420 à 421 : Sai Lei - La France et son histoire vues de Chine | Page 422 à 425 : Pierre Manent, Olivier Roy - L’Europe est-elle (encore) chrétienne ? | Page 425 à 427 : Fabrice Dambrine - Réflexions sur la transition énergétique | Page 427 à 428 : Laurent Joffrin - Battisti et la gauche française | Page 429 à 431 : Philippe Raynaud - L’esprit de la laïcité | Page 431 à 435 : Marc Fumaroli - Prendre parti | Page 436 à 438 : Bruno Durieux - Contre l’écologisme | Page 439 à 441 : Jérôme Fourquet - L’archipélisation de la société française | Page 441 à 445 : Michel Duclos - Quelle issue en Syrie ? | Page 445 à 447 : Christophe Mercier - Dracula ou le roman vampirique | Page 448 à 450 : Camille Pascal, Hocine Rahli - Le retour du roman historique Entretien | Page 451 à 452 : Raphaël Lahlou - Vincent Haegele et son monde napoléonien | Page 452 à 454 : Fabrice Bouthillon - Le genre Cornette | Page 454 à 456 : André Babeau - Une tentative ambitieuse d’histoire de l’économie politique | Page 456 à 458 : Alexis Carré - Identités, nation et libéralisme | Page 458 à 461 : Gil Delannoi - Se servir du tirage au sort | Page 462 à 463 : Guillaume Lagane - Qu’est-ce qu’un État puissant ?.

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Georges Lamoine : Abrégé de l'histoire des idées en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle

UGA Éditions de l’Université Grenoble Alpe - Mai 2019


Une synthèse complète et documentée consacrée à l'Angleterre admirée de Montesquieu et de Voltaire.
Cet ouvrage permet de se familiariser avec les principaux courants d’idées qui ont traversé le XVIIIe siècle en Grande-Bretagne. Il offre une synthèse complète et documentée des caractéristiques de la société britannique de l’époque : son régime politique, sa pensée empirique, les questions économiques, la littérature et les beaux arts. Les rapports sociaux, la condition de la femme, la pauvreté, la religion, l’éducation, la réflexion scientifique sont autant de sujets d’analyse traités par des philosophes, écrivains et artistes britanniques qui marqueront les siècles à venir.
Synthétique et pédagogique, il est à ce titre un ouvrage idéal pour la préparation des concours de Capes et d’Agrégation.
Une bibliographie détaillée permet d’approfondir les sujets de votre choix.
Cet ouvrage est une édition entièrement remaniée du texte de 2003 publié aux Éditions du Temps.

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Stanley Cavell : La projection du monde. Réflexions sur l’ontologie du cinéma

Vrin - Juin 2019 - Philosophie du présent


La projection du monde est un grand classique de la réflexion cinématographique, le premier livre consacré au cinéma par un philosophe reconnu. Auteur d’une œuvre considérable sur Wittgenstein, Austin, Shakespeare, Emerson et Thoreau, Stanley Cavell (1926-2018) fut le promoteur d’un retour en amont vers une authentique philosophie étasunienne, longtemps recouverte par les influences européennes, et dont l’une des composantes essentielles consiste dans la reconnaissance et l’acceptation de l’ordinaire. Il était inévitable qu’un art si enraciné dans la vie quotidienne et aussi américain que le cinéma constituât un chapitre essentiel de cette méditation. Partant de sa propre expérience de cinéphile au temps de l’âge d’or des studios hollywoodiens, Cavell souligne la spécificité d’un médium qui, à la différence des arts traditionnels, a su conserver un contact vivace avec un vaste public. Lecteur attentif des textes de Bazin et Panofsky, il propose une ontologie originale fondée sur l’expérience même du cinéma et d’innombrables souvenirs de films. La réalité du cinéma, ce sont les moments, les personnages, les films qui comptent pour nous, qui deviennent des chapitres de nos vies. La projection du monde ouvre au cinéma l’espace du philosophique, et impose en retour à la philosophie la nécessité de reconnaître l’importance du cinéma.

Traduit par Christian Fournier. Préface de Hugo Clémot.

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mardi 18 juin 2019

Éric Dufour et Laurent Jullier : Fenêtre sur cour (A. Hitchcock, 1954) Analyse d’une œuvre

Vrin - Juin 2019 - Philosophie et cinéma


Tout a déjà été dit sur les films de Hitchcock, dont Fenêtre sur cour est le paradigme même. On en connaît le dispositif très simple : un homme immobilisé, à travers sa fenêtre, jette un œil amusé, lubrique et bientôt horrifié sur la vie de ses contemporains… Pourtant, non, tout n’a pas été dit. Au lieu de penser tout de suite que cette histoire n’est qu’une parabole sur le voyeurisme ou une allégorie des liens qui unissent l’amour et la mort, pourquoi ne pas commencer par le commencement, c’est-dire se souvenir qu’il s’agit d’un film de cinéma, composé de plans montés d’une certaine façon? Back to basics…C’est à cette condition qu’ensuite on peut philosopher sur l’homme immobilisé, qui analyse le monde avec ses yeux, ses oreilles et ses jumelles.

Éric Dufour et Laurent Jullier sont professeurs en études cinématographiques, l’un à l’Université de Paris, l’autre à l’Université de Lorraine.

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Bernard Baertschi : Enquête philosophique sur la dignité. Anthropologie et éthique des biotechnologies

Labor et Fides - Juin 2019 - Collection : Le champ éthique


La dignité est l'une des notions éthiques aujourd'hui les plus sollicitées, particulièrement lorsqu'il est question des biotechnologies. Mais si elle est très souvent invoquée, il est difficile de savoir quel sens précis lui est donné. Il est donc nécessaire, si l'on veut éviter d'en rester à une éthique des " bons sentiments ", d'en clarifier la signification. C'est là une tâche complexe, en ce que ce concept a une double référence, à l'éthique d'une part (la dignité doit être respectée) et à l'anthropologie ou à la métaphysique d'autre part (la dignité est attachée à ce qu'est l'être humain). Bref, la dignité est une notion philosophique placée à la charnière de l'éthique et de l'anthropologie, entre ce qui doit être et ce qui est. Ayant élucidé le sens et la portée du concept de dignité, Bernard Baertschi examine ensuite si les biotechnologies contemporaines (le génie génétique, la procréation médicalement assistée, le clonage et les xénotransplantations) respectent ou non la dignité de l'être humain.

Bernard Baertschi est maître d'enseignement et de recherche au département de philosophie de l'Université de Genève. Il a notamment publié Les rapports de l'âme et du corps. Descartes, Diderot et Maine de Biran (Vrin, 1992), La Valeur de la vie humaine et l'intégrité de la personne (PUF, 1995) et a dirigé avec K. Mulligan Les Nationalismes (PUF 2002).

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Laurent Bove : Pieter Bruegel. le tableau ou la sphère infinie Pour une réforme théologico-politique de l’entendement

Vrin - Juin 2019 - Matière étrangère


Ce que Bruegel peint, ce que la peinture pense, tel est l’objet du livre. L’œuvre de Bruegel nous convie à aller de la plus grande gratuité du rire et du jeu à la plus sérieuse des méditations philosophiques que le jeu pictural de la forme et de la couleur puisse envelopper. Avec le corps de la multitude des enfants-qui-jouent, des paysans-qui-dansent, de ses monstres grimaçants et souriants … avec le corps de la peinture comme avec notre propre corps affecté par la force majeure de ses créations, le peintre invite l’observateur à une singulière expérimentation : celle d’une puissante participation à une réalité totale, surabondante et lumineuse, qui est, elle-même, ce procès singulier par lequel les choses sont à nouveau à voir, à penser et, indéfiniment aussi, toujours-à-faire. Au cœur de la domination théologicopolitique et de ses images, l’acte de peindre devient réforme de l’entendement et résistance de la vie multiple à sa réduction sous l’Un de l’orbe crucifère du pouvoir impérial. Solitaire dans son entreprise, mais solidaire des pauvres et des opprimés, Bruegel construit – dans la clandestinité du sens – les espaces nouveaux d’une liberté commune … ou la « sphère infinie » dont l’égalité (du rassasiement des corps) est la mesure.

Laurent Bove est professeur émérite de l’université d’Amiens et membre de l’IHRIM, ENS Lyon.

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lundi 17 juin 2019

Revue du MAUSS 2019/1 (n° 53) : Le don d’hospitalité. Quand recevoir, c’est donner

La Découverte - Juin 2019 - Collection : Revue M.A.U.S.S.


Se recevoir les uns les autres, c’est la marque de l’amitié. Pour elle, par elle, nous donnons et recevons des visites. Hospitalité ordinaire. Mais recevoir des inconnus, des étrangers, n’est-ce pas autre chose ? Et autre chose encore d’en recevoir un, plusieurs, beaucoup ; pour un temps ou pour toujours. Devons-nous accueillir les inconnus inconditionnellement – du seul fait qu’ils nous le demandent – au nom de ce que Jacques Derrida appelait la Loi de l’hospitalité, dont il est tentant de chercher une illustration dans l’hospitalité des Anciens ? Mais ce n’est plus notre monde. Au nom de quoi, alors ? De notre commune humanité ? Encore faut-il qu’elle s’accorde avec les normes de la commune socialité, sauf à servir de travestissement à des visées mercantiles ou criminelles, voire à alimenter l’envers de la philoxenia : la xenophobia, la haine de l’étranger.
Que de contradictions traversent l’hospitalité contemporaine ! Peut-être, et tel est le pari de ce numéro, cesserions-nous de naviguer à vue si nous nous dotions d’une bonne boussole : celle du don et de la norme de l’inconditionnalité conditionnelle. Elle nous invite à reconnaître la pluralité des formes du don d’hospitalité, leurs ambivalences et leurs tensions. Nous pourrions alors renouer, sans irénisme, avec cette morale maussienne qui veut qu’on donne beaucoup à recevoir et qu’on reçoive beaucoup à donner.

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Transversalités 2019/3 (n° 150) : La puissance critique de la Tradition chrétienne

Institut Catholique de Paris - Juin 2019


Page 5 à 6 : Camille Riquier - Liminaire | Page 7 à 15 : Jean-Louis Souletie - La foi a ses raisons | Page 17 à 27 : Clémence Rouvier - La nature de l’affirmation dogmatique | Page 29 à 36 : Catherine Fino - La conscience chrétienne ou la promotion d’une liberté critique et autocritique | Page 37 à 48 : Christophe Raimbault - Avec Paul, l’agapè comme dépassement critique de la justice | Page 49 à 61 : Brigitte Cholvy - Penser Dieu présent dans le réel : quelques réflexions sur la notion de « signes des temps » | Page 63 à 74 : Thibault Joubert - La fonction critique de la tradition canonique | Page 75 à 84 : Luc Forestier - La réforme comme service de l’histoire | Page 85 à 98 : Yara Matta - Entre Paul et Paul : relecture critique de la foi chrétienne dans la lettre aux Éphésiens | Page 99 à 108 : Thierry-Marie Courau - Le salut chrétien, un dynamisme critique dialogal au sein des existences | Page 109 à 116 : Thérèse Andrevon - Israël face à l’Église : un effet de miroir | Page 117 à 131 : Jean-Louis Souletie - La croix du Christ, principe critique | Page 133 à 151 : Sophie Ramond - La tradition biblique, lieu d’émergence de l’esprit critique | Page 153 à 173 : Vincent Holzer - Une théologie de la Tradition. De l’école historique à l’herméneutique | Page 185 à 186 : - Liste des publications des enseignants-chercheurs de l’Institut Catholique de Paris.

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Mathieu Messager : Roland Barthes

PUF - Juin 2019 - Que sais-je ?


Figure centrale de la pensée française, Roland Barthes (1915-1980) a traversé tous les grands courants intellectuels du XXe siècle. Il en fut même, selon ses dires, la chambre d’échos. Tour à tour « marxiste », « sémiologue » et « structuraliste », il fut surtout un auteur singulier, qui fit œuvre d’écrivain. Quarante ans après sa mort, on ne cesse de s’y reporter : il appartient à la catégorie restreinte de ceux que Foucault désigne comme des « fondateurs de discursivité », ces écrivains qui donnent à écrire et à penser.
Sommaire
Les vies de Roland Barthes
I. Pupille de la Nation (1915-1942)
II. Ailleurs (1942-1946)
III. Trouver sa place (1946-1955)
IV. Théâtre et mythes (1955-1960)
V. La sémiologie (1960-1968)
VI. Décentrement, recentrement, égarement (1969-1975)
VII. La mère et la mort (1975-1980)
Chapitre premier - Engagement(s)
I. Michelet par lui-même
II. Le Degré zéro de l’écriture
Chapitre II - L’aventure sémiologique
I. Mythologies
II. Éléments de sémiologie et Système de la mode
Chapitre III - La critique littéraire
I. Sur Racine
II. De l’affaire Racine à Critique et vérité
III. Essais critiques
IV. S / Z
V. De mai 1968 à la publication de Sade, Fourier, Loyola
Chapitre IV - Le gai savoir
I. L’Empire des signes
II. Le Plaisir du texte
III. Roland Barthes par Roland Barthes
IV. Les Fragments d’un discours amoureux
Chapitre V - Alphée, la mort et la vie nouvelle
I. Le Collège de France
II. La Chambre claire
Conclusion
Bibliographie

Mathieu Messager est maître de conférences en langue et littérature française (XXe-XXIe) à l’université de Nantes. Membre de l’équipe « Barthes » de l’ITEM (CNRS-ENS), il a fondé la Revue Roland Barthes.

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dimanche 16 juin 2019

Revue européenne des sciences sociales 2019/1 (57-1) : Présence de Max Weber, la portée d'un classique

Librairie Droz - Juin 2019


Page 13 à 16 : Patrice Duran - ‪Présentation‪ | Page 17 à 41 : François Chazel - ‪La sociologie wébérienne de la domination‪ | Page 43 à 75 : Patrice Duran - ‪Entre conflit et entente‪ | Page 77 à 103 : Andreas Anter - ‪Max Weber et la Loi fondamentale de la République fédérale d’Allemagne‪ | Page 105 à 125 : Hinnerk Bruhns - ‪À la recherche de quelle modernité ? De Shmuel Eisenstadt à Max Weber‪ | Page 127 à 148 : Michel Lallement - ‪Max Weber et la monnaie‪ | Page 149 à 154 : François Chazel - ‪La fin d’une énigme‪ | Page 157 à 167 : Jacques Coenen-Huther - ‪Raymond Boudon et la compréhension sociologique‪ | Page 159 à 179 : Gérald Bronner - ‪La théorie boudonienne des croyances‪ | Page 181 à 192 : Bernard Valade - ‪La contribution de Raymond Boudon à la sociologie des intellectuels‪ | Page 193 à 207 : Simon Langlois - ‪Le multiculturalisme à la lumière de la sociologie de Raymond Boudon‪ | Page 211 à 235 : Laurent Cordonier - ‪Children’s explicit and implicit school satisfactions‪ | Page 237 à 254 : Coline Ferrant - ‪De l’action sociale au système social‪ | Page 255 à 258 : Agnès Villechaise - ‪Présentation‪ | Page 258 à 263 : Vincent Tiberj - ‪Une sociologie du soupçon ?‪ | Page 263 à 266 : Agnès Villechaise - ‪Les jeunes musulmans « tentés » plus que les autres par la radicalité ? L’enquête est loin d’être close…‪ | Page 266 à 269 : Nikola Tietze - ‪L’historicité de la production des connaissances‪ | Page 269 à 272 : Jean-Noël Ferrié - ‪Le problème des niveaux d’engagement‪ | Page 273 à 278 : Olivier Galland, Anne Muxel - ‪En guise de réponse‪ | Page 279 à 282 : Gilles Bertrand - ‪Laurent BONELLI et Fabien CARRIÉ, La Fabrique de la radicalité. Une sociologie des jeunes djihadistes français‪ | Page 283 à 286 : Glenn Mainguy - ‪Pascal MARICHALAR, Qui a tué les verriers de Givors ? Une enquête de sciences sociales‪ | Page 287 à 289 : Alexandre Diallo - ‪Chantal JAQUET et Gérard BRAS (dir.), La Fabrique des transclasses‪ | Page 289 à 291 : Hugo Canihac - ‪Brunessen BERTRAND (dir.), Les Nouveaux Modes de production du droit de l’Union européenne – La dialectique du droit institutionnel et du droit matériel‪ | Page 292 à 295 : Roberto Alciati - ‪Gian Antonio GILLI, ‪ ‪L’età delle membra. ‪ ‪Antropologia delle parti del corpo‪ ‪ [‪ ‪The Age of‪ ‪ ‪‪the ‪ ‪Parts‪ ‪: ‪ ‪The ‪ ‪Anthropology of Body‪ ‪-parts‪ ‪]‪ | Page 295 à 299 : Mehdi K. Benslimane - ‪Cédric VILLANI, Les Mathématiques sont la poésie des sciences‪ | Page 299 à 303 : Pierre de Saint-Phalle - ‪‪Sebastian EDWARDS, ‪ ‪American Default : The Untold Story of FDR, the Supreme Court, and the Battle over Gold‪ ‪ | Page 303 à 305 : Simon Langlois - ‪‪Louis PINTO, ‪ ‪L’Invention du consommateur. Sur la légitimité du marché‪ ‪ | Page 306 à 309 : Jacques Defrance - ‪Luc ROBÈNE et Dominique BODIN, Sport et Violence. Repenser Norbert Elias‪ | Page 309 à 313 : Jacques Siracusa - ‪Jean-Michel CHAPOULIE, Enquête sur la connaissance du monde social. Anthropologie, histoire, sociologie. France-États-Unis 1950-2000‪.

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Nouvelle revue d’esthétique 2018/2 (n° 22) : L'esthétique environnementale

PUF - Juin 2019


Page 5 à 7 : Jacques Morizot - L’esthétique environnementale | Page 9 à 23 : Justine Balibar - Du paysage représenté au paysage réel | Page 25 à 35 : Paolo D’Angelo, Rémi Chaix - Écologie et paysage | Page 37 à 53 : Pierre-Henry Frangne - Au principe de l’esthétique environnementale | Page 55 à 64 : Jean-Marie Schaeffer - Esthétique de la nature ou esthétique environnementale ? | Page 65 à 74 : Michaël Hayat - Esthétique, milieux de vie, action | Page 75 à 86 : Patricia Limido - Qu’est-ce qui est esthétique dans l’esthétique environnementale ? | Page 87 à 96 : Estelle Zhong Mengual, Baptiste Morizot - L’illisibilité du paysage | Page 97 à 106 : Catherine Larrère - Y a-t-il une esthétique de la protection de la nature ? | Page 107 à 117 : Nathalie Blanc - De l’esthétique environnementale à la recherche création | Page 119 à 128 : Enno Devillers-Peña - Esthétique environnementale et écocritique : perspectives pragmatiques | Page 129 à 139 : Hicham-Stéphane Afeissa - Esthétique de la charogne : Aristote, père de l’esthétique cognitive ? | Page 141 à 146 : Claire Thouvenot - Lu, vu, entendu.

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Sébastien Morlet : Symphonia. La concorde des textes et des doctrines dans la littérature grecque jusqu'à Origène

Les Belles Lettres - Juin 2019


Très tôt dans la littérature grecque apparaît l’idée que certains textes « résonnent » entre eux et que d’autres, au contraire, sont en dissonance. Les commentateurs des Classiques postulent leur harmonie parfaite pour les éditer ou pour les interpréter, tandis qu’ils s’interrogent sur leur accord ou leur désaccord avec d’autres auteurs. Dans l’écriture de l’histoire, l’accord des sources est souvent allégué comme un critère de vérité. Les philosophes réfléchissent à la concorde ou au dissentiment qui règnerait chez les grands maîtres, dans les écoles qu’ils ont fondées, ou entre courants philosophiques. Les juifs puis les chrétiens poursuivent ce questionnement sur la concorde des textes et des doctrines en l’appliquant au texte biblique, dans son rapport à lui-même ou aux textes non bibliques.
À la volonté d’interpréter, de comprendre et de juger s’ajoute au cours du temps un souci de systématisation qui s’impose de plus en plus aux lettrés de l’Antiquité, mais qui ne fera jamais disparaître l’intention profonde de ces réflexions sur l’accord : établir la vérité des textes ou des idées qu’ils sont censés exprimer.
Cet axe fondamental de la pensée grecque, qui culmine dans l’œuvre du chrétien Origène (v. 185-v. 254), n’est donc pas seulement au cœur de la genèse du comparatisme et du concordisme comme attitudes intellectuelles. Lié à une certaine représentation de la vérité, pensée comme fille du consensus, il constitue une page essentielle dans l’histoire de nos pratiques de véridiction, écrite par des « païens », des juifs puis des chrétiens, qui, au-delà de leurs divergences religieuses, étaient tous des auteurs grecs.
Ce livre est consacré à la préhistoire d’une histoire plus longue. Il s’arrête juste avant l’apparition du néoplatonisme et quelques décennies avant le « siècle d’or » de la patristique, deux traditions qui, l’une du côté païen, l’autre du côté chrétien, écriront une autre page des rapports entre concorde et vérité.

Maître de conférences à Paris-Sorbonne, membre de l'Institut universitaire de France, Sébastien Morlet est spécialiste des textes de l'Antiquité tardive. Sa thèse porte sur l’œuvre apologétique d’Eusèbe de Césarée. Aux Belles Lettres, il coordonne la version française d’un commentaire sur l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe dont le premier tome est paru. Il prépare une nouvelle édition des fragments de Porphyre contre les chrétiens.

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