dimanche 19 mars 2017

Actuel Marx, N°61 : Marxismes écologiques

Presses Universitaires de France - Mars 2017


Dans les années 1980 et 1990, la plupart des discussions portaient sur le point de savoir si marxisme et écologisme pouvaient s'accorder, voire s'articuler entre eux. Des travaux ont largement permis de montrer que l'accusation de « productivisme », rituellement adressée à Marx, n'était guère pertinente et qu'un écologisme bien compris devait intégrer une conception suffisamment précise des institutions et des pratiques économiques que le marxisme pouvait lui fournir. Cependant, il n'est plus possible aujourd'hui de considérer le capitalisme comme une entité bien connue à propos de laquelle on pourrait continuer à raisonner globalement et abstraitement. La diversité (géographique et historique) du capitalisme, sa résilience, son inventivité, ses mutations concrètes, sa capacité de transformation, occupent désormais le centre de la scène. Naît donc le besoin de mieux écrire l'histoire du capitalisme, de mieux décrire ce qu'il est effectivement en suivant comme fil directeur la manière dont il a, depuis le début de son affirmation, investit la Terre, géré et, en particulier, exploité les ressources naturelles, transformé l'environnement, en même temps qu'il modelait les rapports sociaux.

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Eric Fourneret : Pour une nouvelle philosophie du soin

Lemieux Editeur - Mars 2017


Le contexte de maladie peut très vite polluer la relation entre les personnes. Or, dans la maladie, autrui est indispensable : le malade a besoin du soignant et de ses proches pour être soigné et soutenu ; le soignant a besoin du malade et de ceux qui le connaissent bien pour répondre au mieux à ses besoins ; les proches ont besoin du malade et des soignants dans leur confrontation brutale à la maladie. Cet ouvrage n'est ni un manuel de philosophie, ni un document scientifique mais un essai cherchant à décortiquer certaines situations dans la relation de soin qui se révèlent complexes à vivre et à penser.

Eric Fourneret est philosophe, spécialiste des questions éthiques en matière de santé et de philosophie morale. Il a été membre du groupe de travail (HAS) pour l'écriture de la nouvelle procédure des directives anticipées pour la loi Claeys-Leonetti, et membre de la commission présidentielle sur la fin de vie. Il a reçu plusieurs prix, dont le Prix de thèse Le Monde de la recherche universitaire 2011 pour son livre L'Euthanasie à la croisée des sciences humaines et sociales. Pourquoi fait-elle toujours débat ? (Puf).

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samedi 18 mars 2017

Emmanuel Gabellieri : Penser le Travail avec Simone Weil

NOUVELLE CITE - Mars 2017 - Collection : Penser avec


Le travail est-il, quoiqu’on fasse, l’opposé de la liberté et de la « vraie vie », dont l’humanité pourrait, et devrait parvenir à se libérer ? Ou bien, est-il une modalité essentielle de l’accomplissement de soi, le lieu essentiel de la vie sociale en même temps que d’une transformation du monde capable de libérer l’homme du règne de la nécessité ? La modernité a exalté cette seconde perspective. Mais la crise de la modernité fait resurgir la première, et semble conduire à osciller entre ces représentations opposées.
Par rapport à ces tendances souvent enchevêtrées dans le débat contemporain, la pensée de Simone Weil (1909-1943) présentée dans ce live « Penser le travail avec Simone Weil » peut apparaître paradoxale. D’une part, nul n’a davantage qu’elle, à partir de son expérience directe de la condition prolétarienne des années 30, analysé et dénoncé l’aliénation du travail. Mais d’autre part, aucun autre philosophe n’a sans doute affirmé autant la valeur humaine et spirituelle du travail authentique, et la possibilité réelle d’élaborer une « civilisation » et une « spiritualité » du travail.

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Thierry Lodé et Tony Ferri : De la domination. Essai sur les falsifications du pouvoir

Libre et solidaire - Mars 2017


Le point de départ de cette étude réside dans la volonté d’interroger la croyance, aussi répandue que massive, selon laquelle la domination serait naturelle aux hommes et aux animaux. En effet, lorsqu’on examine les opinions habituelles portant sur la domination se distingue ordinairement la certitude quasi indéracinable qu’elle ne serait rien que l’expression d’une force naturelle et que, s’il y a des forts et des faibles, c’est parce que force et faiblesse, puissance et soumission seraient inscrites dans un ordre naturel des choses. À la faveur d’une alliance entre philosophie et biologie, il s’agit ici de se demander quelle est l’origine de la domination, et de comprendre les mécanismes des relations de pouvoir. Au fond, y a-t-il une légitimité de nature à poser ou réclamer l’inégalité ? Où l’on voit que l’enjeu de ce livre réside dans l’effort pour résoudre scientifiquement et philosophiquement le problème du statut des phénomènes de domination dans le monde, et pour poser les bases à partir desquelles peut s’édifier une pensée de l’émancipation authentique.

Tony Ferri est philosophe, chercheur au Groupe d’études et de recherches philosophie – architecture – urbain (Gerphau) et conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation. Spécialiste des questions carcérales et pénales, il est l’auteur de divers ouvrages, dont Pouvoir et politique pénale (Libre & Solidaire, 2016). Région de l’auteur : région parisienne.

Thierry Lodé est biologiste, professeur des universités, directeur de recherches sur la vie sociale des animaux, expert de l’écologie évolutive et spécialiste de la sexualité animale. Auteur de plusieurs ouvrages, on lui doit notamment La Biodiversité amoureuse : sexe et évolution (Odile Jacob, 2011), et Manifeste pour une écologie évolutive : Darwin et après ? (Odile Jacob, 2014). Régions de l’auteur : Angers et Rennes.

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Cités n°69 : Qui fait la loi ? Le juge et la démocratie

Presses Universitaires de France - Mars 2017


Peu de temps avant l’élection présidentielle française, ce numéro de Cités interroge la place du juge dans les démocraties contemporaines. Contrairement à ce que l’on croit généralement, à savoir qu’il y a une subordination du juridique au politique (le législateur), c’est le contraire qui se passe. Aujourd’hui les juges ne se contentent pas d’appliquer les lois, ils les font au niveau le plus élevé, c’est à dire au niveau constitutionnel. C’est précisément cette transformation fondamentale des démocraties qui est mis en évidence dans toutes ces implications.

SOMMAIRE

Éditorial : Yves Charles Zarka, Les politiques sont-ils au-dessus du droit commun ?

I – DOSSIER : Qui fait la loi ? Le juge et la démocratie

Otto Pfersmann, Présentation
Aharon Barak,Les juges comme gardiens de la Constitution
Canivet, Les limites de la mission du juge constitutionnel
Benoit Frydman, Le juge à l’âge global
Clemens Jabloner, Le droit juridictionnel dans la comparaison constitutionnelle
Charles Ramond, Pour une constitution judiciaire de la réalité. Comique et casuistique dansLe Dernier Acte (A Frolic Of His Own) de William Gaddis

II – VIE POLITIQUE

Fethi Benslama, De la radicalisation et de ses traitements
Lucien Jaume, La fonction présidentielle : entre menaces et déclin

III – VIE INTELLECTUELLE

Pierre Auriel, L’idée européenne chez Paul Valéry

IV – RECENSIONS

Albert Schatz, L’Individualisme économique et social(1907), Paris, Les Belles Lettres, coll. « Bibliothèque classique de la liberté », 2013, par Emmanuel Picavet
Jean-Michel Salanskis, Crépuscule du théorique ?, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Encre marine », 2016, par Christian Godin
Martin Vanier, Demain les territoires. Capitalisme réticulaire et espace politique, Paris, Hermann, 2015, par Célia Rouvellat
Paul Audi, Le Démon de l’appartenance, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Encre marine », 2014, par Marie-Anne Lescourret
Swaan Abram, Diviser pour tuer. Les régimes génocidaires et leurs hommes de main, trad. fr. B. Abraham, Paris, Seuil, 2016, par Benoît Olié
Éric Marty, SurShoah de Claude Lanzmann, Paris, Éditions Manucius, coll. « Le Marteau sans maître », 2016, par Isabelle Eon
Pierre-André Taguieff, La Revanche du nationalisme. Néopopulistes et xénophobes à l’assaut de l’Europe, Paris, Puf, 2015, par Danilo Martuccelli
Pierre Dardot et Christian Laval, Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle, Paris, La Découverte, 2014, par Christian Godin
Laurent Theis, Guizot. La traversée d’un siècle, Paris, CNRS Éditions, 2014, par Philippe Boulanger

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vendredi 17 mars 2017

Esprit, N° 433, Mars-Avril 2017 : Le problème technique

Esprit - Mars 2017


RIQUIER Camille
Introduction 
RENOUARD Maël
Nouveaux fragments d'une mémoire infinie
DURING Élie
Ce que Gagarine a vu : condition orbitale et transcendance technique
SCHLEGEL Jean-Louis
Le transhumanisme et Teilhard de Chardin, même combat ?
BESNIER Jean-Michel
Comment dire « non » quand les machines triomphent ?
VIOULAC Jean
L'émancipation technologique
BIHOUIX Philippe
Le mythe de la technologie salvatrice
JARRIGE François
Promesses robotiques et liquidation du politique
STIEGLER Bernard
Critique de la raison impure. Entretien
GARCIA Tristan
Le cercle de la technique
GUCHET Xavier
L'éthique des nanotechnologies
SAURIN Irlande
Comprendre la technique, repenser l'éthique avec Simondon
RIQUIER Camille
Article Un retour à la vie simple ?

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Jeremy Narby : Intelligence dans la nature. En quête du savoir

Buchet-Chastel - Mars 2017 - Collection : La verte


De minuscules êtres unicellulaires savent résoudre des labyrinthes complexes ; des abeilles, dont le cerveau a la taille d’une tête d’épingle, sont capables de comprendre des concepts abstraits ; certaines plantes parasites comme les cuscutes peuvent évaluer le contenu nutritionnel de leurs victimes avant de décider de s’y installer…
Comment nommer ces comportements ? Les humains sont-ils les seuls à posséder une « intelligence » et à prendre des décisions rationnelles en toute autonomie ?
L’auteur montre que les bactéries, les plantes, les animaux et les autres formes de vie non humaines font preuve d’une étonnante disposition à faire des choix déterminant leurs actions. Il nous emmène dans un voyage extraordinaire – de la forêt amazonienne aux laboratoires hi-tech – à la rencontre de guérisseurs traditionnels et de scientifiques de pointe qui explorent les sciences du vivant.
Cette nouvelle édition intègre notamment une préface de Francis Hallé qui prolonge la réflexion de Jeremy Narby sur la nature de l’intelligence des plantes.

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jeudi 16 mars 2017

Tristan Velardo : Georges Palante. La révolte pessimiste

Editions L'Harmattan - Mars 2017 - Collection : Ouverture philosophique


Georges Palante, figure oubliée de la sociologie naissante, fut le théoricien d'une révolte intransigeante de l'individu face aux mécanismes oppressifs déployés par la société. Lecteur de Nietzsche et de Schopenhauer, ennemi déclaré des durkheimiens, socialiste non marxiste, farouche défenseur de l'individu, Georges Palante est un penseur iconoclaste qui n'a eu de cesse de développer une éthique individualiste et libertaire en vue du plein épanouissement des facultés et des potentialités individuelles. 
Cependant, par un étrange paradoxe, l'éthique palantienne prend sa source dans une philosophie pessimiste qui offre à la révolte un caractère tragique et indompté : elle doit avoir lieu et ce, malgré la certitude de sa défaite. C'est précisément ce paradoxe que cet ouvrage entend questionner tout en offrant une introduction à l'oeuvre de Georges Palante. 
Interroger la possibilité d'une révolte pessimiste, c'est interroger ce moment de l'insoumission et de la désobéissance propre à la condition humaine. Palante ouvre la voie qui inscrit la révolte et le mouvement du refus dans la constitution même de l'homme. Avec Albert Camus, Qu'est-ce qu'un homme révolté ?,  Palante pourrait affirmer Un homme qui dit non. Mais s'il refuse, il ne renonce pas: c'est aussi un homme qui dit oui dès son premier mouvement. » 

Tristan Velardo est étudiant à Sciences Po Lille, en master de recherche philosophie, politique et économie. 

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Farhad Khodabandehlou : Dracula ou la croisade des temps modernes. Essai sur la figure de l'étranger

Fayard - Mars 2017 - Essais


Voici un thriller philosophique. Le roman mythique de Bram Stoker, Dracula, est déchiffré dans son mot à mot énigmatique et terrorisant comme une anthropologie de l’homme moderne. La trame romanesque est celle d’un double voyage : celui de Harker, le clerc de notaire qui quitte son Angleterre natale pour la Transylvanie afin de régler la vente d’une propriété, et celui du comte Dracula, qui va prendre possession de son bien et se faire anglais. De la civilisation à la sauvagerie et de la sauvagerie à la civilisation, les identités se troublent. Harker et Dracula sont, comme Jekyll et Hyde, les deux faces d’un même sujet moderne. Ce qui affleure ainsi est la rencontre de l’homme civilisé avec lui-même et ses propres forces archaïques. Et comme la doublure philosophique s’écrit avec le même style précis, la même logique implacable que le roman, le lecteur inquiet se retrouve lui aussi pris en otage.

Né en 1945 à Téhéran, Farhad Khodabandehlou a fait des études de philosophie à l’université de Paris-1 Panthéon-Sorbonne, puis il a enseigné à l’UFR de philosophie, au département des sciences sociales, de 1987 à 2002.

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mercredi 15 mars 2017

Etienne Klein : Tout n'est pas relatif

Flammarion - Mars 2017


"Pris par mon propre travail, mes lancinants sujets de réflexion, l'urgence du présent, je tentais une fois par semaine de me mettre en résonnance avec l'actualité dans l'espoir fou de la surplomber, de m'en écarter par le haut pour mieux la voir. En toute modestie, j'ambitionnais par ce stratagème d'insérer l'évènement, toujours présenté comme ponctuel, dans la longue ligne du temps." Voici, pour la première fois réunies, les chroniques joliment ciselées par Étienne Klein pour La Croix, de janvier à juillet 2016. Qu'elles traitent de science, de politique, du langage, du progrès, etc., toutes montrent en filigrane que non, décidément, tout n'est pas relatif. Et qu'à la façon des théories d'Albert Einstein, notre quotidien est lui aussi sous-tendu par des invariants et des absolus qu'il importe d'identifier." E.K.

Physicien, docteur en philosophie des sciences, Étienne Klein est producteur de la "Conversation scientifique" sur France Culture. Il a récemment publié En cherchant Majorana et Le pays qu'habitait Albert Einstein.

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Collectif : Aux origines de la décroissance. Cinquante penseurs

L'Echappée / Le Pas de côté / Écosociété - Mars 2017


Cordonné par Cédric Biagini, David Murray et Pierre Thiess

La civilisation industrielle ne s’est pas imposée sans résistances. De grands esprits critiques se sont toujours levés contre la liquidation des artisans et des paysans, contre la destruction de l’environnement et le bouleversement des modes de vie, contre l’emprise du marché et des machines sur les individus. La contestation de l’idéologie du Progrès que porte aujourd’hui le courant de la décroissance se situe dans cette longue filiation.
Parmi ces illustres devanciers, les cinquante penseurs présentés ici – dont les œuvres très diverses se déploient sur les deux derniers siècles – ont de quoi alimenter les réflexions actuelles de toutes celles et tous ceux qui aspirent à une société centrée sur l’humain, et non plus soumise à la mégamachine. Leurs pensées, profondes, intemporelles et clairvoyantes, exposées dans ce livre de manière claire et didactique, remettent radicalement en cause le culte de la croissance, l’esprit de calcul, la foi dans les technologies, l’aliénation par la marchandise... Elles en appellent à une sagesse immémoriale : il n’y a de richesse que la vie.

Les penseurs : Edward Abbey | Günther Anders | Hannah Arendt | Georges Bernanos | Murray Bookchin | Albert Camus | Edward Carpenter | Cornelius Castoriadis | Bernard Charbonneau | Jean Chesneaux | Gilbert | Keith Chesterton | Barry Commoner | Ananda K. Coomaraswamy | Guy Debord | Lanza del Vasto Jacques Ellul | Pierre Fournier | Michel Freitag | Gandhi | Patrick Geddes Nicholas Georgescu-Roegen | Jean Giono | Paul Goodman | André Gorz | Alexandre Grothendieck | Michel Henry | Aldous Huxley | Ivan Illich | Robert Jaulin | Stanley Jevons | Leopold Kohr | Gustav Landauer | Christopher Lasch | Ned Ludd | Dwight Macdonald | Herbert Marcuse | William Morris | Lewis Mumford | George Orwell | François Partant | Pier Paolo Pasolini | John Cowper Powys | Majid Rahnema | John Ruskin | Ernst F. Schumacher | Jaime Semprun | Rabindranath Tagore | Henry David Thoreau | Léon Tolstoï | Simone Weil

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Yvon Roux : Ce que nous dit Zarathoustra. Comprendre Nietzsche

Liber - Mars 2017


Nietzsche est l'un de ces philosophes qui nous font entrer dans l'ère actuelle de la pensée. Il casse l'histoire en deux, comme il le dit lui-même. Son œuvre fait l'objet d'interprétations tout particulièrement polarisées. "Ainsi parlait Zarathoustra" l'illustre parfaitement. Sans recourir à aucun langage technique ou spécialisé, dans une apparente clarté, le texte formule des jugements très complexes et ouvre des perspectives fort étonnantes, sur la morale, la vérité, etc. C'est de loin le livre le plus connu et le plus lu du philosophe mais pour en percer le sens, il faut, comme l'auteur l'écrivait lui-même, longtemps le ruminer. L'ouvrage raconte l'histoire d'un ermite qui entend convertir ceux qui l'entourent à une nouvelle doctrine sans laquelle l'homme court à perte. Le cœur de cette doctrine est la notion d'éternel retour du même, qualifiée de « poids le plus lourd ». Mais avant de la faire partager aux autres, Zarathoustra doit pouvoir lui-même l'« incorporer ». Mais comment « incorporer » le « poids le plus lourd » sans en être terrassé et écrasé ? L'objectif de Yvon Roux est ici de suivre le mouvement de la réflexion de Nietzsche en partant de quelques scènes fortes du Zarathoustra. Le lecteur rencontrera ainsi les autres thèmes centraux de la pensée du philosophe - volonté de puissance, surhomme, mort de Dieu... - et pourra en saisir toute la cohérence et reconnaître le statut bien particulier que Nietzsche occupe dans la pensée occidentale.

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