mercredi 13 décembre 2017

Patrick Cerutti (dir.) : Lire "L'initiation à la vie bienheureuse" de Fichte

Librairie Philosophique Vrin - Décembre 2017 - Collection : Etudes et commentaires


« La vie est nécessairement bienheureuse, elle est elle-même la béatitude. Seule la mort est malheureuse ». C’est sur cette parole injonctive, énergique, vivifiante, qui nous prescrit de vivre et d’agir, que s’ouvrent les conférences de 1806 sur l’Initiation à la vie bienheureuse. Dans cet ouvrage de philosophie populaire, Fichte expose une doctrine de la religion qui nous découvre comment nous pouvons, en développant une moralité créatrice qui nous fait participer à l’énergie divine, entrer, ici et maintenant, dans la béatitude.
Les différentes études recueillies dans ce volume montrent comment Fichte, en se plaçant sous l’égide de la doctrine johannique du Logos, entreprend, à l’opposé de toute démarche gnostique, d’articuler de manière inédite savoir et action. Il en résulte une nouvelle manière de penser l’essence de la manifestation et d’envisager une sortie hors de la métaphysique de la représentation et de la transcendance.

Ont contribué à cet ouvrage : P. Cerutti, M. Chédin, J.-Ch. Goddard, J. Hatem, M. Ivaldo, J.-Ch. Lemaitre, M. Maesschalck, I. Radrizzani, A. Schnell, M.Vetö, L.Vincenti et D.Wood.

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Louis-André Richard : Penser le politique, à l'heure de l'éclatement des repères et de la menace de nouvelles servitudes

Hermann - Décembre 2017


Après les attentats à Charlie Hebdo et au Bataclan, à l’heure de la tuerie perpétrée dans une mosquée de Québec, ajoutant un acte barbare de plus à la liste macabre affectant nos démocraties libérales, comment ne pas s’inquiéter de notre avenir ? Nos territoires européens ou américains, français comme québécois, n’échappent pas à la reconfiguration d’espaces publics et privés semblant obéir à des logiques inédites. Comment envisager les conditions favorables à une vie bonne pour tous comme pour chacun dans un monde où éclatent nos repères et nos ancrages ?
Ce livre met à contribution des auteurs aux horizons multiples. Il y a autant de Français que de Québécois investis à l’écriture. Du vieux continent, nous établis- sons la conversation avec Régis Aubry, Jean-Robert Armogathe, Catherine Dopchie, Pierre Manent, Christophe Pacific, Aurélie Pourrez, Jacques Ricot. De l’autre côté de l’Atlantique, nous partageons les réflexions de Sami Aoun, Mathieu Bock-Côté, Marcel Côté, Thomas De Koninck, Louis-André Richard et de Patrick Vinay.
Nous cherchons à comprendre notre situation politique. Nous voulons discerner et prévenir les servitudes dont le visage se métamorphose sans cesse.

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Marc Lachièze-Rey et Alexander Afriat : De l'air à la terre. Weyl et la philosophie de jauge

Hermann - Décembre 2017


De quoi est fait le monde ? La question peut bien se poser mais les réponses ont été étonnantes : d'eau, de corpuscules (éventuellement crochus), d'air, de feu, d'ondes, de terre, d'effluves, de champs, d'énergie et ainsi de suite. La liste est longue (on n'a oublié que le caoutchouc). Aujourd'hui les réalistes structurels nous apprennent même que le monde serait constitué de structures mathématiques, celles notamment qui figurent dans nos meilleures théories physiques. Et ces dernières incluraient, pour en venir au sujet de ce livre, des théories de jauge, dont les structures assumeraient ainsi une valeur ontique. Le monde serait donc composé dans un sens auquel il faut éventuellement s'habituer de ces mêmes structures. Mais ces structures, d'où viennent-elles ? De toutes pièces de l'expérience ? Son apport est certes important, mais il y a autre chose.

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mardi 12 décembre 2017

Hassane Benzaïd : Les Arabes et la question de la différence

Connaissances et Savoirs - Décembre 2017


Dans l'actuelle pensée occidentale, « l'existence d'un centralisme » excite la colère du penseur et du critique littéraire, de l'anthropologue et du psychanalyste, exactement comme l'oubli d'une mine dans un champ excite la colère des démineurs, car tout centralisme veut dire « manque de justice » et aussi la marginalisation, parce que là où il y a un centre, il doit y avoir une concentration du pouvoir en un individu/une ethnie/une langue/un sexe, par conséquent l'existence des périphéries, et une marginalisation d'une ou de plusieurs autres parties. Cependant la pensée arabe demeure la proie des centralismes situés dans ses textes, à des intégrismes enracinés dans la plus libertaire et la plus ouverte de ces citations, comment oserait-t-elle, alors, déconstruire les centralismes de la culture dont elle fait partie. Quelles sont les principaux centralismes qui habitent la culture arabe ? La pensée peut-elle y réfléchir tout en étant écrasée par leurs poids ? Comment la pensée peut-elle réaliser le sens de la justice en tant que sens original de la citoyenneté et de la modernité ? En tant que dernière référence de la pensée après la chute des références identitaires, du sacré et du texte ?

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F.W.J. Schelling : Écrits sur l’idéalisme

Vrin - Décembre 2017 - Textes & Commentaires


En 1797, le jeune Schelling se voit confier la tâche de recenser la Doctrine de la science de Fichte et de défendre la cause de l’idéalisme transcendantal. Le souci de corriger les malentendus auxquels la réception de la Critique de la raison pure a donné lieu du vivant même de Kant et de répondre aux objections sceptiques qu’elle a suscitées le conduisent cependant à élargir sa philosophie du Moi en une véritable philosophie de l’esprit, qui l’éloigne sensiblement de la perspective fichtéenne.
L’approfondissement de l’auto-intuition de l’esprit, seul à même de fonder la réalité de notre savoir, le conduit alors à poser les bases de sa future philosophie de la nature et à dessiner les contours d’un système universel de la raison. L’idée de retracer histoire des différents états à travers lesquels l’esprit parvient peu à peu à l’intuition de soi montrera bientôt sa fécondité quand elle donnera le jour au premier système intrinsèquement historique et, pour tout dire, au premier système de l’idéalisme allemand.

Introduit, traduit et annoté par P. Cerutti, J.-Ch. Lemaitre, T. Pedro et C. Théret

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Didier Mineur : Le pouvoir de la majorité. Fondements et limites

Classiques Garnier - Décembre 2017


Quelle est la justification du pouvoir de la majorité ? Quelles sont ses limites ? Pour répondre à ces questions, l’ouvrage examine l’hypothèse substantielle de la rationalité du nombre, et celle, procédurale, selon laquelle la règle de majorité ne se justifie que parce qu’elle accorde un poids égal à chaque voix.

Table des matières

Première partie : Majorité et souveraineté du peuple. Histoire conceptuelle de la légitimité démocratique

Maior et sanior pars. La présomption de rationalité de la majorité
Le jusnaturalisme moderne et le principe d’égalité des voix
La majorité veut ce que tous auraient dû vouloir
« Tous qui ne sont pourtant pas tous »

Deuxième partie : Majorité ou Etat de droit. L’ambiguïté de la démocratie moderne

Limiter le pouvoir de la majorité
La recherche de la « volonté générale »
Une démocratie sans peuple ?

Troisième partie : Majorité et justice. Le paradoxe de la légitimité démocratique

Supériorité épistémique de la règle de majorité ?
La règle de majorité ordonnée aux principes de justice
Une conception procédurale du gouvernement de la majorité
Le principe d’égalité et la rationalité démocratique

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lundi 11 décembre 2017

Emin Boztepe avec Emmanuel Renault : Philosophie des arts martiaux modernes

Vrin - Décembre 2017 - Matière étrangère


Les arts martiaux d’Asie se distinguent notamment des sports de combat en ce qu’ils donnent lieu à des théorisations spécifiques qui sont dites « philosophiques ». Pourquoi ces pratiques produisent-elles un besoin de théorie? Que doit-on entendre par « philosophie » dans ce contexte? Ce livre soutient qu’il est possible de développer un discours philosophique sur les arts martiaux qui ne se réduise pas à une application de principes taoïstes, bouddhistes ou confucianistes. L’auteur, l’un des spécialistes les plus connus internationalement d’un art martial d’origine chinoise, le Wing Chun, poursuit deux objectifs principaux. Il analyse les spécificités du processus d’apprentissage de ces techniques du corps hautement élaborées que sont les arts martiaux. Il montre qu’une réflexion sur un art martial orienté vers l’autodéfense conduit à réviser un certain nombre de conceptions philosophiques du corps, de l’action, de la violence, du travail, de l’art, et des rapports entre théorie et pratique. Il s’agit également d’offrir aux pratiquants des instruments d’autodéfense contre les discours irrationnels qui entourent trop souvent leur art.

Emin Boztepe est le fondateur et l’instructeur en chef d’une organisation internationale destinée à promouvoir et enseigner le Wing Chun, EBMAS.
Emmanuel Renault est professeur de philosophie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense.

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Jean Lombard : La Leçon de philosophie de Socrate à Epictète. Lecture des Entretiens

L'Harmattan - Décembre 2017


Les Entretiens d'Epictète, notes de cours rédigées par un disciple, éclairent la problématique de la leçon et sa place dans la réflexion pédagogique antique et moderne. La leçon de philosophie a eu dès l'origine la particularité d'être à la fois une leçon comme une autre et une leçon qui ne ressemble à aucune autre. Les Entretiens montrent une évolution majeure de la leçon en tant qu'espace du discours à l'heure du stoïcisme héroïque : ils portent à des sommets les schémas hérités du socratisme fait pour interpeller et y ajoutent une fonction de subversion venue du cynisme. Epictète fait ainsi de la leçon philosophique un modèle.

Jean Lombard, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud. Inspecteur d'Académie, docteur d'Etat, a confronté dans une vingtaine d'ouvrages l'Antiquité et la modernité à partir des champs philosophiques de la politique, de la médecine et de l'éducation en Grèce ancienne.

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Emmanuel Renault, Théophile Pénigaud de Mourgues et Francesco Toto (dir.) : La reconnaissance avant la reconnaissance : Archéologie d'une problématique moderne

Ecole Normale Supérieure - Novembre 2017 - Collection : La croisée des chemins


La plupart des études d'histoire de la philosophie ayant pris le thème de la reconnaissance pour objet ont porté sur les auteurs qui ont conféré une importance décisive à ce concept, c'est-à-dire sur une séquence historique qui commence avec Fichte et Hegel. Mais qu'en est-il de la problématique de la construction ou de la confirmation de l'image de soi par autrui avant les auteurs qui en ont fait un objet explicite de réflexion ou en ont proposé des modèles ? A une époque où le principe de la dignité égale de tous n'est pas encore institutionnalisé, peut-on - et en quels termes - poser malgré tout la question d'une politique ou d'une éthique de la reconnaissance ? Tout en étant motivées par les enjeux philosophiques mis en lumière par l'histoire ultérieure des théories de la reconnaissance, les études présentes dans ce volume sont attentives à la pluralité des problématiques de la reconnaissance qu'elles entendent en partie renouveler par leur confrontation à un matériau historique élargi. Une telle démarche archéologique avait jusqu'ici surtout été appliquée à Rousseau. Ce collectif pose les premiers jalons d'une recherche de plus grande ampleur qui devrait intéresser aussi bien les spécialistes des auteurs abordés que les étudiants et chercheurs travaillant sur les problématiques de la reconnaissance et soucieux de ressourcer leurs réflexions sur le sujet.

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samedi 9 décembre 2017

Karl Popper : La logique de la découverte scientifique

Payot - Octobre 2017


Qu'est-ce qui est scientifique et qu'est-ce qui ne l'est pas ? Comment vérifier une théorie ? Qu'est-ce qu'une hypothèse scientifique ? Comment la connaissance progresse-t-elle ? Chef-d'oeuvre de Karl Popper, ce livre puissant défend l'idée que pour être scientifique une théorie doit être réfutable par l'expérience. Le célèbre philosophe y discute Einstein ou Bernoulli, Heisenberg ou Schrödinger, mais aussi Russell ou Wittgenstein ; il déploie plusieurs concepts cruciaux, tels ceux de corroboration, de falsifiabilité, ou de critère de démarcation, sur lequel repose toute connaissance scientifique ; et il aborde des thèmes comme la simplicité, l'incertitude, le hasard et la probabilité, les rapports entre théorie et expérience, entre science et métaphysique.

Sir Karl R. Popper (1902-1994) est l'une des figures majeures de la philosophie du XXe siècle. Il est également l'auteur, aux Editions Payot, de Conjectures et réfutations.

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Mogens Lærke, Christian Leduc et David Rabouin (dir.) : Leibniz. Lectures et commentaires

Vrin - Novembre 2017 - Bibliothèque d’Histoire de la Philosophie


Ont contribué à ce volume : R. Andrault, J.-P. Anfray, L. Basso, F. Duchesneau, J. Dunham, M. Favaretti Camposampiero, J.-F. Goubet, M. Lærke, C. Leduc, J. McDonough, M. Picon, D. Rabouin, P. Rateau, A.-L. Rey, C. Rösler-Le Van.

Le présent volume est le premier ouvrage collectif dans le monde francophone visant à introduire la pensée de G.W. Leibniz (1646-1716). Il a pour but d’examiner les parties principales de la philosophie leibnizienne ainsi que les disciplines qui s’y rapportent.
Ce travail se devait d’être collectif pour deux raisons principales : d’abord, Leibniz contribua de manière importante à une grande diversité de domaines, philosophiques, scientifiques, théologiques et politiques. Ensuite, son corpus, de mieux en mieux connu par l’édition en cours des œuvres complètes, est l’un des plus abondants, mais aussi diversifiés de l’histoire de la philosophie et des sciences. Chaque chapitre est ainsi rédigé par un spécialiste du domaine. Tout en visant à commenter les thèses et les doctrines leibniziennes, les contributions du volume prétendent également prendre part aux discussions et interprétations de la recherche.

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Olivia Gazalé : Le Mythe de la virilité

Robert Laffont - Octobre 2017


Et si, comme les femmes, les hommes étaient depuis toujours victimes du mythe de la virilité ? De la préhistoire à l'époque contemporaine, une passionnante histoire du féminin et du masculin qui réinterprète de façon originale le thème de la guerre des sexes. 
Pour asseoir sa domination sur le sexe féminin, l'homme a, dès les origines de la civilisation, théorisé sa supériorité en construisant le mythe de la virilité. Un discours fondateur qui n'a pas seulement postulé l'infériorité essentielle de la femme, mais aussi celle de l'autre homme (l'étranger, le " sous-homme ", le " pédéraste "...). Historiquement, ce mythe a ainsi légitimé la minoration de la femme et l'oppression de l'homme par l'homme.
Depuis un siècle, ce modèle de la toute-puissance guerrière, politique et sexuelle est en pleine déconstruction, au point que certains esprits nostalgiques déplorent une " crise de la virilité ". Les masculinistes accusent le féminisme d'avoir privé l'homme de sa souveraineté naturelle. Que leur répondre ? Que le malaise masculin est, certes, une réalité, massive et douloureuse, mais que l'émancipation des femmes n'en est pas la cause. La virilité est tombée dans son propre piège, un piège que l'homme, en voulant y enfermer la femme, s'est tendu à lui-même.
En faisant du mythe de la supériorité mâle le fondement de l'ordre social, politique, religieux, économique et sexuel, en valorisant la force, le goût du pouvoir, l'appétit de conquête et l'instinct guerrier, il a justifié et organisé l'asservissement des femmes, mais il s'est aussi condamné à réprimer ses émotions, à redouter l'impuissance et à honnir l'effémination, tout en cultivant le goût de la violence et de la mort héroïque. Le devoir de virilité est un fardeau, et " devenir un homme " un processus extrêmement coûteux.
Si la virilité est aujourd'hui un mythe crépusculaire, il ne faut pas s'en alarmer, mais s'en réjouir. Car la réinvention actuelle des masculinités n'est pas seulement un progrès pour la cause des hommes, elle est l'avenir du féminisme.

Olivia Gazalé a enseigné la philosophie pendant vingt ans, en classes préparatoires, à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et aux Mardis de la philo, dont elle est la cofondatrice. Elle est l'auteur de Je t'aime à la philo – Quand les philosophes parlent d'amour et de sexe (Robert Laffont, 2012).

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