jeudi 23 février 2017

Jacques Derrida : Le parjure peut-être

Editions Galilée - Février 2017 - Collection : La philosophie en effet


Peut-on commettre un parjure “sans y penser” ? Par distraction ? Non par transgression active et délibérée, mais par oubli ? Ou parce que ce n’est pas le moment d’y penser ? On se demande si on peut trouver là une excuse, une circonstance atténuante. Et si on peut juger cela pardonnable, de “ne pas y penser” – d’oublier de penser à tout, à toutes les présuppositions et implications de ce qu’on fait ou de ce qu’on dit. Si penser ne peut aller sans risque d’oubli de soi, si oublier de penser, si oublier d’y penser est une faute, si telle interruption, telle intermittence est une faillite, alors qu’appelle-t-on penser ? 

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Jean-François Marquet : Chapitres

Les Belles Lettres - Février 2017


"Jean-François Marquet est l'auteur d’une œuvre inclassable, aussi érudite qu’élégante, aussi puissante qu’inexplicablement claire, dont le propos aristocratique et rare fait résonner, à l’époque même des spécialistes exorables et patauds, le timbre d’une voix d’exception. Chapitres est le dernier livre et le testament d’un pèlerinage pensant commencé il y a près de soixante ans. En l’origine latine de son étymologie le « chapitre », qui se dit capitulum, désigne la tête, et plus précisément l’homme de tête ou l’individualité, autrement dit la singularité, thème majeur de la pensée de Marquet, mais le capitulum, et cette signification est ici indissociable de la précédente, dit également le chapiteau dans la langue des architectes, et le capitulum désigne la tête ornée sur quoi repose la partie supérieure de l’édifice. Dans les trente-deux chapitres que réunit le somptueux jeu d’écho dont est constituée l’architecture de ce livre, Jean-François Marquet récapitule ainsi en un ultime ouvrage les singularités capitulaires dont les figures accompagnèrent sa méditation ininterrompue: de Pascal à Schelling, de Schopenhauer à Heidegger, de Dante à Bergson, de la thématique trinitaire à celle de la fin de la philosophie, ces récapitulations soutiennent au-dessus d’elles-mêmes le dôme d’une Histoire posée sur le pensif chapiteau des siècles.

Le caractère imperturbable et souverain du regard et de la pensée de Jean-François Marquet, la limpidité de son langage cependant au constant contact de l’exigence verbale des réalités les plus fondamentales, font de chacune de ses pages un chemin vers l’essentiel dans la grâce des phrases les plus pures et des références les plus heureuses – où l’on voit la complexité d’une phrase de Hegel soudainement éclairée par un alexandrin de Verlaine. L’œuvre de Jean-François Marquet cultive la singularité: décalage et paradoxe, elle se détache par nature de l’institution au milieu de laquelle elle est née ainsi que de tous ces codes dont ne cesse de se jouer la sereine marginalité d’un auteur inclassable. Refusant la stérilité des morcelantes cloisons entre la littérature, la théosophie, l’art et la philosophie, il a créé une lumière dont la teneur permet un éclairage ouvrant l’histoire en chacune, singulière, de ses hautes figures. C’est en effet la rougeoyante lumière du couchant, cette lueur testamentaire que comporte encore le jour, qui éclaire le plus vivement un paysage: et c’est ainsi la lumière du crépuscule qui éclaire chacun de ces Chapitres dont ici se tisse un destin qui fut le nôtre." Maxence Caron

Jean-François Marquet, Professeur émérite à la Sorbonne, lauréat du Grand Prix de Philosophie de l'Académie française, est l’auteur entre autres de Singularité et événement (Millon, 1995), des Miroirs de l’identité (Éd. du Cerf, 2009), des Exercices (Éd. du Cerf, 2010) ou du recueil des Philosophies du secret (Éd. du Cerf, 2007).

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Lucien Jerphagnon : L'Au-delà de tout

Bouquins - Février 2017


Ces ouvrages n'ont jamais été réédités depuis plus de cinquante ans. Leur parution constitue un événement pour tous ceux qui apprécient ce grand historien et philosophe, souligne dans sa préface le cardinal Poupard, longtemps confident de Lucien Jerphagnon. Ce sera pour beaucoup une révélation importante et inattendue sur l'engagement spirituel de l'auteur, comme sur l'histoire contrastée de la première partie de sa vie où s'enracine son parcours d'historien de la philosophie antique. 
L'Au-delà de tout regroupe les ouvrages que Lucien Jerphagnon écrivit entre 1955 et 1962, dont le tout premier, Le Mal et l'Existence. Ils reflètent ses interrogations métaphysiques sur ces grands thèmes philosophiques qui ne cesseront de nourrir ses travaux et ses réflexions: la liberté, la foi, la question du mal, l'immanence et la transcendance, l'émerveillement d'être au monde, le bonheur, le sens du divin.
Ordonné prêtre en juin 1950, Lucien Jerphagnon enseigne alors au grand séminaire de Meaux, et c'est tout naturellement qu'il s'intéresse à Pascal auquel il consacre trois livres, dont Pascal et la souffrance et Le Caractère de Pascal. Contre la suprématie de la philosophie thomiste qui s'exerce encore au sein de l'Église, il démontre, à la lumière de la pensée de Pascal, que tout ne se résume pas au dogme scolastique ni à la raison, et témoigne déjà de sa liberté d'esprit. Ses innombrables lecteurs et admirateurs retrouveront ici la sensibilité, l'humanité profonde, l'originalité de style de l'une des grandes figures intellectuelles de l'époque contemporaine, qui fut aussi l'une des plus attachantes. Ils découvriront dans le même temps un pan méconnu de son cheminement personnel, essentiel à la compréhension de l'ensemble de son oeuvre et de ce qui fait son unité.

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mercredi 22 février 2017

Laurence Devillairs : Guérir la vie par la philosophie

PUF - Février 2017


Merleau-Ponty affirmait que les problèmes humains étaient sans doute insolubles, mais qu'entre les questions qu'ils suscitent et les réponses que nous tentons d'y apporter se tient l'espace, modeste et fragile, d'une vie. La vie elle-même est toutefois le plus insoluble de nos problèmes : nous ne sommes pas armés pour l'affronter. Vivre n'a rien d'un sport de glisse. Le monde extérieur, les autres, nos responsabilités suscitent en nous une peur primordiale, à côté de laquelle tout le reste n'est que simples tracas. Comment affronter la maladie, les aléas et les tempêtes ? Comment faire face au pire et comment se remettre d'avoir un jour vécu le meilleur ? À ces questions, ce livre entend non pas donner des réponses toutes faites mais proposer traitements et remèdes. Une philothérapie où aucune de nos craintes ni aucune de nos crises n'est éludée, de la passion amoureuse au burn-out, en passant par les problèmes de voisinage, les raseurs et le démon de midi. Jamais la philosophie n'a été aussi utile.

Laurence Devillairs est Ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée et docteur en philosophie, spécialiste de Descartes et du cartésianisme, auteur notamment des « Que sais-je ? » Descartes et Les 100 citations de la philosophie.

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Jonathan Glover : Questions de vie ou de mort

Labor et Fides - Février 2017


Dans cet ouvrage faisant depuis longtemps figure de classique de la philosophie morale anglo-saxonne, le philosophe Jonathan Glover aborde une série de questions éthiques ayant pour enjeu commun la vie et la mort des hommes : l'avortement, l'infanticide, le suicide, l'euthanasie, la peine de mort et la guerre. A quelles conditions peut-il être légitime de donner (ou de se donner) la mort ? Sommes-nous en mesure, face à ces problèmes, d'offrir des réponses cohérentes ? Cet ouvrage offre l'un des meilleurs exemples de ce que peut être la philosophie morale appliquée lorsqu'elle tente de se frayer une voie hors des deux écueils que sont le relativisme et le dogmatisme.

Né en 1941, le philosophe anglais Jonathan Glover fut longtemps professeur au New College d'Oxford, puis au King's College de Londres. Ses travaux portent essentiellement sur des questions éthiques. C'est la première fois que l'un de ses ouvrages est traduit en français.

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Marie-José Mondzain : Confiscation. Des mots, des images et du temps

Les Liens qui libèrent - Février 2017


Ne faut-il pas rendre au terme « radicalité » sa beauté virulente et son énergie politique ? Tout est fait aujourd'hui pour identifier la radicalité aux gestes les plus meurtriers et aux opinions les plus asservies. La voici réduite à ne désigner que les convictions doctrinales et les stratégies d'endoctrinement. La radicalité, au contraire, fait appel au courage des ruptures constructives et à l'imagination la plus créatrice. La véritable urgence est bien pour nous celle du combat contre la confiscation des mots, celle des images, et du temps. Les mots les plus menacés sont ceux que la langue du flux mondial de la communication verbale et iconique fait peu à peu disparaître après leur avoir fait subir torsion sur torsion afin de les plier à la loi du marché. Peu à peu c'est la capacité d'agir qui est anéantie par ces confiscations mêmes, qui veulent anéantir toute énergie transformatrice. Si ces propositions font penser que je crois dans la force révolutionnaire de la radicalité, on ne s'y trompe- ra pas, à condition de consentir à ce que la révolution ne peut exister qu'au présent. La lutte n'est et ne sera jamais finale, car c'est à chaque instant que nous sommes tenus d'être les hôtes de l'étrange et de l'étranger pour faire advenir ce qu'on nous demande justement de ne plus attendre et même de repousser. La radicalité n'est pas un programme, c'est, la figure de notre accueil face à tout ce qui arrive et ainsi continue de nous arriver.

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mardi 21 février 2017

Jean-Pierre Castel : La violence monothéiste. Mythe ou réalité ?

Editions L'Harmattan - Février 2017


Des violences contre les idolâtres et les hérétiques ont jalonné l'histoire du christianisme et de l'islam. Elles ont été appelées et justifiées théologiquement par les plus hautes figures de ces religions, au nom des commandements des textes sacrés, de l'ordre de « brûler les idoles ». Malgré les faits, malgré les déclarations des acteurs eux-mêmes, la responsabilité des textes sacrés reste encore aujourd'hui très largement contestée. La singularité des religions abrahamiques par rapport à la violence - leur « dieu jaloux » ordonnant de détruire les dieux d'autrui - est occultée. 
La violence ne serait qu'humaine. Les violences dites religieuses ne seraient que politiques. Il ne faudrait retenir des textes sacrés que l'esprit et non leur lettre. Il n'y aurait pas d'invariants en histoire. Quoi de commun d'ailleurs entre judaïsme, christianisme et islam ? Etc. 
Face à une violence récurrente, une attitude de témoin responsable consisterait pourtant à écouter les témoignages, établir les faits, proposer un diagnostic, suggérer des remèdes, en vérifier l'efficacité. 
Cet essai est le dernier d'une trilogie sur la violence monothéiste. Le premier, intitulé Guerres de religion et police de la pensée : une invention monothéiste ? visait à présenter les faits. Le second, intitulé A l'origine de la violence monothéiste, le dieu jaloux, partait à la recherche des mobiles, et suggérait une voie de solution. Ce dernier essai vise à recenser et discuter les différents éléments du débat.

Jean-Pierre Castel, polytechnicien, est vice-président du Cercle Ernest Renan. Sur la question de la violence monothéiste il a développé un réseau de correspondants anthropologues, philosophes, historiens, théologiens, rabbins, penseurs de l'islam, et publié quelques essais et articles.

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lundi 20 février 2017

David Lapoujade : Les existences moindres

Ed. de Minuit - Février 2017 - Paradoxe


En 1938, lorsque le philosophe Étienne Souriau dresse l'inventaire des différents modes d'existence qui peuplent le monde, une classe d'êtres retient particulièrement son attention : les êtres virtuels. Ce sont toutes les potentialités qui accompagnent les existences comme des dimensions d'elles-mêmes, ce qu'elles pourraient être si… Ce ne sont pas de simples possibles, car les virtuels existent à leur manière.
Le problème, c'est qu'ils manquent de réalité, comme s'il n'y avait pas de place pour eux dans le monde réel. Celui qui veut les faire exister davantage, leur donner « plus » de réalité n'est pas seulement un créateur, c'est un avocat. Il lutte pour leur « droit » à exister davantage, à occuper légitimement une place dans ce monde. Toute création n'est-elle pas un plaidoyer en faveur des nouvelles existences qu'elle crée ? N'est-ce pas le problème de toutes les existences, dès lors qu'elles sont privées du droit d'exister de telle ou telle manière ? C'est l'interrogation qui parcourt ce livre, au croisement de l'existence, de l'art et du droit.

David Lapoujade est né à Paris en 1964. Il est maître de conférences à Paris-I Panthéon-Sorbonne. Il a publié William James. Empirisme et pragmatisme (PUF, 1997, réed. Les Empêcheurs de penser en rond, 2007), et plusieurs articles sur William James, Henry James, Bergson, Deleuze dans diverses revues en France et à l'étranger (Critique, Philosophie, Revue de métaphysique et de morale, Revue philosophique…). Il a édité les deux recueils de textes posthumes de Gilles Deleuze aux Editions de Minuit, L'Ile déserte et autres textes (2002) et Deux Régimes de fous (2003).Il a également édité le Précis de psychologie de William James aux Empêcheurs de penser en rond (2003).

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Zygmunt Bauman : Europe, une aventure inachevée

CIRCE - Février 2017


Notre planète part à la dérive et les conflits la déchirent, plus que jamais elle a besoin des qualités développées par l’Europe, et par l’Europe seule, en plus de deux millénaires d’histoire: le regard critique qu’elle porte sur elle-même, sa soif de transcendance, d’exploration et d’expérimentation, sa conviction qu’une alternative et une meilleure forme du vivre ensemble peuvent être atteintes, tout comme son engagement à les rechercher et à les défendre. Mais aujourd’hui, l’Europe doute d’elle-même, et de sa place dans un monde en permanente évolution ; elle manque d’idées, de ressources et de volonté pour poursuivre sa vocation. Elle se débat également avec les conséquences d’un processus de mondialisation à sens unique qui dissocie le pouvoir du politique, provoquant un déplacement de l’état social vers une gouvernance concentrée sur la question de l’insécurité et une expansion incontrôlée du marché et une amorale commercialisation de vies humaine générant un nombre croissant de victimes.
Bauman affirme qu’en dépit des obstacles, l’Europe a encore les moyens d’affronter positivement les grands défis du vingt-et-unième siècle. En partageant ce qu’elle a appris au cours de son histoire, l’Europe peut nous guider sur le chemin qui mène d’un monde hobbesien, où nous vivons aujourd’hui, au genre d’humanité unifiée et pacifiée jadis envisagée par Kant.

Traduction de l'anglais par Scadi Kaiser

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dimanche 19 février 2017

Guy-Félix Duportail : Du réel

Hermann - Février 2017 - Philosophie


Le réalisme ou, comme on dit encore, le nouveau réalisme, apparaît aujourd’hui comme l’orientation philosophique dominante dans les discussions et ouvrages de recherche. D’Hilary Putnam à Maurizio Ferraris, en passant par Jocelyn Benoist ou Quentin Meillassoux, le courant réaliste, même s’il recouvre à l’évidence des options et des analyses très diverses, apporte des questions neuves. Après le moment sceptique de la pensée post-moderne, un puissant désir de réalité se fait entendre dans les milieux philosophiques à l’échelle internationale. Il s’inscrit lui-même dans le prolongement de la critique philosophique de la notion de « représentation », telle qu’elle s’est développée aux XIXᵉ et XXᵉ siècles, de Hegel à Foucault. 
À cet égard, la distinction psychanalytique élémentaire du réel et de la réalité a, de toute évidence, un rôle critique à jouer dans un débat qui ne fait que commencer. Car, au fond, s’agit-il vraiment du réel, ou bien d’un fantasme dans ce qui est visé aujourd’hui sous le nom de réalité ?

Guy-Félix Duportail est maître de conférence à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, où il anime le séminaire "Philosophie et psychanalyse".

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Daniel Bourgeois : Être et signifier. Structure de la sacramentalité comme signification chez saint Augustin et saint Thomas d'Aquin

Vrin - Janvier 2017 - Bibliothèque thomiste


Ce n'est pas un hasard si toutes les réflexions antiques et médiévales sur le signe et la signification en venaient à privilégier l'acte de signifier par rapport au contenu de la signification ou à la possibilité de constituer une pluralité de signes en système. Tout comme l'acte d'être est premier par rapport à l'essence, de même la structure ontologique de la signification serait, dans un monde où toute chose est ontologiquement référée à la plénitude personnelle de Dieu, cette donnée de fait qui constitue le préalable et le fondement d'où surgit la diversification des rapports à l'Etre et à tout être, sous l'objet formel du vrai, du bien et du beau. D'où la question qui anime cette étude : la sacramentalité chrétienne comme vie de relation personnelle et ecclésiale avec Dieu ne devrait-elle pas être comprise comme un "transcendantal" ? La particularité des transcendantaux dans la pensée de Thomas d'Aquin, c'est leur convertibilité. Le fait que toute réalité spirituelle peut faire signe ou interpréter ce qui a valeur de signe, est considéré par lui comme une des manifestations les plus accomplies de l'intelligence (humaine ou divine) ; et le fait que toute réalité même non spirituelle porte toujours au plus profond d'elle-même la référence au fondement spirituel dans lequel et par lequel elle existe comme signe d'elle-même ou d'un autre être, est une donnée ontologique fondamentale et préalable même à la reconnaissance de l'unité, de la vérité, de la bonté ou de la beauté des choses. De fait, c'est la dimension de tout être en tant qu'il existe comme présence à l'autre ou comme susceptible d'accueillir la présence de l'autre. L'acte de signifier n'est pas ce qui s'oppose à l'être en le nommant ou en le montrant. Il est la vie même de l'être...

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Christiane Baka Okpobé : Elan vital et mystique dans la pensée d'Henri Bergson

Presses universitaires de Strasbourg - Décembre 2016 - Collection : CERIT


La première conception de la religion que nous livre Bergson dans Les Deux Sources de la morale et de la religion semble se réduire à un fait anthropologique. Cette religion, qu'il décrit comme une réalité statique, brouille toute idée de révélation qui se veut pourtant transcendante à l'Histoire. La deuxième conception, par contre, sans être une réflexion systématique sur l'idée d'un Dieu révélé, s'en rapproche par le biais des mystiques. Mais, là encore, se présente une difficulté : pour rejoindre la mystique, Bergson la situe dans le processus évolutif d'une réalité naturelle, l'élan vital dont il suit le cours jusqu'à son achèvement. Ainsi se pose la question de la nature transcendante ou non du fait mystique dans le bergsonisme. La réponse à cette question nécessite, non pas seulement une intelligibilité de l'image la plus controversée du vocabulaire bergsonien, l'élan vital, mais surtout une sympathie avec elle, qui seule permet d'aller au-delà de la rigidité des mots pour découvrir la vie qui les innerve.

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