samedi 20 septembre 2014

Sophie Klimis : L'énigme de l'humain et l'invention de la politique : Les racines grecques de la philosophie moderne et contemporaine

De Boeck Édition - 5 septembre 2014 - Collection : L'atelier philosophique

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Qu'est-ce qu une spécialiste de la philosophie grecque peut bien avoir à transmettre à un auditoire de 500 juristes débutant(e)s ? Le plaisir de penser, dans la rigueur et l'audace. Le goût foncièrement démocratique pour le débat, c'est-à-dire la nécessité de confronter sa pensée à celle d'autrui, fût-elle sous-tendue par une raison contradictoire. Comment faire ? Plutôt qu un parcours classique dans l'histoire de la philosophie, l'auteur a choisi de construire le cheminement d'une enquête en deux étapes. La première, placée sous le signe d'Oedipe, interroge l'énigme de l humain. Elle fera voyager de la description poétique de l'homme comme mortel éphémère chez Homère à l'être-vers la- mort selon Heidegger, de la définition de l'homme comme animal rationnel d'Aristote à son retournement en animal fou par Castoriadis. La seconde étape prolongera ce questionnement en l'axant sur le collectif. Elle portera sur l'invention de la politique : de la cité grecque à l'État moderne, comment les sociétés humaines se sont-elles organisées ? Qu'ont-elles institué comme fondement à leur communauté ? Une grande attention sera également accordée à l'étude de philosophes contemporains, qui, en se fondant sur la discussion des penseurs grecs et modernes, ont proposé de nouvelles manières de penser la démocratie, la liberté et le pouvoir, les formes de vie et les types humains, les actions et les passions propres au politique. Plongeant dans les racines du passé pour mieux comprendre le présent et inventer le futur, cet ouvrage intéressera en réalité toutes les personnes désireuses de s'engager dans une réflexion citoyenne.

 Pierre Bourdieu et Loïc Wacquant : Invitation à la sociologie réflexive

Le Seuil - 11 septembre 2014


L'œuvre multiple et complexe de Pierre Bourdieu a suscité, de par le monde, de très nombreuses interprétations et interpellations. C'est cet espace de discussions que Loïc Wacquant a reconstitué lors d'un séminaire tenu à l'Université de Chicago en 1987 puis au cours d'échanges serrés avec Pierre Bourdieu entre 1988 et 1991. Après une première partie exposant l'architecture conceptuelle et thématique des travaux de Pierre Bourdieu, Loïc Wacquant, au cours d'une interrogation méthodique nourrie de la lecture de l'œuvre et de ses critiques, permet non seulement au sociologue de répondre aux objections qui lui ont été adressées, mais aussi de livrer, plus clairement que jamais, les fondements philosophiques et épistémologiques de son anthropologie générale.
Poussé et porté par ce dialogue, Pierre Bourdieu est conduit à clarifier jusqu'aux implications éthiques et civiques de son travail et à expliciter les effets sociaux qu'il entend produire. En présentant, dans une troisième partie, le préambule à son séminaire de recherche à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, Pierre Bourdieu expose les principes de son enseignement à travers son application pratique. Enfin, dans " Comment lire Bourdieu ", Loïc Wacquant propose deux itinéraires de lecture pour s'orienter dans une œuvre majeure à laquelle ce livre constitue la meilleure introduction.

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Trawny Peter : Heidegger et l'Antisémitisme. Sur les "Cahiers Noirs"

Le Seuil - 11 septembre 2014


La publication des « Cahiers noirs » de Heidegger en Allemagne a mis au jour plusieurs passages, écrits dans les années 1938-1941, au contenu antisémite incontestable. Peter Trawny, spécialiste de Heidegger et éditeur de ces « Cahiers », affronte ici le choc de ces pages mettant en question la thèse prédominante jusqu’à aujourd’hui qui voudrait que l’engagement de Heidegger dans le national-socialisme n’ait pas impliqué de sa part une adhésion à l’antisémitisme. Selon Peter Trawny, si Heidegger s’écarte de l’antisémitisme « vulgaire » des nazis, il en donne bien une reformulation en termes d’« histoire de l’être ». Autrement dit, il intègre l’antisémitisme à son interprétation philosophique de l’Histoire mondiale.
Comment penser ce désastre du jugement de la part d’un des plus grands philosophes du XXe siècle, qui a exercé une profonde influence sur Hannah Arendt, Leo Strauss, Jean-Paul Sartre, Emmanuel Levinas, Jacques Derrida, Michel Foucault et tant d’autres ? Avec tout le sérieux scientifique, le sens historique et philosophique qui s’imposent à l’interprète, l’auteur cherche à répondre aux questions que soulève cette découverte.

Directeur de l’Institut Martin Heidegger et professeur à l’université de Wuppertal, Peter Trawny est notamment l’auteur de monographies sur Hannah Arendt, Socrate et Ernst Jünger.

Traduit de l’allemand par Julia Christ et Jean-Claude Monod

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jeudi 18 septembre 2014

Pierre Macherey : Études de Philosophie Litteraire

De l'Incidence - octobre 2014

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I - QUESTIONS GÉNÉRALES : Qu’est-ce qu’un livre ? ; En marge d’un livre possible ; Pour une théorie de la reproduction littéraire ; La chose littéraire ; Y a-t-il une philosophie littéraire ? ; Littérature et/ou philosophie.

II – LECTURES : Histoire et roman dans Les Paysans de Balzac ; Les Mystères de Paris lus par Marx ; Une philosophie faite au tour du monde ; De la science du théâtre au théâtre de la science : le Galilée de Brecht ; Les mathématiques littéraires de Raymond Queneau ; « Voilà ! » : Simenon romancier ; Un roman métaphysique : La septième face du dé de Fernand Deligny.

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Ruwen Ogien : Philosopher ou faire l'amour

Grasset - 17 septembre 2014


Armée de ses seuls concepts, la philosophie peut-elle saisir ce qu’il y a de charnel, de déraisonnable et d’ineffable dans chaque histoire d’amour ?
Pour Ruwen Ogien, la réponse ne fait aucun doute : le philosophe ne doit pas abdiquer ses droits devant l’émotion, le sentiment, la passion.
Son projet ? Ecrire un De l’amour rigoureux – quoique facétieux.
Et traiter de cet obscur objet comme s’il s’agissait de n’importe quelle autre chose de la vie.
D’où ce livre où, irrespectueux, « l’ami de la sagesse » s’interroge :
L’amour est-il plus important que tout ? Peut-on aimer sans raison ? Ou sur commande ? L’amour se situe-t-il par-delà le bien et le mal ? Et, s’il ne dure pas, est-ce quand même un amour véritable ? A suivre…

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lundi 15 septembre 2014

Nestor Braunstein : Malaise dans la culture technologique

Editions Le Bord de l'eau - 12 septembre 2014

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Face aux sociétés de contrôle contemporaines, armées, à l'âge d'internet, des cyborgs, des microchips, de dispositifs technoscientifiques toujours plus sophistiqués, n'est-il pas nécessaire aujourd'hui, plus qu'hier encore, de faire "retour à Freud" ? L'inconscient, cette machine à rêver, ne constitue-t-elle pas le dernier rempart de résistance face aux nouveaux panotiques et au discours qui les gouvernent, le discours des marchés ? Telle est la thèse défendue dans cet ouvrage. Repenser, après Freud, avec Lacan, mais aussi Heidegger, Deleuze, Foucault, Mc Luhan, Stiegler et bien d'autres, les formes nouvelles de ce "malaise dans la culture", selon l'analyse et le diagnostic posé par le père de la psychanalyse en 1930. Il ne s'agit pour autant de dénoncer vainement "la" technologie. Ce serait oublier que l'espèce humaine, par la grâce du langage, a toujours été technologique, que l'histoire de l'humanité est, d'abord, l'histoire des techniques. Mais lorsque le nombre et le calcul semblent tout dominer, lorsque les machines interconnectées en réseau font de chaque individu un "terminal", un sujet "prédictible", la psychanalyse invite à opposer, comme antidote, un autre discours, une autre scène, un autre dispositif, celui inventé par Freud : le dispositif analytique. Car si, dans nos sociétés contemporaine, dans notre culture technologique, le maître a changé de visage, de nom et d'outil en même temps qu'il multiplie ses prothèses, le discours psychanalytique reste "l'envers du discours du maître" (Lacan), l'écoute de cette voix, la voix de l'inconscient, qui est avant tout résistance et chemin pour dépasser la censure. Bref pour résister aux maîtres.

Nestor Braunstein (Belville, Argentine, 1941), professeur au sein du département de philosophie et de lettres de l'UNAM (Mexico), est un auteur de référence et une figure majeure de la psychanalyse dans le monde hispanophone, où il a notamment introduit la pensée de Lacan. Mais son oeuvre, aujourd'hui largement discutée dans le monde anglo-saxon ainsi qu'Europe, notamment en France, manifeste une ambition plus vaste encore ; développer, dans le prolongement et l'actualisation de la théorie critique de l'Ecole de Francfort, mais aussi dans un dialogue constant avec le post-structuralisme français, une approche psychanalytique de la culture contemporaine. Il a publié une vingtaine d'ouvrages en nom propre, traduits notamment en portugais, en anglais mais aussi, pour trois d'entre eux en français (La jouissance, un concept lacanien (Erès, 1994, reéd 2006) ; Depuis Freud, après Lacan (Stock, 2008) ; Les présages. Une nouvelle lecture des rêves et de la mémoire (Stock, 2011). La traduction de cet ouvrage, Malaise dans la culture technologique. L'inconscient, la technique et le discours capitaliste, vient mettre à disposition du lecteur français les derniers développements de ce travail théorique original qui, dans cet essai de synthèse, réveille et renouvelle les enjeux politiques du questionnement psychanalytique, notamment dans le contexte de la mondialisation. Il y approfondit, sans guère d'équivalent, une réflexion précieuse sur les nouvelles technologies de communication et le "discours des marchés".

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Sandra Laugier : Recommencer la philosophie - Stanley Cavell et la philosophie en Amérique

Librairie Vrin - Septembre 2014

 

Penser la philosophie américaine veut dire en démêler les différents héritages (transcendantalisme, pragmatisme, philosophie analytique) mais aussi tenter de voir ce qui, dans cette histoire, demeure de proprement américain : ce sera l'idée d'ordinaire. A la fois objet de rejet et de fascination, l'ordinaire est comme l'autre de la philosophie, ce qu'elle veut, dans son arrogance, dépasser, mais aussi ce vers quoi elle aspire, nostalgiquement, à retourner. Penser l'ordinaire veut dire éviter ces deux tendances, si lourdes en philosophie qu'elles semblent en déterminer tous les enjeux, particulièrement aujourd'hui. Pour cela, il faut poser la question : savons-nous vraiment ce qu'est l'ordinaire, ce qui nous est ordinaire ? Ce sont là des questions anciennes : il faut les poser de nouveau. Ce qui veut dire : recommencer la philosophie, non pas à zéro, mais avec ce qu'on a sous la main, sous les yeux, et qu'il reste à découvrir. Le propre de la pensée américaine, sa capacité à recommencer la philosophie, est dans cette invention - une philosophie qui sort de l'ordinaire. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

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mercredi 10 septembre 2014

Matthieu Saladin : Esthétique de l'Improvisation Libre - Expérimentation Musicale et Politique

Presses du Réel - Août 2014


À travers l'étude des trois ensembles AMM, Spontaneous Music Ensemble et Musica Elettronica Viva, ce livre analyse l'esthétique de l'improvisation libre au tournant des années 1960-1970 en Europe, période d'émergence de cette pratique au sein des musiques expérimentales. Les problématiques essentielles qui structurent le processus de création de l'improvisation libre y sont tour à tour abordées : les rapports à la liberté et aux règles, à la mémoire et aux habitudes, l'in situ, la création collective ou encore l'expérimentation musicale. Cet essai se concentre également sur la relation qui unit l'émergence de cette pratique et son contexte sociohistorique afin de considérer ce que l'on pourrait appeler la « politique » de l'improvisation, caractérisée par l'a priori démocratique qui la sous-tend et l'émancipation musicale à laquelle elle prétend conduire les musiciens qui s'y engagent. Il apparaît alors que l'expérimentation à l'œuvre dans la pratique de l'improvisation libre ne saurait être réduite à la seule recherche musicale abstraite, détachée des contingences du monde, mais qu'elle se doit d'être envisagée comme double, répondant d'une dualité constitutive : à la fois expérimentation musicale et expérimentation politique.
Membre du comité de rédaction de la revue de recherche Volume ! (éditions Seteun), directeur de rédaction de la revue Tacet, codirecteur de la collection Ohcetecho aux Presses du réel, Matthieu Saladin est spécialiste des musiques expérimentales. Il enseigne la philosophie de l'art à la Haute Ecole des Arts du Rhin et participe à l'équipe de recherche Musique et Arts Sonores, Institut ACTE (Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne/CNRS).
Sa pratique artistique se présente sous différentes formes, de l'installation, sonore ou non, à la publication, en passant par la conception de logiciels, la performance, la vidéo et la conférence. Elle relève d'une approche conceptuelle, réfléchissant sur l'histoire des formes, des processus de création et des constructions sociales, ainsi que sur les rapports entre art et société du point de vue économique et politique.


Baptiste Jacomino : Apprendre à Philosopher avec Foucault

Ellipses Marketing - 9 septembre 2014

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Apprendre à philosopher avec Foucault ne consiste pas à entrer dans un système de pensée totalisant mais à interroger nos institutions, nos techniques, notre civilisation et notre rapport à la vérité en recourant à l'histoire. Foucault renoue, en outre, avec l'héritage de Socrate, des cyniques, des stoïciens et des premiers chrétiens, pour qui la philosophie était associée à une spiritualité, à un travail de modifi cation de soi-même, à un mode de vie philosophique. Apprendre à philosopher, en ce sens, c'est apprendre à exister différemment. Penser avec Foucault, c'est enfin délivrer la philosophie du cloisonnement disciplinaire dans lequel elle est si souvent enfermée en France, malgré de si fréquents appels à l'interdisciplinarité. Foucault ne nous propose pas une philosophie pour philosophes, mais une réflexion dans laquelle s'articulent l'histoire, la théologie, les sciences humaines, les sciences politiques, l'économie… et la philosophie.

dimanche 7 septembre 2014

Armand Guillot : Jeremy Bentham. Le peuple comme fiction

Publications de la Sorbonne - 4 septembre 2014 - Collection : La philosophie à l'oeuvre

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Jeremy Bentham entend dépasser les théories du contrat social et développer une philosophie politique fondée exclusivement sur le principe d'utilité. Il considère en effet que le contrat social est une fiction et que « la saison de la fiction est désormais terminée ». Pourtant, le détour par la fiction est nécessaire pour introduire l’unité dans la multitude et instituer un peuple. Bentham affirme que les individus qui composent la multitude atteignent leur plus grande unité lorsqu’ils s’assemblent en un « tribunal de l’opinion publique ». Et, même si ses effets sont réels, ce tribunal est bel et bien une « entité fictive ». L’attitude de Bentham à l’égard des fictions est donc ambiguë. Elle nécessite de les définir rigoureusement et de déterminer leurs conditions de recevabilité. De ce point de vue, l’utilitarisme benthamien se réalise comme théorie des fictions. Il s’agit d’opposer au contrat social des fictions fondées sur le réel et qui permettent de l’organiser, en vue de promouvoir la fin fixée par le principe d’utilité : le plus grand bonheur du plus grand nombre.

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Antonin Wiser : Vers une langue sans terre : Adorno et l'utopie de la littérature

Maison des Sciences de l'Homme - 4 septembre 2014 - coll. Philia

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Dessiner l'horizon d'une " langue sans terre ", au-delà de la dialectique d'une Raison autodestructrice, telle est la fonction utopique que Theodor W. Adorno assigne à la littérature. En lisant Proust, Eichendorff, Hôlderlin, Valéry, Beckett ou Kafka, Adorno ne cherche toutefois pas tant une figure concrète de l'utopie que la trace de " ce qui nous appartient en propre et qui a été laissé en blanc ", dans les textes comme dans l'Histoire.
De ce possible, la littérature porte en creux une image sans image. 

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jeudi 4 septembre 2014

Aristote : Métaphysique Delta

Vrin - Bibliothèque des Textes Philosophiques - Septembre 2014

http://www.vrin.fr/book.php?code=9782711624966&search_back=&editor_back=%


On s’est beaucoup interrogé sur le cinquième livre de la Métaphysique, qui se présente sous la forme de trente notices consacrées à l’étude des différentes significations ou usages de certains termes, dont les raisons du choix n’apparaissent pas d’emblée. Le présent travail met en évidence la manière dont le livre s’intègre à l’enquête proprement métaphysique d’Aristote, par l’analyse de ces termes de toute première importance philosophique, trop généraux pour être étudiés par une science particulière, mais indispensables à la connaissance de n’importe quel domaine de l’être.
Une traduction inédite, qui dégage la structure du texte, un commentaire approfondi et une synthèse originale des significations distinguées permettent une approche nouvelle de ce document célèbre.
Les auteurs espèrent ainsi à la fois faciliter la lecture et la compréhension du texte, et fournir en outre aux spécialistes de nombreuses suggestions d’interprétation de passages controversés ou obscurs.

Introduit, traduit et commenté par Richard Bodéüs, professeur à l’Université de Montréal et Annick Stevens, ancienne professeure à l’Université de Liège.

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Frédéric Allouche : Grandir avec Pascal

EYROLLES - 4 septembre 2014

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Nous soignons tant bien que mal notre image, nous tentons de jouer au mieux nos différents rôles en société, campant nos certitudes dans des apparences. Mais la vie vient régulièrement nous bousculer.
Une déconvenue professionnelle, une séparation amoureuse, la maladie qui frappe et nous voilà perdus. Nous nous retrouvons face à notre propre vérité au-delà d une comédie sociale qui ne fonctionne plus.
Tout passage à vide laisse entrevoir l exigence d une question essentielle : « Que faisons-nous de notre vie ? ». Il s agit alors, avec Pascal, d envisager notre existence non plus comme un divertissement aveugle, superficiel et stérile, mais comme un divertissement éclairé, transfiguré par le doute et le questionnement.
Comment ?
Ce livre avance quelques pistes : en voyant dans nos manques une force pour nous élever et en faisant de nos désirs la base d une vie riche ; en pariant sur la vie, sur son pouvoir de découverte et de nouveauté ; en apprenant l art de la dissimulation, en cultivant retenue et discrétion.

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François Dosse : Castoriadis, une vie

LA DECOUVERTE - 4 septembre 2014

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Ce livre est la première biographie consacrée à l'une des plus grandes figures intellectuelles et politiques du XX e siècle : Cornelius Castoriadis (1922-1997). Jeune résistant grec révolutionnaire menacé de mort par les staliniens, il arrive en France à l'âge de vingt-trois ans, alors que l'engouement pour l'URSS est à son zénith. Il contribue alors à créer, avec Claude Lefort et Jean-François Lyotard, l'une des branches les plus vivaces de la gauche radicale, " Socialisme ou Barbarie ", qui deviendra ensuite une revue mythique et l'une des grandes influences de Mai 68, notamment par sa critique de gauche des régimes dits " communistes ". Économiste, philosophe, psychanalyste, militant politique, Castoriadis est l'auteur d'une œuvre essentielle pour quiconque s'intéresse à la question de l'institution hors du cadre de l'État, dont il traite dans ce que l'on peut considérer comme l'un des maîtres ouvrages du XX e siècle, L'Institution imaginaire de la société (1975). Il n'a en effet cessé, en croisant l'analyse historienne et l'approche psychanalytique, de s'attacher à penser la conquête de l'autonomie comme condition de l'approfondissement démocratique. Fruit d'une enquête menée auprès d'une centaine de témoins, cet ouvrage permet enfin de lever le voile sur cette figure hors norme et trop méconnue, qui est restée marginale jusqu'au bout, malgré son élection comme directeur d'études à l'EHESS au début des années 1980. Celui en qui Pierre Vidal-Naquet voyait un " génie ", et Edgar Morin un " Titan de l'esprit ", est pourtant très certainement appelé, en ces temps de grandes turbulences des souverainetés établies, à devenir l'un des penseurs-clés du XXI e siècle.

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dimanche 31 août 2014

Jean-Paul Scot : Jaurès et le réformisme révolutionnaire

Seuil - 28 août 2014

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En ces temps où le " social-libéralisme " est devenu la ligne officielle du Parti socialiste et du Président Hollande, Jaurès ne manquera pas aussi d'être célébré comme le réformiste qui pensa un socialisme alternatif au marxisme révolutionnaire. Le livre de J.-P. Scot apporte un éclairage nouveau sur la pensée de Jaurès et vient à point nommé démystifier les récupérations abusives. Loin d'être antimarxiste, Jaurès articule toute son œuvre et son combat politique sur, dit-il : " ce que Marx a nommé magnifiquement l'évolution révolutionnaire ".
Cet oxymore désigne une succession de réformes " qui annoncent et préparent la société nouvelle, et par leur force organique hâtent la disparition du monde ancien ". On a souvent interprété les discours révolutionnaires de Jaurès soit comme une concession tactique nécessaire à l'unité de la gauche, soit comme une posture adaptée à l'exercice de l'opposition. En retraçant le parcours intellectuel et politique de Jaurès, J.-P.
Scot montre au contraire comment la stratégie d'une réforme révolutionnaire tendue vers un au-delà du capitalisme, constitue la clé de lecture de tous ses combats pour la république, la démocratie et le socialisme. 

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