mercredi 17 octobre 2018

A contrario 2018/1 (n° 26) : L’éducation du regard. Philosophie du langage ordinaire, anthropologie visuelle et cinéma

BSN Press - Octobre 2018



Page 3 à 22 : Yves Érard, Francis Mobio, Maude Reitz - S’étonner de ce que nous avons sous les yeux | Page 23 à 51 : Yves Érard - Apprendre à reconnaître : de l’éducation des adultes à l’éducation du regard | Page 53 à 68 : Hugo Clémot - Travail de deuil, philosophie et expérience cinématographique | Page 69 à 93 : Élise Domenach - Catastrophe, silences et voix dans quelques films post-Fukushima : de l’aveuglement à l’éducation de notre regard | Page 95 à 113 : Sandra Laugier - La cinéphilie comme éducation de soi | Page 115 à 133 : Pauline Blistène - Le secret comme ordinaire : Le Bureau des légendes et la modification du regard | Page 135 à 142 : Francis Mobio, Maude Reitz - Panser et repenser une expérience ethnographique | Page 143 à 159 : Joëlle Zask, Christophe Rulhes, Julien Cassier - Mettre en scène les langues.

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Les Études philosophiques 2018/3 (N° 183) : Catégories de langue, catégories de l’être

PUF - Octobre 2018


Page 337 à 338 : Kristell Trégo - Avant-propos | Page 339 à 344 : Frédérique Ildefonse - Présentation | Page 345 à 362 : Adolf Trendelenburg, Alain Petit - Les catégories d’Aristote | Page 363 à 376 : Christophe Erismann - Ontologie et logique à Byzance. Photius Ier de Constantinople et la distinction entre les termes « homme » et « humanité » | Page 377 à 392 : Elvira Wakelnig - La division des catégories chez al-Saraḫsī. Un fragment méconnu et ses rapports avec la tradition alexandrine, al-Kindī et Ibn al-Ṭayyib | Page 393 à 414 : Kristell Trégo - Aristote à Bagdad. Catégories et métaphysique | Page 415 à 424 : Charles Girard - Logique ou métaphysique ? L’enjeu de la science catégoriale d’après Raoul le Breton | Page 425 à 434 : Alain Petit - Arrangement catégorial et activité psychique. James Harris, un aristotélicien anti-lockéen | Page 435 à 446 : Hamid Taieb - La place des catégories dans l’ontologie de Brentano | Page 447 à 462 : Emanuele Mariani - Le fil des catégories : Trendelenburg, Kant et la réception de l’Aristoteles Kategorienlehre (1846) | Page 469 à 472 : Marie-Dominique Couzinet - Compte rendu | Page 473 : - Ouvrages reçus à la rédaction.

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mardi 16 octobre 2018

Georges Canguilhem : Oeuvres complètes, Tome 5. Histoire des sciences, épistémologie, commémorations 1966-1995

Vrin - Octobre 2018 - Bibliothèque des Textes Philosophiques


Quelque cent vingt écrits publiés de 1966 à 1995 composent ce tome V des Œuvres complètes de Georges Canguilhem.
Une cinquantaine furent de ceux qui établirent sa réputation comme historien des sciences et comme épistémologue. D’autres, souvent passés plutôt inaperçus, éclairent les voies par lesquelles, instruit des avancées de la biologie moléculaire, Canguilhem crut devoir mener le réexamen de sa philosophie biologique. Plusieurs écrits montrent combien Canguilhem, à contre-courant des naturismes en vogue, avait le souci de mener et de poursuivre une réflexion éthique sur les questions de la technique et de la médecine. Dans nombre de notices ou de discours touchant des collègues ou d’amis disparus, nombreux dans ce tome V, il relève les exigences intellectuelles et morales qui animèrent leur vie. Le lecteur reconnaïtra que ces exigences furent également les siennes, loin des facilités de la mondanité philosophique.

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lundi 15 octobre 2018

Anthony Feneuil, Yves Meessen, Christophe Bouriau (dir.) : Le transcendantal. Réceptions en mutations d'une notion kantienne

Presses Universitaires de Nancy - Octobre 2018 - Philosophie allemande : une autre histoire


Le « transcendantal », c'est quoi au juste? Est-ce une chose, un fait, une idée, une méthode, une structure psychique, un état mental? Cette notion semble au premier abord abstraite et insaisissable, difficile à cerner avec précision. Elle joue pourtant un rôle majeur dans la philosophie contemporaine, au moins dans son versant hérité du kantisme. Depuis Kant, elle se trouve au cœur de problématiques philosophiques qui sont toujours débattues aujourd'hui. Nos représentations et notre connaissance des objets se suffisent-elles à elles-mêmes, ou dépendent-elles de « formes » de notre esprit plus ou moins conscientes, qui méritent d’être élucidées? Ce livre s’attache à retracer certains aspects de l’histoire de la notion, de sa réception et de ses mutations, à partir de l’examen des problématiques les plus importantes qu’elle suscite.

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dimanche 14 octobre 2018

Jacques Aumont : Fictions filmiques. Comment (et pourquoi) le cinéma raconte des histoires

Vrin - Septembre 2018 - Collection : Philosophie et cinéma


Il y a un bon quart de siècle qu'on dit que le cinéma n'est plus le cinéma, et aujourd'hui ce sentiment a deux noms - la mondialisation, le numérique - et un symptôme majeur, les nouvelles circulations d'images. Peut-on estimer pour autant qu'on est passé au "post-cinéma", comme on le dit beaucoup ? Et, dans ces réarrangements des dispositifs et des médiums de l'image mouvante, que devient ce caractère, en droit secondaire, mais en pratique essentiel, de l'euvre cinématographique : elle véhicule une fiction ? En s'interrogeant sur ces nouvelles limites de la fiction, mais aussi sur ses lois permanentes, on s'aperçoit qu'elle a remarquablement résisté à tout ce qui, de l'intérieur comme de l'extérieur du cinéma, tend à en réduire la part. Le cinéma est l'art de la production et de la gestion du temps ; la fiction, c'est tout simplement l'art, universellement pratiqué, de mettre imaginairement de l'ordre dans le monde. Leur rencontre n'a pas fini de nous poser des questions.

Jacques Aumont est universitaire et critique, auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur les images et l'esthétique - spécialement celles du cinéma.

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Muriel Plana : Fiction queer. Esthétique et politique de l'imagination dans la littérature et les arts du spectacle

Editions Universitaires de Dijon - Octobre 2018


Cet essai se propose de définir une nouvelle forme de fable, la fiction queer, et d’en montrer la pertinence esthétique et politique en contexte postmoderne. 
En effet, dans la mesure où elle expérimente, par le libre travail de l’imagination, d’autres pensées du corps et des relations humaines, elle remet en question les évidences du genre, des sexualités et des identités sociales dont nous héritons ; elle échappe de même aux dispositifs formels dominants et aux idéologies postmodernistes en s’écartant de la réalité sur un mode dialogique, ce qui lui permet de la saisir, de l’interroger, de la critiquer et de la réinventer. 
Composé d’un volet théorique et de trois analyses d’œuvres exemplaires (roman, théâtre-musique, cinéma), Fictions queer se présente comme une poétique alternative pour la littérature et les arts du spectacle d’aujourd’hui.

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Rue Descartes 2018/4 (N° 94) : Le sens de l’existence

Collège international de Philosophie - Octobre 2018


Page 1 à 3 : Isabelle Raviolo - Le sens de l’existence | Page 4 à 16 : Frederic Laupies - Le sens de l’existence, un faux problème ? | Page 17 à 23 : Alain Chauve - Qu’est-ce que l’existence ? | Page 24 à 44 : Thibaut Gress - L’existence comme hors-sens : de quoi parlons-nous quand nous parlons de l’existence ? | Page 45 à 59 : Jérôme de Gramont - La fragilité comme existential | Page 60 à 68 : Philippe Richard - De la chute dans l’existence à l’existence dans la chute | Page 69 à 97 : Isabelle Raviolo - L’imminence d’une coïncidence (La musique de l’existence) | Page 98 à 116 : Alain Cugno, Isabelle Raviolo - Le paradoxe d’exister ou l’épreuve de la promesse | Page 117 à 127 : Roselyne Desgremont - L’existence sensible | Page 128 à 143 : Jean-François Riaux - Jaspers (1883-1969) : De la phénoménalité empirique à la phénoménalité existentielle | Page 144 à 156 : Laurence Lacroix - Emmanuel Levinas (1905-1995) : De l’être à l’existence ou l’existence comme élection | Page 157 à 168 : Pierre Magnard - Comment j’ai découvert l’existence.

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P.-A. Fabre, A. Cantillon & B. Rougé (dir.) : À force de signes. Travailler avec Louis Marin

Editions de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - Octobre 2018 - En temps et lieux


Comment l’œuvre de Louis Marin a-t-elle travaillé, dans sa grandeur discrète, depuis la disparition du philosophe, historien et sémiologue, en 1992? Comment sa méthode d’approche des objets, textes et images, sur lesquels il a fait porter son attention patiente depuis ses Études sémiologiques (1971) jusqu’au Pouvoir des images, dernier livre publié de son vivant, a-t-elle profondément imprimé sa trace dans un grand nombre de recherches conduites par des historiens de la littérature, de l’art, de la philosophie, et plus généralement des sociétés moderne? Les études réunies ici s’échelonnent sur les vingt-cinq ans qui nous séparent de sa mort et veulent rendre compte de l’unité d’une œuvre mais aussi de l’extrême variété de ses effets. Louis Marin n’a pas fait système, mais il a aidé de nouvelles générations à concevoir et à comprendre les systèmes de représentation au sein desquels ont été produits les gestes d’écriture et de peinture qu’il a su interroger. Avec un texte inédit de Louis Marin (proposition d’enseignement «Arts et langage» conçue pour le Collège de France en 1989).

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vendredi 12 octobre 2018

Michel Guérin : Le temps de l'art. Anthropologie de la création des Modernes

Actes sud - Octobre 2018


L'enquête consacrée à "ce que l'an dit du temps et ce que le temps fait de l'art" ancre la réflexion dans une analyse du concept d'époque en partant de la situation présente et en s'appuyant sur la notion d'ambition. L'essai reconstitue, sur un mode narratif, une histoire réflexive de la création artistique depuis la Renaissance et su ère avec force que l'oeuvre est d'abord figuration du temps. De fait, à maure que les grands ordonnateurs faiseurs d'éternité (Dieu, la Nature, la Beauté, l'Idéal) s'éclipsaient, laissant l'acte créateur orphelin de sa raison d'âtre, une éclosion "explosive" du présent se produisait, aussi séduisante que déstabilisatrice. En se détournant ainsi des transcendantaux qui longtemps l'inspirèrent, l'an grisé par sa propre liberté se condamnerait-il à buter sur le constat qu'il n'est plus rien qu'une activité gratuite coulée dans le temps, vulnérable et incertaine, dont le sens et la portée font question ? Moderne, hypermoderne, postmoderne, ce que l'acte de créer rapporte du temps, c'est une énergie inquiète, une expérience singulière qui ne conquiert son originalité qu'en débat avec sa "condition épochale". En critiquant son héritage, la négativité nourrit une ambition créatrice que, parfois, le nihilisme menace. Et si chaque mon annoncée de l'art le conduisait pourtant à se réinventa une enfance ? Dans le sillage des deux "chercheurs d'art" Walter Benjamin et André Malraux, à qui le livre est dédié, cette anthropologie de la création des Modernes invite à une nouvelle lecture de l'histoire des modernités en révélant les étapes d'un dévoilement du lien affectif et réflexif entre le sentiment intime du temps et le geste d'autonomie de l'art.

Michel Guérin, philosophe, est professeur émérite de l'université d'Aix-Marseille (AMU) et membre honoraire de l'institut universitaire de France. La majeure partie de son oeuvre a été publiée chez Actes Sud, en particulier Philosophie du geste (1995, 2e éd. 2011). La Grande Dispute (2006) et Nihilisme et modernité (Jacqueline Chambon, 2003) esquissent les premiers linéaments du Temps de l'art.

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Myriam Revault d'allonnes : La faiblesse du vrai

Seuil - Octobre 2018 - La couleur des idées


L'irruption de la notion de " post-vérité ", désignée comme mot de l'année 2016 par le dictionnaire d'Oxford, a suscité beaucoup de commentaires journalistiques, notamment sur le phénomène des fake news, mais peu de réflexions de fond. Or, cette notion ne concerne pas seulement les liens entre politique et vérité, elle brouille la distinction essentielle du vrai et du faux, portant atteinte à notre capacité à vivre ensemble dans un monde commun.
En questionnant les rapports conflictuels entre politique et vérité, Myriam Revault d'Allonnes déconstruit nombre d'approximations et de confusions. Elle montre que le problème majeur de la politique n'est pas celui de sa conformité à la vérité mais qu'il est lié à la constitution de l'opinion publique et à l'exercice du jugement. L'exploration du " régime de vérité " de la politique éclaire ce qui distingue fondamentalement les systèmes démocratiques, exposés en permanence à la dissolution des repères de la certitude, à la tentation du relativisme et à la transformation des " vérités de fait " en opinions, des systèmes totalitaires, où la toute-puissance de l'idéologie fabrique un monde entièrement fictif.
Loin d'enrichir le monde, la " post-vérité " appauvrit l'imaginaire social et met en cause les jugements et les expériences sensibles que nous pouvons partager. Il est urgent de prendre conscience de la nature et de la portée du phénomène si nous voulons en conjurer les effets éthiques et politiques.

Myriam Revault d'Allonnes est professeur à l'École pratique des hautes études. Elle a publié de nombreux essais au Seuil, et notamment La Crise sans fin. Essai sur l'expérience moderne dutemps (2012).

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Jean-Pierre Cléro et Annie Hourcade : Le soin, l'aide. Care et cure

Publications de l'Université de Rouen et du Havre - Octobre 2018 - Cahiers de l'ERIAC


Ce volume réunit des compétences diverses et, à l'intérieur de ces compétences, des sensibilités diverses. Loin de partir des définitions, la philosophie tente de les gagner. Le point commun de toutes ces recherches, qu'elles soient celles des philosophes, de l'éthologue, de la juriste, de la spécialiste de l'éducation, du géographe et du médecin, qui aura le dernier mot, tient donc dans la volonté de définir le soin dans ce qu'il a de spécifique en l'opposant à des activités qui lui sont voisines mais qui relèvent plutôt de l'aide. Les Anglo-Saxons, qui dominent les recherches en éthique médicale, ont deux mots pour parler du soin : care et cure; ce qui crée dans les traductions et les débats en français une grande confusion, laquelle a donné lieu à une sorte de querelle à propos de la philosophie dite du care, dont on trouvera ici les échos sous la forme d'antinomies.

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Thierry Galibert : La Sauvagerie

Sulliver Editions - Octobre 2018 - Collection : Mouvements de pensée


Si le sauvage sert de point d'appui à ce livre par opposition à un barbare de type féodal qui initie pour sa part le libéralisme c'est afin de trouver en lui le fondement commun des êtres humains et ainsi mieux justifier la nécessité d'un régime politique répondant à la logique du vivant. Notamment au travers de leur pratique de la coopération et du fédéralisme les sauvages promeuvent une organisation fondée sur la responsabilité individuelle et la participation commune. Au croisement de plusieurs sciences humaines (histoire anthropologie littérature politique biologie...) qui permettent d'en cerner toutes les implications cet essai démontre que la fracture historique entre la sauvagerie et la barbarie conditionne le destin libéral des sociétés occidentales.

Historien des idées et de la littérature, Thierry Galibert est professeur à l Université d Aix-Marseille. Il a notamment publié Le Poète et la modernité (1998), La Bestialité (2008) et Le Mépris du peuple (2012), ces deux derniers ouvrages parus chez Sulliver, où il dirige également la collection Archéologie de la modernité.

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