vendredi 11 avril 2014

Platon. La médiation des émotions. L’éducation du thymos dans les dialogues

Olivier Renaut

 
Vrin - Histoire des doctrines de l’antiquité classique - 2014
 
Les émotions constituent un défi dans l’éducation platonicienne. Elles sont des réactions aux valeurs du bien, du beau, du juste, et elles les véhiculent dans l’action. Que les affects et les émotions n’entravent pas la moralité de l’agent est une première étape dans l’éducation; mais qu’ils la soutiennent en est une seconde, et telle est la tâche du philosophe, du législateur et du pédagogue. La présente étude répond à la question de savoir ce qui dans l’âme individuelle et collective doit être éduqué et par quels moyens. Platon établit une psychologie morale et politique en prenant soin de cerner un intermédiaire, le thymos, entre les différents pôles de la vie psychique que sont la raison et le désir. Dans les dialogues, Platon fait du thymos et de ses équivalents fonctionnels autant de médiations où le moi se construit et se définit dans ses rapports avec sa raison et ses désirs, avec son corps, avec les autres citoyens.

De l'usage des mots en "isme" en philosophie

Bernard Jolibert

 
L'Harmattan - Education et philosophie - Mars 2014
 
Le discours philosophique est encombré de termes en « isme », qui apparaissent plus comme des obstacles à la réflexion que comme des instruments formés pour en faciliter l'exercice. Mots « barbares », ces termes peuvent pourtant devenir des outils intéressants pour qui veut cerner les problèmes qui se posent à toute réflexion critique et passer "des mots aux idées".
Ces termes sont ici regroupés en fonction de thèmes majeurs qui correspondent à la tradition philosophique, de telle sorte que ce qui paraît au départ un simple exercice lexical prenne corps philosophiquement. Ainsi, à travers les mots, on va des problèmes touchant la connaissance vers ceux concernant les fins, et la fin, de l'existence humaine, en passant par le souci de la nature, de la vie ou de la liberté.
Un index alphabétique accompagne l'ensemble.
 
 
 
 

Lacan avec et sans Levi-strauss

Juan Pablo Lucchelli

 
Cécile Defaut- "Psyché" - Janvier 2014
 
L'influence de la pensée de Claude Lévi-Strauss sur l'oeuvre de Jacques Lacan n'est plus à démontrer. Quelques auteurs se sont déjà penchés sur la question, en mettant en rapport tantôt les sources directes qui ont inspiré Lacan dans sa définition formelle de l' inconscient freudien qui doit tout à la notion de structure , tantôt
des indices plus hypothétiques, présents de manière éparse dans l'oeuvre du psychanalyste.
Il y a ainsi une dette que Lacan reconnaît lui-même à plusieurs reprises,
mais il y aurait également des références plus cachées, qui ne demandent qu à être mises en lumière. On pourrait être ainsi tenté de d'avancer une lecture quasi psychanalytique qui suppose un art d'écrire chez le psychanalyste où la dette envers Lévi-Strauss serait à peine avouée, voire intentionnellement cachée. Dans cet ouvrage on suit une autre voie qui ne cultive aucune ambiguïté : Lacan a une dette envers Lévi-Strauss et elle passe par un exercice de formalisation très puissant
qui va parfois bien au-delà des attentes (voire des souhaits) du même Lévi-Strauss, avec ce paradoxe que, souvent, le psychanalyste expliquerait et appliquerait mieux que l'ethnologue certaines de ses prémisses formelles. Ce travail se fonde sur des
recherches que menées depuis plus de dix ans, aidé en cela par les manuscrits du Fond Lévi-Strauss de la Bibliothèque Nationale de France, ainsi que sur un échange écrit, bref mais précieux, avec Claude Lévi-Strauss.

(Re)penser les langages de l'art

Rue Descartes 2014/1 n°80


Collège international de philosophie

Page 1 à 3 : Natalia Smolianskaïa - Penser l'art : pour changer de sujet | Page 4 à 19 : Roger Pouivet - Goodman et la reconception de l'esthétique | Page 20 à 37 : Natalia Smolianskaïa - L'art en fabrication | Page 38 à 48 : Antonia Soulez - Découper dans l'amorphe : mise en matériel sonore | Page 49 à 61 : Franck Leibovici - L'écologie de l'œuvre d'art ou pourquoi il n'y a pas de métalangage en art | Page 62 à 81 : Klaus Speidel - Activer les concepts. Allers-retours entre art et philosophie | Page 82 à 88 : Christian Lebrat, Natalia Smolianskaïa - Apprendre patiemment à subvertir le matériau | Page 89 à 99 : Anne-Sarah Le Meur, Natalia Smolianskaïa - Temporalité abstraite | Page 100 à 114 : Laurent Gayard, Marie-Françoise André - « Miscellanées, collages et commentaires : fragments d'un discours littéraire de la Renaissance à nos jours (1) » | Page 115 à 129 : Laurent Gayard, Marie-Françoise André - « Miscellanées, collages et commentaires : fragments d'un discours littéraire de la Renaissance à nos jours (2) ».

jeudi 3 avril 2014

Commun. Essai sur la révolution au XXIe siècle

Pierre Dardot et Christian Laval

 
La Découverte - Mars 2014
 
Partout dans le monde, des mouvements contestent l’appropriation par une petite oligarchie des ressources naturelles, des espaces et des services publics, des connaissances et des réseaux de communication. Ces luttes élèvent toutes une même exigence, reposent toutes sur un même principe : le commun.
Pierre Dardot et Christian Laval montrent pourquoi ce principe s’impose aujourd’hui comme le terme central de l’alternative politique pour le XXIe siècle : il noue la lutte anticapitaliste et l’écologie politique par la revendication des « communs » contre les nouvelles formes d’appropriation privée et étatique ; il articule les luttes pratiques aux recherches sur le gouvernement collectif des ressources naturelles ou informationnelles ; il désigne des formes démocratiques nouvelles qui ambitionnent de prendre la relève de la représentation politique et du monopole des partis.
Cette émergence du commun dans l’action appelle un travail de clarification dans la pensée. Le sens actuel du commun se distingue des nombreux usages passés de cette notion, qu’ils soient philosophiques, juridiques ou théologiques : bien suprême de la cité, universalité d’essence, propriété inhérente à certaines choses, quand ce n’est pas la fin poursuivie par la création divine. Mais il est un autre fil qui rattache le commun, non à l’essence des hommes ou à la nature des choses, mais à l’activité des hommes eux-mêmes : seule une pratique de mise en commun peut décider de ce qui est « commun », réserver certaines choses à l’usage commun, produire les règles capables d’obliger les hommes. En ce sens, le commun appelle à une nouvelle institution de la société par elle-même : une révolution.

lundi 31 mars 2014

Aristote chez les Helvètes. Douze essais de métaphysique helvétique

Ouvrage collectif sous la dir. d'Olivier Massin & Anne Meylan

Illustrations en couleur de Baba


Ithaque - 15 Avril 2014

À l’origine de la philosophie comme des sciences, il y a, selon Aristote, « l’étonnement de
ce que les choses sont ce qu’elles sont ». Nul doute qu’Aristote aurait trouvé en Suisse maints sujets d’étonnement. Qu’est-ce qu’une vache ? Qu’est-ce qu’une montagne ? Qu’est-ce que le Röstigraben ? Qu’est-ce qu’une fondue ? Qu’est-ce qu’un trou dans l’emmental ? Qu’est-ce que l’argent ?
Qu’est-ce qu’une banque ? Qu’est-ce qu’une confédération ? Qu’est-ce qu’une horloge ? Qui est Roger Federer ? Qu’est-ce qu’est Anton Marty ? Qu’est-ce que le plaisir de manger du chocolat ?

Chaque chapitre de cet ouvrage a été écrit par un spécialiste de renommée internationale et défend une solution claire à l’une de ces questions. Le tout constitue une introduction à la fois accessible et plaisante à un domaine de recherche philosophique aujourd’hui en effervescence : la métaphysique.

Liste des contributeurs :
Roberto Casati – Laurent Cesalli – Fabrice Correia – Alain de Libera – Jörg G. Hülsmann
Olivier Massin – Anne Meylan – Martine Nida‑Rümelin – Fabrice Teroni
Emma Tieffenbach – Achille C. Varzi – Marcel Weber – Anita Konzelmann Ziv
Olivier Massin : est maître-assistant au département de philosophie de l’université de Genève et est agrégé de philosophie. Il a soutenu deux thèses, l’une sur la perception tactile, l’autre sur le plaisir. Ses publications portent sur la métaphysique, la philosophie de l’esprit et la philosophie des valeurs.

Anne Meylan : est assistante-docteure à l’université de Fribourg et maître-assistante à l’université
de Genève. Spécialiste des questions portant sur l’éthique de la croyance et la justification des croyances, elle a publié un livre, Foundations of an Ethics of Belief (2013), ainsi que de nombreux articles sur ces sujets.

samedi 29 mars 2014

Kierkegaard et la fiction du christianisme dans les Miettes philosophiques

Hélène Bouchilloux

Hermann -Coll. Philosophie - Mars 2014

Soren Kierkegaard a publié les Miettes philosophiques ou Une miette de philosophie à l’âge de 31 ans. Cette brochure n’est rien de moins qu’une réplique à l’Encyclopédie des sciences philosophiques de Hegel. C’est à partir de la mise en contraste de deux paradigmes, paradigme socratique et paradigme christique, ou à partir d’une fiction du christianisme, que se déploie cette réplique dont toute l’ampleur apparaît dans l’Interlude intercalé entre les deux derniers chapitres : placé sous la bannière de Leibniz, ce morceau d’une technicité philosophique redoutable contient une éblouissante généalogie des catégories, conduisant le lecteur de la catégorie d’advenir (Tilblivelse) jusqu’à la catégorie de répétition (Gjentagelse) sans laquelle on ne peut penser correctement le devenir-chrétien.

Vers une philosophie scientifique - Le programme de Brentano

Charles-Edouard Niveleau (dir.)


Demopolis - Coll. Quaero - Mars 2014

Préface de Jocelyn Benoist

Face à l'essor considérable des sciences cognitives, qu'est-on en droit d'attendre aujourd'hui de la philosophie ? Cette question est celle que se pose Brentano au XIXe siècle dans un contexte où l'explosion des sciences de la nature place la philosophie dans une crise sans précédent. Loin de se limiter à une simple épistémologie des sciences, Brentano saisit l'opportunité de cette crise pour non seulement asseoir de nouveau la philosophie sur le sol de l'expérience mais, également, définir la philosophie en tant que science.
C'est cette dimension intégrée à la marche des sciences que nous avons perdue et qu'il s'agit de retrouver grâce à l'étude du programme de Brentano et de ses élèves : ses résultats appartiennent de plein droit ,à l'histoire de la psychologie scientifique et permettent à la philosophie de gagner en positivité. Cet ouvrage, dirigé par Charles-Edouard Niveleau et à travers un très riche ensemble de contributions de spécialistes de premier plan, témoigne de l'ambition d'un tel programme philosophique, dont la reprise permettrait d'ouvrir la voie à une véritable interdisciplinarité avec les sciences de la cognition, pour le moment hors d'atteinte.

Cahiers de philosophie de l'Université de Caen. N°5 : Figures du cogito

Sous la direction de Xavier Kieft
 
 
Presses universitaires de Caen - Mars 2014
 
Figures du cogito. Sous ce titre, on présente dans ce numéro des Cahiers de philosophie de l’Université de Caen sept études, historiques ou analytiques. Jaakko Hintikka met en perspective dans un texte inédit la stratégie cartésienne qui implique le passage d’un système d’identification individuelle à un système d’identification publique. De très grands spécialistes de Descartes ont également offert des contributions originales. Roger Ariew revient sur les antécédents de la formule « Je pense, donc je suis » et Theo Verbeek s’arrête sur sa réception néerlandaise. Jean-Christophe Bardout en identifie pour sa part une transposition originale chez Rousseau et Christophe Perrin explicite les enjeux de son interprétation heideggérienne. Elena Dragalina-Chernaya revient sur les enjeux de l’interprétation performative du cogito et Xavier Kieft travaille la distinction opérée par Descartes entre l’acte de pensée par lequel je prends conscience que j’existe et son explicitation verbale. Autant de lectures et de mises en perspective du fameux cogito qui en renouvellent l’intelligence.

samedi 22 mars 2014

Heidegger, le sol, la communauté, la race

Sous la direction d'Emmanuel Faye

 
Beauchesne - "Le grenier à sel" - Mars 2014

Les recherches internationales sur les relations de la pensée de Heidegger au national-socialisme connaissent actuellement un nouveau dynamisme. En témoigne ce volume qui réunit sous la direction d’Emmanuel Faye un ensemble d’études de Johannes Fritsche (Istanbul), Jaehoon Lee (Paris), Sidonie Kellerer (Cologne), Robert Norton (Notre Dame, Indiana), Gaëtan Pégny (Berlin/Paris), François Rastier (CNRS, Paris) et Julio Quesada (Xalapa).
Sont étudiés des concepts majeurs de la doctrine heideggérienne tels que ceux de sol, de communauté et de race, mais aussi de subjectivité et de vérité, qui attestent l’enracinement national-socialiste de sa conception du Dasein et la destruction programmée de la phénoménologie husserlienne.
Les apports de la philosophie, de la philologie et de la contextualisation historique sont mobilisés pour montrer notamment comment Heidegger a réécrit après 1945 sa fameuse conférence de 1938 : « L’époque des images du monde », afin de transformer en prise de distance son implication radicale dans le nazisme.
L’analyse critique envisage également l’itinéraire intellectuel et politique de Hans Georg Gadamer dans les années 1930, et la réception actuelle de Martin Heidegger.
La conclusion fait le point sur la "vision du monde" antisémite de Heidegger à l'ombre de ses Cahiers Noirs.

jeudi 20 mars 2014

Métaphysique d’Alien

Sous la direction de Jean-Clet Martin


Editions Léo Scheer - Mars 2014

Pour toute une génération, la saga des films consacrés à Alien, « le huitième passager » est devenue emblématique du monde en devenir. La nature de sa monstruosité est si puissante qu’il a fini par pénétrer la pensée des philosophes dont il a marqué la jeunesse. Ce recueil s’attache ainsi à montrer l’épouvante que suscite notre rapport au réel, tel que nous l’avons domestiqué. Dans la violence de ce prédateur, nous nous percevons nous-mêmes, avec notre rage destructrice. L’alien est certes inhumain, mais il partage avec la proie que nous sommes un pouvoir d’anéantissement qui nous imite en tant qu’envahisseur de la nature. 
L’alien, meurtrier des dieux, nous extermine, mais laisse vivre les chats et les androïdes auxquels il est indifférent. Dans cette valorisation de l’animal et de la machine au détriment des humains, il semblerait que se dévoile une autre vie, sous les traits d’une femme. En elle, se rejouent une chance, une hybridation avec l’univers pour laisser monter comme une «  nouvelle alliance  », un nouvel avenir des machines associées aux hommes.


Métaphysique d’Alien réunit des textes d’Elie During, Jean-Clet Martin, Raphaël Bessis, Charles H. Gerbet, Laurent de Sutter, Frédéric Neyrat, Marika Moisseeff, Antoine Hatzenberger, Véronique Bergen et Peter Szendy.

Léon Trotski et John Dewey : Leur morale et la nôtre

Préface d’Emilie Hache

 
Éd. La Découverte - Collection : Les Empêcheurs de penser en rond - Mars 2014

Pour la première fois, sont réunis et présentés le célèbre essai de Léon Trotski « Leur morale et la nôtre » et la réponse, inédite en français, de John Dewey, philosophe pragmatique américain. Ce dialogue entre philosophie marxiste et philosophie pragmatique porte sur l’accusation qui leur est faite de défendre une maxime honnie de la morale bienpensante : « La fin justifie les moyens. » Si Trotski et Dewey la défendent, ils en donnent une signification profondément divergente qui fait écho à leurs engagements respectifs pour changer le monde. La fin justifie-t-elle les moyens ? À l’heure où se mobiliser contre la menace nazie est la « fin primordiale », n’était-il pas justifié d’éviter toute division entre les « forces de progrès » ? Lorsque, depuis son exil au Mexique, Trotski appelle à la création d’une commission d’enquête internationale pour montrer le caractère mensonger des accusations portées contre lui lors des procès de Moscou, de nombreux intellectuels de gauche refusent de s’engager. Dewey, lui, accepte sans hésiter. Leur dialogue constitue une sorte d’épilogue à la rencontre entre deux résistants au consensus moral dans un moment particulièrement tragique. Alors que nous sommes confrontés à de nouvelles menaces et à de nouvelles demandes de mobilisation, comment pouvons-nous hériter de ce débat ?
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vendredi 14 mars 2014

Revue FAILLES N°3 : Existence / Inexistence

Revue dirigée par Alexandre Costanzo et Daniel Costanzo
 
 
Nous - Mars 2014
 
Existence, inexistence : ces deux notions permettent de tracer une transversale entre des problématiques, des lignes ou des démarches philosophiques contemporaines, en envisageant aussi bien ce
qu’il en est des puissances d’inventions de la politique et de l’art.
Avec les contributions de : Giorgio Agamben, Bernard Aspe, Alain Badiou, Sidi Mohammed Barkat, Véronique Bergen, Livio Boni, Bruno Bosteels, Andrea Cavazzini, Alexandre Costanzo, Daniel Costanzo, Antoine Janvier, Manuel Joseph, Quentin Meillassoux, Jacques Rancière, René Schérer, Benoît Toussaint.

Sommaire :
 
Alain Badiou, « Vers un nouveau concept de l’existence »
Bruno Bosteels, « Du potentiel à l’inexistant »
Quentin Meillassoux , « L’inexistence divine »
Giorgio Agamben, « Art, désœuvrement, politique »
Alexandre Costanzo, « Les grimaces de la philosophie »
René Schérer, « Les boussoles de l’utopie »
Bernard Aspe, « Ce qui ne périra jamais »
Antoine Janvier, Benoît Toussaint, « Pédagogie nomade »
Sidi Mohammed Barkat, « La déraison dans l’État de droit »
Livio Boni, « Guerre, deuil hyperbolique, nécro-logie.
Derrida avec Butler ? »
Véronique Bergen, « Descends en moi, Créon »
Andrea Cavazzini, « Portrait de Franco Fortini »
Manuel Joseph, « Corps de grève »
Alexandre Costanzo, Daniel Costanzo, « La possibilité d’un monde »
Jacques Rancière, « Une existence peut en cacher une autre »

> le site de la revue
 

mardi 11 mars 2014

Le Vitrail & l'Enigme

Jean-François Marquet. Dialogue avec Philippe Soual

 
Les Petits Platon - "Les dialogues des Petits Platons" - Mars 2014
 
Jean-François Marquet est Professeur de philosophie émérite à l’université de Paris-Sorbonne. Éminent historien de la métaphysique, de Parménide à Heidegger, il a aussi consacré ses recherches à la relation de la philosophie avec l’art et la littérature, la mystique et la gnose chrétienne. Il invite ici le lecteur à jouer le jeu de la parole, en considérant certaines questions décisives d’un cheminement dont le sens le plus profond est sans doute celui d’une méditation de la singularité, où se noue le dialogue des voix ou des personnes (Je-Tu-Il), triade constitutive de toute vie singulière. Si la pensée s’origine dans une parole en énigme et si l’achèvement de la philosophie la conduit à se déployer dans un espace où oeuvres et visions du monde se correspondent en étant contemporaines, comme en un vitrail, c’est à la récapitulation de cette histoire que l’interprète convie enfin son lecteur.
Professeur agrégé de philosophie en Première supérieure au lycée Pierre de Fermat à Toulouse, titulaire d’un doctorat conduit sous la direction de Jean-François Marquet et d’une habilitation à diriger des recherches, lui-même chercheur à l’université de Poitiers, Philippe Soual est spécialiste de philosophie allemande et de métaphysique. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont Le Sens de l’État (Peeters, 2006), consacré à la pensée politique de Hegel.

samedi 8 mars 2014

Les Déniaisés - Irréligion et libertinage au début de l'époque moderne

Jean-Pierre Cavaillé

 
Classiques Garnier - Février 2014

Esprits déniaisés et guéris du sot», c'est ainsi que se nomment eux-mêmes, dans la France du xviie siècle, ceux que leur ennemis appellent de manière infamante les libertins, pour dénoncer leur triple subversion des ordres moraux, politiques et religieux. L'étude de ce travail de sape est le sujet de ce livre.

> Table des matières