vendredi 3 juillet 2015

Collectif : Pour et contre le scepticisme. Théories et pratiques de l'antiquité aux lumières

Honoré Champion - Juin 2015


Cet ouvrage se propose de mener l’enquête tant sur les accusations de scepticisme et sur les modes de défenses spécifiques que ces dernières imposent de mettre en place, que sur la façon dont les mêmes arguments circulent et peuvent servir à des projets contraires. Cette perspective polémique permet ainsi de s’interroger sur les étiquettes philosophiques, sur la circulation des arguments, et sur leur force et leur portée, non seulement au sein du corpus sceptique, mais aussi à l’intérieur des systèmes sommés de répondre aux questions qu’ils posent.

TEXTES RECUEILLIS ET ÉDITÉS PAR ÉLODIE ARGAUD, NAWALLE EL YADARI, SÉBASTIEN CHARLES ET GIANNI PAGANINI

Nawalle El Yadari, ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, agrégée de philosophie, poursuit une thèse sous la direction de Pierre-François Moreau portant sur les réactions au scepticisme à l’âge classique, intitulée «Traitement du doute et émergence du sujet ».

Élodie Argaud, agrégée de Lettres modernes, achève une thèse sous la direction d’Antony McKenna, sur la pensée de Pierre Bayle, intitulée « Une affinité paradoxale. Épicurisme et augustinisme dans la pensée de Pierre Bayle ».

Sébastien Charles est professeur de philosophie à l’Université de Sherbrooke (Canada), où il dirige le Laboratoire de recherche sur la pensée moderne. Ses recherches portent sur l’idéalisme et le scepticisme à l’âge classique. Sur ce sujet, il a fait paraître dernièrement Berkeley au siècle des Lumières (Paris, Vrin, 2003), Bonheur et volonté dans le cartésianisme : L’Art de vivre heureux du Pseudo-Ameline et le Traité de la volonté de Ameline (Paris, Vrin, 2008) et plusieurs volumes collectifs.

Gianni Paganini est à présent détaché à l’Académie des Lincei (Rome). Il a publié de nombreux volumes, parmi lesquels : Les Philosophies clandestines à l’âge classique (Paris, PUF, 2005) ; Skepsis. Le débat des modernes sur le scepticisme (Paris, Vrin, 2008) ; Th. Hobbes, Moto, luogo e tempo, Turin, UTET, 2010, et plusieurs volumes collectifs. Il a reçu le prix La Bruyère de l’Académie Française (2010) et celui pour la philosophie de l’Accademia dei Lincei (2011).

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lundi 29 juin 2015

Etienne Balibar, André Tosel, Marie-Claire Caloz-Tschopp, Ahmet Insel : Violence, civilité, révolution. Autour d'Etienne Balibar

La Dispute - Juin 2015


Suite de la réflexion sur les rapports entre violence, civilité et révolution dans les sociétés contemporaines, initiée par le philosophe Etienne Balibar dans son ouvrage «Violence et civilité» et prolongée par un colloque international en 2014. ©Electre 2015

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dimanche 28 juin 2015

Catherine Rémy et Laurent Denizeau (dirs) : La Vie, mode mineur

Presses de l'Ecole des mines - Juin 2015


Si la vie était telle que la décrivent le plus souvent les sciences sociales, elle serait sans nul doute invivable. Entièrement tournées vers les enjeux de sens de l’existence, les sciences humaines et sociales tendent à délaisser ce que Bergson appelait la souplesse intérieure de la vie. Pourtant, sans cette souplesse, le monde ne serait qu’un lieu de stratégies sociales, d’échanges contrôlés de messages toujours pertinents en regard d’un système de représentations ; le monde serait enfermé dans des règles rigides dictant à chacun sa façon de jouer son rôle dans l’espace collectif, dans un monde fermé aux paradoxes, aux décalages, à l’ironie.
Pourtant, un observateur attentif remarque que l’accomplissement des activités sociales s’accompagne d’une multitude de détails non-pertinents ou latéraux, ce qu’Albert Piette a nommé le « mode mineur de la réalité ». Des détails qui donnent à penser que l’homme n’est jamais pleinement absorbé dans une activité : il participe certes, mais de façon toujours un peu décalée, injectant à l’occasion d’autres mondes dans la situation présente ou bien tout simplement s’abandonnant à la rêverie ou au pas de côté.
Ce livre réunit les contributions de plusieurs auteurs, sociologues, philosophes, anthropologues, qui ont cherché à mettre au jour cette strate de l’expérience qui fait de l’humain un être à la fois présent et absent, croyant et sceptique, engagé et distant.

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jeudi 25 juin 2015

C. Berner et D. Thouard (dir.) : L’interprétation. Un dictionnaire philosophique

Vrin - Mai 2015


L’interprétation est au cœur de notre intelligence de nous-mêmes, des autres et du monde. C’est pourquoi ses méthodes jouent un rôle essentiel dans les différents champs des sciences humaines (philosophie, critique littéraire, sciences sociales, psychanalyse, anthropologie, droit, histoire, science politique, théologie …). Il est donc indispensable d’en clarifier les opérations. Tel est le propos de ce dictionnaire philosophique qui a mobilisé quelques 50 auteurs français et étrangers, invités à rédiger plus de 70 articles consacrés aux concepts fondamentaux de l’interprétation et dégageant ainsi ses principaux problèmes et enjeux pour la pensée contemporaine.

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mercredi 24 juin 2015

Revue de Métaphysique et de Morale N° 2, Avril-juin 2015 : Blanchot. Ecriture et philosophie

PUF - Juin 2015


Éric HOPPENOT, Avant-propos
Françoise COLLIN, La pensée de l’écriture : différance et/ou événement. Maurice Blanchot entre Derrida et Foucault
Alain MILON, Blanchot et Merleau-Ponty : autour de l’(im)possible nomination
Hugues CHOPLIN, L’enfance de la philosophie – à partir des déconstructions
Michel LISSE, Le paradoxe du fragment
Éric HOPPENOT, Exode et exil dans la pensée de Maurice Blanchot
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lundi 22 juin 2015

Slavoj Zizek : Moins que rien. Hegel et l'ombre du matérialisme dialectique

Fayard - Juin 2015


La modernité a commencé et se terminera avec Hegel. Au cours des deux derniers siècles, la philosophie occidentale s’est développée dans l’ombre du philosophe de la transition historique vers la modernité et chaque nouveau penseur a essayé en vain de se soustraire à son influence. Aujourd’hui, alors que le capitalisme mondial menace de sombrer dans le chaos, nous entrons dans une nouvelle période de transition. C’est pourquoi il est impératif non pas seulement de revenir à Hegel, mais de répéter ses exploits et de surmonter ses limites. Grand œuvre de Slavoj i ek, Moins que rien propose de relire Hegel à travers Lacan et vice versa. La psychanalyse et la dialectique hégélienne réapparaissent ainsi sous une forme nouvelle et inattendue qui permet de saisir les grands événements contemporains, du capitalisme global à la physique quantique.

Préface d’Alain Badiou
Traduit de l’anglais par Christine Vivier

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Philosophia Scientiae T19/2 2015 : Circulations et échanges mathématiques. Etudes de cas (18è - 20è)

Editions Kimé - Juin 2015


Sous la direction de Philippe Nabonnand, Jeanne Peiffer et Hélène Gispert

Philippe Nabonnand, Jeanne Peiffer et Hélène Gispert
Circulations et échanges mathématiques (18e–20e siècles)
Thomas Morel
Le microcosme de la géométrie souterraine : échanges et transmissions en mathématiques pratiques
Konstantinos Chatzis
Le « monde social » polytechnicien de la première moitié duxixe siècle et la question de la circulation des savoirs en son sein
Jenny Boucard et Norbert Verdier
Circulations mathématiques et congruences dans les périodiques de la première moitié du XIXe siècle
Renaud d’Enfert
Circulations mathématiques et offre locale d’enseignement : le cas de Troyes sous la Restauration et la monarchie de Juillet
Thomas Preveraud
De Boston à Paris. Le retour de la Mécanique céleste de Laplace (1829-1839)
Adrian Rice
Partnership and Partition: A Case Study of Mathematical Exchange
Jérôme Auvinet
Empreintes d’échanges au sein de la Société mathématique de France dans les pages de son Bulletin : le cas de Charles-Ange Laisant [Résumé | Accès restreint]
Karen Hunger Parshall
“Increasing the Utility of the Society”: The Colloquium Lectures of the American Mathematical Society
Anne-Sandrine Paumier
Le séminaire de mathématiques : un lieu d’échanges défini par ses acteurs. Incursion dans la vie collective des mathématiques autour de Laurent Schwartz (1915-2002)

Varia
Régis Catinaud
Sur la distinction entre les connaissances explicites et les connaissances tacites
Francesca Poggiolesi
Are the Validities of Modal Logic Analytic? Or Analyticity Again, through Information, Proof, Modal Logic and Hintikka 
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samedi 20 juin 2015

Jean-Clet Martin : Derrida, Deconstruire la Finitude

Ellipses Marketing - 23 juin 2015 - Collection : Cours de philosophie


Derrida est un philosophe exemplaire du xxe siècle. Il connaît remarquablement tout ce qui s’est écrit en philosophie depuis Platon. Il partage avec Descartes le geste de rompre, de déconstruire, de déterminer de nouvelles références pour s’orienter, aujourd’hui, après le siècle des Grandes Guerres, des grandes crises, siècle en lequel l’homme se voit capable de tout détruire, de porter l’évolution vers sa propre fin. L’idée de finitude veut dire non seulement la limite de notre pouvoir de connaître mais encore celle des illusions de la modernité. Pour la première fois sans doute, au nom de la grandeur de l’humanité, de sa puissance, de sa morale et des progrès dont l’homme s’est voulu le maître, un monde est menacé de finir. Mais Derrida n’en reste pas à un constat de fin des temps. Sa déconstruction de la tradition se fixe pour but de délivrer un autre sens que celui de la raison si autoritaire et autocratique. Un sens qui ouvre des perspectives du côté de l’art, de la technique, des folies littéraires autant que de la vie animale dont le regard touche un réel très différent. L’univers des signes n’est pas le propre de l’homme et se trouve tracé déjà par des choses qui ne dépendent pas de nous, de notre interprétation, des ressources de notre domination intellectuelle. C’est cette approche des signes libérés de l’autorité de la conscience que ce livre veut reprendre avec Derrida pour reconduire à un réel autrement sensible. Réalité qui ne se laissera plus absorber par la finitude, par les fins de l’homme qui avaient bouché l’horizon en enfermant toute vie dans les ressources du “ moi ” le plus haïssable.

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