mercredi 28 janvier 2015

Gilles Lipovetsky : De la légèreté

Grasset - Janvier 2015 - Collection : Essais Français


Nous vivons une immense révolution qui agence pour la première fois une civilisation du léger. Le culte de la minceur triomphe ; les sports de glisse sont en plein essor ; le virtuel, les objets nomades, les nanomatériaux changent nos vies. La culture médiatique, l’art, le design, l’architecture expriment également le culte contemporain de la légèreté. Partout il s’agit de connecter, miniaturiser, dématérialiser. Le léger a envahi nos pratiques ordinaires et remodelé notre imaginaire : il est devenu une valeur, un idéal, un impératif majeur.
Jamais nous n’avons eu autant de possibilités de vivre léger, pourtant la vie quotidienne semble de plus en plus lourde à porter. Et, ironie des choses, c’est maintenant la légèreté qui nourrit l’esprit de pesanteur. Car l’idéal nouveau s’accompagne de normes exigeantes aux effets épuisants, parfois déprimants. C’est pourquoi, de tous côtés, montent des demandes d’allègement de l’existence : détox, régime, ralentissement, relaxation, zen... Aux utopies du désir ont succédé les attentes de légèreté, celle du corps et de l’esprit, celle d’un présent moins lourd à porter. Voici venu le temps des utopies light.

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Mircea Cornéliu : Traité de l'être

Kimé - Janvier 2015


Ce livre propose une nouvelle manière de penser l’Être, dans une perspective essentiellement dynamique. L’Être est envisagé comme arrachement au Néant (qui lui est consubstantiel) et, conséquemment, comme entrée-dans-l’Être, acte créateur qui le replace, implicitement, dans son commencement-sans-commencement. Les catégories classiques de la philosophie ont été repensées dans leur articulation paradoxale ; s’y ajoutent d’autres catégories, partiellement suggérées par un fertile dialogue avec les sciences exactes. Le discours philosophique original et novateur suit la logique rigoureuse de la création graduelle-étagée, en essayant de répondre à une multitude de questions négligées par la métaphysique traditionnelle, telles que : pourquoi la création est-elle suivie de la décréation et quel est le sens de la recréation ? Comment les différents éléments de l’Être se structurent-ils dans des formations unitaires qu’on appellera nucléons ? Comment apparaissent les créatures du cosmos dans leur immense diversité ? Peut-on parler, dans les termes de la philosophie, de Mondes et d’Antimondes ? On s’interroge aussi sur l’espace, le temps, le devenir, ou encore sur la communication entre les différents Mondes ou entre les Mondes et les Antimondes.

Né en 1944 à Timişoara (Roumanie), Corneliu Mircea est docteur en philosophie, professeur associé de métaphysique à l’Université de l’Ouest de Timişoara, professeur invité à l’Université de Poitiers (1997). Parmi les livres publiés (en roumain) : Le Livre de l’Être (1980), Être et conscience (1984), Discours sur l’Être (1987), L’éthique tragique (1995), L’originaire (2000), Être et extase (2002).

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Claire Fauvergue : Les Lumières et Leibniz

AVANT LA PUBLICATION DES NOUVEAUX ESSAIS SUR L'ENTENDEMENT HUMAIN
Champion - Janvier 2015


Comment interpréter un auteur sans en connaître l’oeuvre complète, ou comment les Lumières lisent-elles le corpus leibnizien avant que ne soient publiés les Nouveaux essais sur l’entendement humain, oeuvre majeure s’il en est, puisque Leibniz y fait des remarques critiques sur l’Essay concerning Human Understanding de Locke? Cette interrogation nous conduira à reconsidérer le contexte de la réception de la philosophie de Leibniz au XVIIIe siècle, sachant que, par une ironie de l’histoire, lesNouveaux essais écrits en 1703-1704 ne paraissent qu’en 1765, date de la parution du tome IX de l’Encyclopédie où est inséré l’article « Leibnitzianisme » rédigé par Diderot sur la philosophie de Leibniz.
Au-delà de l’opposition entre empirisme et rationalisme, la philosophie de Leibniz ne reçoit-elle pas un surcroît de sens par la reconstitution dont elle fait l’objet à l’époque des Lumières? Ainsi la présente étude envisage-t-elle comment la philosophie de Leibniz s’inscrit dans l’horizon des Lumières. La mise en relation entre Locke et Leibniz par les Lumières relève d’un véritable dialogue et n’est pas sans éclairer d’un jour nouveau la constitution de l’histoire de la philosophie en tant que discipline.

Après avoir obtenu son Doctorat de Philosophie à l’Université de Toulouse-Le-Mirail, Claire Fauvergue a enseigné cette discipline pendant plus de neuf ans au Japon à l’Université de Nagoya. Elle a consacré une thèse à l’idée d’inquiétude envisagée comme le signe d’une convergence métathéorique entre Diderot et Leibniz et est l’auteur chez Honoré Champion, de Diderot, lecteur et interprète de Leibniz. Le présent ouvrage est issu de son Habilitation à Diriger des Recherches soutenue à l’Université Paul-Valéry-Montpellier III.

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Guy Deniau : Qu'est-ce-qu'interpréter ?

Vrin - Janvier 2015 - Collection : Chemins philosophiques


Ce livre s’efforce de montrer que si l’interprétation se dit en plusieurs acceptions, celles-ci s’intègrent les unes dans les autres pour former une unité conceptuelle. Pour ce faire, il examine tout d’abord l’objet de l’interprétation, ensuite l’acte d’interpréter. Ce sont des signes que l’on interprète dès lors que leur sens n’est pas évident, i.e. qu’ils ne forment pas un texte. Interpréter consiste à transposer quelque chose sur quelque chose d’autre (par exemple : le sens d’un texte d’une langue dans une autre; le personnage que l’acteur incarne en jouant son rôle) afin de rendre manifeste, sous un certain aspect, ce qui ne l’était pas auparavant. Le rapport entre le caractère perspectiviste de l’interprétation et la connaissance objective est par la suite examiné, et l’on se demande enfin jusqu’où s’étend le champ de l’interprétation. L’essai est complété d’un texte de Gadamer qui met l’accent sur l’historicité de l’interprétation et de la compréhension, et d’un autre de Rousseau qui permet de s’interroger sur les limites de l’interprétation.

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L'Encyclopédie et nous (Bulletin de la Société Française de Philosophie 2014/2)

Vrin - Janvier 2015


La Société française de philosophie a décidé de fêter à sa manière le tricentenaire de la naissance de Diderot, avec, certes, une semaine de retard (Diderot étant né à Langres le 5 octobre 1713 alors que notre demi-journée s’est tenue le 12 octobre).
Mais c’est aussi à l’idée même d’encyclopédie que nous voulions rendre hommage. Rappelons que la Cyclopaedia de Chambers (1728) constituait le premier motif de l’entreprise de Diderot et d’Alembert et devait primitivement être l’objet d’une traduction-adaptation. Bien entendu, ce projet initial a rapidement fait place à une initiative sans réel précédent et d’une dimension inégalée. L’Encyclopédie, telle que nous la connaissons demeure encore, malgré les évidentes évolutions scientifiques et techniques, un document irremplaçable, ne serait-ce que par l’esprit critique qui l’anime et dont témoigne, entre autres, l’astucieux système des renvois.

Avec des contributions de B. Bourgeois, A. Cohen, D. Deleule, F. Markovits, M. Parmentier et B. Saint-Sernin

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Ali Benmakhlouf : Pourquoi lire les philosophes arabes

  • Editions Albin Michel - Janvier 2015 - Collection : SPIRITUALITE


Lire les philosophes arabes ce n’est pas entrer dans une histoire de la pensée qui serait esclave du texte coranique. C’est tout au contraire découvrir ce qui fait la cohérence de la tradition de pensée de l’humanité jusqu’à nos jours. Car nous pensons encore grâce à ces philosophes dont l’Occident a vite latinisé les noms (Avicenne, Averroès, Avempace, etc.). Leurs thèses sont passées ensuite de manière anonyme dans notre héritage philosophique : il s’agit ici de lever l’anonymat. Lire les philosophes arabes c’est donc prendre en compte la force d’un véritable «engagement en vérité» qui s’est opéré durant le Moyen Age, en terres d’Islam, un engagement avec lequel la pensée contemporaine résonne fortement. Lire ces philosophes, c’est également prendre conscience des racines d’une politique affiliée à la raison, d’une jurisprudence attentive à la logique aristotélicienne ou encore d’une conception de la santé qui s’allie à la prévention et à l’éthique. Autant d’enjeux contemporains qui amènent, pour les saisir, à revisiter Bagdad et Cordoue.
Ali Benmakhlouf est professeur de philosophie à l’université Paris-Est-Créteil et membre du Comité consultatif national d’éthique. A la fois spécialiste de philosophie arabe et de logique, il est également engagé sur des questions de société. Il est l’auteur, entre autres ouvrages, d’un Al-Fârâbî. Bagdad au Xe siècle (Points Seuil, 2008), d’un Montaigne, aux Belles Lettres (en 2008) et de L’Identité, une fable philosophique aux PUF (2011).
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Alain Badiou : Métaphysique du bonheur réel

PUF - Janvier 2015 - Collection : MétaphysiqueS


Alain Badiou revient ici sur les principaux éléments de sa philosophie de manière accessible et vivante, en la présentant dans l'horizon de la recherche du bonheur réel (comme effet que produit la vérité dans l'expérience d'un sujet). Dans la première partie, l'auteur explique pourquoi cette recherche, qui est le nom de toute vie philosophique, est aujourd'hui plus que jamais désirable. Analysant les contraintes contemporaines, il entend montrer que la situation de la philosophie est aujourd'hui défensive, et qu'il y a là une raison supplémentaire d'en soutenir le désir. Dans la seconde partie, il confronte cette vision à celle des grands « anti-philosophes » (Pascal, Rousseau, Kierkegaard, Nietzsche, Wittgenstein, Lacan), auprès desquels la philosophie trouve la dose de scepticisme et de provocation nécessaire pour ne pas sombrer dans l'académisme. Dans la troisième partie, il affronte une autre forme de critique, celle qui objecterait que la philosophie ne sert à rien quand c'est le monde qu'il s'agit d'abord de changer (pour que les conditions du vrai bonheur y soient enfin accessibles à tous). Enfin, dans une quatrième partie, il revient sur les éléments de sa propre réponse à la question de la « vraie vie », celle que la philosophie nous promet. Reprenant les acquis de L'Être et l'événement (1988) et de Logiques des mondes (2006), il dessine les contours des questions qu'il reste à aborder et qui feront la matière du troisième volet de ce magnum opus : L'immanence des vérités. Par là même, il est conduit à revenir à une question centrale et laissé de côté dans les précédents traités : celle des affects propres à la philosophie.

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mardi 27 janvier 2015

Yves Charles Zarka : Philosophie et politique à l'âge classique

Editions Hermann - Janvier 2015


Cet ouvrage a pour objet d’élucider les concepts politiques majeurs produits par l’âge classique : la souveraineté, le pacte social, la raison d’État, le droit naturel, la tolérance, l’émancipation par la raison, les droits de l’homme, la reformulation de la problématique théologico-politique, etc. À cet effet sont examinés, entre autres, les apports de Bodin, Botero, Grotius, Hobbes, Harrington, Pufendorf, Domat, Bayle, Leibniz, Locke, Rousseau, Kant. La question qui a guidé cette enquête est la suivante : qu’est-ce que le politique pour les modernes ? Cette élucidation a pour objet de mettre en évidence les présuppositions philosophiques, voire métaphysiques, de cette pensée qui renouvelle l’idée du politique à travers la réélaboration des catégories de l’être et du paraître, de l’ordinaire et de l’extraordinaire, du pouvoir et de la légitimité, du temporel et du spirituel.
Cette démarche n’est donc pas seulement historique, mais aussi fondamentalement philosophique : si nous voulons valablement savoir en quoi l’époque contemporaine exige une remise en cause de certaines des déterminations modernes du politique et donc la construction de nouveaux concepts, il importe au préalable de savoir exactement ce qu’a été l’apport de la modernité.

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Bruno Pinchard : Ecrits sur la raison classique

Editions Kimé - Janvier 2015


"Renaissance", "Age classique", ces catégories semblent faites pour les manuels. Bruno Pinchard a fait le pari de confronter en philosophe les prestiges de la Renaissance et les grandes métaphysiques des débuts de la science moderne : Descartes, mais aussi Malebranche, Spinoza et Leibniz - jusqu'à l'anti-cartésianisme de Pascal et Vico. La Raison classique en devient plus proche et plus contemporaine dans son incroyable vitalité spéculative, ouverte à ses propres transgressions, capable de spontanéité créatrice jusque dans ses contradictions. Le présent ouvrage explore en tous sens une telle volonté de comprendre qui ne se contente pas de faire penser les sciences, mais s'en prévaut pour proposer un nouveau partage entre les mythes et la raison, quand elle est confrontée à son infini.

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Francis Hofstein : Un psychanalyste ordinaire

Editions du Félin - Janvier 2015 - Collection : Les marches du temps


Reflet et questionnement de la vitalité, de l'effervescence et des problèmes de l'Ecole Freudienne de Paris, imaginée à la toute fin de l'année 1969 et arrêtée volontairement en 1978, la revue L'Ordinaire du Psychanalyste publiera en douze volumes 232 articles sans signatures. Francis Hofstein reprend dans cet ouvrage les siens qui, écrits d'une plume libre et vive, traversent la psychanalyse dans toutes ses dimensions, pratique, technique et éthique, par ailleurs intitulé d'un séminaire qu'il tiendra à l'hôpital Henri Rousselle à Sainte Anne de 1980 à 1997 : le contrôle, l'argent et l'écriture, la clinique, la langue et bien sûr le nom, dont se passèrent tous ceux qui écrivirent dans L'Ordinaire, le rapport à Jacques Lacan, à son séminaire, à son Ecole, à son rôle et son pouvoir, évidemment la passe, cette invention qui marqua et marque encore ceux qui se réclament de son enseignement et de sa pratique, l'institution et les questions que posent en son sein la prise de parole et les transferts, aux psychanalystes, aux psychanalysants, au travail et à la théorie, la place de la psychanalyse dans la société et dans l'économie, bref, la trajectoire d'un psychanalyste pas si "ordinaire" que cela qui signe ici sans rien en retrancher tout ce qu'il a écrit durant ce moment de l'histoire, lacanien, de la psychanalyse.

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Michel Lallement : L'âge du faire : Hacking, travail, anarchie

Seuil - Janvier 2015 - Collection : La couleur des idées


Depuis dix ans, une vague déferle sur les Etats-Unis et gagne le reste du monde, rappelant les philosophies qui ont émergé au début des années 1960 et qui tentaient de s'éloigner des modes de production industrielle et de consommation. Equipés de machines industrielles comme des plus récents équipements informatiques, les hackers inventent un nouveau modèle d'activité : le faire (make). Michel Lallement revient sur les sources de ce mouvement en Europe, sur les conditions de son implantation en Californie et dans les grandes universités américaines de la côte est. Ce modèle en construction doit beaucoup à l'esprit qui anime les militants du logiciel libre, autrement dit à la volonté de créer et de partager en se défaisant des contraintes imposées par le marché, la rentabilité, le droit de propriété... Un nouvel âge du travail émerge, qui bouleverse les pratiques et reconfigure nos représentations. L'enquête se poursuit par une plongée dans les hackerspaces et autres laboratoires du faire où l'auteur a partagé la vie des membres, les a regardé inventer, bidouiller et s'organiser au quotidien dans des communautés frottées, pour certaines d'entre elles, aux principes de l'anarchisme. Aux membres de ces groupes il a demandé de raconter et expliquer leur vie, leurs choix, leurs idées décrivant un monde porteur d'innovations radicales mais où l'on n'évite pas les questions de l'intégration à la société, des risques de l'extension, des conflits internes. Michel Lallement esquisse, en conclusion, les rudiments d'une nouvelle grammaire du travail et du vivre ensemble.

Michel Lallement est professeur du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), titulaire de la chaire d'Analyse sociologique du travail, de l'emploi et des organisations et membre du Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique (CNRS). Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la sociologie du travail.

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lundi 26 janvier 2015

Christian Ruby : Spectateur et politique. D'une conception crépusculaire à une conception affirmative de la culture ?

Le Lettre volée - Janvier 2015 - Collection Essais


" Un ample désenchantement domine désormais le regard porté sur le spectateur d’art, alors qu’il a longtemps fait l’objet d’une extrême valorisation. Beaucoup l’ignorent en ne parlant de lui qu’en termes quantitatifs et méprisants : spectateur « zappant » en permanence, « formaté », « passif »,… Il est ainsi instrumentalisé dans des pensées crépusculaires de la culture qui voient dans son comportement le plus grand péril pour la démocratie.
Dans cet ouvrage, il est question de considérer la figure du spectateur autrement. Ce projet est conduit à partir d’une enquête dans l’archipel du sensible, au sein duquel se croisent Gilles Deleuze, Michel Foucault, Jean-François Lyotard, Jacques Rancière. Ces amers pris dans la pensée des XXe et XXIe siècles font surgir des spectateurs résistants ou en affirmation de soi. A partir du prisme spectateur et politique, ils déstabilisent les perspectives méprisantes à son égard et dessinent les linéaments d’une ouverture sur une histoire qui pourrait commencer, dans la confrontation aux pratiques artistiques nouvelles, aux moyens de communication inédits, et aux théories politiques de l’émancipation.
Les écrits de ces philosophes ont été interrogés à partir des axes suivants : quelle trajectoire de spectateur a été accomplie par chacun, et en rapport avec quelles œuvres ? Comment pensent-ils la distinction entre leur posture de spectateur d’art et les autres postures spectatoriales possibles ? Sur quelle perspective politique ancrent-ils leur conception du spectateur ? Et quelles politiques culturelles à destination du spectateur encouragent-ils ? On découvre alors comment ils entrent en polémique avec le grand récit classique du spectateur et avec les nostalgiques d’une époque qu’il convient de considérer comme résolument révolue." Ch. Ruby


Philosophe, docteur en philosophie et enseignant, chroniqueur à Nonfiction, co-directeur de la revue Raison présente.
Sur cette question du spectateur, il a publié récemment : L’Archipel des spectateurs, du XVIIIe au XXIe siècle (Besançon, Nessy, 2012) et La Figure du spectateur. Éléments d’histoire culturelle européenne (Paris, Armand Colin, 2012) que ce volume complète et, précédemment à La Lettre volée : L’Art public. Un art de vivre la ville (2001) ; Nouvelles Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme (2005) ; Schiller ou l’esthétique culturelle. Apostille aux Nouvelles lettres sur l’éducation esthétique de l’homme (2006) ; L’Âge du public et du spectateur. Essai sur les dispositions esthétiques et politiques du public moderne (2006).


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Mark Hunyadi : La tyrannie des modes de vie

Editions Le Bord de l'eau - Janvier 2015


Les modes de vie sont ce qui nous affecte le plus, et pourtant ils sont hors de notre contrôle. Il y a là un paradoxe démocratique : nous, individus réputés libres et démocratiques, sommes dans les fers des modes de vie. Ceux-ci nous imposent en effet des attentes de comportement durables (avoir un travail, être consommateur, s'intégrer au monde technologique, au monde administratif, au monde économique,...) auxquels nous devons globalement nous adapter. Ce paradoxe est renforcé par un paradoxe éthique : c'est au moment où l'on assiste à une véritable inflation éthique, par la multiplication des comités, chartes, conseils, règlements, labels éthiques en tout genre, tous censés protéger les droits individuels, que le modes de vie de plus en plus contraignants étendent comme jamais leur emprise sur les individus. Ce qui veut dire que toute cette inflation éthique sert à blanchir le système et les modes de vie qui en découlent, qui peuvent ainsi étendre toute leur emprise en étant éthiquement "clean". Notre éthique ne sert donc pas à critiquer le système ni les modes de vie, mais à les accompagner dans leur marche triomphale. A travers les modes de vie, avec la complicité de l'éthique individualiste, le système s'impose de manière aveugle, non concertée, non voulue, non planifiée, et pour cela inéluctable.

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Gianluca Briguglia : Marsile de Padoue

Editions Classiques Garnier - Janvier 2015 - Collection : Savoirs anciens et médiévaux



Marsile de Padoue est un des philosophes politiques les plus audacieux et brillants du Moyen Âge. Ce livre en analyse les idées et la pensée, les mettant en relation avec les événements politiques dont Marsile fut le protagoniste, au côté de l'empereur Louis de Bavière.

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samedi 24 janvier 2015

Arnaud Buchs : Diderot et la peinture

Editions Galilée - 15 janvier 2015 - Collection : Lignes Fictives


La peinture traverse toute l'oeuvre de Diderot, et pourtant elle demeure insaisissable. Elle surgit régulièrement au détour d'une digression, puis sa trace se perd rapidement, avant de ressurgir au moment où l'on ne s'y attend plus. Diderot aime s'en détacher pour mieux y revenir, comme malgré lui. Les essais réunis ici montrent, à trois moments bien distincts, que la peinture est en fait essentielle à l'écriture et à l'esthétique de Diderot. Ces trois essais n'ont aucune visée totalisante ou synthétique ; ils proposent au contraire un regard oblique sur une oeuvre foisonnante où l'essentiel n'est jamais là où l'on croit l'avoir vu.

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