vendredi 14 décembre 2018

Beatrice Magni : Hannah Arendt et la condition politique. Le réel dans la pensée philosophique du XXe siècle

L'Harmattan - Novembre 2018


Cet ouvrage analyse l'enjeu crucial de la revendication – par la philosophe allemande naturalisée américaine HANNAH ARENDT (1906-1975) – d'une « théorie politique » contre une « philosophie politique », avec toutes les conséquences qui s'ensuivent: la volonté de réintégrer le réel dans la pensée philosophique; l'exploration du fondement anthropologique de l'existence humaine; un humanisme centré autour du concept de politique.

Beatrice Magni est assistant professor en philosophie politique à l'Université de Milan.

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Auguste Nsonsissa (dir.) : Epistémologie et éthique

L'Harmattan - Décembre 2018 - Cahiers épistémo-logiques


Épistémologie et Éthique ! Une conjonction qui induit nécessairement la problématique de la « reliance des connaissances ». Ces contributions posent et élucident des questionnements, qui ne sont en réalité distincts qu'en apparence, et qui rendent possible l'hypothèse selon laquelle l'épistémologie et l'éthique sont nécessairement liées. Elles mettent à l'évidence le fait que, autant l'épistémologue est soucieux des questions éthiques, morales, esthétiques et même politiques, autant l'éthicien se soucie des problématiques touchant aux rapports de l'épistémologie à ces autres modules épistémiques.

Auguste NSONSISSA est Maître de Conférences (CAMES) en Philosophie de l'Université Marien Ngouabi de Brazzaville (Congo), Habilité à Diriger des Recherches (HDR) de l'Université Paul Valery, Montpellier 3 (France). Responsable du Parcours-Type Master Sciences Humaines et Sociales de l'Université Marien Ngouabi, il enseigne la logique, l'histoire et la philosophie contemporaine des sciences à l'Université Marien Ngouabi.

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Chiara Di Marco (dir.) : Georges Bataille. Des Mots pour l'Impossible

Mimesis - Décembre 2018


Le silence, « l'inaccessible » est une embarrassante absence de sens et l'on ne peut en parler sans lui donner du sens. C'est l'épreuve périlleuse de l'impossible que Georges Bataille a « incarnée » dans sa vie comme dans sa pensée. Une épreuve et un sens que les essais ici rassemblés tentent de « raconter » avec la conscience de ne pas échapper à la trahison d'une pensée rendue seulement possible par le déplacement continu du sens dans l'inquiétude insoluble qui est l'existence.

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mercredi 12 décembre 2018

Yves Couture et Lawrence Olivier (dir.) : Vers Deleuze. Nature, pensée, politique

Hermann - Décembre 2018


Par-delà les effets de mode et les motifs politiques qui ont pu aider ou nuire à sa réception, l’œuvre de Gilles Deleuze semble plus que jamais mobilisée et retravaillée dans des domaines étonnamment divers de la pensée contemporaine. Cet ouvrage s’inscrit dans ce contexte vivant par une série d’études et de dialogues critiques centrés sur trois aspects fondamentaux : les propositions deleuziennes pour une philosophie de la nature, ses propositions sur le statut et le propre de la pensée et, enfin, les horizons politiques d’une œuvre protéiforme. Trois aspects par lesquels cet esprit classique qu’était aussi Deleuze retrouvait peu ou prou la tripartition stoïcienne de la philosophie. Mais trois aspects désormais traversés par une même intuition et une même visée : l’élaboration systématique de cette pensée de la différence qui hante notre époque.

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Shenwen Li (dir.) : Mozi (479-381 av. J.-C.)

Hermann - Décembre 2018


Mozi (env. 479-381 avant notre ère) fut l’un des penseurs les plus importants de la Chine antique. Lettré engagé itinérant, il préconisait le bien commun, la méritocratie, le travail, la frugalité et l’ordre social, en critiquant avec indignation le bellicisme des élites politiques et le luxe effréné qu’elles déployaient au détriment de la population. La sagesse moïste résulte d’un effort d’harmonisation de principes moraux et de savoir-faire pratique ; elle inspira des générations de disciples, qui la consignèrent diligemment sur des lamelles de bambou. Le Mozi, œuvre hétéroclite de l’époque des Royaumes combattants (453-221 av. n. è.), est le fruit d’une intelligence collective. L’objectif de ce livre est de présenter ses divers volets (l’art de gouverner et de défendre l’État, la culture religieuse, les réflexions logiques et scientifiques, etc.) en le traduisant pour la première fois intégralement du chinois classique en français. La lecture du Mozi n’est pas indispensable seulement pour connaître le paysage philosophique de l’Antiquité : elle permet aussi de comprendre les valeurs de la société chinoise contemporaine. En effet, le maître fondateur de l’École moïste est perçu en Chine comme un personnage emblématique du développement scientifique et technologique du pays. En témoigne le microsatellite nommé Mozi qui, en 2016, a été lancé du désert de Gobi dans l’espace.

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mardi 11 décembre 2018

J.-J. Wunenburger, et J. Lamy (dir) : Rythmanalyse(s) : Théories et pratiques du rythme. Ontologie, définitions, variations

Jacques André éditeur - Décembre 2018


Le rythme apparaît désormais comme une composante incontournable de la réflexion contemporaine sur l’homme et le monde au point de constituer un cadre de référence pour penser le devenir et la transformation des phénomènes les plus divers. Physique des phénomènes vibratoires, dynamique des systèmes non linéaires, neurosciences, chronobiologie, chronopharmacologie, psychologie, psychiatrie, poétique, musique danse, sociologie, anthropologie, sciences de l’éducation, économie, histoire, géographie, architecture, urbanisme, constituent une liste non exhaustive des disciplines qui ne peuvent plus faire l’économie de la notion de rythme. Cependant, l’ample diffusion de la notion de rythme dans divers champs de recherches ne signifie pas pour autant que cette notion soit déjà reconnue dans son rôle heuristique, ni qu’elle fonctionne comme un paradigme commun. Prise de manières très diverses, elle manque encore souvent de consistance conceptuelle, au risque parfois de perdre en compréhension ce qu’elle gagne en extension. L’objectif principal de cet ouvrage collectif dirigé par Julien Lamy (Université Lyon 3) est de faire un état des lieux des études sur le rythme et de fournir, dans le sillon des travaux de Bachelard, des repères théoriques, à la fois historiques et conceptuels, qui permettront de mieux comprendre la cohérence propre de cette notion complexe, aux significations et aux usages multiples.

I. APPROCHES THEORIQUES
P IERRE S AUVANET
Actualité de la recherche en rythmanalyse(s) : quelques éléments pour un état des lieux, suivis d’un retour sur quelques malentendus
PASCAL MICHON
Sommes-nous en train d’assister à l’émergence d’un nouveau paradigme scientifique: le paradigme rythmique?
CLAUDINE OLIVIER
Rythme et balancement : proposition de partition terminologique
OURIA DKHISSI -BENYAHYA
Les rythmes du vivant
DENIS CERCLET
Société et rythme
MICHEL ALHADEFF -JONES
Rythmes et paradigme de la complexité : perspectives moriniennes
LUDOVIC DUHEM
Individuation, perception et invention chez Simondon
II. APPROCHES PRATIQUES
DAMIEN DELORME
Produire du rythme ou comment le musicien habite le temps
FRANÇOIS PICARD
Le pas, la trace, le sillon, le groove
CRIS YOUNÈS
L’architecture comme rythme
TANIA DA ROCHA PITTA
Le parcours d’un lieu à un autre lieu
CLAIRE REVOL
La rythmanalyse lefebvrienne des temps et espaces sociaux. Ébauche d’une pratique rythmanalytique aux visées esthétiques et éthiques
JOËL CLERGET
La polyphonie du rythme à l’épreuve spatio-temporelle de la clinique, en corps
LUCIE VERCHÈRE
Accélération du temps : mythe ou réalité ?
III. APPROCHES BACHELARDIENNES
THIERRY PAQUOT
Territorialités et temporalités de l’existence. L’épreuve de l’expérience ou comment combiner rythmanalyse et topo-analyse.
MICHEL -ELIE MARTIN
De la fondation scientifique du « réalisme du rythme » à la métaphysique des complexes rythmiques chez Gaston Bachelard
JULIEN LAMY
Rythme, vie et pensée chez Bachelard. La rythmanalyse entre psychanalyse et chronobiologie
DELIA POPA
Le rythme de l’imagination
FLEUR COURTOIS - L ’HEUREUX
Penser le pluralisme des rythmes à travers le corps dansant. Bergson/Bachelard

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Bertrand Binoche : "Écrasez l'infâme!". Philosopher à l'âge des lumières

La fabrique - Novembre 2018


Être « le pays des Lumières » est l’un des grands thèmes nourrissant l’autosatisfaction française. Mais la révérence obligée n’a-t-elle pas édulcoré le message de ces Lumières et gommé la force polémique qui anime leur oeuvre, de Montesquieu à Voltaire, d’Helvétius à Diderot ? Dans ce livre, Bertrand Binoche montre combien ces auteurs aujourd’hui vénérés furent tout sauf consensuels en leur temps – au point de passer pour certains quelque temps en prison. Il éclaire les luttes, souvent violentes, qu’ils ont menées contre ce qu’ils nomment les « préjugés », contre la superstition qui nourrit « l’idolâtrie et le despotisme », contre l’esclavage – et l’on est esclave de ses préjugés comme de ses tyrans.
Les Lumières, « effervescence générale des esprits » disait d’Alembert. « On n’y trouve certes pas une philosophie en bonne et due forme, mais l’infatigable agitation d’intelligences se mouvant en tous sens avec audace et agilité », écrit Binoche. « Qu’est-ce donc que les Lumières ? Une nouvelle appréhension de l’activité philosophique tout entière ordonnée à détruire collectivement le “préjugé” et contrainte de ce fait à s’inventer de nouveaux modes d’existence. Il y en eut beaucoup. C’est pourquoi l’on dit les Lumières. Et ce pluriel est une merveille.

Bertrand Binoche enseigne l’histoire de la philosophie moderne à l’Université Panthéon-Sorbonne/Paris-I depuis 2004. Ses travaux portent principalement sur la période 1750-1850, sur les Lumières, avant, pendant et après la Révolution en ayant pour fil conducteur la question de l’histoire.

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lundi 10 décembre 2018

François Rastier : Faire sens. De la cognition à la culture

Classiques Garnier - Septembre 2018



Traditionnelle en philosophie, la séparation entre langage et pensée reste admise en linguistique cognitive. Une conception renouvelée de la langue et de l’objectivité spécifique des signes linguistiques a de grandes conséquences pour la compréhension et la description de toutes les autres sortes de signes.

AVANT-PROPOS 7
INTRODUCTION
Connaître et signifier 9
PREMIÈRE PARTIE
SCIENCES COGNITIVES, SENS ET SIGNES
INTRODUCTION 37
LE PARADIGME SYMBOLIQUE DU COGNITIVISME 41
LA LINGUISTIQUE COGNITIVE À LA CROISÉE DES CHEMINS 51
Principes et apories de la sémantique cognitive 51
Difficultés du mentalisme 54
La sémantique cognitive contre le cognitivisme orthodoxe ? 57
La croisée des chemins 63
ESPACE SÉMANTIQUE ET COGNITION 67
DUALISME COGNITIF ET GRAMMAIRES DE CONSTRUCTION 79
Pérennité du dualisme 79
Les grammaires de construction et la sémiosis 84
Déficits et perspectives 88
DEUXIÈME PARTIE
RETROUVAILLES DU LANGAGE
ET DE LA PENSÉE
POUR EN FINIR AVEC LE SIGNE 97
L’innovation saussurienne 100
Des mots aux passages 115
Impossibilité de l’ontologie ? 120
UNITÉS DISSIPATIVES ET FORMES TEXTUELLES 135
Des formes à la textualité 141
Parcours dans l’intertexte 145
Pour un agenda 151
DE LA COMMUNICATION À LA TRANSMISSION 155
Le langage est-il un instrument de communication ? 156
Quelques objections 158
Du paradigme indiciaire à sa réduction cognitive 163
Pour une sémiotique interprétative 168
Propositions. Vers la transmission 172
Transmission et genèse des cultures 181
RECONCEVOIR LE LANGAGE 193
Direction sémiotique 193
Orientations linguistiques 205
Les langues comme œuvres 214
Le langage « naturel » et les langues 214
Pour une réorientation anthropologique 217
CONCLUSION
Médiations 223
BIBLIOGRAPHIE 245
INDEX DES AUTEURS 255

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Revue internationale de philosophie 2018/4 (n° 286) : Style, Persuasion and Virtue in Aristotle’s Rhetoric

Association Revue internationale de philosophie - Décembre 2018


Page 315 à 318 : Michel Meyer - Pourquoi la rhétorique d’Aristote ? | Page 319 à 331 : Stephen Leighton - “Passions and Ensuing Activities in Aristotle’s Rhetoric” | Page 333 à 359 : Eugene Garver - Aristotle’s Rhetoric on Rhetoric’s Definition and Limits | Page 361 à 374 : Sara Rubinelli - Logos and pathos in Aristotle’s Rhetoric. A journey into the role of emotions in rational persuasion in rhetoric | Page 375 à 392 : Christian Kock - Strangeness as Profundity. A Theme in Aristotle’s Rhetoric, Book III | Page 393 à 404 : Fabrizio Macagno, Douglas Walton - Practical reasoning and the act of naming reality | Page 405 à 424 : Francesca Piazza - Pleasure and Knowledge in Aristotle’s Rhetoric | Page 425 à 440 : Yijing Zhang - La « rhétorique » chinoise et la rhétorique aristotélicienne en Chine | Page 441 à 451 : Carsten Madsen - Rhetoric as Happiness. Ethical Implications of Aristotle’s Art of Rhetoric Exemplified by Pericles’ Funeral Oration.

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dimanche 9 décembre 2018

Claude Brunier-Coulin et Jean-François Petit (dir.) : Spiritualites et Gnoses - Hier et Aujourd'Hui - Actes du Colloque des 7-9 Juillet 2017

L'Harmattan - Décembre 2018


Que la philosophie soit manière de vivre plutôt que matière à discours, action quotidienne plutôt que matière à connaissance, voilà ce qui aura été établi fermement depuis les recherches pionnières de Pierre Hadot, relayées par Michel Foucault, dans son livre devenu célèbre Exercices spirituels et philosophie antique (1981). Les textes réunis dans ce livre, à la suite d'un colloque tenu en juillet 2017, tentent de définir les modalités et les enjeux de ces invitations renouvelées à une transformation radicale de nos manières de vivre.

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Christophe Magis et Veronika Zagyi (dir.) : La critique au risque de l'engagement

Mare et Martin - Décembre 2018


Question centrale, tant pour la critique que pour la production théorique et scientifique en général, le rapport que les chercheurs peuvent tisser avec leurs objets d'études ou entre leurs opinions politiques et les visées de leurs travaux fait souvent l'objet de tensions au sein du monde universitaire. Entre les propositions des approches pour lesquelles l'engagement des chercheurs dans les terrains qu'ils travaillent est absolument nécessaire à la réalisation de travaux conséquents et celles qui voient l'engagement comme le point de sortie de la production scientifique digne de ce nom, les pratiques de la recherche en sciences humaines et sociales s'inscrivent dans un univers de pratiques particulièrement complexe. L'objectif de cet ouvrage est d'interroger ces diverses modalités de l'engagement des chercheurs critiques en sciences humaines et sociales et, par-delà, les liens à tisser entre les différents registres de la critique dans lesquels les chercheurs critiques en tant que sujets sont susceptibles d'évoluer de manière parallèle : le registre de la critique théorique, celui de la critique sociale et celui de la critique artistique.

Réunissant les contributions tant de « jeunes chercheurs » que de chercheurs plus confirmés, depuis des approches disciplinaires et sur des objets très différents, le présent ouvrage, en plus de réaffirmer la centralité des approches critiques pour les sciences humaines et sociales, en interroge surtout les modalités de mise en application.

Christophe Magis est Maître de conférences en Sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris 8 et chercheur au Centre d'études sur les médias, les technologies et l'internationalisation.
Veronika Zagyi est doctorante en Sciences de l'information et de la communication aux universités Paris 8 (Centre d'études sur les médias, les technologies et l'internationalisation) et Eeityôs Lorànd (Institute for Art Theory and Media Studies).
Contributions de Pascale Caemerbeke, Laurent Chapuis, Evelyne Clavier, Svetlana Dimitrova, Miguel Escobar G., Guillaume Goasdoue, Haud Gueguen, Mariem Hazmoune, Thomas Heller, Sophie Jehel, Irène Pereira, Federico Tarragoni, Jeremy Vachet.

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samedi 8 décembre 2018

Jean-Paul Sartre : Situations (Tome 5-Mars 1954 - avril 1958) Ed. revue et augmentée

Gallimard - Décembre 2018


La guerre d’Algérie, qui débute en novembre 1954, amène Sartre à réfléchir sur la colonisation, la décolonisation, le terrorisme, la torture et la censure. Au cours des années suivantes, il continue à s’interroger sur le communisme, sans pour autant délaisser les arts. Il publie une préface à un ouvrage de Cartier-Bresson, «D’une Chine à l’autre», un article pour la revue de la galerie Maeght sur la peinture de Giacometti, un premier fragment d’une importante biographie existentielle consacrée au Tintoret. Enfin, en 1958, avec la préface au Traître, l’auteur de La nausée trace un portrait en miroir de son ami et collaborateur des Temps Modernes, André Gorz.

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vendredi 7 décembre 2018

Rémi Goblot : L'infini en mathématiques

Calvage et Mounet - Décembre 2018 - Collection : Mathématiques en devenir


Les mathématiques ont la réputation d-une discipline aride, rébarbative, mais rigoureuse et ont parfois suscité l-envie des philosophes par leur apparente capacité à "établir des vérités certaines au moyen de démonstrations incontestables". Rémi Goblot, Logique et théorie des ensembles à l'appui, discute comme mathématicien et comme philosophe de cette question et de la place de l'infini pour l'honnête homme d'aujourd'hui.

Rémi Goblot, maître de conférence honoraire à l'université de Lille, est l'auteur de plus d'une demi-douzaine d'ouvrages mathématiques.

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Collectif : Où en sommes-nous avec la théorie esthétique d´Adorno ?

Pontcerq - Décembre


Pour Adorno, l'oeuvre d'art est « autonomie et fait social » : si l'art devient social, c'est par « la position antagoniste qu'il adopte vis-à-vis de la société, et il n'occupe cette position qu'en tant qu'art autonome ». Pour Adorno, toute oeuvre « cache quelque chose comme il faut changer le monde ». C'est la question de la transformation des consciences, de la réalité et du mouvement utopique qui a été au coeur des rencontres internationales tenues à Rennes.

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Mickaël Labbé : La notion de travail chez Simone Weil

Démopolis - Décmembre 2018


La vie et l’œuvre de Simone Weil (1909-1943) sont exemplaires à tous points de vue. Intellectuelle accomplie, femme investie dans les grands combats de son temps, n’hésitant pas à mettre sa propre personne en danger pour aller au contact des êtres les plus démunis afin d’éprouver leur condition, sa pensée est en quelque sorte le reflet exact de son engagement dans l’existence. De la multiplicité des thèmes parcourant son œuvre (la politique, la science, l’art, la religion), mais aussi de la diversité de ses expériences concrètes (militantisme syndical, travail dans les champs, expérience de la vie d’usine, enseignement dans des zones industrielles), ressort pourtant une image unitaire ayant pour centre la notion de travail. En effet, de ses jeunes années dans la classe de philosophie d’Alain à ses réflexions spirituelles plus tardives, la singularité de sa pensée peut être saisie dans cet approfondissement du sens du travail en tant à la fois qu’il définit notre humaine condition et qu’il oriente notre besoin de grandeur spirituelle. Le travail est ainsi chez elle ce thème constant, sujet à d’infinies variations, qui définit son style philosophique comme une manière de « franchir un seuil sans changer de direction ».

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mardi 4 décembre 2018

Rémi Clot-Goudard, Viviane Huys et Denis Vernant (dir.) : L’Abduction

Vrin - Décembre 2018 - Recherches sur la philosophie et le langage


Le raisonnement joue un rôle crucial aussi bien dans la communication interpersonnelle que dans l’action humaine. Les recherches sur la déduction nourrissent depuis l’Antiquité les travaux de logique. De même, les enquêtes sur l’induction commandent les réflexions en épistémologie. Mais le troisième mode d’inférence introduit par Charles Sanders Peirce à la suite d’Aristote, l’abduction, reste peu étudié en France alors même que l’on mesure de plus en plus son importance et la créativité qu’elle déploie dans tous les domaines de la connaissance, ainsi que dans l’effectuation des pratiques les plus courantes.
Nous proposons ici : 1) en partant des analyses inaugurales de Peirce de cerner la complexité et la spécificité de l’abduction dans le champ sémiotique; 2) de rendre compte de son fonctionnement cognitif comme mode d’inférence distinct de la déduction logique; 3) de dégager sa fécondité dans le vaste champ des pratiques humaines, notamment à travers le roman policier, l’art contemporain et l’urbanisme. Dans leur diversité, les dix contributions composant ce volumes attestent éloquemment de la subtilité et de l’inventivité qui caractérise le raisonnement abductif.

Ont participé à ce volume : P. Basso-Fossali, R. Clot-Goudard, N. Everaert-Desmedt, E. Fadda, V. Huys, R. Künstler, S. Levesque, Cl. Tiercelin, N. Tixier et D. Vernant

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lundi 3 décembre 2018

Collectif : La métaphysique

Atlande - Novembre 2018 - Collection : Clefs Concours


Clefs concours
S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs.
Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune:
- une introduction qui retrace l'histoire de la notion
- des chapitres organisés de manière didactique pour saisir tous les enjeux du programme
- une sélection de textes incontournables
- une mise en perspective de la notion chez chaque auteur
- une analyse minutieuse de chaque texte pour tout maîtriser de la notion
- des ouvertures culturelles pour nourrir sa réflexion
- un glossaire étoffé pour s'approprier/maîtriser les concepts
Directrice : Silvia Manonellas, professeur de chaire supérieure de philosophie aux lycées Henry IV et Louis le Grand.

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Jean-Claude Serge Lévy & Salomon Ofman (dir.) : L’avenir de la complexité et du désordre

Matériologiques - Novembre 2018


Qu’est-ce que la complexité ? Et n’y en a-t-il qu’une sorte ? Ces rencontres pluridisciplinaires sur le thème complexité désordre vous invitent à un voyage entre art, philosophie, histoire, sciences dures et sciences humaines sous la conduite de spécialistes qui s’efforcent d’ouvrir leur message aux lecteurs : non seulement leurs collègues directs, mais aussi et surtout les spécialistes d’autres disciplines, comme bien sûr les étudiants, les élèves et tout lecteur curieux. À travers la diversité des styles et des thèmes personnels, des questions majeures émergent, interconnectent les rapports et suggèrent de nouvelles applications. S’y révèle notamment la complexité de l’espace qui nous entoure, cet espace dans lequel la pesanteur déséquilibre l’isotropie et la régularité. S’y manifestent aussi le besoin et la nécessité d’observer la nature, sa complexité à différentes échelles, de différents points de vue, pour mieux l’appréhender dans sa globalité, dans sa diversité.
La complexité de la nature (physis) pose, depuis l’Antiquité au moins, les deux questions de savoir si et pourquoi elle nous est compréhensible. Les sciences naturelles et les mathématiques tentent de répondre principalement à la première question, la philosophie et les sciences humaines à la seconde. Chercher à aborder ces deux questions de concert nécessite donc une approche globale où se rejoignent des disciplines très différentes. C’est dans ce cadre que se situe cet ouvrage dont l’objectif, au travers de la diversité des analyses et des auteurs, est de fournir quelques éléments de réponse ou de réflexion sur la nature de la complexité.

Jean-Claude Serge Lévy est professeur émérite à l’Université Paris Diderot. Physicien du magnétisme, il s’est aussi intéressé à la structure des matériaux, aux réseaux de neurones, etc.

Salomon Ofman a une double formation de mathématicien et de philosophe. Chercheur au CNRS (Université Paris 7), membre du groupe Histoire des sciences mathématiques de l’Institut mathématique de Jussieu-Paris Rive gauche.

Contributeurs : Kamel Boukheddaden, Nicolas Décamp, Philippe Depondt, Hung T. Diep, Kitsou Dubois, Pierre Ghewy, Laurent Goffart, Marc Jaillot, Victor Lefèvre, Vincent Legeay, Julien Léopoldès, Jean-Claude Serge Lévy, Fabrizio Li Vigni, Slawomir Mamica, Salomon Ofman, Hassan Peerhossaini, Raymond Pictet, Nicolas Piqué, Mouhamadou Sy, Anthony Tchekemian, Anne Tanguy, Gaston Tolila, Laurence Viennot, Thomas Vourc’h, Hervé Zwirn.

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dimanche 2 décembre 2018

Figures de la psychanalyse n°36 : Penser le sexuel (II)

Erès - Novembre 2018



Face à l’évolution du sexuel dans les sociétés, la psychanalyse est parfois dite dépassée par ce qu’elle a elle-même contribué à produire. C'est ce qui apparaît lorsqu’on lui prête d’énoncer des normes de sexualité et de sexuation, que ce soit pour le réclamer ou à l’inverse le dénoncer.
Dans les deux cas, cela la ramène à une logique patriarcale dont elle s’est séparée au long de son histoire. La psychanalyse a décrit une logique qui symbolise entièrement selon le phallus la différence entre les sexes, creusant l'absence du « rapport sexuel ». Puis elle l’a traversée, élaborant une logique nouvelle qui n’en participe pas entièrement, et qui concerne un champ très vaste, depuis le féminin jusqu’au discours analytique, depuis la sexuation jusqu’aux sexualités, de la sublimation à la pensée.


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Empan n°10 : Ecritures au travail

Erès - Novembre 2018


Que peut l’écriture ? Et pourquoi écrit-on ? Les métiers dits « de la relation » privilégient les échanges immédiats de l’oralité. Et pourtant les professionnels écrivent. Quel est le statut de ces écritures ? Quels sont les usages de l’écrit ? L’entrée du numérique a-t-elle un rôle dans le jeu des échanges ? Lequel ? Écrire, depuis toujours, agrandit nos capacités de comprendre et d’inventer. Comment l’écriture aide-t-elle à donner du sens aux pratiques ? à la vie ? « Connaître-écrire consiste à déployer les questions qui traversent notre vie et qui, d’être déployées, les transforment. » (Bélinda Cannone)


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Denis Ramond : La bave du crapaud. Petit traité de liberté d'expression

Ed. de l'observatoire - Novembre 2018 - La relève


« La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe », disent certains... et d’autres répondent que « les mots peuvent blesser » ! Voici à quoi ressemblent les débats sur la liberté d’expression, à laquelle nos sociétés accordent tant d’importance : à des querelles de cour de récréation.
Or il y a urgence à réfléchir pour de bon à la liberté d’expression et à ses limites. Depuis quelques années, celle-ci est embrigadée dans une croisade conservatrice : conquise autrefois contre les empiètements de l’État, des institutions et de la morale dominante sur les droits individuels, elle est désormais systématiquement brandie contre les minorités sexuelles et raciales : en somme, contre tout ce que l’on a coutume d’appeler le « politiquement correct ». 
La liberté d’expression est devenue l’argument favori des plus privilégiés. On ne doit pas s’y résoudre : à travers des exemples variés (blasphème, humour, négationnisme, discours racistes, pornographie...), Denis Ramond prouve dans cet ouvrage ambitieux que l’on peut défendre une conception large et exigeante de la liberté d’expression qui ne se réduise pas au droit d’écraser les plus vulnérables.

Docteur en science politique, Denis Ramond enseigne à l'université d'Angers. Ses travaux portent sur la liberté d'expression et la tolérance dans l'histoire des idées. La bave du crapaud est son premier ouvrage.

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Léopoldo Iribarren : Fabriquer le monde. Technique et cosmogonie dans la poésie grecque archaïque

Classiques Garnier - Novembre 2018


Comment la technique, thème par excellence de la réflexion poétologique archaïque, devient-elle aussi le paradigme qui rend intelligible la cosmogonie dans les discours philosophiques ? C'est la question à laquelle tente de répondre ce livre à partir de textes d'Homère, Hésiode, Parménide et Empédocle.

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Mary Beard : Les femmes et le pouvoir. Un manifeste

Perrin - Octobre 2018


Si la question de la place des femmes dans les structures du pouvoir est d'une actualité brûlante, la misogynie a des racines anciennes. Dès l'Odyssée d'Homère, les femmes se sont vues interdire tout rôle de premier plan dans la vie civique, le discours public, indissociable du pouvoir politique, étant défini comme masculin. 
Pour mieux cerner la violence exercée sur les femmes afin de leur intimer le silence, Mary Beard puisse dans l'histoire de Méduse ou de Philomèle (dont la langue fut coupée), d'Elizabeth Ière ou d'Hillary Clinton. Elle revisite ainsi, avec humour, la question de l'égalité des sexes et explique pourquoi, depuis deux mille ans, l'on a réservé aux femmes qui s'expriment et revendiquent le pouvoir une image détestable.

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Amaury Bouchard : De l'excellence et immortalité de l'âme (1535)

Arché - Novembre 2018 - Collection : Anedocta


Lieutenant général de la sénéchaussée de Saintonge, nommé en 1531 maître des requêtes de l’hôtel du roi, humaniste et helléniste, grand lecteur de Marsile Ficin et de Jean Pic de la Mirandole, comme aussi de Maïmonide et du kabbaliste chrétien Paulus Ricius, Amaury Bouchard est surtout connu pour avoir été lié à Rabelais, qui lui dédia en 1532 son édition du Lucii Cuspidii Testamentum, et pour être inter­venu dans la « querelle des femmes », en faveur desquelles il publia en 1522 une érudite Τῆς γυναικείας φύτλης, id est fœminei sexus, apologia, dirigée contre son ami le juriste André Tiraqueau.
C’est apparemment à l’invitation de François Ier, curieux de connaître la psychologie platonicienne, qu’il rédigea vers 1535 son traité, resté jusqu’ici inédit, De l’excellence et immortalité de l’ame, lequel en majeure partie décalque la Platonica theologia de immortalitate ani­morum (1482) de Ficin et constitue ainsi un important témoignage de la diffusion du néo­platonisme florentin dans la France de la première Renaissance.

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samedi 1 décembre 2018

Félix Guattari : Qu'est-ce que l'écosophie ?

Lignes - Novembre 2018


Textes agencés et présentés par Stéphane Nadaud.

Qu’est-ce que l’écosophie ? réunit les textes rares ou inédits que Félix Guattari rédige entre 1985 et 1992, à l’issue de ce qu’il a nommé « les années d’hiver ». Proche des partis écologistes, qui lui paraissent alors pouvoir exprimer un « nouveau type de militantisme » (il déchantera rapidement), il entreprend de formaliser une théorie écologiste dont l’ambition ne se limite nullement à la sauvegarde de l’environnement. Les textes qui composent ce volume exceptionnel constituent un témoignage précieux sur une période dont l’histoire politique reste en grande partie à écrire ; ils anticipent également les errements partisans du mouvement écologiste actuel.

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Danielle Cohen-Lévinas (dir.) : Résister, se transformer, s'ouvrir

Hermann - Novembre 2018



Lorsqu'ils voient le jour à la fin des années 1950, les Colloques des intellectuels juifs de langue française (réunissant A. Neher, E. Fleg ou E. Levinas) ont vocation à réaffirmer, quelques années après la Shoah, la présence des Juifs dans l'histoire. Ses fondateurs partent d’un double postulat. Premièrement, il n’existe pas de judaïsme sans une référence à l’existence concrète d’un homme juif. Deuxièmement, c’est au sein de l'histoire que se joue l’existence juive. L’histoire n’est pas un accident; elle est l’essence même de la condition juive. C'est cette certitude partagée qui nourrit aujourd'hui la volonté de relancer les Colloques des intellectuels juifs. Face à la violence, au terrorisme, à la mondialisation et aux nouveaux visages du politique, les Nouveaux Colloques des intellectuels juifs ont pour ambition, à la lumière d'une actualisation de la tradition juive, de dessiner les voies d'un nouvel engagement de la pensée et d'une réponse aux problèmes nés de notre modernité.

Danielle Cohen-Levinas est philosophe et musicologue. Professeur à l’université Paris-Sorbonne et chercheur associé aux Archives Husserl de l’ENS-CNRS de Paris, elle a fondé en 2008 le Centre Emmanuel Levinas – Collège des études juives et de philosophie contemporaine. Perrine Simon-Nahum est historienne de la France contemporaine, chargée de recherches au CNRS et membre du CESPRA (Centre d'études sociologiques et politiques Raymond Aron).

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Pierre Crétois : L'accaparement des biens communs

PUF de Paris ouest - Novembre 2018


La première partie de l'ouvrage : La contribution de philosophie politique de Stéphane Haber met en discussion la trilogie que Schmitt considère comme fondatrice des sociétés politiques : prendre/partager/exploiter, pour en proposer une alternative : donner/posséder et gérer en commun/préserver, en s'appuyant notamment sur l'anthropologie du don et la théorie des communs. Sa conclusion vise néanmoins à mettre en garde contre toute tentative de réduction du réel à un modèle théorique pur. Le chapitre écrit par Pierre Crétois considérant la philosophie du droit de propriété, critique l'approche courante selon laquelle le droit de propriété comme contrôle absolu de l'individu sur son bien est un élément essentiel d'une théorie de la justice. Il montre que les différentes formes d'appropriation expriment et régulent des relations sociales quant aux ressources. Maxime Desmarais-Tremblay, proposant une étude de philosophie de l'économie, analyse, dans sa contribution, les prolongements qu'a connus un des concepts dû à Richard A. Musgrave, ayant fait l'objet d'une forte polémique parmi les économistes, à savoir celui de "bien méritoire" . En particulier, il vise à clarifier les différents arguments ayant été mobilisés jusqu'à aujourd'hui pour justifier la non-appropriation privative de ce type de biens. Martin Deleixhe, se plaçant sur le terrain de la théorie politique, met en lumière l'intérêt des tenants de la démocratie radicale pour les biens communs, pour autant que ces derniers sont associés à une autogestion durable de la production, réinstituant les parties prenantes en maîtres de leur propre destin. L'autogestion des biens communs apparaît alors comme la forme de référence du renouvellement des pratiques démocratiques. La deuxième partie de l'ouvrage : Tout d'abord, Léa Eynaud, entend revenir sur le problème de la fondation politique de la catégorie de biens communs. Plus précisément, son article vise, au travers d'une approche de sociologie pragmatiste, à étudier les pratiques d'acteurs qui s'engagent à contre-sens de la privatisation des ressources, notamment avec les cas d'une coopérative de fourniture d'énergie renouvelable (Enercoop) et d'une ressourcerie. Rémi Schweizer, quant à lui, se propose de revenir aux expériences historiques des communs en les explorant sous l'angle des dynamiques d'appropriation qu'elles impliquent. L'enjeu consiste à repartir du terrain pour en tirer certains enseignements pour les communs modernes. Le cas des Alpes suisses est pour ce faire mobilisé : à travers l'exemple des Bisses Valaisans, c'est-à-dire d'un réseau d'eau entretenu et utilisé au sein d'une communauté agricole. Loin d'échapper aux logiques d'appropriation et d'exclusion, l'enchevêtrement de droits qui accompagnent l'exploitation des bisses ne repose ni sur une négation de la propriété, ni sur une subversion qui romprait avec une tradition exclusiviste. Les bisses se rapprochent au contraire, à certains égards, de biens clubs au sein et à la marge desquels les relations de pouvoir et les inégalités doivent être interrogées. Le texte de la politiste, Eleonora Gentilucci, présente les arguments des opposants à la "biopiraterie" , cette appropriation privée de semences qui sont considérées comme un bien commun de l'humanité. Un panorama des actions menées face à cette menace pour la biodiversité entend montrer l'efficacité de cette action quand elle est d'abord menée au niveau local. Natalia Frozel Barros, enfin, fait une analyse politique l'évolution du principe juridique de patrimoine commun de l'humanité gérant les ressources minières des fonds marins. D'abord élaboré dans un souci de communalisation de ces fonds, qui visait à empêcher une appropriation par les Etats, à réduire les inégalités internationales, et même à promouvoir la paix mondiale, celui-ci s'est orienté vers la possibilité d'une marchandisation et d'une appropriation étatique qui ne dit pas son nom. L'auteur mène cette étude en analysant les discours des négociateurs, qui disent vouloir s'adapter à la conjoncture internationale alors que ce sont eux qui participent de cette évolution libérale.

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Jean-Louis Vieillard-Baron : Bergson (4è éd.)

PUF - Novembre 2018 - Que sais-je ?


L'exceptionnelle célébrité de Bergson a contribué à vulgariser mais aussi à déformer sa pensée. Son oeuvre est essentielle pour comprendre l'évolution de la philosophie en France au XXe siècle. Cet ouvrage est donc une introduction à l'oeuvre de Bergson. Il montre combien ce philosophe, prix Nobel de littérature et acteur politique, répond aux problèmes de son temps en créant son propre langage et ses propres concepts pour exprimer des idées dont la fécondité reste encore forte.

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Maël Lemoine : Petite philosophie de la dépression

Hermann - Novembre 2018


La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? 
Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.

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Riccardo Dottori : L'art et le jeu de l'existence

Hermann - Octobre 2018



Si c'est la tragédie de l'existence qui constitue le sérieux du jeu de l'art, la mimésis; de cette tragédie de l'homme postmoderne étant la mort de Dieu thématisée par Nietzsche, il n'y a qu'une issue, celle qui nous a accompagnés dans notre réflexion herméneutique sur l'art contemporain à savoir: l'interprétation. Celle-ci, de la part de l'artiste ou du jouisseur, est ce qui indique à l'homme postmoderne non seulement le sens de l'art, mais aussi le sens même de l'existence.

Riccardo Dottori est un philosophe italien qui a fait ses recherches chez H.-G. Gadamer à Heidelberg et Paul Ricoeur à Paris 10. Professeur ordinaire à Tor Vergata (Rome) et invité à Von Humbolt (Berlin). Il a organisé des colloques internationaux entre philosophes analytiques et philosophes continentaux. Sa philosophie de la réalité se manifeste dans son volume Die Reflexion des Wirklichen.

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