vendredi 30 octobre 2015
Aristote : Les topiques - Réfutations sophistiques (Organon, V-VI)
lundi 20 avril 2015
Nicolas de Cues : La chasse de la sagesse (1462)
lundi 23 février 2015
Sören Kierkegaard : Diapsalmata (nouvelle édition)
- en ligne : amazon, fnac, decitre
- en librairie
samedi 4 octobre 2014
Antoine Arnauld, Pierre Nicole : La logique, ou l'art de penser (Edition critique par Dominique Descotes)
Présentation de l'éditeur
Quatrième de couverture
mardi 17 juillet 2012
Les années d'apprentissage philosophique. Études fichtéennes (1795-96)
mercredi 11 juillet 2012
Oeuvres de jeunesse de Descartes (1616-1631)
samedi 23 juin 2012
Madame de Murat et la «défense des dames». Un discours au féminin à la fin du règne de Louis XIV
mercredi 6 juin 2012
Philopseudès ou l'Amoureux du mensonge
dimanche 3 juin 2012
Oeuvres complètes de Max Stirner
vendredi 25 novembre 2011
Les Conjectures
Nicolas DE CUES
Novembre 2011 – Beauchesne – 29 €
Avec les Conjectures (1441-1443), la philosophie de Nicolas de Cues connait un tournant essentiel qui conduit à une reconfiguration générale de l'oeuvre. Cela tient précisément à la nouvelle compréhension cusaine de l'altérité sur la base du caractère symbolique des conjectures.
Mettant en cause la tradition théologico-philosophique, les Conjectures proposent, selon une expression lullienne, un art général des conjectures, c'est-à-dire une nouvelle méthode pour les arts d'investigation.
Privilégiant la modélisation de l'objet mathématique et de l'organisme vivant, les Conjectures amorcent une révolution gnoséologique. Ce mouvement, qui pense le savoir en termes relationnels, est fondé sur une réflexion théologique : comment la vérité en soi qu'est Dieu " pensée comme inatteignable dans son exactitude " peut-elle fonder mon savoir comme savoir d'une vérité inexacte, conceptualisée comme vérité dans l'altérité, sans en invalider la prétention de savoir ? Cette question, désormais centrale dans l'oeuvre cusaine, donnera lieu à des élaborations successives du rapport entre vérité et altérité, jusqu'aux théorisations du Non-Autre.
Les Conjectures sont ainsi le lieu de bifurcation dans l'oeuvre, d'où émerge une philosophie de l'esprit développée dans le Tétralogue du Profane. Car, l'exactitude ne pouvant être atteinte, c'est dans le déploiement du sens, toujours symbolique, que la conjecture peut-être plus ou moins vraie. Chacun fraie là son chemin singulier en déployant les dimensions de son humanité. L'agir humain se mesure à la capacité toujours singulière de l'individu à se (re)connaître comme mens et, ce faisant, à développer concrètement sa propre créativité mentale. L'intérêt des Conjectures est ainsi de montrer que la relation essentielle entre vérité et altérité permet d'explorer et de fonder les différents savoirs positifs.
Pour faciliter la compréhension du lecteur, l'appareil critique de cette première traduction française a été élaboré avec soin : plus de 600 notes viennent expliciter au fur et à mesure les références implicites aux auteurs de la tradition philosophique et théologique et éclairer les choix de traduction. Un glossaire en fin de volume précise le sens des concepts principaux des Conjectures et des autres oeuvres de Nicolas de Cues.
La traductrice, Jocelyne Sfez, est ingénieur en génie biologique (UTC) et docteur en philosophie de l'Ecole normale supérieure de Lyon. Elle poursuit actuellement ses travaux de recherche sur la réception de la pensée cusaine et nous livre simultanément un commentaire suivi des Conjectures.
vendredi 28 octobre 2011
Sur la connaissance de Dieu et l'univocité de l'étant
John Duns Scot
Novembre 2011 – PUGF – Epiméthée – 31 €
Au tournant du XIVe siècle, Duns Scot porte à son achèvement la pensée scolastique et esquisse la figure moderne de la métaphysique.
Il rejette l’analogie appliquée à la question de l’être : à la place des articulations multiples supposées par l’analogie et la théorie de la participation qui la soutient, le concept d’étant, décollé du réel, offre une unité primordiale, qui embrasse Dieu et la créature, la substance et les accidents. Connu naturellement, sans illumination divine, il remplace la créature (Thomas d’Aquin) ou Dieu (Henri de Gand) comme objet premier de l’intellect.
La théologie des noms divins se transforme ainsi en attribution univoque de concepts formels, distincts les uns des autres en Dieu comme dans la créature, et pourtant fondus dans l’identité infinie de l’essence divine. La multiplicité des sens de l’être et la connaissance de Dieu passent sous l’égide du concept d’étant, neutre, indifférent et commun à toutes choses. Celui-ci permet l’institution d’une métaphysique entendue comme science de l’étant en tant qu’étant : la genèse d’une ontologie.
mercredi 20 juillet 2011
Dialogues de l'idiot sur la sagesse et l'esprit
Nicolas de Cusa (1401-1464)
Juin 2011 – PUF – Coll. Epiméthée – 28 €
L'«Idiot» est le personnage central de l'ensemble de ces dialogues qui rassemblent deux livres sur la sagesse, un troisième sur l'esprit et un quatrième sur l'usage de la balance comme instrument de mesure universelle. Étymologiquement, le mot signifie «l'homme simple» et «ignorant», au sens où il n'est initié à aucun savoir. Il se reconnait et se dénomme comme tel, non sans humour et une pointe de provocation badine, mais qui veut incarner avant tout l'ironie socratique. L'Idiot n'est pas un savant, c'est un petit artisan qui fabrique des ustensiles d'usage courant : des cuillers en bois. Sa science, dit-il, ne se trouve pas dans les livres écrits par les hommes, mais dans le livre de la nature. Porte-parole de Nicolas de Cues, il personnifie la docte ignorance, qui n'est pas un scepticisme mais une nouvelle forme de savoir, un gai savoir pourrions-nous dire, fondé non sur l'érudition livresque mais sur l'expérience directe, un savoir qui se «savoure» - sapientia vient de sapere, se plaît-il à souligner - et non qui se transmet, un savoir qui produit quelque chose et non un savoir stérile.
Ce que l'homme simple proclame sur la place du marché, à Rome, comme jadis Socrate sur l'agora, à Athènes, est qu'il faut distinguer la sagesse, qui est science de ce monde, «science qui enfle» (livres I et II), de la sagesse qui consiste en un savoir intérieur (livre III). Le thème augustinien de la sagesse intérieure, étrangère à celle du monde qui rend orgueilleux, et celui du savoir tiré du grand livre de la nature se superposent sans s'exclure. Ce qui les unit est que la science physique est conjecturale et structurellement utile et féconde. Mais, parce qu'elle est conjecturale, elle peut aussi se convertir à la docte ignorance et devenir trésor de sagesse intérieure et mystique sans, toutefois, se soustraire à son engagement scientifique dans le calcul.
mercredi 15 juin 2011
Fragments
Héraclite d'Ephèse - Texte établi, traduit et commenté par Marcel Conche
Mai 2011 - PUF, Paris – Collection Epiméthée – 29 €
Quel est le « véritable » Héraclite ? Celui de Hegel ? Celui de Nietzsche ? Celui de Heidegger ? Un autre ? La présente édition desFragments de son oeuvre perdue vise, en conjuguant l'étude philologique et l'analyse philosophique, à restituer, autant que cela est possible, la pensée même d'Héraclite, dans son unité et sa cohérence. Ce qui surgit ainsi des ruines du texte est une structure belle, un cosmos, une sorte de temple grec déployant son harmonie dans la durée. Chaque fragment apporte sa précision nécessaire ; chacun est complémentaire de tous les autres, même si quelques-uns, plus décisifs, jouent le rôle de pierres d'angle. De ce temple, profondément logique, émanent un rayonnement, une sagesse, un appel, un espoir. De l'éternelle vérité, aucun philosophe fut-il jamais dans une proximité plus grande ? Avec Héraclite, dit Hegel, « la terre est en vue ».
Sur l'intersubjectivité Volume 1
Edmund Husserl - Edition Natalie Depraz
Mai 2011 - PUF, Paris - Collection
Epiméthé – Série Sur l'intersubjectivité, n° 1 – 40 €
Le présent tome I de cet ouvrage intitulé Sur l'intersubjectivité, qui en comprend deux, est la traduction partielle de Zur Phänomenologie der Intersubjektivität, trois volumes (I. 1905-1920 ; II. 1921-1928 ; III. 1929-1935) qui ont été édités par Iso Kern et publiés en 1973 à La Haye par Martinus Nijhoff dans les Husserliana, tomes XIII, XIV et XV. Étant donné le nombre considérable de textes retenus (quelque 800 pages sur 1 800 environ dans l'édition allemande), la traduction française se présente en deux tomes : Sur l'intersubjectivité I, le présent volume ; Sur l'intersubjectivité II.
La problématique husserlienne de l'intersubjectivité apparaît beaucoup plus différenciée, à la fois plus ramifiée et plus radicale que dans les textes publiés auparavant : elle s'y articule avec précision à la question de la corporéité primordiale, du temps, de l'imagination, de la communauté, de l'histoire, du langage, de la normalité, de la générativité et de l'individuation. En revanche, dans les textes publiés jusqu'ici, elle est souvent présentée soit de façon aporétique (Méditations cartésiennes), soit dans son extension d'emblée communautaire (Idées directrices II) ou historique (Krisis), en tout cas selon l'alternative trop simple de la constitution monadologique de l'égologie ou de la donation immédiate des autres dans le monde.
Le premier tome de l'édition française s'organise autour de 2 thèmes : 1 / la constitution primordiale du corps et de l'espace dans son articulation avec la constitution d'autrui, et 2 / l'expérience empathique en tant que vécu analogisant dans sa discussion critique avec les problématiques psychologiques de l'époque. Une introduction détaillée ouvre le volume et présente les différentes figures de l'intersubjectivité en liaison avec la problématique des voies d'accès à la réduction ; une postface s'explique sur le choix de la traduction retenue pour le terme Leib, et déploie la complexité historique et structurelle de son sens.
mercredi 4 mai 2011
Sur l'intersubjectivité. Volume 1
Edmund Husserl - Edition Natalie Depraz
Mai 2011 – PUF – Coll. Epiméthée – 40 €
Le présent tome I de cet ouvrage intitulé Sur l'intersubjectivité, qui en comprend deux, est la traduction partielle de Zur Phänomenologie der Intersubjektivität, trois volumes (I. 1905-1920 ; II. 1921-1928 ; III. 1929-1935) qui ont été édités par Iso Kern et publiés en 1973 à La Haye par Martinus Nijhoff dans les Husserliana (tomes XIII, XIV et XV). Étant donné le nombre considérable de textes retenus (quelque 800 pages sur 1800 environ dans l'édition allemande), la traduction française se présente en deux tomes.
La problématique husserlienne de l'intersubjectivité apparaît beaucoup plus différenciée, à la fois plus ramifiée et plus radicale que dans les textes publiés auparavant : elle s'y articule avec précision à la question de la corporéité primordiale, du temps, de l'imagination, de la communauté, de l'histoire, du langage, de la normalité, de la générativité et de l'individuation. En revanche, dans les textes publiés jusqu'ici, elle est souvent présentée soit de façon aporétique (Méditations cartésiennes), soit dans son extension d'emblée communautaire (Idées directrices II) ou historique (Krisis), en tout cas selon l'alternative trop simple de la constitution monadologique de l'égologie ou de la donation immédiate des autres dans le monde.
Le premier tome de l'édition française s'organise autour de deux thèmes : 1 / la constitution primordiale du corps et de l'espace dans son articulation avec la constitution d'autrui, et 2 / l'expérience empathique en tant que vécu analogisant dans sa discussion critique avec les problématiques psychologiques de l'époque. Une introduction détaillée ouvre le volume et présente les différentes figures de l'intersubjectivité en liaison avec la problématique des voies d'accès à la réduction ; une postface s'explique sur le choix de la traduction retenue pour le terme Leib, et déploie la complexité historique et structurelle de son sens.
Traduction, introduction, postface et index par Nathalie Depraz, ancienne élève de l'École normale supérieure, agrégée de philosophie, directrice de programme au Collège international de philosophie, maître de conférences à l'Université de la Sorbonne (Paris IV).
jeudi 21 avril 2011
La métaphysique et son avenir
Ernest Renan - texte présenté par Goulven Le Brech
Avril 2011 – Ed. du Sandre – 12 €
Je vois l'avenir des sciences historiques : il est immense, et si ces grandes études triomphent des obstacles qui s'opposent à leurs progrès, nous arriverons un jour à connaître l'humanité avec beaucoup de précision. Je vois l'avenir des sciences naturelles : il est incalculable, et si ces belles sciences ne sont pas arrêtées par l'esprit étroit d'application qui tend à y dominer, nous posséderons un jour sur la matière et sur la vie des connaissances et des pouvoirs impossibles à limiter ; mais je ne vois pas l'avenir de la philosophie, dans le sens ancien de ce mot.
Ernest Renan
dimanche 17 avril 2011
Introduction aux principes de morale et de législation
Jeremy Bentham
Mars 2011 – Vrin - Collection Analyse et philosophie – 32 €
L'Introduction aux principes de morale et de législation de Jeremy Bentham, paru en 1789, est un ouvrage en tout point remarquable, quoique trop méconnu aujourd'hui. Il poursuit en effet trois objets distincts mais complémentaires : définir le principe d'utilité, ce principe dont la force critique reste sensible en toute réflexion morale ; quantifier les « ressorts de l'action » qui sont au fondement de la psychologie humaine, afin de permettre le calcul utilitariste, un calcul qui n'est jamais totalement absent de la pensée éthique, économique ou sociologique ; poser les éléments nécessaires à l'établissement d'un code pénal, la classification des infractions et la théorie de la punition incitant à penser les conditions de possibilité d'une théorie générale du droit.
Ce volume n'a d'une introduction que son titre, et il est de toute évidence la matrice de toute une partie de la pensée benthamienne. S'il est vrai, comme on a pu le dire, que notre époque traverse une réversion utilitariste, la traduction de cet ouvrage en français, pour la première fois intégrale, met à disposition du lecteur un texte lucide et clair.
(Editeur)
mercredi 13 avril 2011
Le jeune Heidegger (1909-1926) : herméneutique, phénoménologie, théologie
édité par Sophie-Jan Arrien et Sylvain Camilleri
Mars 2011 – Vrin - Collection Problèmes et controverses – 28 €
“La philosophie de Heidegger ne commence pas avec Être et Temps. On trouve en amont du maître-ouvrage de 1927 une réflexion riche et autonome, dont il n'est pas exagéré de dire qu'elle forme un continent à part entière au sein de l'oeuvre. Ce recueil vise justement à présenter la pensée du «jeune Heidegger» (1909-1926) et à lui accorder toute l'attention qu'elle mérite. Coups de sonde dans les premiers écrits et les premiers cours de Freiburg et de Marburg, les études ici rassemblées laissent entrevoir une recherche absolument originale, déjà fort mature et aux singulières potentialités. Des interprétations phénoménologiques de la vie facticielle y côtoient des confrontations avec le néo-kantisme, des appels précoces à l'herméneutique, des détours subtils par la théologie et des références à la religion vécue. Plutôt que de réduire ces premiers travaux à un simple tracé menant tout droit à l'analytique existentiale du Dasein, cet ouvrage s'efforce de dévoiler leur signification et leur importance intrinsèques. Prenant en considération l'intérêt du jeune Heidegger pour le Pseudo-Duns Scot, Dilthey, Rickert, Natorp, Paul, Augustin, Aristote et Luther, il propose un aperçu de la complexité des influences et des idées qui structurent la première pensée du philosophe. Il s'agit ainsi d'ouvrir selon des perspectives plurielles un corpus pouvant non seulement donner une impulsion nouvelle aux études heideggeriennes mais également inciter à développer les possibilités du travail herméneutique, à refonder la phénoménologie et à interroger autrement la donne théologique.” (Editeur)
De l'égalité des deux sexes. De l'éducation des dames. De l'excellence des hommes
François Poulain de La Barre
Mars 2011 – Vrin - Collection Bibliothèque des textes philosophiques. Textes cartésiens en langue française – 30 €
François Poulain de la Barre (1647-1723) est peut-être le plus grand penseur moderne de l'égalité entre les sexes. Exemple remarquable de transgression idéologique, il passe du catholicisme au protestantisme « rationnel », de la scolastique à la philosophie nouvelle, du phallocentrisme à la philogynie. Il utilise la méthode de Descartes et sa réflexion sur l'homme pour démontrer cette égalité des sexes, aussi bien d'un point de vue physiologique que psychologique. Cette réflexion s'appuie aussi sur une généalogie de l'humanité qui discute les thèses des théoriciens du droit naturel. Relisant parallèlement des textes souvent utilisés contre les femmes (Aristote et surtout la Bible), Poulain de la Barre apparaît comme un protagoniste essentiel du travail de lecture critique des textes sacrés à l'âge classique, au même titre que Simon ou Spinoza. D'où un vaste programme de réforme sociale, qui fait de l'éducation des femmes la seule voie pour leur émancipation et qui interroge la légitimité des sources traditionnelles d'autorité (le savant, le prêtre, le noble).
Souvent cités dans les études anglo-saxonnes (aussi bien en histoire, philosophie, littérature que dans les études de genre), peu connus en France, notamment des philosophes, les trois traités féministes de Poulain de la Barre sont ici pour la première fois réunis et présentés dans leur texte intégral.
Sur la liberté de la volonté
Arthur Schopenhauer
Mars 2011 – Hermann – 22 €
Publié en 1839, ce mémoire, couronné par la Société royale des Sciences de Norvège, est une tentative de Schopenhauer pour répondre à la question : la liberté de la volonté humaine peut-elle être prouvée à partir de la conscience de soi ?
Schopenhauer y développe sa célèbre thèse - ô combien paradoxale - selon laquelle « chaque homme agit selon sa manière d'être, et l'action, chaque fois nécessaire conformément à celle-ci, n'est déterminée, dans une situation individuelle, que par ses motifs ». Thèse qui conduit à affirmer la liberté humaine du point de vue de l'être et de l'essence, tout en la niant pour chaque être humain du point de vue de son existence phénoménale.


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