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samedi 9 mai 2020

Marquis Pierre, Papini Odile, Prade Henri (Eds.) : A Guided Tour of Artificial Intelligence Research

Juillet 2020 - Springer Nature Switzerland AG


The purpose of this book is to provide an overview of AI research, ranging from basic work to interfaces and applications, with as much emphasis on results as on current issues. It is aimed at an audience of master students and Ph.D. students, and can be of interest as well for researchers and engineers who want to know more about AI. The book is split into three volumes:

- the first volume brings together twenty-three chapters dealing with the foundations of knowledge representation and the formalization of reasoning and learning (Volume 1. Knowledge representation, reasoning and learning)

- the second volume offers a view of AI, in fourteen chapters, from the side of the algorithms (Volume 2. AI Algorithms)

- the third volume, composed of sixteen chapters, describes the main interfaces and applications of AI (Volume 3. Interfaces and applications of AI).

This second volume presents the main families of algorithms developed or used in AI to learn, to infer, to decide. Generic approaches to problem solving are presented: ordered heuristic search, as well as metaheuristics are considered. Algorithms for processing logic-based representations of various types (first-order formulae, propositional formulae, logic programs, etc.) and graphical models of various types (standard constraint networks, valued ones, Bayes nets, Markov random fields, etc.) are presented. The volume also focuses on algorithms which have been developed to simulate specific ‘intelligent” processes such as planning, playing, learning, and extracting knowledge from data. Finally, an afterword draws a parallel between algorithmic problems in operation research and in AI.

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dimanche 5 mai 2019

Pierre Steiner : Désaturer l'esprit. Usages du pragmatisme

Questions théoriques - Mai 2019


Que faisons-nous, au juste, lorsque nous parlons d’« esprit », ou que nous attribuons des pensées à d’autres personnes ? Penser, est-ce déjà agir ? Les concepts de pensée, d’intention ou de compréhension font-ils référence à des processus « internes » ? Pour répondre à ces questions, Pierre Steiner développe une conception déonto­logique de l’esprit (« dé-ontologique et normative »), en dialogue avec Wittgenstein, les premiers écrits de Richard Rorty et le pragmatisme normatif de Robert Brandom. Il propose en outre une lecture renouvelée de l’expérimentalisme social et politique de John Dewey – dont l’une des conséquences pourrait être d’externaliser l’esprit dans des pratiques scientifiques et des disposi­tifs techniques.
Contre une définition privée et centrali­sante de la pensée, ce livre délocalise l’esprit dans des réseaux intriqués de jeux de langage, de formes de vie et de techniques sédimentées. Ce faisant, il confronte le pragmatisme à un certain nombre de thèses analytiques dominantes en philo­sophie de l’esprit, comme le naturalisme, le représentationnalisme ou l’identification de la pensée à un ensemble de faits intracrâniens. « Désaturer l’esprit », c'est rendre compte de la dimension publique de la cognition, mais aussi de nos croyances et de nos valeurs.

SOMMAIRE

Introduction

I. Rorty et le problème corps-esprit
Une question de contingence et d’implémentation 
1. L’esprit des vocabulaires
2. Des relations entre vocabulaires
3. Splendeurs et misères de la conscience
4. Les vertus thérapeutiques de l’éliminativisme rortyen
5. Dé(s)-ontologiser l’esprit : de l’éliminativisme aux pratiques déontiques

II. Pragmatisme, inférentialisme et pensée
Vers une délocalisation de l’esprit dans les pratiques normatives
1. Le pragmatisme de Brandom
2. Le problème des épisodes mentaux conceptuels
3. Le pragmatisme normatif : Sellars et Wittgenstein
4. L’inférentialisme normatif
5. Les conséquences de l’inférentialisme normatif pour la pensée

III. L’expression, l’action et la vie
À propos de Wittgenstein et des sciences cognitives contemporaines
1. Les sciences cognitives énactives, ou l’apogée des sciences cognitives
2. Au-delà du mythe de l’intériorité : le mythe des processus mentaux
3. L’expressivité de l’esprit et ses dimensions comportementales
4. Que peuvent étudier les sciences cognitives ?
5. Conclusion
IV. Une différence qui fait une différence Dewey, les qualités de l’esprit et la crise de la culture
1. L’esprit comme verbe et l’ordre des qualités
2. La genèse du problème corps-esprit
3. L’expérimentalisme de Dewey et la crise des deux cultures

V. L’expérimentalisme de Dewey et l’esprit de la science et des techniques
1. Situer à nouveau la philosophie des sciences de Dewey
2. La méthode expérimentale et la science
3. Sciences, autonomie et usages
4. Dewey et la technique
5. Expérimentalisme moderne, rationalité scientifique et pratiques quotidiennes
6. Conclusion : le pragmatisme, l’esprit et la science

Remerciements
Bibliographie

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jeudi 16 juin 2016

Olivier Massin : Le Corps et l' Esprit. Introduction à la Philosophie de l'Esprit

Éditions universitaires européennes - Mai 2016


Nous distinguons ordinairement le corps de l’esprit. Cependant, bien que cette distinction nous soit intuitive, dès lors que nous cherchons à spécifier le critère sur lequel elle repose, elle se dérobe. Tout se passe comme si nous n’avions aucun mal à situer les choses d’un côté ou de l’autre de la frontière qui sépare le corps de l’esprit sans que nous ne parvenions à la définir précisément. A quel critère obéissons-nous en effet lorsque nous opérons une bipartition entre phénomènes mentaux et phénomènes physiques ? Il est essentiel d'éclaircir cette distinction afin de pouvoir formuler le problème central de la philosophie de l'esprit : comment expliquer l'étroite corrélation entre épisodes psychologiques et épisodes physiques ? Comment expliquer que les états de notre corps et les états de notre esprit varient souvent de concert ? Quand la température extérieure s’accroît, nous avons plus chaud ; lorsque nous voulons lever notre bras, il se lève. Alors que la description de telles corrélations suppose que soit établie la distinction du corps et de l'esprit, leur explication conduit souvent à l'estomper.

Olivier Massin est agrégé de philosophie, il a soutenu deux thèses de philosophie, l'une sur l'objectivité de la perception tactile, l'autre sur la valeur du plaisir. Il a publié de nombreux articles en métaphysique, philosophie de l'esprit et théorie des valeurs et a co-édité avec Anne Meylan le recueil Aristote chez les Helvètes, chez Ithaque.

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lundi 1 novembre 2010

L’Esprit conscient. A la recherche d’une théorie fondamentale

David J. Chalmers

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Parution : 15 octobre 2010 – Editions : Ithaque – Prix : 35 €

Vous aimez le goût du sirop à la fraise et celui du sorbet au citron. Vous avez un orgasme. Vous contemplez le bleu gris d'un ciel froid d’automne. Vous ne parvenez pas à vous rappeler une pensée que vous avez pourtant sur le bout de la langue… Toutes ces expériences accompagnent une activité cérébrale. Notre cerveau traite en effet une foule d’informations en provenance du monde extérieur et de notre propre corps. Mais à quoi bon ces expériences ? Pourquoi ce traitement de l’information ne se limite-t-il pas à guider notre comportement ? Pourquoi faut-il encore qu’il nous fasse de l'effet ? Et pourquoi ces informations-là doivent-elles produire précisément ces effets-là ? En un mot, quels sont les rapports entre les excitations neuronales et nos expériences ? Comment la matière grise peut-elle fabriquer la conscience ?
Selon Chalmers, si deux êtres physiquement indiscernables peuvent avoir des expériences différentes (vous et votre zombie ou deux personnes ayant des expériences inversées), il faut en conclure que la conscience n’est pas physique. Partant, les sciences cognitives sont incapables de rendre effectivement compte de nos expériences : si leur méthode matérialiste et réductionniste nous permet de comprendre certaines fonctions associées à la conscience, comme l’apprentissage, la mémoire ou l’attention, elles n'expliquent pas l’effet qui accompagne ces processus. La conscience ne peut être réduite ni à des fonctions cognitives, ni aux états cérébraux qui réalisent habituellement les fonctions.
Mais une telle thèse est-elle recevable ? Ne serait-elle pas antiscientifique, non naturaliste ? Non. La science se définit non par son ontologie matérialiste, mais par sa volonté d’expliquer de la façon la plus économique et la plus élégante possible l’ensemble des phénomènes de l’univers. Le rejet du matérialisme n’implique pas le rejet du naturalisme, pas plus que celui des résultats de la science. Car il faut bien plutôt tenir la conscience pour un élément fondamental du monde, régi par des lois spécifiques et compatibles avec les données actuelles de la science, du même ordre que le temps, l’espace ou d’autres propriétés fondamentales. Déterminer quelle place occupe la conscience dans l’univers est un défi qui nous oblige à partir en quête d’une théorie fondamentale.
Ouvrage traduit et publié avec le concours du CNL.

L'auteur

David John Chalmers, né en 1966 en Australie, est philosophe et dirige le Centre For Consciousness à l’Australian National University. D'abord diplômé en mathématiques et en informatique à Adélaïde, il se consacre ensuite aux sciences cognitives et à la philosophie, et présente en 1995 son post-doctorat au département (dirigé par Andy Clark) de Philosophie-Neurosciences-Psychologie de l'université de Washington à Saint-Louis. Il a fait paraître sous sa direction l'anthologie Philosophy of Mind (Oxford University Press, 2002), et est membre éditeur de la Stanford Encyclopedia of Philosophy. L’Esprit conscient est son maître ouvrage.