mercredi 4 mai 2016

Søren Gosvig Olesen : La phénomenologie, cette inconnue

Mimesis - Mars 2016 - L'oeil et l'esprit


Ce livre entre en polémique avec le tournant cognitiviste ou mentaliste de la phénoménologie. Visant à montrer la radicalité de la phénoménologie, il en expose, dans un premier temps, les enjeux et les possibilités, pour montrer ensuite comment ses concepts-clés – la réduction, la variation, la constitution – témoignent d’une puissance heuristique qui déborde largement le cadre des opérations de conscience dans lequel on les a enfermés. À renouer ainsi avec les origines de la phénoménologie, on découvre finalement que la perspective qui s’annonce dans les phénomènes n’est rien d’autre que celle de l’essence. 

Søren Gosvig Olesen, professeur de?philosophie à l’Université de Copenhague, a publié notamment La philosophie dans le texte (1982), Wissen und Phänomen (1997) et Transcendental History (2012).

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Pierre Navarro : Épicure. Une Philosophie de la Vie Facile

Ellipses Marketing - Avril 2016 - Collection : Aimer les philosophes


Quoi de plus facile que d'être épicurien ? Se laisser porter par le plaisir est à la portée du premier venu… Mais c'est ignorer que l'épicurien est d'abord l'élève d'un philosophe, épicure, qui prône une discipline rigoureuse des désirs et la lucidité devant la mort. Le lecteur averti a dès lors beau jeu de dénoncer la caricature de l'épicurien en pourceau, renvoyant le néophyte à ses chères études. Pourtant, Epicure dit bien que le bonheur que promet sa doctrine est facile, et qu'il ne s'embarrasse d'aucun savoir préalable. Son éthique se résume en quatre phrases, ses principes physiques sont élémentaires, et sa théorie de la connaissance s'appuie sur l'évidence sensible. Mais si cette philosophie est si facile, pourquoi tant de contresens ? Pourquoi tant de questions sans réponse ? Pourquoi, enfin, tant de malheur quand le plaisir nous tend les bras ? Ce livre s'adresse à ceux qui ne connaissent pas épicure et Lucrèce. Puisse-t-il donner envie de lire les épicuriens et prendre la mesure de cette facilité héroïque, conquise de haute lutte, que prétend enseigner la philosophie du Jardin.

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Jacques Derrida et Evando Nascimento : La Solidarité des vivants et le pardon. Conférence et entretiens

Hermann - Mai 2016 - Le Bel aujourd'hui


« Quand la notion d'imprescriptibilité est inscrite dans la loi, comme c'est le cas en France depuis 1964 pour les crimes contre l'humanité, elle devient ainsi, au-delà de la temporalité juridique et donc humaine, un concept juridique. Celui-ci donne à entendre qu'aucune loi des hommes, dans le temps des hommes, ne peut soustraire le criminel au jugement. Ce n'est pas le contraire du droit de grâce, puisque le chef d'État peut encore gracier un homme condamné pour crime contre l'humanité [...]. L'imprescriptibilité a ceci d'analogue avec le droit de grâce, avec la grâce dont elle paraît être le contraire, que dans les deux cas l'ordre humain de la loi et le temps humain du jugement sont débordés par une instance transcendante. Les hommes n'ont pas le droit de soustraire ou de se soustraire au jugement, quel que soit le temps écoulé après la faute. [...] Mais comme l'ordre du prescriptible ou de l'imprescriptible n'est pas celui du pardonnable ou de l'im-pardonnable, qui eux n'ont plus rien à voir, en principe, avec le judiciaire ou le pénal, alors cette hyperbole du droit fait signe néanmoins vers un pardon, à savoir un excès dans l'excès, un supplément de transcendance (on peut tout en condamnant, devant la cour de justice, pardonner l'impardonnable) ou bien vers une réappropriation humanisante, une ré-immanentisation de la logique du pardon. » J. Derrida

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Jean-Marc Durand-Gasselin : Rousseau. Une Philosophie de la Modernité

Ellipses Marketing - Avril 2016 - Collection : Aimer les philosophes


Pour comprendre l'importance de l'oeuvre de Rousseau, il est nécessaire de retracer la trajectoire de cette figure singulière et controversée, au coeur du XVIIIe siècle. Le lecteur est ici invité à voir comment Rousseau inaugure la forme la plus conséquente d'autocritique des Lumières, au point de se placer à l'épicentre de la modernité. Les Lumières en effet s'incarnaient à Paris dans les salons par un certain rapport à la culture et à la sociabilité mondaine, qui était devenu un modèle dans toute l'Europe. Réagissant à ce monde brillant de la conversation et des privilèges, Rousseau a explicité les formes de justification sur lesquelles il reposait, en a produit une critique radicale et en a proposé une alternative intellectuelle globale dans son anthropologie, sa politique, sa théorie de l'éducation, son roman et ses écrits autobiographiques.

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Wald Lasowski Alioch (dir.) : Althusser et Nous

PUF - Mai 2016


Philosophe et penseur du politique, intellectuel marxiste et militant communiste, enseignant, directeur de collection... : à travers le rayonnement de son oeuvre et de sa personne, Louis Althusser a renouvelé la théorie politique et la philosophie de l'histoire, de Machiavel à Marx.
Parmi ses contemporains, Michel Foucault exhorte : « Ouvrez les livres d Althusser ! », Jacques Derrida évoque « la force rayonnante et provocante de sa pensée », Gilles Deleuze salue l' « Althusser s Band », et pour Roland Barthes, « le seul modèle acceptable de la science est celui mis au jour par les études d Althusser sur Marx ». Aliocha Wald Lasowski converse avec vingt écrivains et philosophes qui ont lu, rencontré, parfois travaillé avec Althusser, quand ils n'ont pas fait partie de ses proches. Où l'on mesure à quel point la pensée d'Althusser demeure d'une actualité brûlante.

Né en 1977, critique littéraire au Point Hors-série, à L'Humanité, à Marianne et au Magazine littéraire, Aliocha Wald Lasowski est maître de conférences en esthétique et philosophie contemporaine à l'université catholique de Lille (Faculté des lettres et sciences humaines).

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Jean-Marc Lévy-Leblond (ed.) : Lettres à Alan Turing

THIERRY MARCHAISSE EDITIONS - Mai 2016 - LETTRES A


La gloire d'Alan Turing commence vers la fin du XXe siècle, bien longtemps après sa mort.
Il aura donc fallu attendre l'informatisation du monde, la divulgation de ses activités de décryptage durant la Seconde Guerre mondiale et la levée des tabous sur l'homosexualité, pour que son génie mathématique déploie enfin toutes ses dimensions scientifiques, culturelles et personnelles.
Ses recherches très variées, et notamment sa célèbre machine, sont loin d'avoir donné tous leurs fruits. Nous vivons en partie dans une sorte d'« espace de Turing » mal connu, que les lettres rassemblées ici explorent avec humour, savoir et affection.

Jean-Marc LÉVY-LEBLOND est physicien et essayiste. Il dirige les collections scientifiques au Seuil et la revue Alliage.

AUTEURS : Henri ATLAN, Ali BENMAKHLOUF, Pierre BERLOQUIN, Catherine BERNSTEIN, Gérard BERRY, Pierre CASSOU-NOGUÈS, Jean-Paul DELAHAYE, Jean DHOMBRES, Jean-Pierre DUPUY, Nazim FATÈS, Jean-Gabriel GANASCIA, Sylvie LAINÉ, Jean LASSÈGUE, Jacques LECLAIRE, Hervé LE GUYADER, Laurent LEMIRE, Ignazio LICATA, Giuseppe LONGO, François NICOLAS, Odile PAPINI, Jean-François PEYRET, François RIVENC, Sara TOUIZA-AMBROGGIANI

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mardi 3 mai 2016

Guillaume Tonning : Nietzsche. Une philosophie de l'épreuve

Ellipses - Avril 2016 - Aimer les philosophes


De l’épreuve philosophique de Nietzsche, comment sortir indemne ? Il ne suffit pas, incriminant la sotte austérité de l’esprit de système, de vagabonder dans l’oeuvre à la façon d’un chien errant. Le lecteur qui remuerait de la queue à la découverte d’un bon mot ou d’une formule piquante manquerait en effet l’essentiel dans son plaisir cynique : l’extraordinaire cohérence d’une proposition de pensée qui se cherche puis se trouve en clarifiant les concepts de volonté de puissance et d’éternel retour. Le présent ouvrage ambitionne d’emprunter non tant le chemin qui mène à Nietzsche que celui qu’il suit lui-même. Penser en sa compagnie, respirer l’air frais de ces cimes qu’il fréquente, voilà le moyen de se faire, à la façon des « hommes supérieurs » de Zarathoustra dans leur désarmante impéritie, disciple sans discipline ou sectateur sans sectarisme... De pages écrites en une époque révolue, celle du nihilisme et de la « mort de Dieu », émane dès lors le souffle d’une liberté salutaire pour les temps présents.

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Juliette Lemaire et Jean-Baptiste Gourinat (dir.) : Logique et dialectique dans l’Antiquité

Vrin - Mai 2016 - Blibl. Histoire de la philosophie



Tout au long de l’Antiquité, logique et dialectique ont entretenu des relations étroites et complexes. Tandis que la dialectique apparaît dès Socrate et Platon, il faut attendre Aristote pour le premier développement de la logique, sous le nom d’« analytique », et les stoïciens pour qu’apparaisse le terme de « logique ». Le développement historique de la logique suit ainsi un mouvement d’extension à partir de la dialectique, et celle-ci est tantôt conçue comme une espèce de la logique, tantôt comme une discipline rivale. Les deux disciplines ont pour objet le raisonnement, et l’avènement de la logique se fait en partie en détachant les règles du raisonnement de la forme dialoguée et du contenu concret des arguments, symbolisés par des lettres ou des nombres, mais la forme dialogique reste souvent prévalente. Les deux disciplines hésitent entre le statut d’instrument de la philosophie (l’organon aristotélicien) et celui d’une partie de la philosophie. Cet ouvrage étudie l’histoire des différentes conceptions de ces deux disciplines, ainsi que la relation qu’elles ont entretenue entre elles, depuis Socrate et Platon jusqu’au néoplatonisme, en passant par Aristote et la philosophie hellénistique (les stoïciens, les cyniques). 
Les études réunies ici ont fait l’objet d’un colloque, organisé du 10 au 12 décembre 2009 par le Centre de Recherches sur la Pensée Antique (Centre Léon Robin), UMR 8061 du CNRS (Université Paris-Sorbonne et ENS Paris).

Ont oollaboré à ce volume : J. Barnes, M. Bonelli, L. Castagnoli, P. Crivelli, L.-A. Dorion, D. El Murr, J.-B. Gourinat, M. Gourinat, S. Husson, K. Ierodiakonou, J. Lemaire, A. Longo, M. Narcy, C. Rapp, A. Schiaparelli, C. Viano, F. Wolff.

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lundi 2 mai 2016

Ugo Batini : Schopenhauer. Une Philosophie de la Désillusion

Ellipses Marketing - Avril 2016 - Aimer les philosophes


La collection « Aimer les philosophes » laisse le champ libre à des spécialistes pour livrer une lecture personnelle de l'auteur ou du courant philosophique qui est au cæur de leur vie spirituelle. Un cheminement de pensée enthousiaste en compagnie des classiques de notre tradition. Cynique, amateur de bons mots, vieux pessimiste, Schopenhauer se prête aisément à un portrait haut en couleur, rapidement brossé grâce à quelques anecdotes et insultes bien senties qui ont grandement participé à sa célébrité tardive. Cet ouvrage invite à ne pas en rester là. Se découvre alors un homme inactuel, se complaisant à la fois dans un romantisme en déclin et dans les acquis des sciences de son temps, dont la pensée exigeante cherche à nous livrer le réel sans fard. Plus encore, un parcours de lecture attentif de son maître ouvrage, Le Monde comme volonté et représentation, permet au lecteur d'assister à l'élaboration progressive de cette patiente entreprise de désenchantement. Alors seulement nous devient compréhensible la formidable influence qu'il exerça sur les artistes et les penseurs qui, à l'instar de Céline, Proust, Beckett ou Mann, construisirent le siècle à venir dans l'horizon de cette philosophie sans illusion.

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Élodie Lemoine et Jean-Philippe Pierron (dirs.) : La mort et le soin. Autour de Vladimir Jankélévitch

Presses Universitaires de France - Mai 2016 - Questions de soin


Est-ce une sombre dialectique que de vouloir penser le soin à l’ombre de la mort ? La question est médicale, elle est aussi métaphysique. Elle instille au cœur du soin le plus technique, précis et rigoureux, des enjeux éthiques, mais aussi existentiels. Ils lestent la décision médicale et l’agir soignant d’une densité nouvelle : une méditation sur la condition mortelle de l’homme souffrant. Autour d’une analyse de Vladimir Jankélévitch, qui n’a pas connu ce que nous appelons aujourd’hui les soins palliatifs, mais qui a longuement médité sur la mort, médecins, oncologues, sociologues, bénévoles d’accompagnement et philosophes dialoguent et font résonner ses analyses, en leur donnant une nouvelle actualité. En effet, si pour tout homme « mors certa, hora incerta » – la mort est certaine, mais l’heure incertaine –, c’est encore plus vrai lors d’une maladie évolutive et incurable. Entre la certitude du fait et l’incertitude de la date s’engouffre l’espérance indéterminée, avec laquelle l’agir soignant et l’existant malade composent. N’est-ce pas alors le sens du soin que d’être une clinique de l’incertitude ?

Sommaire
Introduction, « Pour une clinique de l’incertitude », Jean-Philippe Pierron
« La mort », Vladimir Jankélévitch
« L’incertitude fondamentale. La fin de vie pensée avec Vladimir Jankélévitch », Élodie Lemoine
« L’instant et la durée : Jankélévitch et les soins palliatifs », Laure Barillas
« La fécondité possible du doute en fin de vie », Régis Aubry
« Pour une critique de la notion de fin de vie », Patrick Baudry
« Demander l’euthanasie, une façon de rester vivant ? » Gisèle Chvetzoff
« L’accompagnant, un funambule de la relation », Tanguy Châtel
« Relation de soin : vérité ? Mensonge ? Incertitude ? », Pascale Vassal
« Le mourant, un semblable ? Incertitudes de la reconnaissance », Agata Zielinski
« Le premier du soin dans les derniers soins », Jean-Philippe Pierron

Jean-Philippe Pierron est professeur et doyen de la faculté de philosophie de Lyon 3.
Élodie Lemoine est doctorante en philosophie (Lyon 3) et chargée de mission scientifique à l'espace Éthique Rhône-Alpes.

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vendredi 29 avril 2016

Adèle Van Reeth et Eric Fiat : La pudeur

Plon - Avril 2016 - Questions de caractère


Parce qu’elle est à la fois morale (la vertu de réserve) et érotique (« elle fait le charme de l’amour comme le prix des abandons », disait Louise de Vilmorin), la pudeur est sans doute la plus troublante des vertus.
Deux philosophes s’emploient ici à en faire l’éloge, et pour cela sont conduits à s’interroger sur le sexe des anges et la vie amoureuse de Kant.
Valeur désuète et même ringarde ? Loin de là : véritable piment du désir, infiniment plus charmante que ses sœurs la pruderie, la décence, la honte et l’escartefiguerie, la pudeur est sans doute le sentiment le plus propre à l’homme, être fragile oscillant à jamais entre l’ange et la bête.

Philosophe spécialiste de l'ordinaire et de cinéma, Adèle Van Reeth produit et anime les " Nouveaux Chemins de la connaissance ", l'émission quotidienne de philosophie de France Culture. 
Eric Fiat est philosophe et professeur des Universités. Auteur de nombreux ouvrages, il est spécialiste des questions d'éthique et de philosophie morale.

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jeudi 28 avril 2016

Vladimír Mikeš : Le paradoxe stoïcien. Liberté de l'action déterminée

Vrin - Avril 2016


L’action déterminée est-elle libre? C’est là une question centrale dans la théorie de l’action proposée par les premiers stoïciens (IIIe siècle av. J.-C.). Cette question est en effet au cœur de la tension qui surgit sous différentes formes dans la psychologie et dans l’éthique stoïcienne. Défendant une thèse « compatibiliste » qui associe déterminisme et autonomie, ce livre veut montrer, contre l’interprétation usuelle, que la relation entre liberté et déterminisme est, dans l’ancien stoïcisme, une relation de dépendance, car la détermination de l’homme est la condition de sa vraie liberté qui n’est, elle-même, que la manifestation d’un rapport à l’univers dont l’homme se perçoit comme l’une des parties. L’enjeu de cette interprétation est de révéler la cohérence de la théorie stoïcienne de l’action qui n’apparaît que si ses différentes parties – la psychologie de l’action, la théorie des vertus et celle de la liberté – ainsi que les paradoxes qu’elles engendrent sont pensés ensemble.

Vladimír Mikeš est chercheur à l’Institut philosophique de l’Académie des sciences de la République tchèque.

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Francis Métivier : Liberté inconditionnelle

Pygmalion - Avril 2016


La liberté est surtout une idée ? Certes, mais sans elle, nous tombons. Avec elle, nous courrons.
La liberté est notre musculature. Le bonheur, quant à lui, est un nuage cotonneux. C’est à partir de cette réflexion sur la liberté que nous pourrons, ensuite, peut-être, non pas nous poser la question du bonheur, mais voir si, en ayant mis à l’épreuve notre pensée, nous sommes devenus, sans nous en être aperçu, heureux. Car, le bonheur est comme le sommeil : c’est lui qui vient à nous. Cependant, pour qu’il vienne, il faut lui préparer la place.
Bref, tu l’as compris, je ne suis pas là pour te rassurer, t’instruire ou te distraire, mais pour te secouer. Veux-tu une consolation ? Entre en religion. Tu veux des connaissances ? Fais de la science. Tu veux prendre du plaisir ? Va au cinéma. Tu veux être libre ? Philosophe.

Philosophe et musicien, Francis Métivier a eu deux révélations à 13 ans : le grec ancien et Led Zeppelin, ce qui l'a amené ensuite à se confronter aux textes philosophiques et à apprendre la guitare. Rock'n philo est le résultat de la maturation de ces deux modes d'expression.
Il est le créateur du philoconcert (Rock'n philo en live), produit notamment au MK2 Grand Palais.

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mercredi 27 avril 2016

Arash Joudaki : La politique selon l'égalité. Essai sur Rancière, Gauchet, Clastres et Lefort

Editions L'Harmattan - Avril 2016 - Ouverture philosophique


La contribution majeure de la pensée politique de Jacques Rancière se résume par un apport double : définir en quoi consiste la politique et comprendre de quoi la philosophie politique est le nom. C’est ainsi que la mise en évidence du logos propre de la politique (la mésentente) et de sa condition (l’égalité) s’accompagne d’une prise de distance critique vis-à-vis de la philosophie politique. Ce livre tente de ressaisir la singularité de cette conception par la mise en place d’un dispositif de controverses où elle est confrontée à celles de trois autres penseurs : Marcel Gauchet, Pierre Clastres et Claude Lefort. La confrontation entre Gauchet et Rancière cherche à clarifier le sens d’une postdé- mocratie, tandis que celle opposant Gauchet à Clastres puis Lefort à Rancière se rapporte à l’institution de la politique. Le lecteur est ainsi invité à évaluer la teneur et l’efficace de l’approche qui donne accès à la compréhension de la vérification anarchique de l’égalité, par quoi la politique introduit une rupture dans l’ordre naturel de la domination. 

Arash Joudaki, né en 1968, quitte en 1993 son pays natal, l’Iran, et vit depuis à Bruxelles. Il est docteur en philosophie de l’Université de Namur.

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Véronique Le Ru (dir.) : L'Encyclopédie. 250 ans après, la lutte continue

Presses Universitaires Reims - Avril 2016


Pourquoi 250 ans après, ouvrir l'Encyclopédie ? Parce que la société de gens de lettres qui lui a donné vie a répondu de manière exemplaire à une question qui est encore la nôtre au XXIe siècle, à savoir comment l'homme peut-il lutter contre les formes d'oppression et de terreur qui l'enserrent voire l'anéantissent ? Aujourd'hui, la confusion du politique et du religieux est d'une sinistre actualité par la montée en puissance d'un prétendu État islamique, ou de «Républiques religieuses» qui sont, en réalité, de véritables théocraties et dans l'essor de mouvements fondamentalistes y compris dans les pays démocratiques. Or le combat des encyclopédistes, leur analyse critique de la superstition, du fanatisme et des formes d'intolérance en général peut nous aider à fourbir nos propres armes de résistance à toutes les formes d'intégrisme, pour écraser ce que Voltaire et les encyclopédistes appelaient «l'infâme» et que nous appelons la barbarie criminelle.

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Luc Brisson, Arnaud Macé, Anne-Laure Therme (dirs.) : Lire les présocratiques

Presses Universitaires de France - 2e édition revue et augmentée - Avril 2016 -
Collection : Quadrige Manuels


Qui sont les présocratiques ? Comment leur pensée nous est-elle parvenue, alors même que leurs oeuvres sont en grande partie perdues ? De Thalès et de Pythagore aux sophistes, d'Anaximandre à Empédocle, d'Héraclite à Parménide, d'Anaxagore à Démocrite, est-il possible de réunir sous une catégorie unique des penseurs aussi divers ? Introduction à la lecture de ces monuments engloutis des origines de la philosophie occidentale, ce volume interroge le concept de " présocratique " forgé par Hermann Diels au début du XXe siècle pour s'en distancer et adopter de nouvelles perspectives. Il situe ainsi chaque oeuvre dans le contexte social et culturel de son apparition : celui d'une Grèce archaïque où domine le discours poétique, vecteur d'un savoir commun sur les dieux, le monde et les hommes, où la curiosité savante est portée par une culture technique omniprésente et où s'épanouit le genre littéraire de l'" historia ". Tel est le premier visage que présente en Grèce ancienne la spéculation " philosophique " : celui d'une enquête savante sur la nature de toutes choses, soumettant à un examen rationnel l'ensemble des éléments évoqués par les mythes, de la genèse de l'univers à l'origine des hommes et à la formation de leurs cités.

Luc Brisson est directeur de recherche au CNRS (Paris). Arnaud Macé est maître de conférences à l'université de Franche-Comté. Anne-Laure Therme est professeur agrégé et docteur en philosophie.

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Pauline Schmitt-Pantel (dir.) : Citoyennetés et droits de l'Homme

Hazan - Avril 2016 - Catalogues d'exposition


Citoyennetés et droits de l’homme illustre la troisième singularité de la Méditerranée par rapport aux autres bassins de civilisations, comme ceux d’Asie du Sud-Est ou de Méso-Amérique. Ce volume s’attache à dégager les moments et principes clés de l’histoire de la citoyenneté depuis l’Antiquité. En Grèce, il y a 2 500 ans, être citoyen et participer à la vie publique et politique est un privilège. Dans l’Empire romain, la citoyenneté englobe, au fur et à mesure qu’il s’étend, les habitants des nouveaux espaces conquis, à l’exception des femmes et des esclaves. Au Moyen Âge et à la Renaissance, d’autres formes de citoyenneté s’épanouissent. Au sein des cités médiévales italiennes, par exemple, naît une figure nouvelle du citoyen, dotée de droits divers et protégée par des privilèges locaux. Au xviiie siècle, l’idée se fait jour qu’être humain c’est aussi être citoyen, que l’on soit homme ou femme, riche ou pauvre. Toutefois, si les Lumières et la Révolution française ont un lien direct avec la volonté d’établir des droits de l’homme et du citoyen, les révolutions qui ont suivi, ancrées dans des contextes sociaux ou coloniaux, n’ont pas toutes embrassé cet objectif. Les liens opérés dans l’ouvrage entre les articles d’historiens et les œuvres présentées sont autant d’occasions de réfléchir aux différentes formes de citoyenneté et aux rapports qu’elles entretiennent avec d’autres questions comme le genre, la défense et la santé.Coédition Mucem/Editions Hazan.

Pauline Schmitt Pantel est une historienne, professeur d’histoire grecque à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne et membre de l’équipe de recherche ANHIMA (ANthropologie et HIstoire des Mondes Anciens). Elle est spécialiste de l’étude de l’histoire du genre, de l’histoire des mœurs et du politique ainsi que des questions de religion grecque antique. Elle fait partie du comité scientifique de la revue Clio.

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mardi 26 avril 2016

Bénédicte Abraham : Au commencement était l'action. Les idées de force et d'énergie en Allemagne autour de 1800

Presses Universitaires du Septentrion - Mars 2016 - Dialogues entre cultures


Saisir l'évolution d’une époque ou d’un moment de crise, non plus par les événements qui la jalonnent ou les personnalités qui la dominent, mais par des notions ou concepts sensibles qui font figure de « marqueurs » de changement d’époque : tel est le projet à l’origine du présent ouvrage. 
Les termes 'Kraft’ (force) et ‘Energie’ (énergie) ont connu en Allemagne autour de 1800 une fortune sans précédent, présenté une grande variété de formes et fait l’objet d’un transfert depuis les sciences dites « dures » vers un vaste champ métaphorique s’étendant à de nombreux domaines tels que l’histoire, la politique, la philosophie de l’histoire, la littérature ou les Beaux-arts. 
Marqueurs de modernité, ces mots deviennent les mots-repères de toute une génération, révèlent une crise identitaire allemande et métaphorisent le moteur d’une évolution.

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