lundi 6 mars 2023

Revue de metaphysique et morale, 2023-1 : Kant contemporain I

 PUF - Mars 2023


Au programme du numéro 2023-1, un volumineux dossier, dirigé par Inga Römer (Univ. Grenoble-Alpes), porte sur les usages philosophiques de Kant aujourd'hui, et les discussions contemporaines sur les problèmes qu'il a légués. Le numéro publie également une importante conférence sur Kant d'Ernst Cassirer (1874-1945), inédite en français, et une nouvelle livraison de la Chronique de Philosophie morale et politique.

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Michel Latour : L'extrême-droite qui vient. Autobiographie d'une attraction

 Le Bord de l'eau - Mars 2023


Et si l'extrême-droite était en chacun de nous? Déjà-là? Informant nombre de nos goûts et de nos dégoûts? Telle est l'hypothèse que fait Michel Latour, de gauche depuis toujours. Par sa lucidité sur ses propres troubles et par sa franchise sur ses doutes concernant le monde nouveau qui s'annonce, il nous tend un miroir. Et invite à ne pas s'en tenir à l'indignation morale. En pointant nos démissions, il dessine la possibilité d'un autre engagement politique. Pour déjouer ce qui s'annonce‰: une prochaine et inévitable étrange défaite.

Michel Latour (pseudo) est agrégé d’histoire, docteur en histoire et habilité à diriger des recherches, je suis actuellement maître de conférences en histoire grecque à l’université Bordeaux Montaigne depuis 2007.

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Recherches en psychanalyse 2022/2 (N° 34) : Le refus de l'étranger. Migrations, discours, exclusions

Laboratoire CRPMS, Université de Paris - Février 2023


Page 1 à 8 : Élise Pestre et Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky - Éditorial Le refus de l’étranger. Migrations, discours, exclusions | Page 9 à 28 : Miriam Debieux Rosa - Immigrés et réfugiés : déplacements subjectifs et territoriaux à l’interface entre désir et politique | Page 29 à 46 : Davide Giannica, Gabriel Inticher Binkowski et Marie Rose Moro - Le refus de l’étranger. Migrations, discours et exclusions dans la subjectivité néolibérale | Page 47 à 60 : Olivier Douville - Expériences limites de l’exil, du « non-lieu » à l’abri | Page 61 à 79 : Maud Delahaye - Les risques du refus | Page 80 à 95 : Eugénia Vilela - Cartographies de l’ombre. Corps, exil et résistance | Page 96 à 117 : Ana Gebrim - Aux frontières des langues, des cultures et des papiers : les déplacements permis par l’analyste-passeur | Page 118 à 129 : Michel Agier, Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky et Ana Gebrim - Entretien avec Michel Agier à propos de La peur des autres, Essai sur l’indésirabilité.

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François Soulages et Agathe Lichtensztejn (dir.) : Images de l'avenir et avenir des images

 L'Harmattan - Février 2023


Ce livre invite à réfléchir aux articulations problématiques entre image(s) & avenir, à partir d'images artistiques, mais aussi d'images du sans-art – des anciennes comme l'image médiévale, jusqu'aux plus nouvelles avec les métavers. Art, philosophie, sciences de l'information et de la communication, sémiologie… sont mobilisés afin d'interroger la représentabilité de l'avenir et les représentations de l'avenir. Comment en effet penser, d'une part, l'avenir pour les images, d'autre part, l'avenir par les images ? Comment réfl échir ce que l'on ne peut prévoir ? Inversement, comment a déjà été réfléchi ce qui n'était alors pas prévisible, mais qui était pensable ? Quel est l'apport des artistes et imageurs à la réflexion sur l'avenir et le futur – concepts proches mais distincts ? Que nous disent les images d'aujourd'hui sur ce que sera demain ?
Cet ouvrage est le premier d'un ensemble dédié à dialectiser image(s) et concepts du temps : après l'avenir, viendront le présent, puis le passé…

François Soulages est philosophe, Professeur émérite des universités (Université Paris 8) et président-fondateur de la coopérative internationale de recherche RETiiNA.International.
Agathe Lichtensztejn est docteure en sciences de l'art de l'Université Paris 8, ATER en communication & numérique à l'Université de Lorraine, membre du Labo AIAC (Paris 8) et de RETiiNA.International.

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Georges Bringuier : Charles Darwin, théoricien de l'évolution, penseur agnostique

 L'harmattan - Février 2023


Charles Darwin, par sa théorie de l'évolution des espèces, a remis l'homme à sa vraie place dans la nature. Il a révolutionné les croyances fondamentales et heurté de front l'explication de l'univers par la création divine. Comment ce dilettante bourgeois, intrépide aventurier, est-il devenu ce scientifique maladif, mais ô combien prolifique, l'un des plus grands de tous les temps ? Comment cet anglican est-il devenu agnostique, pour ne pas dire athée, et l'un des piliers du matérialisme ? Trop mal connue parfois, instrumentalisée souvent, sa théorie n'a jamais cessé d'être contestée, en particulier par les religions, malgré les avancées de la science qui confirment toujours plus sa force explicative. Cette biographie s'attache à montrer l'humanité de ce grand penseur, ses doutes, l'évolution de ses convictions, le tout dans l'action, qu'il s'agisse de son aventureux tour du monde ou de son audacieuse et non moins périlleuse recherche de nos origines. Dans sa démarche scientifique, comme dans son esprit, nous verrons que Darwin peut être qualifié de « laïque », même si le terme n'a pas de traduction anglaise.

Georges Bringuier est inspecteur de l'Éducation nationale honoraire dans les domaines scientifiques. Membre de l'Institut Charles Darwin International, d'associations et d'instances laïques, il est l'auteur de biographies et d'essais, notamment Un grand récit de la laïcité. De Clovis à Briand en 2019 dans la même collection.

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Robert Musil : De la bêtise

 Allia - Mars 2023

“Dans la vie de tous les jours, on a coutume de considérer comme bête une personne "un peu faible de la tête". Mais les variantes qui affectent l'âme comme l’esprit sont fort nombreuses, et peuvent entraver, contrarier ou fourvoyer jusqu'aux intelligences les plus saines que la nature ait faites, de sorte qu'on en revient finalement à des cas pour lesquels la langue ne dispose encore que d'un seul nom : la bêtise. Ce mot recouvre donc deux réalités au fond très différentes : la bêtise probe des simples, et l'autre, quelque peu paradoxale, qui est même un signe d'intelligence. Dans la première, la faiblesse de l'entendement est absolue, tandis que dans la seconde elle n'est que relative. C'est de loin cette deuxième forme qui est la plus dangereuse.”
Célèbre surtout pour son œuvre romanesque, Robert Musil (1880-1942) est aussi l'auteur de nombreux essais, conférences et aphorismes, qui le montrent attentif aux mutations de la conscience moderne. De la bêtise, qu'il considérait comme l'un de ses textes majeurs, aborde un sujet tabou dans la pensée classique : confrontée à son contraire, la réflexion ne court-elle pas le risque de vaciller sur ses bases ? "Si la bêtise ne ressemblait pas à s’y méprendre au progrès, au talent, à l'espoir ou au perfectionnement, personne ne voudrait être bête."

Traduit de l'allemand par Matthieu Dumont et Arthur Lochmann

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dimanche 5 mars 2023

Guillaume Durand : La médecine des désirs. Pour une médecine minimaliste

 Vrin - Mars 2023 - Matière étrangère


Chirurgie esthétique, césarienne sur demande, contraception définitive pour raison environnementale, aides médicales à la procréation, etc. De telles demandes, lorsqu’elles ne sont pas liées à des maladies et qu’elles choisissent la médecine pour s’accomplir, forment ce que l’auteur appelle la « médecine des désirs ». Un ensemble de pratiques et de techniques encore difficilement acceptées par la communauté médicale et les sociétés même démocratiques. Or au nom de quoi les exclure de la médecine? Dans cet ouvrage, l’auteur, philosophe de la médecine et éthicien à l’hôpital, construit et défend une conception minimaliste de la médecine : une éthique basée sur un seul principe régulateur, le respect de l’autonomie individuelle. C’est aux seuls individus de décider des fins de leur existence et des moyens pour les atteindre. La médecine doit être au service des hommes.

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Syliane Malinowski-Charles, Alexandra Guité-Verret (dir.) : Apprivoiser la mort au XXIe siècle. Enjeux philosophiques, perspectives scientifiques et sociales

 Hermann - Mars 2023


Au-delà de ce que nous enseignent sur la mort différentes sciences humaines telles que la philosophie, la psychologie, l’anthropologie ou la sociologie, le présent ouvrage inclut les savoirs issus des sciences biomédicales, de la microbiologie et de l’entomologie afin d’aborder, sous l’angle des sciences empiriques, un aspect rarement traité dans les ouvrages de réflexion générale sur la mort.

Syliane Malinowski-Charles est spécialiste d’histoire de la philosophie moderne, notamment de Spinoza. Professeure en philosophie à l’Université du Québec à Trois-Rivières depuis 2011, elle mène actuellement des recherches sur la pertinence de Spinoza pour la psychologie contemporaine et s’est associée aux professeurs Gilles Bronchti et Frank Crispino pour le projet interdisciplinaire AUDACE financé par les trois Fonds de recherche du Québec sur le thème de la mort.
Alexandra Guité-Verret est doctorante en psychologie à l’Université du Québec à Montréal et titulaire d’une maîtrise en littératures de langue française de l’Université de Montréal. Ancrées dans les approches existentielles, ses recherches portent sur les expériences de maladie et de deuil.

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Philippe Beck : Une autre clarté. Entretiens 1997-2022

 Le bruit du temps - Mars 2023


Dès le premier des entretiens sur la poésie ici réunis, et qui portent sur vingt-cinq années de publication, de Garde-manche hypocrite (1996) au Traité des Sirènes (2021), Philippe Beck se réfère à « l’autre clarté » propre à la parole poétique, dont parle Hölderlin, et à son désir de re-simplifier une poésie à laquelle on a pu faire le reproche d’hermétisme. Chesterton, dans son livre sur le poète anglais Robert Browning, lui aussi en son temps accusé d’être obscur et plus philosophe que poète, a montré de manière lumineuse que l’obscurité de Browning « avait une origine radicalement opposée à celle qui lui était attribuée. Il était inintelligible non parce qu’il était orgueilleux mais parce qu’il était humble. Il était inintelligible non parce que ses pensées étaient vagues, mais parce que, pour lui, elles étaient évidentes. » Chez Philippe Beck, la volonté de s’expliquer et la manière dont il le fait dans cette somme ininterrompue d’entretiens, sont sans doute les plus évidentes manifestations de cette humilité paradoxale et de la clarté de ses pensées. Quiconque se plongera dans la lecture de ce livre, devrait pouvoir y glaner ce qu’on peut lire de plus juste et de plus éclairant sur ce que peut être un art poétique contemporain. Parlant de lui-même, de sa pratique de poète, répondant, au fil des années, à des interlocuteurs qui vont du poète Henri Deluy au musicien Tedi Papavrami en passant par l’écrivain Pierre Michon ou le philosophe Alain Badiou, ne cesse de clarifier non seulement son œuvre propre et son rapport aux poètes qui l’ont nourri (Hölderlin, Coleridge, Hopkins, La Fontaine, Verlaine, Mandelstam...) mais surtout « cette bizarre activité identifiable, qui s’appelle Poésie ». Tout au long de ces pages, la poésie est sans cesse interrogée, redéfinie de la manière la plus éclairante qui soit. Devant la richesse du contenu, on ne peut que citer ici, un peu au hasard quelques exemples de cette lucidité. Qu’il s’agisse du rythme : « Il n’y a pas de vérité indépendante du rythme. Le rythme poétique n’est pas le rythme qui décore la vérité. Non, la vérité a un rythme d’emblée. La poésie est donc l’essai pour dire le rythme de la vérité, le rythme du vrai. » ; du poète comme chercheur et de son rapport à la tradition : « L’écriture d’un cœur chercheur est une écriture moderne, nourrie d’ancienneté vivante. » ; de l’apport de Beckett à la langue française : « Lui qui était irlandais a capté du vivant dans la langue française, mieux qu’un Français moyen, ou bien en s’appuyant à l’idiome moyen. Sa condition d’étranger n’est pas la raison de la trouvaille. Ou plutôt : il a le recul polyglotte pour faire vivre une langue française à la fois hybride et expressivement fossilisée. » ; de la responsabilité du poète (ou du romancier) face à l’histoire : « On ne peut évoquer les événements historiques et les personnages de l’Histoire, on ne peut les évoquer en poème ou en poésie qu’en vertu de l’attention humiliée ou de cette exactitude qui implique d’abord la transformation de soi en personnage, y compris en personnage fusible. » ; de son prétendu hermétisme, enfin : « Le procès en hermétisme donne l’occasion de rappeler que l’abstraction n’est pas un retrait hors du monde, mais très exactement l’analyse de ses fines composantes, la tentative pour trouver le “fort balancement du vrai” déposé en lui. Ce processus a lieu dans des phrases scandées et articulées de façon suggestive et non entièrement explicite, de sorte que le lecteur soit lui-même conduit à penser le monde. » Il n’est pas plus belle façon de dire de quelle manière la poésie peut être, aujourd’hui encore, agissante.

Stéphane Baquey, auteur de la postface, est maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille et l’auteur d’une thèse intitulée Possibles de la poésie : Michel Deguy, Denis Roche, Jacques Roubaud. Gérard Tessier, éditeur du recueil, a également publié Beck, l’impersonnage (Argol, 2006), premier livre consacré au travail du poète, sous forme d’une rencontre dialoguée. Il est aussi, avec Isabelle Barbéris, l’éditeur des actes du colloque de Cerisy, Philippe Beck, un chant objectif aujourd ’hui, publié aux éditions Corti en 2014.

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Luc Dellisse : Le monde visible. Les aventures du réel

 Les Impressions nouvelles - Mars 2023


Le monde n’est pas caché par ses apparences. Il se donne assez clairement, à condition de le regarder et de l’aimer, malgré les violences et les désordres qui occupent presque tout le champ du regard. Il faut parfois cligner des yeux pour renouveler sa vision.

En une centaine de courts chapitres, tour à tour narratifs, réflexifs, critiques, ce livre aborde de front le thème de la vérité et du bonheur. Mêlant le récit à l’essai, il explore notre quotidien comme une planète inconnue. Les surprises sont au rendez-vous. Les preuves abondent. Les aventures ne manquent pas.

Luc Dellisse est l’auteur de plus de trente livres : romans, essais et poèmes. Aux Impressions Nouvelles, il a publié notamment L’Invention du scénario et Libre comme Robinson.

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Revue française de psychanalyse 2023/1 (Vol. 87) : Haïr

 PUF - Mars 2023


Page 5 : Martine Girard - Éditorial | Page 9 à 13 : Jean-François Gouin, Denis Hirsch et Monique Selz - Argument | Page 15 à 25 : François Richard - Dans la haine, une perversion psychique | Page 27 à 36 : Jessica Tible - Des solitudes et de la haine diffuse | Page 37 à 48 : Véronique Laurent - L’enfant, le groupe et la haine de la petite différence | Page 49 à 58 : Mario De Vincenzo - Haine, amour et élaboration paranoïaque du deuil | Page 59 à 69 : Marie-Laure Léandri - Haïr son sexe : « Manger avec les lèvres de la mort » | Page 71 à 81 : Johanna Velt - « Affaire classée » : haine, deuil et anorexie | Page 83 à 92 : Michèle Petitcolin - Haïr d’aimer | Page 93 à 102 : Monique Selz - Amélie ou « l’enfant mal accueillie » : comment survivre à la haine ? | Page 103 à 113 : Jenny Chan - La haine dans un crime d’infanticide | Page 115 à 125 : Julie Chevalier - Enjeux de la haine objective dans une organisation en faux self | Page 127 à 135 : Daniel Oppenheim - Beckett : une œuvre habitée par les effets de l’hainamoration | Page 137 à 147 : Benoît Servant - L’écheveau de la haine | Page 151 à 153 : Amélie de Cazanove et Jean-François Gouin - Séance manquée ? | Page 155 à 156 : Pascal Bonitzer - Psychanalyse, cinéma et série télévisée | Page 157 à 171 : Murielle Gagnebin - Dans le sillage de l’Ego alter à même le tissu filmique | Page 173 à 183 : Bernard Touati - Mulholland Drive. Silencio ! Silence on tourne, silence on rêve, silence on meurt | Page 185 à 195 : Caroline Thompson - La comédie de l’identité | Page 197 à 207 : Laurent Bécue-Renard - Cinéma, thérapie, psychanalyse : monter, démonter – de l’invention de la vérité | Page 209 à 216 : Nathalie Ferreira, Stéphanie Frémont, Laurence Guibert, Nathalie Jozefowicz, Anne-André Reille et pour l’équipe du Psyné-Club - L’aventure du Psyné-Club de la SPP | Page 219 à 229 : Alberto Konicheckis - Le bourdon et les rayons | Page 231 à 246 : Bernard Chervet - Formation psychanalytique avec fin et sans fin. Transmission, formation et manque | Page 249 à 252 : Denise Bouchet-Kervella - Revue belge de psychanalyse 79(2), 2021 : « Art et Psychanalyse : jeu et créativité » | Page 253 à 256 : Stéphanie George - Revue Cliniques 22, 2021 : « Le symptôme : un allié ? » | Page 257 à 260 : Camille Raoul-Duval - Adolescence 39(1), 2021, « Sauver la planète » | Page 261 à 264 : Michel Sanchez-Cardenas - Lu dans L’International Journal of Psychoanalysis 5 et 6, 2020 | Page 265 à 270 : Jean-François Chiantaretto - Une grande voyage, de Michel Granek | Page 271 à 273 : Sylvie Faure-Pragier - Dire l’indicible. Rencontre avec des patients pas comme les autres, de Simone Korff-Sausse.

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Dahlia Namian : La société de provocation. Essai sur l’obscénité des riches

 Lux Québec - Mars 2023


Pendant que l’on contraint les migrants à errer dans des camps ou à sombrer dans la mer, des traders de bitcoin et des pirates libertariens perfectionnent l’art de la fuite et se réfugient sur leurs mégayachts, leurs îles artificielles, voire dans des fusées à l’allure phallique. Tandis que la terre brûle, Elon Musk envoie une voiture flotter dans l’espace et rêve de coloniser Mars. Alors que le prix des aliments de base ne cesse de grimper, l’industrie agroalimentaire gonfle ses profits et, à la télé, on célèbre des chefs qui transforment la cuisine paysanne en haute gastronomie.

Bernés par les prestidigitations des ultrariches, nous les regardons, stupéfaits, dilapider les ressources de la planète. Dans son roman Chien blanc, Romain Gary appelle «société de provocation» cet ordre social où l’exhibitionnisme de la richesse érige en vertu la démesure et le luxe ostentatoire tout en privant une part de plus en plus large de la population des moyens de satisfaire ses besoins réels.

Ce pamphlet cinglant énumère et analyse les mille façons qu’ont les ultrariches de nous nuire, et invite à rompre avec cette société de provocation.

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samedi 4 mars 2023

Rémi Brague : Sur L'islam

 Gallimard - Février 2023 - L'esprit de la Cité


L'islam suscite des controverses sans fin et prête à bien des confusions. Mais qu'est-ce que l'islam ? Une manière d'être face à Dieu ? Une religion avec ses dogmes et ses normes ? Une civilisation ? Des personnes et des peuples ? Au fond de cette réalité plurielle se pose encore la question des fins : que veut obtenir l'islam et par quels moyens, violents ou pacifi ques, cherche-t-il à y parvenir ?Rémi Brague retrouve ces questions fondamentales pour explorer la vision islamique de Dieu et du monde. Il interroge l'usage de la raison, le rapport à la loi, la subordination intégrale qu'elle requiert, l'attitude envers l'autre, la légitimation et l'emploi effectif de la force. Cet ouvrage redessine à frais nouveaux le tableau de la civilisation islamique et ses apports à la culture européenne. Mais il réfute, en scrutant faits et textes, les constructions légendaires qui y voient la source vive de toutes les avancées, Renaissance et Lumières, dont se flatte l'Occident.L'islam, écrit l'auteur, n'est pas une religion au sens où nous l'entendons. C'est avant tout une loi qui conçoit la croyance comme une évidence innée qu'on ne saurait refuser sans mauvaise foi. Un monde où le non-croyant n'a pas sa place. Par où il se distingue radicalement des religions bibliques.

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Revue française de psychosomatique 2022/2 (n° 62) : Psychanalyse et Sciences

 PUF - Mars 2023


Page 5 à 12 : Christian Delourmel, Claude Smadja et Marina Papageorgiou - Avant-propos | Page 13 à 32 : Christian Delourmel - Psychanalyse et sciences du vivant : quel dialogue ? | Page 33 à 42 : Benjamin Claude Smadja - Réflexions sur la scientificité de la psychanalyse | Page 43 à 55 : Gilbert Diatkine - Réfutations en psychanalyse | Page 57 à 74 : Jerôme Premmereur - De l’usage de Spinoza en biologie humaine | Page 75 à 89 : Michel Kreutzer - Fantaisies, rêves et folies animales | Page 91 à 96 : Jean-Marc Lévy-Leblond - Éloge de la discipline | Page 97 à 104 : Christian Delourmel - Discussion avec Jean-Marc Lévy-Leblond à propos de l’interdisciplinarité | Page 105 à 116 : Michel Ody - Un trajet associatif à partir de Jean-Marc Lévy-Leblond | Page 117 à 120 : Benjamin Claude Smadja - Commentaires sur l’entretien de Jean-Marc Lévy-Leblond à la revue Hermès | Page 121 à 132 : Isabelle Alfandary - Écrire la psychanalyse : une méthode freudienne | Page 133 à 150 : Laurent Chiche - Des objets essentiels à la théorie du Soi étendu : la coextension des champs par l’interdisciplinarité | Page 151 à 160 : Margaret Waddington Binder, Pascal Reuillard et Vanise Dresch - Un travail de cure et l’histoire : « Le roi et l’omelette aux mûres ».

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Laure Née : Valère Novarina, le surgissement de l'inconnu

Presses Universitaires de Vincennes - Décembre 2022 - La philosophie hors de soi


L’œuvre de Novarina va à contre-courant d’une littérature du désenchantement. Là où beaucoup de pièces contemporaines nous immobilisent dans nos peurs par l’exhibition de la violence du monde et de l’homme, l’œuvre de V. Novarina réenchante les possibles. Le refus de la représentation de l’événement rétrospectif permet à la scène novarinienne d’être dans le mouvement de débuts à perpétuité. L’événement y est l’inconnu à venir, surgissant, rebattant les cartes du possible, faisant advenir l’inattendu.

L’œuvre de Novarina déborde le genre théâtral et, pour respecter cette sortie des frontières génériques, l’autrice s’est efforcée dans son livre d’en respecter le caractère transversal par des analyses puisant à des domaines multiples : littérature, théâtre, philosophie, psychanalyse, théologie.

Sommaire

Parenthèses d’une conversation avec Laure Née, par Valère Novarina

Qui vive ? L'inactualité de Valère Novarina

Chapitre I
Fin de l’idée de fin

Chapitre II
Divagations autour d’un inactuel

Chapitre III
Les ancrages littéraires de Valère Novarina, l’inactuel

L'objet en devenir

Chapitre I
L’objet centrifuge

Chapitre II
Le dépaysement

Chapitre III
Le jeu avec l’objet

Chapitre IV
Contre « La langue-objet »

Le sujet en devenir

Chapitre I
Sortir d’homme

Chapitre II
Déminage des mythologies

Chapitre III
Une forme menaçante : l’image fixe

Chapitre IV
Un sujet désubjectivé

Chapitre V
L’œuvre d’art : un acte hors sujet

Poétique de l'inconnu

Chapitre I
La parole sans fin

Chapitre II
Sous la voix, les voix

Chapitre III
L’amour des paradoxes

Chapitre IV
Danser la vie

Chapitre V
Naître en devenir

Un gai savoir.

Laure Née, docteure en littérature et études théâtrales, a écrit de nombreux articles, et participé à des colloques et journées d’étude sur le théâtre contemporain et sur l’œuvre de Novarina (Paris 3, Lyon 3, Nice, ENS Lyon, Cerisy). Elle a dirigé l’ouvrage collectif Valère Novarina (Garnier, 2015) et joué dans L’Atelier volant, au Nouveau Théâtre d’Angers, en 1994.

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Christian Arnsperger : L'Existence écologique

 Seuil - Janvier 2023


Pouvons-nous réellement (ré-)habiter notre condition terrestre sans faire face à ce qui se joue au plus profond de nous-mêmes ? Si le capitalisme continue obstinément d’orchestrer une croissance économique mortifère et insoutenable, c’est qu’il se sert adroitement de nos fragilités existentielles. L’économie est en effet traversée d’enjeux tenaces et profondément enfouis, le plus souvent invisibles, comme le déni de la mortalité, la peur de la fragilité et de la souffrance, et l’angoisse du manque et de l’annihilation, qui peuvent court-circuiter notre capacité d’empathie et notre conscience environnementale pour faire de nous des êtres peu clairvoyants, impulsifs et parfois destructeurs.

La transition écologique implique dès lors non seulement des réformes structurelles de grande ampleur, mais aussi notre réinvention profonde en tant qu’êtres humains : nous avons à devenir lucides concernant les vulnérabilités existentielles qu’exploite en nous, à notre insu, le capitalisme croissanciste. Notre plasticité anthropologique nous aidera à y travailler collectivement, par des solutions non consuméristes ouvrant des horizons d’expérimentation radicale.

C’est de cette mutation humaine et d’un nouveau rapport à la mort, donc à la vie, que pourra émerger, grâce à une réconciliation avec notre finitude et celle de la Terre, une existence écologique post-capitaliste.

Christian Arnsperger, économiste, est professeur à l’Université de Lausanne. Il interroge les dimensions anthropologiques de la croissance économique et les conditions de possibilité d’une transition écologique. Il a notamment publié Critique de l'existence capitaliste. Pour une éthique existentielle de l'économie (Cerf, 2005), Éthique de l'existence post-capitaliste. Pour un militantisme existentiel (Cerf, 2009) et Écologie intégrale. Pour une société permacirculaire (avec D. Bourg, PUF, 2017).

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Philosophia Scientiæ n°27(1) : La « parenthèse Vichy » ?

 Kimé - Mars 2023


Trajectoires d'universitaires et reconfigurations disciplinaires sous l'Occupation et durant l'immédiat après-guerre.
Sous la direction de Christophe Eckes, Nicolas Brisset, Céline Fellag Ariouet et Raphaël Fèvre

Christophe Eckes, Nicolas Brisset, Céline Fellag Ariouet et Raphaël Fèvre
Introduction. Questioning the hypothesis of a “Vichy Parenthesis” in the history of science
Laurent Mazliak et Loïc Petitgirard
Using Harmonic Analysis to “Classify Human Races”. Fernand Ozil’s Research at the “Centre de Recherches Scientifiques, Industrielles et Maritimes” in Marseille (1941-1948)
Pascal Bellanca-Penel et Hugues Chabot
The Career Path of an Ambitious Scientist, the Physicist Jean Thibaud under the Vichy Regime
Céline Fellag Ariouet
An international Organisation under the German occupation: the International Bureau of Weights and Measures
Christophe Eckes et Laurent Mazliak
The Morgat Meeting. New Historical Perspectives on a Francophone Response to Logical Positivisms (1935-1948)
Nicolas Brisset, Raphaël Fèvre et Tom Juille
François Perroux, la Fondation Carrel et les sciences sociales sous Vichy
Creating the “Science of Man”, defeating Durkheimian Sociology. François Perroux, the Carrel Foundation and social sciences in Vichy France
Richard Arena
French Academic Economists and Corporatism during the Occupation

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Serge Champeau : La composition des sentiments. Essai sur le concept de bonheur

Vrin - Janvier 2023 - Essais d'art et de philosophie


Qu’est-ce que le souverain bien? Voilà la recherche éthique par excellence à laquelle se consacrent les philosophes depuis Aristote. Dans le présent ouvrage, l’auteur fait dialoguer diverses conceptions philosophiques et esthétiques du bonheur afin d’ouvrir sur une réflexion éminemment contemporaine consacrée à la place des émotions dans l’espace public. Il explore en effet trois concepts modernes du bonheur : de « la vie éternelle ici-bas » élaborée par Kierkegaard à la tradition de « la composition des sentiments » qui va de Voltaire à Carnap, en passant par « la sérénité » heideggerienne. Ce cheminement fécond apporte une lumière nouvelle au traitement de la notion d’éthique dans la littérature et le cinéma à travers une analyse des œuvres de Borges et de Keaton. C’est à partir de cette approche sous le double prisme de la philosophie morale et de l’esthétique que l’auteur envisage enfin la manière dont une société démocratique pourrait traiter et composer les affects collectifs en vue du bien commun.

Serge Champeau, ancien élève de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, agrégé de philosophie, est l’auteur aux Éditions Vrin de Borges et la métaphysique et de Ontologie et poésie. Trois études sur les limites du langage.

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