Page 5 à 18 : Julien Vincent - Les écologies du XIXe siècle : un diorama (Spitzberg, 1841) | Page 19 à 30 : Jean-Baptiste Fressoz et Julien Vincent - « La Terre est un animal ». Religion naturelle, cycle de l’eau et circulation monétaire pendant la Révolution | Page 31 à 40 : Charles-François Mathis - De l’esthétique du cottage comme vision de l’environnement : Robert Southey, critique de la Révolution industrielle | Page 41 à 51 : Agathe Frochot - Science, épreuve et passion des glaces chez Daniel Dollfus-Ausset (1797-1870) | Page 52 à 61 : Bertrand Guest - Des sorcières écologistes au XIXe siècle ? Figures imaginaires en lutte | Page 62 à 73 : Maxime Decaudin - Les paysages stériles de Hong Kong : controverses scientifiques, transformations environnementales et mythe fondateur à l’heure de la colonisation britannique | Page 74 à 84 : Élisabeth Plas - « Je n’accuse que l’homme » : responsabilité humaine et complaintes du vivant dans l’œuvre de Jules Michelet | Page 85 à 95 : Amélie Bonney - Entre utopie environnementale et environnement industriel insalubre : les papiers peints arsenicaux de William Morris | Page 96 à 99 : Bibliographie | Page 100 à 109 : Fabienne Bercegol - Usages romanesques du portrait dans Dominique de Fromentin | Page 110 à 123 : Alexandre Klein - La figure du médecin dans le théâtre grand-guignol d’André de Lorde et Alfred Binet (1905-1928) | Page 129 à 146 : Comptes rendus.
dimanche 16 août 2020
vendredi 14 août 2020
Revue philosophique N°145, 2020 : John Stuart Mill et la Révolution
PUF - Août 2020
De la Révolution française au printemps des peuples de 1848, John Stuart Mill a beaucoup écrit sur les révolutions. Il est en ce sens un témoin précieux des bouleversements politiques de son siècle. Ainsi, bien que l'idée de révolution ne fasse à aucun moment l'objet d'un traitement systématique, la référence au phénomène révolutionnaire, du point de vue historique aussi bien que théorique, est omniprésente dans son oeuvre, se rencontrant dans une diversité de textes de nature et d'intention différentes.
Marque caractéristique de son époque, la révolution constitue en outre un matériau privilégié pour la constitution d'une philosophie de l'histoire. Pourtant, ces textes restent aujourd'hui encore très peu étudiés. L'objectif de ce colloque est donc d'engager une réflexion sur le statut de la révolution dans la pensée de Mill.
mercredi 12 août 2020
Clovis Gladstone : Rousseau et le matérialisme
Oxford University Studies in the Enlightenment - Août 2020
Cette étude entend montrer la place centrale jouée par le matérialisme dans la pensée de J-J Rousseau. Loin de rejeter en bloc ce courant philosophique, Rousseau se l'approprie pour mieux rendre compte de la réalité sociale de l'homme, et en faire la pierre angulaire de son projet autobiographique, anthropologique, et politique.
Introduction
Quelques mots sur la méthodologie
Chapitre 1: Un ‘bisarre et singulier assemblage’
1. Contexte philosophique de l’écriture autobiographique
2. Influences et autodétermination dans le premier livre des Confessions
Chapitre 2: ‘Libre et maître de moi-même’
1. Jean-Jacques est son maître
2. Morale sensitive et bonheur personnel
3. Les Confessions et la reconquête de soi
Chapitre 3: La morale sensitive en matière politique
1. Du contrat social, ou la morale sensitive à l’échelle de l’Etat
2. Un pragmatisme politique au service de la préservation de l’Etat
Chapitre 4: De la temporalité de l’homme
1. Le rêve de l’immobilisme
2. De la mobilité humaine dans l’œuvre de Rousseau
Conclusion
Postface méthodologique: de l’emploi des humanités numériques dans ce travail et les études dix-huitièmistes
Concordances, collocations: une exploitation transparente des textes
Approches plus distantes: classification automatique, similitudes, études sémantiques
Appendice: description de La Morale sensitive, ou le Matérialisme du sage dans les Confessions
Annexe: figures
Bibliographie
Index
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lundi 10 août 2020
Adèle Van Reeth : La vie ordinaire
Gallimard - Juin 2020 - Blanche
La vie ordinaire est une vie d'hypocrite. On fait comme si c'était “déjà ça” de vivre “tranquillement”, comme si on ne voulait pas d'aventure. Comme s'il suffisait de se la couler douce dans les plis du laisser-être pour atteindre la tranquillité tant recherchée. Sauf que la plupart du temps, on n'y arrive pas.Puisque l'existence humaine est à la fois provisoire et continue, puisque rien ne dure et que le temps ne se retient pas, la tranquillité n'est pas de ce monde. Et c'est tant mieux. Que le dard de l'intranquillité vous pique encore et encore ! Demandez-vous, au moins une fois, si le nombre d'années parcourues, les épreuves et les angoisses endurées, si vous avez vécu tout ça pour vous réfugier dans la mauvaise foi de l'émerveillement ordinaire, sans jamais vouloir fouiller en dessous, remuer la vase qui étouffe vos désirs et vous fait croire qu'être quelqu'un, c'est peser lourd, et s'accrocher aux horaires comme si la vie en dépendait.
Germanica 2020/1 (n° 66) : Cinéma, masses et propagande : autour de Kracauer et Benjamin
Université de Lille - Août 2020
Page 7 à 14 : Olivier Agard et Stephanie Baumann - Introduction | Page 15 à 30 : Olivier Agard - Le cinéma entre totalitarisme et démocratie | Page 31 à 36 : Guillaume Plas - Siegfried Kracauer : « Le caractère de la propagande totale » | Page 37 à 50 : Siegfried Kracauer et Guillaume Plas - Le caractère de la propagande totale | Page 51 à 68 : Johannes von Moltke - Ästhetisierung der Politik: Siegfried Kracauers Totalitäre Propaganda | Page 69 à 84 : Léa Barbisan - L’unité impossible | Page 85 à 100 : Graeme Gilloch, Antonella Di Trani et Olivier Agard - Rythmes, ornements et masses : Siegfried Kracauer et l’orchestration du pouvoir | Page 101 à 116 : Édouard Arnoldy - Fantasmagorie et barbarie | Page 117 à 132 : Philippe Despoix - Le médium cinématographique à l’épreuve de la propagande | Page 133 à 148 : Nia Perivolaropoulou - Le médium cinématographique à l’épreuve de la propagande | Page 149 à 166 : Stephanie Baumann - Hermann Broch über die Figur des Siegers und die Frage der „demokratischen Propaganda“ | Page 167 à 182 : Dorothee Kimmich - Siegfried Kracauer und die hypnotisierte Familie | Page 183 à 184 : Siegfried Kracauer - Document inédit Plan pour un numéro cinéma de Micromégas | Page 185 à 188 : Carola Hähnel-Mesnard - Lutz Seiler : Stern 111 (Berlin, Suhrkamp, 2020, 528 p.) | Page 189 à 194 : Andrés Goldberg - Poursuivre la rue… À propos de Sens unique de Walter Benjamin | Page 195 à 198 : Alfred Strasser - Françoise Willmann, Science – Philosophie – Fiction : l’œuvre de Kurd Lasswitz (1848-1910) | Page 198 à 201 : Françoise Willmann - Hans Esselborn, Die Erfindung der Zukunft in der Literatur. Vom technisch-utopischen Zukunftsroman zur deutschen Science Fiction | Page 201 à 204 : Katja Schubert - Anne D. Peiter, Träume der Gewalt. Studien der Unverhältnismäßigkeit zu Texten, Filmen und Fotografien. Nationalsozialismus – Kolonialismus – Kalter Krieg | Page 204 à 207 : Alfred Strasser - Les noces chymiques de Christian Rose-Croix. Un roman alchimique à Strasbourg/Die chymische Hochzeit des Christian Rosencreutz. Ein alchemistischer Roman in Straßburg, 1616-2016, coordonné par Aurélie Choné et Jean-Pierre Brach.
dimanche 9 août 2020
Nouvelles Questions Féministes 2020/1 (Vol. 39) : Partir de soi : expériences et théorisation
Antipodes - Juillet 2020
Ce numéro propose de « partir de soi » afin de penser les formes de domination patriarcale et ses théorisations. Le Grand angle porte sur les « épistémologies féministes situées » (aussi appelées « épistémologies du point de vue »), qui sont de plus en plus fréquemment mobilisées dans les espaces scientifiques et militants. Ses quatre articles soulignent l’intérêt de ces épistémologies pour penser et pour lutter, mais aussi les tensions qui les traversent. Il aborde ainsi le positionnement politique féministe lorsqu’il engage à dire « nous » : d’abord avec le féminisme radical des années 1960-70 aux États-Unis, qui doit prendre en considération la multiplicité des vécus des femmes (Léa Védie), ensuite dans le cas des mobilisations contre le féminicide, qui implique l’absence des victimes directes (Margot Giacinti).
Il montre également comment la théorie féministe, lorsqu’elle s’enracine dans les expériences des femmes, permet de décrire les déficits de sensations vécus par nombre d’entre elles et d’élaborer des pratiques thérapeutiques (Anaïs Choulet). Enfin, le dossier propose une typologie des « épistémologies du standpoint » qui montre la variété et la conflictualité de leurs interprétations (Delphine Frasch).
Ainsi, ce numéro de NQF offre au lectorat des repères pour penser en féministe à partir des expériences vécues.
Sommaire
Page 6 à 15 : Marie Mathieu, Vanina Mozziconacci, Lucile Ruault et Armelle Weil - Pour un usage fort des épistémologies féministes | Page 16 à 32 : Léa Védie - Une lutte à soi. La politique en première personne des féministes des années 1970 | Page 33 à 49 : Anaïs Choulet - Remédier au paradoxe de l’expérience corporelle au moyen d’une épistémologie du point de contact | Page 50 à 65 : Margot Giacinti - « Nous sommes le cri de celles qui n’en ont plus » : historiciser et penser le féminicide | Page 66 à 80 : Delphine Frasch - Les féminismes du standpoint sont-ils matérialistes ? | Page 82 à 97 : Marion Repetti et Jean-Pierre Tabin - Comment faire bénéficier les retraités des dividendes du patriarcat ? Débats scientifiques et solutions politiques (Suisse, 1946-1995) | Page 98 à 115 : Michèle Le Dœuff, Marie Mathieu, Vanina Mozziconacci, Lucile Ruault et Armelle Weil - Michèle Le Dœuff, une philosophe féminister. Cheveux courts, idées longues | Page 116 à 131 : Tanguy Grannis - Le patriarcat sans (le) pouvoir ? Les hommes et le féminisme après #MeToo | Page 132 à 135 : Constance Rimlinger - Caroline Goldblum : Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme | Page 136 à 140 : Mona Gérardin-Laverge - Recherches Féministes, Naïma Hamrouni et Diane Lamoureux (coord.), « Philosopher en féministes » | Page 141 à 144 : Sigolène Couchot-Schiex - Mona Chollet : Sorcières. La puissance invaincue des femmes | Page 145 à 148 : Axelle Cressens - GenERe (éd.) : Épistémologies du genre | Page 149 à 152 : Cécile Talbot - Recherches Féministes, Dominique Bourque et Chantal Maillé (coord.), « Intersectionnalités » | Page 153 à 156 : Marlyse Debergh - Cahiers du Genre, « La production de la santé sexuelle » | Page 157 à 160 : Geneviève Cresson - Marie Anderfuhren et Sophie Rodari (dir.) : Sans garantie de mixité | Page 162 à 167 : Clash et Soline Blanchard - Clash et la lutte contre le sexisme dans le monde médical : défendre le féminisme en milieu (in)hospitalier | Page 168 à 171 : Marche Mondiale des Femmes/Suisse - Rencontre européenne « Femmes-Migration-Refuge » à Genève : création d’un espace de résistance et de solidarité internationales.
samedi 8 août 2020
Buata B. Malela : Édouard Glissant. Du poète au penseur
Hermann - Juillet 2020
Le parcours social d’Édouard Glissant, l’analyse de sa pensée créatrice et de son discours littéraire développé entre 1950 et 2011, laissent transparaître l’existence de deux moments décisifs dans son traitement de la question du monde et du sujet : entre 1950 et 1981, le « temps du poète », et, entre 1982 et 2011, le « temps du penseur ». Ce parcours s’objective dans des choix qui ont orienté la conception de ses productions textuelles. Ces dernières expriment une poétique discontinue et confirment sa posture de poète et de penseur.
Buata B. Malela est maître de conférences HDR en littératures francophones à l’Université de Mayotte, membre du laboratoire Cérédi - Université de Rouen et chercheur associé à l’Université Libre de Bruxelles. Ses recherches portent sur les littératures francophones (Afrique, Antilles, Europe et océan Indien), la théorie de la littérature et les cultures populaires francophones (pop-musique).
Elena Muceni : Malebranche et les équilibres de la morale
Classiques Garnier - Août 2020 - Lire le XVIIe siècle
Nicolas Malebranche est généralement présenté comme l'un des grands métaphysiciens du XVIIe siècle et un disciple de René Descartes. Pourtant il a rédigé un Traité de morale que l'on ne peut pas qualifier de cartésien et il a défini la morale comme la seule science que l'on doit nécessairement cultiver. L'étude cerne les thèses principales de la morale de l'auteur, ébauchées dans la Recherche de vérité, définies dans le Traité de morale et enfin réaffirmées, avec des formules radicales, dans les écrits sur le pur amour. L'essai examine les raisons pour lesquelles l'historiographie a négligé la contribution de Malebranche comme philosophe morale, ainsi que les éléments qui ont suggéré aux contemporains l'interprétation de son éthique comme hédoniste.
Elena Muceni, docteur de l'université de Rome « Tor Vergata » et de l'université de Genève, a travaillé comme chercheuse à l'IHR de l'université de Genève et au centre HWPS de l'université de Paderborn. Spécialiste de l'histoire des idées à l'époque moderne, elle a publié plusieurs travaux portant sur l'évolution des idées, la circulation du savoir et l'histoire du livre aux XVIIe et XVIIIe siècles.
vendredi 7 août 2020
Archives de Philosophie 2020/3 (Tome 83) : La preuve ontologique
Centre Sèvres - Juillet 2020
Page 3 à 4 : Éditorial | Page 5 à 7 : Alexander Schnell - La preuve ontologique : d’Anselme à la phénoménologie contemporaine. Avant-propos | Page 9 à 19 : Christian Brouwer - L’argument d’Anselme | Page 21 à 35 : Camille Riquier - Descartes, Spinoza et la preuve ontologique | Page 37 à 50 : Gunnar Hindrichs et Alexander Schnell - La preuve de l’existence de Dieu comme auto-détermination de la pensée | Page 51 à 64 : Hedwig Marzolf - Le retour étrange de la preuve ontologique chez Kant | Page 65 à 80 : Alexander Schnell - Y a-t-il des preuves ontologiques en phénoménologie ? | Page 81 à 98 : Susanna Lindberg - La chute et la chance de la nature | Page 99 à 112 : Pierre-Alexandre Fradet - Les vertus du sens commun chez Bergson | Page 113 à 123 : Henri Wagner - Note de lecture | Page 125 à 174 : Bulletin leibnizien VI | Page 0 : Arnaud Lalanne - Bulletin leibnizien VI – Supplément | Page 175 à 199 : Bulletin de Philosophie médiévale XXI.
jeudi 6 août 2020
Yvon Gauthier : Passages à la limite et seuils critiques. Morceaux Choisis/ Selected Papers
PU de Laval - Juillet 2020 - Logique de la science


"Dans ce recueil, j’ai voulu regrouper des textes publiés en français et en anglais dans les vingt dernières années; ces textes font écho à mes recherches dans le domaine des fondements de la logique, des mathématiques et de la physique dans une perspective constructiviste depuis un demi-siècle. C’est donc un parcours fondationnel sur la longue durée que j’ai voulu reproduire sans négliger la dimension critique des enjeux scientifiques de la logique, des mathématiques et de la physique avec la vigilance philosophique qui remet aussi bien en question la philosophie traditionnelle dans ses retranchements métaphysiques. Cet assemblage n’est pas un florilège, mais plutôt un pot-pourri de textes parus dans des revues qui ne sont pas facilement accessibles pour les papers en anglais qui composent un medley d’articles scientifiques sans musique, mais avec un leitmotiv et des thèmes majeurs récurrents.
J’ai ajouté des commentaires introductifs pour chacun des articles pour les situer dans le temps de leur publication et dans les débats actuels touchant le savoir scientifique." YG
Ferretti (Giuliano), Roudaut (François), Dupouy (Jean-Pierre) : La Vertu de tempérance entre Moyen Âge et âge classique
Classiques Garnier - Juillet 2020

La Tempérance - second volume, après celui portant sur la vertu de Prudence, et avant ceux qui traiteront des deux autres vertus cardinales que sont la Force et la Justice - fait l'objet d'études portant sur divers domaines de la période moderne (de la fin du Moyen Âge jusqu'à l'âge classique). Ce volume comprend également une anthologie assez ample pour permettre au lecteur de mieux interpréter les textes de ces époques anciennes dont bien souvent nous avons perdu quelques-uns des codes de lecture.
Hélène Bouchilloux : Avec Pascal
Classiques Garnier - Juillet 2020


Loin de viser à persuader son lecteur réfractaire au christianisme, Blaise Pascal use du discours apologétique afin de lui prouver (conformément à l'essence de cette religion qui enseigne que la foi n'est pas une croyance humaine mais une grâce divine) la nécessité d'une telle grâce pour surmonter l'obstacle que constitue le péché. Cette interprétation originale de l'apologétique retentissant sur l'ensemble de l'oeuvre, il faut étudier comment le principe christique commande le questionnement concernant la connaissance, l'amour, la politique, l'art, l'écriture philosophique - avec une systématicité qui ne le cède en rien à celle dont Pascal crédite Descartes, mais qui est de l'ordre du jugement plutôt que de la déduction.
Hélène Bouchilloux, professeur honoraire à l'université de Lorraine, a publié de nombreux travaux explorant la manière dont s'entre-répondent dans le champ de la philosophie moderne des auteurs majeurs comme Descartes, Pascal, Arnauld, Nicole, Spinoza, Malebranche, Locke ou Rousseau.
lundi 3 août 2020
Gérard-Yves Leclerc : Histoire philosophique et politique du sacré. La violence et le sacré des autres
L'harmattan - Juillet 2020 - L'ouverture philosophique
Les attentats djihadistes ont redonné de l'actualité au problème de la violence religieuse et du fanatisme. Les guerres de religion ont illustré depuis longtemps le phénomène récurrent de la violence prenant appui sur le sacré. Mais la question est devenue d'autant plus troublante que des historiens et des sociologues ont cru découvrir dans le Sacré lui-même le moyen pour dépasser la violence primordiale des hommes, grâce à la création simultanée du théologique et du politique. À l'aube de nos civilisations, l'union du pouvoir et du sacré était censée pacifier les communautés. La communauté sacrificielle et politique serait née de la tentative de dépasser la violence, en la transformant en un rapport sacral. La modernité a-t-elle les moyens de conjurer la violence ? Le sacré républicain peut-il lutter contre la violence et le sacré religieux ? Existe-t-il un sacré politique ?
jeudi 30 juillet 2020
Jean-Louis Vieillard-Baron : Le spiritualisme de Bergson
Hermann - Juillet 2020
Certains commentateurs de Bergson ont estimé que sa pensée était d’emblée spiritualiste et teintée de religiosité. On peut comprendre ainsi le beau texte de Louis Lavelle, « La pensée religieuse d’Henri Bergson », ou l'interprétation que Péguy fait de cette philosophie rationaliste du temps. Cette compréhension de Bergson peut d'ailleurs s'appuyer sur un texte du philosophe lui-même, à savoir Principes de métaphysique et de psychologie où Bergson explique que sa pensée vise à constituer une "science relative de l'absolu". Le présent volume tente d'examiner dans quelle mesure il est possible de soutenir, l'instar d'Henri Gouhier, que l'œuvre d'observation intérieure de Bergson a posé les bases du spiritualisme moderne.
Jean-Louis Vieillard-Baron est professeur honoraire de philosophie à l’université de Poitiers et à l’Institut catholique de Paris. Spécialiste de Hegel, de Bergson et de Lavelle, il a notamment écrit : Et in Arcadia ego, Poussin ou l’immortalité du beau (2009), Le Secret de Bergson (2013) et Le Supplément d'âme ou le renouveau du spiritualisme (2016).
lundi 27 juillet 2020
Claude Stéphane Perrin : Concepts de l'amour
L'Harmattan - Juillet 2020
L'amour naît ordinairement de l'accueil et de la reconnaissance chaleureuse d'une inaliénable altérité. Cet accueil singulier permet de fonder une ouverture fructueuse sur le monde pour le connaître ou bien pour en aimer les plus mystérieux lointains. Sachant que les multiples expériences de l'amour ne peuvent pas être rapportées à un seul concept, elles ont été problématisées, hors de toute finalité éclectique ou théologique, d'une manière perspectiviste et naturaliste, en fonction de trois points de vue. Le premier, empirique, interprète les diverses épreuves de l'amour. À l'opposé, le deuxième point de vue considère l'amour créatif des êtres humains soit dans leurs rêves du grand amour, soit dans leurs douces relations accueillantes, partagées ou sublimées. Le troisième point de vue, rationaliste, cherche comment l'amour peut et doit être vertueux.
Claude Stéphane Perrin est né en 1942. Professeur de philosophie en classes terminales et en classes préparatoires aux concours des grandes écoles scientifiques, il a également enseigné la philosophie de l'art à l'EAC (Paris).
Forestier Hubert : La pierre et son ombre - Épistémologie de la préhistoire
L'Harmattan - Juillet 2020
La pierre et son ombre est un essai d'épistémologie de la préhistoire qui propose une approche phénoménologique de l'objet de pierre taillée. Il y est question de l'ombre du phénomène qui renvoie aux conditions d'apparaître de l'objet conservé. L'auteur écrit à la fois sur l'objet de pierre et à l'encontre de lui pour s'intéresser à ce qui n'est plus visible (le végétal) et dont le retrait expliquerait la manifestation archéologique.
dimanche 26 juillet 2020
Henri Lefebvre : Le Manifeste différentialiste
Editions Grevis - Juillet 2020
Le manifeste différentialiste fut publié pour la première fois en 1970 (Gallimard). Cinquante ans après sa sortie, les éditions Grevis ont trouvé dans ce texte une acuité au présent. Les revendications identitaires et micro-identitaires semblent aujourd'hui freiner les luttes collectives. Mais l'identité, d'après Henri Lefebvre, ne fonctionne pas tant par différence que par distinction.La différence au contraire procède de l'affirmation et du dépassement. Si le retour de Lefebvre dans le champ des théories de l'émancipation arrive enfin en France, bien souvent cet ouvrage majeur est mis de côté. Il propose pourtant une hypothèse stratégique déterminante : la différence est révolutionnaire.
Pascal Bernard : Le visage de l'homme
Sydney Laurent - Juillet 2020
Le visage de l’homme ? C’est celui dont Michel Foucault évoque la disparition dans Les Mots et les Choses. N’est-ce pas là une hypothèse légitime, sachant que certains, aujourd’hui, cherchent à immerger l’homme dans la nature alors que d’autres, au contraire, ont pour ambition de le couper radicalement de cette dernière ?
D’une part, il est question de réduire l’homme à des propriétés purement matérielles ou bien à l’état d’animalité ; d’autre part, on cherche à en faire une pure production de la culture, ou bien on envisage, purement et simplement, son remplacement au profit d’un nouvel être bien supérieur à lui : le transhumain.
Nous verrons ce qu’il en est, au juste, de ces différents courants de pensée afin de déterminer si, oui ou non, la dernière heure de l’homme a effectivement sonné.
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