Affichage des articles dont le libellé est Cosmologie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cosmologie. Afficher tous les articles

samedi 20 mars 2021

Jean-Philippe Dind : Relation, distinction, devenir. Essai sur les trois forces premières de l'existence

 L'Harmattan - Mars 2021


Quelles sont les similitudes entre un vol d'oies sauvages, la voûte d'une église, une oeuvre musicale et la relation d'un couple ? Dans ces situations comme dans toute réalité, trois forces fondamentales sont à l'oeuvre. La force de différenciation soutient l'expression de chacun des éléments : les oies, les briques, les notes, les partenaires. La force d'interaction stimule la création de relations entre ces éléments. Quant à la force de structuration, elle les incite à s'organiser en systèmes et les oriente vers des finalités. L'analyse de ces trois forces permettra de pressentir ce qui constitue peut-être l'essence même de l'univers, et nourrit aussi nos aspirations les plus profondes. Ces trois forces premières tissent le monde d'esprit et de matière.

acheter ce livre


samedi 21 mars 2020

Emanuele Coccia : Métamorphoses

Payot - Mars 2020 - Rivages


La métamorphose, tout vivant y passe. C’est l’expérience élémentaire et originaire de la vie, celle qui définit ses forces et ses limites. Depuis Darwin, nous savons que toute forme de vie – l’être humain compris – n’est que la métamorphose d’une autre, bien souvent disparue. De notre naissance à notre alimentation, nous en faisons tous l’expérience. Dans l’acte métamorphique, changement de soi et changement du monde coïncident. Affirmer que toute vie est un fait métamorphique signifie qu’elle traverse les identités et les mondes sans jamais les subir passivement. Cet essai novateur jette les bases d’une philosophie de la métamorphose.

Nous avons toutes et tous été fascinés par ce mystère : une chenille se métamorphose en papillon. Leurs corps n’ont presque rien en commun. Silhouette, anatomie, habits différents. L’un rampe quand l’autre voltige. Ils ne partagent pas le même monde : le sol contre l’air. Pourtant, ils sont une seule et même vie. Ils sont le même moi.

Ce livre affirme que la métamorphose – ce phénomène qui permet à une même vie de subsister en des corps disparates – est aussi la relation qui lie toutes les espèces entre elles, qui unit le vivant au minéral. Bactéries, virus, champignons, plantes, animaux : nous sommes toutes et tous une même vie. Chacune de ses vies est à son tour la métamorphose de la chair infinie du monde. Nous sommes le papillon de cette énorme chenille qu’est notre Terre.

acheter ce livre

mercredi 13 décembre 2017

Marc Lachièze-Rey et Alexander Afriat : De l'air à la terre. Weyl et la philosophie de jauge

Hermann - Décembre 2017


De quoi est fait le monde ? La question peut bien se poser mais les réponses ont été étonnantes : d'eau, de corpuscules (éventuellement crochus), d'air, de feu, d'ondes, de terre, d'effluves, de champs, d'énergie et ainsi de suite. La liste est longue (on n'a oublié que le caoutchouc). Aujourd'hui les réalistes structurels nous apprennent même que le monde serait constitué de structures mathématiques, celles notamment qui figurent dans nos meilleures théories physiques. Et ces dernières incluraient, pour en venir au sujet de ce livre, des théories de jauge, dont les structures assumeraient ainsi une valeur ontique. Le monde serait donc composé dans un sens auquel il faut éventuellement s'habituer de ces mêmes structures. Mais ces structures, d'où viennent-elles ? De toutes pièces de l'expérience ? Son apport est certes important, mais il y a autre chose.

acheter ce livre



samedi 29 avril 2017

Philippe Roy : L'immeuble du mobile. Une philosophie de la nature avec Châtelet et Deleuze

PUF - Avril 2017 - Collection : MétaphysiqueS


L'immeuble du mobile invite à faire l'expérience d'une manière de penser, par gestes et par diagrammes. Il est une poursuite du travail de Gilles Châtelet soutenue par un approfondissement de la conception du virtuel et de l'événement propre à Gilles Deleuze. Refusant le face-à-face de la nature et de la pensée, il déploie un projet de renouveau de la Naturphilosophie dans le cadre du physico-mathématique, de Galilée jusqu'à la physique quantique. Il expose une dialectique comprenant des centres d'indifférence au cœur des gestes et de leurs dimensions (symétries). Ces dimensions spatiales-temporelles-intensives de l'effectuation du virtuel sont des paliers de la nature et de la pensée, avec des modes différents de mobilité. Des expériences de gestes en pensée sont proposées au lecteur-acteur pour accéder à chacun des paliers, suivant une narration induisant les passages par les subjectivités propres à chacune de ces mises en scène. Ces subjectivités gestuelles sont les fantômes de l'immeuble, ses Horla, le virtuel...

Philippe Roy est enseignant et docteur en philosophie (thèse à l'université de Paris 8 « Gestes et diagrammes politiques »).

acheter ce livre

vendredi 28 avril 2017

Cynthia Fleury et Anne-Caroline Prévot (dirs.) : Le Souci de la nature. Apprendre, inventer, gouverner

CNRS - Avril 2017



La nature nous relie les uns aux autres et à l'ensemble du vivant. 
Mais quelles expériences avons-nous aujourd'hui de la nature ? 
Celles-ci, ou leur absence, façonnent-elles nos façons de vivre et de penser, d'agir et de gouverner ? Existe-t-il une valeur ajoutée de l'expérience de nature pour l'éthique et la politique ? Il est urgent de préserver un " souci de la nature " qui soit au cœur des institutions, des politiques publiques, de nos dynamiques de transmission et d'apprentissage. 
Cet ouvrage, s'affranchissant des frontières disciplinaires, interroge, de l'enfance à l'âge vieillissant, de l'individu aux différents collectifs qui organisent nos vies, la spécificité des expériences de nature, et de leur éventuelle extinction, l'hypothèse de l'amnésie environnementale, ou à l'inverse les nouveaux modes de partage et de reconnexion avec la nature, et leur continuum avec notre humanisme. 
Une invitation à inventer un mode de partage. 

Cynthia Fleury est professeur à l'American University of Paris, chercheur associé au CESCO (MNHN-CNRS-UPMC). Citons parmi ses nombreux ouvrages, Les irremplaçables. Elle est membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) et dirige la Chaire de Philosophie à l'Hôpital Hôtel-Dieu de Paris. 

Anne-Caroline Prévot est directrice de recherches au CNRS, chercheure au Muséum national d'histoire naturelle et vice-présidente du comité MAB-France (UNESCO). Écologue de formation, elle travaille à l'interface entre biologie et psychologie de la conservation pour comprendre les relations des humains à la nature et inventer de nouveaux futurs. 

Cynthia Fleury et Anne-Caroline Prévot ont dirigé l'ouvrage 
L'Exigence de la Réconciliation : biodiversité et société (2012).

acheter ce livre

jeudi 10 mars 2016

Frédéric Neyrat : La part inconstructible de la Terre. Critique du géo-constructivisme

Seuil - Mars 2016 - Anthropocène


La conquête de l'espace est terminée ? Non, une nouvelle planète est apparue : la Terre. Une Terre post-naturelle qu'on pourrait refaire et piloter grâce aux prouesses d'une ingénierie absolue. Cet imaginaire accompagne la naissance d'un géopouvoir prenant la planète entière comme objet de gouvernement. Ce nouveau Grand récit est secondé par une pensée constructiviste aujourd'hui hégémonique. Celle-ci a remis en cause la coupure nature-culture ; mais sur les ruines de cette critique a été construite une nature 2-0, hybride, homogène au réquisit d'un géocapitalisme prospère. Déniant toute altérité à la nature, cette pensée anaturaliste est incapable de s'opposer au projet géoconstructiviste de terraformation de la planète. Au mythe fusionnel de toute-puissance technologique, mais sans revenir à la coupure nature-culture, l'auteur oppose une écologie de la séparation qui insiste sur la capacité inconstructible de la nature. Ni objet constructible, ni effroyable Gaïa, la Terre est un devenir insubstituable, qui, traversant les milliards d'années, se retirant dans le passé le plus lointain et le futur le plus inaccessible, échappe à toute saisie.

Frédéric Neyrat, philosophe, est professeur dans le département de Littérature comparée de l'université de Wisconsin-Madison. Spécialiste de la pensée contemporaine, ayant enseigné plusieurs années les études environnementales, il est l'auteur de Biopolitique des catastrophes (2008), Le Communisme existentiel de Jean-Luc Nancy (2013), et Homo Labyrinthus ; Humanisme, anthumanisme, posthumanisme (Dehors, 2015).

acheter ce livre

jeudi 3 mars 2016

Dominique de Courcelles (dir.) : Goûter la terre. Histoire culturelle et philosophique des éléments

Ecole nationale des chartes - Février 2016


« Goûter la terre » correspond à des sensations et des sentiments inscrits dans des cosmologies, des mystiques et des humanismes du passé et du présent, partout dans le monde. La terre, c'est aussi bien la terre mythique des aïeux que la planète ou la propriété foncière. Mais c'est aussi, depuis les recherches contemporaines sur une « éthique de la Terre », l’ensemble des communautés biotiques dans ce qu’elles ont de territorialisé. Le parcours, le paysage, la ville et la campagne, le territoire, l’agriculture, la souveraineté, le droit ainsi que la créativité artistique sont les principaux motifs abordés ici, du Bouddha à Bachelard, des Pyrénées au Japon. Le colloque « Histoire culturelle et philosophique des éléments: goûter la terre », première étape d’un programme qui portera sur les différents éléments, sans prétendre à l’exhaustivité, a souhaité étudier la terre à travers des spiritualités et des pratiques sociales, corporelles, symboliques, artistiques, qui consacrent son importance.

SOMMAIRE

Introduction

I. Terre vive : de la terre au ciel. ­— Marc Ballanfat, Toucher la terre du Bouddha. — Rubén Romero Galván, La terre dans la cosmovision aztèque. — Dominique de Courcelles, Montagnes, cavernes, terre vive : des cosmogonies mythiques à la sourate de « la caverne » et aux sept dormants d'Ephèse. — Sébastien Galland, Rêves de sable, d'eau et de forêt : de Giordano Bruno à André Breton et André Masson. — Jean-Michel Leniaud, De la terre au ciel : la figure de la tour de Babel.

II. Recherches théoriques et pratiques : goûter la terre. — Tom Conley, Terres et terroirs « au-dessus du sable l'argile » selon Olivier de Serres. — Harriet Stone,Tableaux de la terre dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. — Bernard Andrieu, Communauterre : sur les expériences de pureté naturelle. — Dominique de Courcelles, Revisiter l’œuvre de Bachelard.

III. Territoires, identités, souverainetés, mythes de la terre. — Jaume Ayats, Les territoires chantés : les goigs dans les vallées des Pyrénées. — Ester García Llop, Taureau trouve la Vierge enterrée. — Lucie Rousselot, Japon et Etats-Unis, conquête et mythes de la terre. — Francisco Naishtat, Territoires, pouvoirs et souverainetés auXXIe siècle : l’inflexion baroque de la postmodernité.

IV. Paysages et arts de la terre. — Sébastien Galland, Paysage mystique, énergie du son et apophatisme chez Bill Viola. — Michel Collot, À ras de terre. — Julie Reynaud, Les bibles « élémentaires » de Takako Araki, de l’ukiyo à l’éternité : résistance du sens, fragilité de la terre. — Miguel Espejo, Splendeurs d’absences. Terres pour célébrer ma mort.

V. Ouvertures pour aujourd’hui. — John Baird Callicott, The Land Ethic–L’éthique de la Terre. — Corinne Lepage, La Terre.

acheter ce livre

mercredi 2 mars 2016

Jean-François Robredo : Le sens de l'univers. Essai sur Jacques Merleau-Ponty

PUF - Février 2016 - Collection : Science, histoire et société


Cet ouvrage est le premier essai sur l'oeuvre de l'un des plus grands philosophes et historiens des sciences français du XXe siècle, Jacques Merleau-Ponty. Il présente de manière claire et détaillée son analyse philosophique de la cosmologie contemporaine, ou « théorie du big bang ». Pour Merleau-Ponty, depuis Einstein, l'univers est devenu en même temps un objet de science et de philosophie en imposant deux idées, à la fois scientifiques et métaphysiques, le « tout » et « l'origine ». La première partie de l'ouvrage expose comment le cosmos des Anciens est devenu l'univers à travers la paradoxale « science du tout ». La seconde partie révèle comment les découvertes astronomiques ont imposé l'idée « d'origine » de l'univers. Pour comprendre véritablement cette révolution, Merleau-Ponty a posé de nouveau la question du « sens de l'univers » et de la place de l'homme dans cet ensemble.

Jean-François Robredo est docteur en philosophie et histoire des sciences. Ancien journaliste spécialisé en astronomie pour les plus grandes revues de vulgarisation (Ciel & Espace, Science & Vie, Sciences et Avenir), il est actuellement professeur de philosophie et chargé de cours à l'Université Paris IV-Sorbonne. Il est l'auteur d'un précédent ouvrage aux PUF : Du cosmos au big bang. La révolution philosophique.

acheter ce livre

vendredi 30 octobre 2015

Etienne Klein et Heinz Wismann : L'ultime atome. De Démocrite au Boson de Higgs et au-delà

Editions Albin Michel - Octobre 2015


L'enjeu de ce dialogue entre un spécialiste de la pensée antique, Heinz Wismann, et un théoricien de la physique moderne, Etienne Klein, est de retracer la longue histoire de l'idée de l'atome qui n'a cessé de hanter l'imagination des chercheurs. Il ressort de cette reconstruction des étapes successives de l'atomisme que, même si les moyens de vérification changent d'une époque à l'autre, c'est le génie créatif des savants qui, d'hypothèses en hypothèses, fait progresser les découvertes. De Démocrite, qui au Ve siècle avant notre ère pense au vide dynamique, à la théorie moderne de l'atome, ce sont des hypothèses spéculatives qui ont fait bouger les lignes ; pour progresser, la science a besoin de "penser". Avec ces deux complices, il sera démontré de façon vivante et passionnante que la jonction se fait entre la science la plus avancée et la culture, que tout commence toujours par la pensée, la spéculation, c'est-à-dire quelque chose qui n'est pas encore schématisé.

Etienne Klein est physicien, directeur de recherche au CEA, au CERN, il a participé à la conception du grand collisionneur de particules européen, le LHC. Auteur à succès de nombreux ouvrages de vulgarisation, il est aussi chroniqueur sur France Culture. Heinz Wismann, philosophe et philologue, est directeur d'études à l'EHESS. Son dernier ouvrage, Penser entre les langues, Albin Michel, 2012 a été primé à de nombreuses reprises.

acheter ce livre

vendredi 2 octobre 2015

Marc Lachièze-Rey et Alexander Afriat : De l'air à la terre. Weyl et la philosophie de jauge

Editions Hermann - Septembre 2015


De quoi est fait le monde ? La question peut bien se poser mais les réponses ont été étonnantes : d’eau, de corpuscules (éventuellement crochus), d’air, de feu, d’ondes, de terre, d’effluves, de champs, d’énergie et ainsi de suite. La liste est longue (on a seulement oublié le caoutchouc). Aujourd’hui les réalistes structurels nous apprennent même que le monde serait constitué de structures mathématiques, celles notamment qui figurent dans nos meilleures théories physiques. Et ces dernières inclueraient, pour en venir au sujet de ce livre, des théories de jauge, dont les structures assumeraient ainsi une valeur ontique. Le monde serait donc composé — dans un sens auquel il faut éventuellement s’habituer — de ces mêmes structures. Mais ces structures, d’où viennent-elles ? De toutes pièces de l’expérience ? Son apport est certes important, mais il y a autre chose. 

Préface de Jean-Jacques Sczceciniarz

Marc Lachièze-Rey, ancien élève de l'École Normale Supérieure, est directeur de recherches au CNRS. Il travaille au laboratoire Astroparticules et cosmologie de l'Université Paris 7, en cosmologie et en physique théorique. Il est un spécialiste des questions d'espace et de temps en physique. Plus généralement, il s'intéresse à la physique fondamentale, et à ses rapports avec mathématiques et philosophie. Il est l'auteur de nombreux essais et ouvrages de vulgarisation.


acheter ce livre

samedi 19 septembre 2015

Marc Lachièze-Rey et Alexander Afriat : De l'air à la terre. Weyl et la philosophie de jauge

Editions Hermann - 15 septembre 2015


De quoi est fait le monde ? La question peut bien se poser mais les réponses ont été étonnantes : d’eau, de corpuscules (éventuellement crochus), d’air, de feu, d’ondes, de terre, d’effluves, de champs, d’énergie et ainsi de suite. La liste est longue (on a seulement oublié le caoutchouc). Aujourd’hui les réalistes structurels nous apprennent même que le monde serait constitué de structures mathématiques, celles notamment qui figurent dans nos meilleures théories physiques. Et ces dernières inclueraient, pour en venir au sujet de ce livre, des théories de jauge, dont les structures assumeraient ainsi une valeur ontique. Le monde serait donc composé — dans un sens auquel il faut éventuellement s’habituer — de ces mêmes structures. Mais ces structures, d’où viennent-elles ? De toutes pièces de l’expérience ? Son apport est certes important, mais il y a autre chose.

Préface de Jean-Jacques Sczceciniarz

Marc Lachièze-Rey, ancien élève de l'École Normale Supérieure, est directeur de recherches au CNRS. Il travaille au laboratoire Astroparticules et cosmologie de l'Université Paris 7, en cosmologie et en physique théorique. Il est un spécialiste des questions d'espace et de temps en physique. Plus généralement, il s'intéresse à la physique fondamentale, et à ses rapports avec mathématiques et philosophie. Il est l'auteur de nombreux essais et ouvrages de vulgarisation.

acheter ce livre

mardi 19 mai 2015

Didier Debaise : L’appât des possibles – Reprise de Whitehead

Les presses du réel –  Mai 2015 – collection Intercession


Un essai qui se propose, à partir d'une reprise de quelques propositions réactualisées de la philosophie d'Alfred North Whitehead (1861-1947), de mettre en évidence les conditions d'une autre pensée de la nature, dans une approche pluraliste intégrant la multiplicité des manières d'être dans la nature, qui sont autant de manières d'éprouver, de sentir, de faire sens et de donner de l'importance aux choses.
Nous sommes entrés dans une nouvelle époque de la nature. Que reste-t-il en effet des frontières que la pensée moderne tentait d'établir entre le vivant et l'inerte, entre la subjectivité et l'ordre naturel, entre l'apparent et le réel, entre les valeurs et les faits, entre la conscience et la vie animale ? Quelle pertinence pourraient encore avoir les grandes oppositions qui ont présidé à l'invention moderne de la nature ? 
De nouveaux récits, de nouvelles cosmologies, sont devenus nécessaires pour que nous puissions réarticuler ce qui jusqu'alors avait été séparé. Ce livre tente de donner ses droits, à la suite de W. James et d'A. N. Whitehead, à une approche pluraliste de la nature. Que se passerait-il si nous attribuions de la subjectivité à tous les êtres, humains et non-humains ? Pourquoi ne ferions-nous pas de l'esthétique, de la manière de sentir, l'étoffe de toute existence ? Et si le sens de l'importance et de la valeur n'était plus l'apanage des seuls humains ?

Didier Debaise, docteur en philosophie, est chercheur au FNRS et enseigne la philosophie à l'Université Libre de Bruxelles. Il travaille principalement sur les formes contemporaines de la philosophie spéculative et les théories de l'événement. Il est notamment l'auteur d'un livre intitulé Un empirisme spéculatif. Il a dirigé l'anthologie Philosophie des possessions (Les presses du réel, 2011).

acheter ce livre