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jeudi 25 avril 2019

Elisée Reclus : Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes (préface d'Annie Le Brun)

Bartillat - Avril 2019


Géographe, Élisée Reclus a consacré sa vie à de nombreux travaux dans un esprit encyclopédique. Il n'en avait pas moins un rare sens de la synthèse. Les pages du manifeste suivant en témoignent. Elles sont un concentré de la pensée qui l'habitera toute sa vie. Rien ne vaut l'expérience personnelle pour se faire une idée des rapports entre l'homme et le cosmos. Dans la lignée des grands penseurs depuis Jean-Jacques Rousseau, Reclus synthétise ses impressions et offre une vision grandiose : " En escaladant les rochers, le piéton des montagnes ressent une véritable "volupté". " Il ajoute : " La vue des hautes cimes exerce sur un grand nombre d'hommes une sorte de fascination. " Reclus est considéré comme un astre de la géographie. Il compte parmi nos éclaireurs et mérite une totale réhabilitation.

Élisée Reclus, de son nom complet Jacques Élisée Reclus, né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le 15 mars 1830 et mort à Torhout en Belgique le 4 juillet 1905, est un géographe et militant anarchiste français. Citoyen du monde avant l'heure, précurseur de la géographie sociale, de la géopolitique, de la géohistoire et de l'écologie, ses ouvrages majeurs sont La Terre en 2 volumes, sa Géographie universelle en 19 volumes, L'Homme et la Terre en 6 volumes, ainsi que Histoire d'un ruisseau et Histoire d'une montagne.

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jeudi 3 mars 2016

Dominique de Courcelles (dir.) : Goûter la terre. Histoire culturelle et philosophique des éléments

Ecole nationale des chartes - Février 2016


« Goûter la terre » correspond à des sensations et des sentiments inscrits dans des cosmologies, des mystiques et des humanismes du passé et du présent, partout dans le monde. La terre, c'est aussi bien la terre mythique des aïeux que la planète ou la propriété foncière. Mais c'est aussi, depuis les recherches contemporaines sur une « éthique de la Terre », l’ensemble des communautés biotiques dans ce qu’elles ont de territorialisé. Le parcours, le paysage, la ville et la campagne, le territoire, l’agriculture, la souveraineté, le droit ainsi que la créativité artistique sont les principaux motifs abordés ici, du Bouddha à Bachelard, des Pyrénées au Japon. Le colloque « Histoire culturelle et philosophique des éléments: goûter la terre », première étape d’un programme qui portera sur les différents éléments, sans prétendre à l’exhaustivité, a souhaité étudier la terre à travers des spiritualités et des pratiques sociales, corporelles, symboliques, artistiques, qui consacrent son importance.

SOMMAIRE

Introduction

I. Terre vive : de la terre au ciel. ­— Marc Ballanfat, Toucher la terre du Bouddha. — Rubén Romero Galván, La terre dans la cosmovision aztèque. — Dominique de Courcelles, Montagnes, cavernes, terre vive : des cosmogonies mythiques à la sourate de « la caverne » et aux sept dormants d'Ephèse. — Sébastien Galland, Rêves de sable, d'eau et de forêt : de Giordano Bruno à André Breton et André Masson. — Jean-Michel Leniaud, De la terre au ciel : la figure de la tour de Babel.

II. Recherches théoriques et pratiques : goûter la terre. — Tom Conley, Terres et terroirs « au-dessus du sable l'argile » selon Olivier de Serres. — Harriet Stone,Tableaux de la terre dans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. — Bernard Andrieu, Communauterre : sur les expériences de pureté naturelle. — Dominique de Courcelles, Revisiter l’œuvre de Bachelard.

III. Territoires, identités, souverainetés, mythes de la terre. — Jaume Ayats, Les territoires chantés : les goigs dans les vallées des Pyrénées. — Ester García Llop, Taureau trouve la Vierge enterrée. — Lucie Rousselot, Japon et Etats-Unis, conquête et mythes de la terre. — Francisco Naishtat, Territoires, pouvoirs et souverainetés auXXIe siècle : l’inflexion baroque de la postmodernité.

IV. Paysages et arts de la terre. — Sébastien Galland, Paysage mystique, énergie du son et apophatisme chez Bill Viola. — Michel Collot, À ras de terre. — Julie Reynaud, Les bibles « élémentaires » de Takako Araki, de l’ukiyo à l’éternité : résistance du sens, fragilité de la terre. — Miguel Espejo, Splendeurs d’absences. Terres pour célébrer ma mort.

V. Ouvertures pour aujourd’hui. — John Baird Callicott, The Land Ethic–L’éthique de la Terre. — Corinne Lepage, La Terre.

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lundi 30 novembre 2015

Bernard Bret : Pour une géographie du juste

Presses universitaires de Paris Ouest - Octobre 2015 - Collection : Espace et justice


Dans le monde actuel marqué par de violentes inégalités, la philosophie morale de John Rawls aide-t-elle à répondre aux questions urgentes posées à nos sociétés et offre-t-elle une grille de lecture pour interpréter les territoires ?
Oui, car si elle ne parle pas d’espace, la Théorie de la Justice tire de sa démarche abstraite et de son énonciation rationnelle sa capacité à dire l’universel tout en respectant les identités, et à qualifier les disparités territoriales induites par le développement. Il n’existe pas de territoire juste parce qu’il n’existe pas de société humaine pleinement juste, mais il est des situations plus ou moins injustes : comprendre ces configurations est une étape nécessaire pour produire plus de justice.

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jeudi 19 juin 2014

Kora Andrieu et Geoffroy Lauvau (dir.) : Quelle justice pour les peuples en transition ? Démocratiser, réconcilier, pacifier

PU Paris-Sorbonne - 19 juin 2014 - Collection : Philosophie appliquée

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La « justice transitionnelle » constitue, dans le milieu académique et dans la pratique des organisations internationales, un domaine d’expertise et de recherche à part entière, mais qui demeure encore trop peu étudié dans le monde francophone. L’originalité de cet ouvrage est de proposer, sur le sujet des peuples en transition, une analyse multidisciplinaire, à la croisée de la philosophie, de la sociologie, du droit, de l’histoire, et des sciences politiques. Alors que les pays du monde arabe donnent à penser les complexités d’une nouvelle phase de démocratisation, cette interrogation sur la justice en période de transition trouve toute son actualité.
 

lundi 28 mai 2012

Espace et lieu dans la pensée occidentale. De Platon à Nietzsche

Thierry Paquot et Chris Younès (éditeurs)


Mai 2012 - La Découverte - 26 €

Que représentent l'« espace » et le « lieu » pour les philosophes ? Quelle place occupent ces « notions » dans les différents systèmes de pensée ? Sont-elles synonymes ? Ont-elles des sens qui changent avec les découvertes scientifiques (en géométrie, en physique, en astronomie...) ? Comment sont-elles, ou non, liés au concept de temps ? Ont-elles à voir avec d'autres thèmes, comme le territoire, la ville et la campagne, le paysage ? Pour la première fois, en langue française, un ouvrage rassemble les contributions de philosophes confirmés, qui explorent la pensée d'auteurs majeurs de l'histoire intellectuelle occidentale en privilégiant l'espace et le lieu. Ce livre collectif complète Le Territoire des philosophes (La Découverte, 2009), qui se focalisait sur les penseurs du XXe siècle.
Dix-neuf auteurs, de Platon à Nietzsche, sont ici questionnés quant à leur usage théorique de l'espace et du lieu, alors même qu'ils sont, pour la plupart, célèbres pour d'autres concepts et apports. Les contributeurs s'efforcent de situer la pensée de leur auteur dans son temps et dans la longue géohistoire des idées. La philosophie est ici entendue à la fois comme un « art de vivre » et une manière de comprendre le monde, deux dimensions inséparables dans la saisie et de l'espace et du lieu. Tout être humain est « spatio-temporalisé» et c'est seulement en ce sens qu'il habite la Terre et en fait sa demeure.

jeudi 17 mai 2012

La Géophilosophie de Gilles Deleuze

M. Carbone, P. Broggi, L. Turarbek (éd.)


2012 - Mimesis - "L'oeil et l'esprit" - 16 €

Retrouver les racines géographiques de la philosophie pour l’arracher aux abstractions de son histoire. C’est cette exigence qui a conduit Deleuze et Guattari à thématiser la notion de « Géophilosophie ». Elle nous invite à penser à nouveaux frais les rapports entre les versants esthétique et politique de la philosophie, entre le lien sensible de nos corps à leurs territoires et la construction de l’espace du vivre-ensemble. C’est dans cet esprit que la réflexion collective recueillie dans le présent ouvrage aborde la notion de « Géophilosophie », ses avals et ses amonts dans la pensée deleuzienne. Est ainsi soulignée l’actualité de cette notion, en même temps qu’hommage est rendu, pour la première fois, aux années d’enseignement de Deleuze à Lyon.