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mardi 11 janvier 2022

Abdallah Khammari : Bachelard et la mathématique des sciences expérimentales

 L'Harmattan - Janvier 2021


Il y a, chez Bachelard, une double suite transdisciplinaire, l'une philosophique, l'autre poétique, deux suites distinctes qui s'interpénètrent, parfois, se télescopent au gré de l'imagination, du rapport du sujet à l'objet, ou encore de l'instant. Au commencement était la suite épistémologique. Elle a débuté dans une extrême aridité mathématique, malgré la splendeur verbale. Elle a suscité bien des intérêts pour la construction de la physique expérimentale et pour l'épistémologie des sciences. Une telle suite surrationaliste s'est prolongée par une seconde suite, surréaliste, venue se greffer en une imagination créatrice, tantôt matérielle, tantôt formelle, parfois querelleuse, sur un ton poétique saisissant. Au-delà de sa philosophie, l'inépuisable rêverie de Bachelard reste une énigme ouverte à de multiples éclosions. L'accent est mis ici sur le versant épistémologique de l'oeuvre, impulsé par une panoplie d'équations fondamentales de la physique et de la chimie, encore d'actualité.

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samedi 18 décembre 2021

Bulletin d’histoire et d’épistémologie des sciences de la vie 2021/2 (Volume 28) - Varia

 Kimé - Décembre 2021

Page 119 à 148 : Élodie Giroux - L’exposome : entre globalité et précision | Page 149 à 181 : Clément Rizet - Henri Bourru et Prosper Ferdinand Burot : les débuts de la psychothérapie à l’Ecole de Médecine Navale de Rochefort-sur-Mer (1885-1895), au carrefour de l’hystérie et des personnalités multiples | Page 183 à 221 : Sylvain Bosselet - La transposition des hétérochronies biologiques en psychologie | Page 223 à 237 : Loïc Casson - La grippe de Hongkong (1968-1970) ou l’invention d’un souvenir épidémique.

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mercredi 18 août 2021

Jean-Louis Le Moigne : Les Épistémologies constructivistes (réed.)

 PUF - Août 2021 - Que sais-je ?


Quelles consciences ont ou devraient avoir scientifiques et citoyens, des fondements et des méthodes légitimant les « connaissances valables » que les uns et les autres produisent, interprètent et transforment en permanence ? Peut-on continuer à « faire comme si » existait dans l'empyrée des académies quelque gardien discret qui veille sur la qualité scientifique des connaissances, en se référant à une certaine sagesse que l'on pourrait dès lors ignorer ? Depuis près d'un demi-siècle, l'approche constructiviste de l'épistémologie a permis des réflexions et des explorations qui ont profondément renouvelé cette discipline et dont Jean-Louis Le Moigne rend compte dans cet ouvrage.

Professeur émérite d'Aix-Marseille Université, Jean-Louis Le Moigne est notamment l'auteur de La Modélisation des systèmes complexes (Dunod, 1990) et du Constructivisme (3 tomes, L'Harmattan, 2003)

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mercredi 5 mai 2021

Erwan Penchèvre : Histoire de l'élimination algébrique

 Classiques Garnier - Mai 2021


Les techniques d'élimination sont aussi vieilles que l'algèbre elle-même, mais dans la seconde moitié du XVIIe siècle apparaissent des méthodes générales d'élimination des inconnues dans les systèmes d'équations polynomiales. Ce livre compare ces méthodes historiquement et mathématiquement, et il décrit la naissance de la théorie de l'élimination : démonstration du « théorème de Bézout », recherche de formules exprimant l'équation finale résultant de l'élimination, étude des « facteurs superflus », applications à la géométrie et aux grands problèmes de l'algèbre. Ces travaux acquièrent un rôle fondamental au XIXe siècle, puis, au profit de l'étude des structures en algèbre, ils passent au second plan sans toutefois disparaître.

Erwan Penchèvre est docteur en histoire et philosophie des sciences. Il a enseigné les mathématiques et la physique en écoles d'ingénieurs ; il travaille aujourd'hui à Paris au Centre d'archives en philosophie, histoire et édition des sciences en tant que secrétaire de rédaction de la revue Arabic Sciences and Philosophy et des Annales de démographie historique.

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dimanche 28 mars 2021

Peeter Müürsepp : La stabilité structurelle au cœur de la philosophie de René Thom. D'Aristote à la science

 Notre savoir - Mars 2021


Le mathématicien et philosophe français René Thom est bien connu pour sa théorie des catastrophes. Mais il a également laissé derrière lui un héritage philosophique intéressant. Le cœur de la philosophie de René Thom est une conception dérivée des mathématiques et généralisée pour une approche philosophique, la stabilité structurelle. La tentative de donner un sens à la réalité objective a conduit Thom à la création de la sémio-physique, la physique du sens, qui est basée sur la théorie de la saillance et de la prégnance. Thom affirme que son approche est une continuation directe de la physique aristotélicienne qui, selon Thom, est topologique par essence. Ce livre présente une analyse critique de la compréhension d'Aristote par Thom, soutenant son idée générale, mais soulignant plusieurs lacunes dans la compréhension du grand penseur de la Grèce antique. Le contexte permet d'aborder un sujet intriguant, celui de la relation entre la science et la magie. Le livre contient une analyse de la conception de la stabilité structurelle et de son application à la théorie générale des modèles que Thom prétend avoir créée sur la base de sa théorie des catastrophes. La dernière partie du livre est consacrée aux sciences sociales.

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samedi 20 mars 2021

Philosophia scientiae vol.25/1: Giuseppe Peano and his school : logic, epistemology and didactics

 Kimé - Mars 2021


édité par Paola Cantù et Erika Luciano

Paola Cantù et Erika Luciano
Giuseppe Peano and his School: Axiomatics, Symbolism and Rigor

Joan Bertran-San Millán
Frege, Peano and the Interplay between Logic and Mathematics

Jan von Plato
Logic as Calculus and Logic as Language: Too Suggestive to be Truthful?

Gabriele Lolli
Peano’s Reception in the USA. Wilson’s Review of Russell’s Principles

Reinhard Kahle
Dedekinds Sätze und Peanos Axiomata

Dirk Schlimm
Peano on Symbolization, Design Principles for Notations, and the Dot Notation

Başak Aray
Logic and Axiomatics in the Making of Latino sine Flexione

Paolo Freguglia
Peano and the Debate on Infinitesimals

Elena Anne Corie Marchisotto et Ana Millán Gasca
Mario Pieri’s View of the Symbiotic Relationship between the Foundations and the Teaching of Elementary Geometry in the Context of the Early Twentieth Century Proposals for Pedagogical Reform

Jan von Plato
Gödel’s Reading of Peano’s Arithmetices Principia

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dimanche 28 février 2021

Gaston Bachelard : Le matérialisme rationnel

PUF - Février 2021 - Quadrige 


Dernier ouvrage d'épistémologie de Gaston Bachelard, Le Matérialisme rationnel (1953) étudie la chimie, définie comme la science des transformations et des créations matérielles. Il commence par interroger les conditions d'émergence de cette science, en soulignant la rupture qu'elle a dû opérer avec l'alchimie et la cosmologie, où Bachelard décèle le jeu de l'imaginaire et les symboles de l'inconscient. À travers une lecture philosophique passionnée des traités scientifiques, il pose ensuite de manière remarquablement précise la question des relations entre chimie contemporaine et physique nucléaire. Il y voit une rencontre historique entre deux rationalismes régionaux et cherche à préciser les termes de l'unification de ces deux traditions théoriques et expérimentales. Il montre enfin que la nouvelle ontologie de l'énergie qui émerge au croisement de ces deux disciplines déborde de toutes parts les catégories philosophiques traditionnelles. Cet ouvrage est présenté dans une nouvelle édition critique comportant une présentation, des notes explicatives, une table analytique, un index et une bibliographie.

Edition établie par Lucie Fabry

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vendredi 12 février 2021

Nicolas Brault, Michel J. F. Dubois : Manuel d’épistémologie pour l’ingénieur.e

 Matériologiques - Février 2021


Ce Manuel d’épistémologie pour l’ingénieur.e vient combler une lacune : les étudiants en école d’ingénieurs, tout comme les ingénieurs en exercice, ne disposent d’aucun manuel dédié qui leur permettrait d’aborder cette discipline dont ils ont pourtant de plus en plus besoin.
La nature du métier d’ingénieur a en effet beaucoup changé durant ces dernières décennies, mais aussi sa place dans la société : l’ingénieur travaille ainsi de plus en plus en relation avec des acteurs venus de domaines multiples, scientifiques ou non. Mais il peut aussi être critiqué dans ses actions, sur la base de critères (politiques, sociaux, éthiques, écologiques, etc.) qui ne sont pas les siens. Dans ce contexte, une réflexion sur son activité tant scientifique que technique, et surtout intégrée à la société, est nécessaire.
Organisé en neuf chapitres, cet ouvrage propose donc de fournir aux ingénieurs, actuels ou futurs, les repères conceptuels et les réflexions fondamentales en matière d’épistémologie, ainsi que les connaissances en histoire des sciences et des techniques afin de mieux comprendre leur évolution. Il apporte un éclairage à de nombreuses questions qu’un ingénieur peut se poser face à cette discipline : qu’est-ce que l’épistémologie ? à quoi sert-elle ? Quels en sont les grands courants ? Quels sont les rapports qu’entretient l’épistémologie avec la science mais aussi avec la technique ? Existe-t-il une épistémologie spécifique à l’ingénierie ? Quelles sont enfin les implications éthiques et sociétales de l’activité de l’ingénieur ?
Ce manuel, que les auteurs – tous deux enseignants en école d’ingénieurs – ont voulu court et accessible, vise donc à accompagner les ingénieurs dans leur pratique et leur réflexion aussi bien pendant leurs études que durant leur carrière professionnelle.

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mardi 2 février 2021

Thomas Balivet : Mathématisation et philosophie de la connaissance de Galilée à Euler

 L'Harmattan - Janvier 2021


Galilée disait que l'univers est un vaste livre écrit en langage mathématique. Cette conception a donné son cadre philosophique à la révolution scientifique initiée en Europe au XVIIe siècle. L'utilisation systématique de raisonnements mathématiques pour travailler sur des phénomènes physiques a décuplé en quelques décennies la capacité de comprendre, prédire et utiliser les lois de la nature. Cette connaissance des lois physiques a amené à son tour des développements technologiques très importants, dont notre société actuelle est l'héritière. Comment cette révolution s'est-elle déroulée ? De Galilée à Euler en passant par Newton et Leibniz, comment ces nouvelles visions du monde ont-elles coexisté avec les idées philosophiques sur l'espace, le temps et la connaissance ?

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dimanche 10 janvier 2021

Thomas Balivet : Mathématisation et philosophie de la connaissance de Galilée à Euler

 L'Harmattan - Janvier 2021


Galilée disait que l'univers est un vaste livre écrit en langage mathématique. Cette conception a donné son cadre philosophique à la révolution scientifique initiée en Europe au XVIIe siècle. L'utilisation systématique de raisonnements mathématiques pour travailler sur des phénomènes physiques a décuplé en quelques décennies la capacité de comprendre, prédire et utiliser les lois de la nature. Cette connaissance des lois physiques a amené à son tour des développements technologiques très importants, dont notre société actuelle est l'héritière. Comment cette révolution s'est-elle déroulée ? De Galilée à Euler en passant par Newton et Leibniz, comment ces nouvelles visions du monde ont-elles coexisté avec les idées philosophiques sur l'espace, le temps et la connaissance ?

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vendredi 8 janvier 2021

Xavier Aimé et Frank Arnould : Modélisation ontologique & psychologies. Une influence réciproque

 Matériologiques - Janvier 2021


Les ontologies computationnelles sont des représentations formelles des concepts d’un domaine et de leurs relations. Sorte de mémoire sémantique des ordinateurs, elles forment – entre autres – l’un des piliers des technologies du Web sémantique.
Cet ouvrage s’articule autour de deux approches des ontologies computationnelles. Après avoir défini de manière approfondie la notion d’ontologie computationnelle et les techniques afférentes, il pose le problème des difficultés conceptuelles et terminologiques en psychologie et neurosciences cognitives. Il tente de montrer comment la modélisation ontologique peut aider à résoudre, au moins en partie, certaines de ces difficultés. Symétriquement, il décrit comment les ontologies peuvent bénéficier de l’apport de travaux issus de la psychologie cognitive et de la psychologie sociale. Il dresse donc un panorama original des influences réciproques qui se dessinent entre ces différents domaines de recherche.
Ce livre est notamment destiné aux spécialistes de la psychologie et des neurosciences cognitives et à ceux de l’ingénierie ontologique, en rendant accessible, pour chacun de ces publics, le domaine avec lequel il se sent moins familier. Plus généralement, il intéressera toute personne curieuse du statut des concepts scientifiques – des concepts mentaux en particulier – et qui s’interrogent sur la possibilité de les formaliser et de les rendre ainsi manipulables par des machines. Il offrira aussi au public intéressé par l’ingénierie des connaissances un retour aux sources psychologiques de la discipline en proposant réflexions et éléments de méthodologie tant sur le développement que sur la construction d’ontologies.

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lundi 9 novembre 2020

Jean Argouarc'h : Archéologie du signe. Théorie unifiée de l'information et de la connaissance

 L'harmattan - Novembre 2020


Notre sens commun reconnaît un lien entre connaissance et information, tout en les confondant parfois. Les théories concernant l'une ou l'autre s'ignorent le plus souvent. Or les sciences cognitives nous fournissent aujourd'hui matière à les faire converger vers une théorie unifiée. Il faudra pour cela mettre à l'épreuve le postulat selon lequel le cerveau serait un organe de traitement de l'information. La connaissance et l'information sont l'une et l'autre des inventions de l'évolution biologique. Nous les suivrons des insectes aux humains, à la fois sous leur forme subjective (mentale) et sous leur forme objective (culturelle). Le concept de signe sera notre fil conducteur. Au final, la théorie s'étendra à la mémoire et à l'intelligence, animales, humaines et artificielles.

Jean Argouarc'h est polytechnicien. Il a été chercheur en robotique, chargé de cours à l'École Centrale. Titulaire d'un Master en sciences cognitives, il travaille à clarifier et rapprocher les théories de la connaissance et celles de l'information, à partir notamment des progrès récents de la biologie et de l'informatique.

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vendredi 4 septembre 2020

Mathieu Corteel : Le hasard et le pathologique

Science-po - Septembre 2020


L’usage des grands nombres dans le domaine de la santé n’est plus un secret pour personne. Les taux de mortalité, les courbes démographiques, les moyennes nationales comme les médianes par genre, profession ou âge ordonnancent nos vies biologiques. Nous sommes pris dès la naissance dans un système de mesure de l’espérance de vie, par lequel s’évaluent continûment nos chances de perdurer. En période de crise sanitaire, lorsque la connaissance scientifique fait défaut, les nombres prennent une place encore plus grande : la statistique médicale devient le principal outil d’aide à la décision des pouvoirs publics.
Cette épistémè computationnelle a une histoire que Mathieu Corteel nous invite à découvrir. Elle trouve sa source dans l’interprétation des tables de mortalité au XVIIe siècle, et s’est transformée depuis, articulant différemment à chaque époque un état des connaissances mathématiques avec une pratique médicale et une vision politique de la santé publique.

Mathieu Corteel est philosophe et historien des sciences. Il est membre du comité de rédaction de la revue Multitudes. Le hasard et le pathologique est son premier essai.

Sommaire :

Introduction  
I — NUMÉRISER LE HASARD DE LA NATURE
Chapitre 1 – L'espérance de vie face à la mort 
Naissance des tables de mortalité 
Faire parler les nombres 
Le calcul de la vie moyenne et médiane 
Émergence de l'arithmétique politique 
L’alliance des tables de mortalité et de l’épidémiologie
Chapitre 2 – Contaminer l’individu, sauver l’espèce  
Le remède venu d’ailleurs 
Montrer l’exemple, produire des preuves statistiques 
Inoculer pour faire vivre l’espèce 
Modèle mathématique d’un monde immunisé 
Le calcul des risques individuels 
Décision politique, symbole monarchique
Chapitre 3 – Prospectives statistiques de la vaccine  
Une expérimentation de masse 
Produire du pus variolique et des données statistiques 
Prédire la fin de l’épidémie
Une falsification nosologique 
Mesures et démesures de la vaccine 
Un échantillonnage abusif 
La iatrogénie cachée dans les nombres  
II — NUMÉRISER LE HASARD DE L’ESPRIT  
Chapitre 4 – La philosophie pratique des probabilités 
Le démon de Laplace 
La loi des grands nombres 
Le théorème de Bayes-Laplace 
Le hasard est une illusion 
Hasard, causalité et déterminisme 
Applications sociétales des probabilités 
Déchiffrer le hasard de l’erreur juridique
La loi des erreurs 
Le hasard et la nécessité
Chapitre 5 – La méthode numérique appliquée
à l’anatomo-pathologie  
Numériser la phtisie pulmonaire 
Numériser la fièvre typhoïde 
Contre la théorie de Broussais 
La crise des saignées 
Limiter la iatrogénie des saignées 
La comparaison des résultats 
Le calcul contre l’expérience des siècles 
La querelle des Anciens et des Modernes 
Discussion sur la statistique médicale  
Chapitre 6 – Les grands nombres et le déterminisme expérimental  
Résoudre la variabilité des cas cliniques 
Collecter un grand nombre des données 
Appliquer la loi des erreurs à la loi des grands nombres 
La philosophie médicale des grands nombres 
Découverte expérimentale d’une loi de la nature 
La biologie comme fondement épistémologique de la médecine 
Les deux principes de la médecine expérimentale 
L’axiome expérimental
III — NUMÉRISER LE HASARD DU SOCIAL
Chapitre 7 – Extension du domaine pathologique  
Les statistiques de la ville de Paris 
Notions générales sur la population 
Mesure des mouvements démographiques 
La loi de Villermé 
Cartographie statistique de la mortalité à Paris 
L’épidémie de choléra de 1832 à Paris 
L’homme moyen et le déterminisme social 
Chapitre 8 – Nomenclature et biopouvoir  
Uniformiser les statistiques 
La nosologie statistique de Farr 
La machine à différence 
Informatiser l’espérance de vie, réguler l’économie 
La nomenclature internationale de Bertillon 
Évaluer le niveau de vie des nations à l’aune de la maladie et de la mort 
Calculer la durée de vie normale 
La vie et la mort comme étalon de l’économie politique  
Conclusion
Bibliographie 

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dimanche 30 août 2020

Revue de métaphysique et de morale 2020/3 (N° 107) : Raymond Ruyer

PUF - Septembre 2020


Page 299 à 303 : Éditorial | Page 305 à 308 : Fabrice Colonna - Présentation | Page 309 à 319 : Hugues Poltier - Ontologie et « activité finaliste » dans Néo-finalisme de Raymond Ruyer | Page 321 à 331 : Fabrice Colonna - La monadologie de Ruyer | Page 333 à 346 : Benjamin Berger - How « Strong » is Ruyer ? | Page 347 à 364 : Élie During - Survoler le temps : l’espace-temps comme schème, mythe et thème | Page 365 à 376 : Anne Sauvagnargues - Le dynamisme organisateur et son œuf. Ruyer et sa théorie molaire des multiplicités | Page 377 à 390 : Nicolas Zaslawski et Françoise Schenk - Cartes cognitives et miroirs à réminiscence : Ruyer et la neuro-éthologie contemporaine | Page 391 à 401 : André Conrad - Où sont nos souvenirs ? | Page 403 à 421 : François Lecoutre - Platon totalitaire ? Une controverse du XXe siècle | Page 423 à 425 : Alain Petit - Pierre Aubenque (1929-2020) | Page 427 à 430 : Laurent Bove - Alexandre Matheron (1926-2020) | Page 431 à 454 : Bulletin de philosophie ancienne 2020.

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mercredi 10 juin 2020

Vincent Jullien : Ce que peuvent les sciences. Une enquête

Matériologiques - Juin 2020 - Sciences et philosophie


Théories, expériences, modélisations et controverses sont constitutives du développement des sciences de la nature, telles que la physique, la chimie, la biologie, ou la géologie. Cet ouvrage de philosophie défend le point de vue selon lequel l’étude de l’histoire des sciences est nécessaire pour les comprendre et pour reconnaître que les théories scientifiques sont à la fois toujours plus puissantes, mais aussi presque toutes éphémères. L’auteur soutient que des connaissances scientifiques nombreuses et de grande portée résultent de tels allers-retours, ce qui justifie pleinement la thèse du progrès scientifique.

Une partie du livre est consacrée aux relations existantes entre les sciences de la nature et les mathématiques – celles-ci sont d’une autre essence que les premières : leurs objets sont immatériels et intemporels. Pour cette raison, l’étroite association entre la physique et les mathématiques, mais aussi désormais entre la biologie et les mathématiques ne peut pas annihiler la distinction de nature entre elles. Le monde des mathématiques et celui des sciences naturelles demeurent à jamais distincts.

Une idée centrale ici défendue est la suivante : s’il y a bien progrès des connaissances scientifiques, il y a aussi et surtout accroissement de ce que les humains ignorent au sujet de la nature, de l’Univers et de la vie. Chaque découverte apporte plus de questions nouvelles que de réponses. En revanche l’intensité de notre dialogue avec la nature s’accroît spectaculairement grâce à l’activité scientifique.

L’auteur présente enfin des arguments pour soutenir que les sciences et les techniques sont deux réalités et deux genres d’activités fondamentalement distinctes ; Albert Einstein n’est pas plus responsable de la bombe à hydrogène, que Galilée de l’artillerie, ou Darwin de l’eugénisme.

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vendredi 29 mai 2020

H.S. Becker : Faire preuve. Des faits aux théories

La Découverte - Juin 2020 -  Grands Repères Guides


Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l’articulation entre des « idées » (ou théories) et des « données », toujours produites par des procédés de fabrication à analyser.
La distinction, qui structure la profession, entre recherches « qualitatives » et « quantitatives » ne change rien à l’exigence de fournir des « preuves » solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d’une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d’une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données.
Cette réflexion sur les conditions pratiques de l’observation s’adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu’à l’étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.

Howard S. Becker, sociologue américain, est spécialiste de la sociologie de l’éducation, de la déviance et de l’art. Il s’inscrit dans la tradition de la sociologie de Chicago : le travail de terrain et l’interactionnisme. Son œuvre désormais connue en France à l’égal de celle d’Erving Goffman se caractérise par l’extrême clarté de son écriture et la diversité des domaines qu’elle embrasse. Il est l’auteur de nombreux articles et livres dont Outsiders (1963, tr. fr. 1985), Le Travail sociologique (1970, tr. fr. 2006), Les Mondes de l’art (1982, tr. fr. 1988) et Les Ficelles du métier (1988, tr. fr. 2002, La Découverte, « Grands Repères/Guides »).

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jeudi 28 mai 2020

Gaston Bachelard : Le nouvel esprit scientifique (édition de Vincent Bontems)

PUF - Mai 2020 - Quadrige


« Saisir la pensée scientifique contemporaine dans sa dialectique et en montrer ainsi la nouveauté essentielle, tel est le but philosophique de ce petit livre. » Cette phrase de Gaston Bachelard donne l'ambition du projet. En prenant pour modèle la révolution axiomatique des géométries non-euclidiennes, Bachelard démontre dans cet ouvrage publié pour la première fois en 1934 la nouveauté des théories physiques contemporaines - théorie de la relativité restreinte et générale et mécanique quantique. Celles-ci ont modifié les bases du savoir et rompu avec les représentations classiques. Bachelard en induit la nécessité de réviser en profondeur nos conceptions métaphysiques et les images qui s'y rattachent. Il analyse ainsi comment la relativité einsteinienne transforme les notions de temps et d'espace et la microphysique périme la notion de « chose ». À la lumière de ses analyses, la méthode scientifique apparaît comme « non-cartésienne », c'est-à-dire qu'elle ne s'appuie plus sur un fondement absolu et des idées simples mais consiste, au contraire, à réviser constamment ses hypothèses pour mieux épouser la complexité des phénomènes.

Travailleur infatigable et pédagogue exceptionnel, Gaston Bachelard (1884-1962) a produit une oeuvre en épistémologie de la physique et de la chimie qui compte parmi les plus importantes du XX siècle, ainsi que de multiples études de l’imaginaire littéraire qui sont appréciées dans le monde entier. Vincent Bontems est philosophe de formation et chercheur au CEA. Il y travaille sur l’épistémologie de la physique, la philosophie des techniques et de l’innovation, et la psychanalyse de l’imaginaire scientifique. Il est l’auteur de Bachelard (Les Belles Lettres, 2010).

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vendredi 8 mai 2020

Philosophia Scientiæ 24-2 | 2020 : Philosophies de la ressemblance

Kimé - Avril 2020


Alexis Anne-Braun et Alexandre Declos
Présentation du numéro thématique Philosophies de la ressemblance
Resemblance in Contemporary Philosophy : Foreword to the Thematic Issue
Alexis Anne-Braun et Alexandre Declos
Avant-propos des traducteurs
Translators’ Foreword
Nelson Goodman
Sept restrictions regardant la ressemblance
Seven Strictures on Similarity
Nicolas Erdrich
Répliques, doubles et coïncidents purs. Trois régimes d’indiscernables [Résumé
Replicas, Doubles and Pure Coincidents. Three regimes of indiscernibles
Filipe Drapeau Vieira Contim
La rigidité au travers des ressemblances
Rigidity through Resemblances
Guillaume Lecointre et Philippe Huneman
Que signifie « se ressembler » en biologie?
What Does Resemblance Mean in Biology ?
Jesse J. Fitts
Iconic Propositions
Vincent Granata
Quelques réticences sur les théories de la ressemblance en musique
Some Doubts about Resemblance Theories in Music
Laure Blanc-Benon
Dépiction et détection : quel rôle pour la notion de ressemblance dans les théories de la photographie
Depiction and Detection: which Role can Resemblance Play in Theories of Photography?

Varia
Jean-Philippe Martinez
« La signification fondamentale des méthodes d’approximation en physique théorique » : Vladimir Fock épistémologue
« The Fundamental Significance of Approximate Methods in Theoretical Physics » : Vladimir Fock as an Epistemologist

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lundi 9 mars 2020

Philippe Lacour : La raison au singulier. Réflexions sur l'épistémologie de Jean-Claude Passeron

Presses universitaires de Paris Ouest - Mars 2020 - Collège international de philosophie


Les sciences humaines et sociales sont-elles des sciences ? Si l'on prend leur prétention au sérieux, comment rendre compte de leurs gestes de connaissance effectifs sans préjuger de leur rationalité par des exigences a priori ? Peut-on en faire l'épistémologie de façon immanente, en suivant attentivement leurs opérations, et en valorisant la rigueur de leurs résultats ? Peut-on les accepter au sein de la rationalité scientifique, même si leurs méthodes sont différentes des disciplines plus exactes ? C'est à ces questions que Jean-Claude Passeron a cherché à répondre avec précision, fort de sa pratique de sociologue et de sa réflexion de théoricien obstiné. Ce livre constitue la première tentative de synthèse de son oeuvre épistémologique, qui s'étend sur plus d'un demi-siècle. Le débat sur la nature "wébérienne" ("non-poppérienne") ou non de l'espace des sciences humaines et sociales fait l'objet d'un arbitrage, à la faveur d'une reconstitution minutieuse du point de vue de Passeron, par-delà ses ambiguïtés. Apparaît ainsi la figure inédite d'une raison "au singulier" , capable, certes, de généralisation, mais toujours soucieuse de connaître les singularités culturelles dans la contingence de leur apparition et la richesse de leur contexte historique.

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samedi 1 février 2020

Astrid GUILLAUME et Lia KURTS-WÖSTE (dir.) : Faire sens, faire science

ISTE Editions - Janvier 2020


Les sciences de la culture se réaffirment aujourd’hui comme un paradigme important pour permettre une interdisciplinarité exigeante et penser la responsabilité des chercheurs dans leurs activités.
Faire sens, faire science démontre la pertinence fédérative de la méthodologie des sciences de la culture et de la sémiotique des cultures, en exploitant les principes critiques, historicistes ou comparatistes pour aborder aussi bien les objets culturels que les disciplines qui en rendent compte. L’activité scientifique repensée éthiquement dans sa dimension d’acte interprétatif responsable à l’égard de l’humain et du naturel s’inscrit ici aussi bien dans le temps qu’à un moment donné (diachronie et synchronie).
Cet ouvrage invite au renouvellement de la pensée et des disciplines académiques, et reconnecte de manière innovante les sciences du langage aux sphères scientifiques, artistiques et éthico-politiques.

Table des matières

Avant-propos - Astrid Guillaume et Lia Kurts-Wöste
Introduction - François Rastier
- Partie 1. Fondements sémiotiques des sciences de la culture - Jean Lassègue, Arild Utaker, Vincent Bontems
- Partie 2. Herméneutique des sciences, sciences herméneutiques - Franck Neveu, Régis Missire, Astrid Guillaume
- Partie 3. Sciences des lettres et des arts - Lia Kurts-Wöste, Pierluigi Basso-Fossali
Conclusion - Bernard Reber

Sous la direction de Astrid Guillaume, maître de conférences (HDR) à Sorbonne Université et membre de l’EA STIH. Elle travaille sur la théorisation des transferts sémantiques verbaux et non verbaux et dirige des recherches en sémiotraductologie et sémiotique des cultures.
Lia Kurts-Wöste est maître de conférences à l’Université Bordeaux Montaigne et membre de l’EA TELEM. Elle développe des travaux en sémiotique des cultures et élabore des éléments de synthèse entre les traditions stylistiques, esthétiques, rhétoriques et sémiotiques.

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