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dimanche 16 janvier 2022

Marion BourBon et Jean-Pierre Cléro (dir.) : Symptôme et subjectivité

 MJW Fédition - Janvier 2021


À bien des égards, la pratique médicale commence par et dans la mise en crise de ce sujet parfaitement autonome dont elle ne cesse pour autant de requérir en même temps, et peut-être plus que jamais, le consentement libre et éclairé. En lieu et place de ce sujet introuvable se présente plutôt une subjectivité souffrant d'un ou de plusieurs symptômes, et qui par là-même s'en trouve affectée. Au coeur du paradoxe de cette subjectivité-patiente se trouve ainsi le symptôme, ce fait clinique qui est l'objet premier de l'attention médicale puisque toute étiologie part de lui, mais qui n'en demeure pas moins un vécu irréductiblement subjectif. Par lui, quelque chose de la subjectivité du patient se donne à entendre, a fortiori dans les cliniques psychiatrique et psychanalytique. Cet ouvrage collectif se propose d'interroger le statut paradoxal du symptôme en le réinscrivant d'emblée dans cette ambivalence par laquelle s'y nouent pour le meilleur et pour le pire la nécessité subjective et la nécessité médicale. Il réunit ainsi un ensemble de contributions de psychologues, psychiatres, psychanalystes, philosophes et épistémologues (Marion Bourbon, Jean-Pierre Cléro, Alain Ehrenberg, Philippe Cabestan, Emmanuelle Tron, Natalie Depraz, Thomas Fuchs, Etienne Bimbenet, Nicolas Guérin, Kim Sang Ong Van Cung, Frédéric Le Blay, Valéry Laurand). Tous questionnent le statut du symptôme du côté des sujets qui le vivent et des cliniciens qui se trouvent confrontés avec lui à un fait qui ne peut être réduit à une objectivation nosographique qu'au prix d'une dimension fondamentale du soin. Ils montrent combien le statut du symptôme, qui est au coeur de la réorganisation actuelle des politiques de santé mentale, n'engage rien moins que la place que la clinique accorde à la vie psychique et, avec elle, aux subjectivités.

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samedi 15 janvier 2022

Collectif : Conséquences cliniques du principe de jouissance

 EME - Juillet 2021


Cent ans après la publication de Au-delà du principe de plaisir (1920), un colloque organisé par le Questionnement Psychanalytique s'est tenu par « Zoom » (novembre 2020) comme un moment de réflexion, d'invention et de renouvellement de notre pratique psychanalytique à partir du livre Le principe de jouissance (2020) de Christian FIERENS. Le présent livre rassemble les actes de ce colloque:

Jean-Louis CHASSAING-Une clinique en principes? Pascal NOTTET- Du principe de jouissance à la jouissance autre Pierre BOISMENU -Apeiron, le principe

Nathanaël LAURENT - Le principe de jouissance à la lumière de l'imprédicativité et de la généricité Régnier PIRARD - Phénixculpa

Frank PIEROBON - Que devient l'antinomie de la raison pratique dans Le Principe de jouissance!

Marie JE JCIC - Lire en psychanalyse avec Christian Fierens

Guy MERTENS - « Le désir jamais n'abolira la jouissance »

Dimitris SAKELLARiOU - Éthique de l'inconscient- Éthique de la psychanalyse

Jacques NASSIF - KJeist lecteur de Kant et inventeur du Surmoi

Micha VANDERMEULEN - (a)Border le vide

Isabelle MORIN -L'Inconscientcréateur

Avec la participation de Pierre-Christophe CATHELINEAU, de Danielle ELEB, de Christian FIERENS et d'Aliénor RICHARD.

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dimanche 9 janvier 2022

Essaim 2021/2 (n° 47) : L'en-corps du psychanalyste

 Erès - Décembre 2021


L’enseignement de Lacan ne se déroule pas sans de multiples et variables références au corps. Il n’y en a pas pourtant de théorie achevée et ces références sont toujours en relation avec d’autres termes.
Selon son propre dire Lacan introduit une « nouvelle articulation » en énonçant « L’Autre c’est le corps. » (Logique du fantasme, 10 mai 1967). Un peu plus tard il précise que le corps c’est ce qu’on a, qui consiste, et non ce qu’on est (qui relève du signifiant). La référence au corps est aussi associée à celle de la jouissance (« Pour jouir il faut un corps », 4 novembre 1971), définie comme accroissement de tension au-delà du plaisir (qui de ce fait ne devient plus un Principe). Le sujet se trouve au disjoint du corps et de la jouissance.
La jouissance diffuse dans les dit-mensions symbolique, imaginaire, réelle. Il y a donc, écrit Lacan, un corps du symbolique (« corps incorporel qui en s’incorporant vous donne un corps », c’est le lieu de l’Autre du savoir inconscient d’où l’être du sujet se définit comme signifiant qui manque), un corps de l’imaginaire (fonction de l’image miroir au regard de la prématuration de la naissance), un corps du réel (la vie et la mort, le non-rapport sexuel, « l’Autre ne pouvant être que l’Autre sexe »).
À partir de là, se pose la question de l’articulation de ces trois corps selon un nouage borroméen où le corps est considéré comme torique.
Il nous revient aujourd’hui de reparcourir ce cheminement original de Lacan et d’en tirer des conséquences pour un certain nombre de questions qui sont des enjeux pour la psychanalyse.

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samedi 8 janvier 2022

Topique 2021/3 (n° 153) : Le blasphème

 L'esprit du temps - Décembre 2021


Page 7 à 8 : Sophie de Mijolla-Mellor - Éditorial | Page 9 à 16 : Michèle Bertrand - Blasphème : instrument politique ou question religieuse ? | Page 17 à 23 : Cédric Burgun - Le blasphème, entre droits sacrés et droits civils : place de l’intime et déplacement du sujet | Page 25 à 37 : Giovanni Guerra - Blasphème et hérésie | Page 39 à 50 : Sophie de Mijolla-Mellor - Le blasphémateur entre défi, interdit et colère | Page 51 à 60 : Salvatore Zipparri - Ambivalence du blasphème entre imprécation et désacralisation dérisoire | Page 61 à 74 : Dany Nobus - La dialectique du blasphème : de Luther à Freud et au-delà | Page 75 à 79 : Harold P. Blum - Identité juive, antisémitisme et blasphème : le cas de Freud | Page 81 à 87 : Philippe Gutton - Le blasphème par omission ? | Page 89 à 97 : Véronique Donard - Le blasphème, meurtre d’âme | Page 99 à 101 : Odon Vallet - Remarques au sujet du blasphème | Page 103 à 112 : Dominique Fessaguet - Un crime imaginaire | Page 113 à 122 : François Ardeven - L’accroc du blasphème, Singer, Dionysos, Michna du traité talmudique Sanhédrin

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Horizon, n°66 – L’Envers de Paris : La sublimation ? Sérieux ?!

 Horizon - Janvier 2021


Introduction, Marga Auré

Éditorial, Stella Harrison

Orientation,

Opérer avec la ChoseJacques-Alain Miller

La sublimation ? Sérieux ?!

Limites de la sublimationÉric Laurent

Narcissisme et sublimation, Laurent Dupont

Une nouvelle raison pour l’amour, Fabian Fajnwaks

  • Sublime perversion, Guillaume Libert
  • Sublimation et sexuation, Rose-Paule Vinciguerra

Quark – L’artiste et le physicien, Fabienne Hulak

  • L’impudence et le pas-tout, Pascal Pernot

Peindre et écrire

Le dit-voir, Pierre Antoniucci

L’escabeau d’Albert, Hervé Castanet

Lire

Événement d’écriture, Hélène Bonnaud

Un accident entre le cri et la parole, Nathalie Georges-Lambrichs

Le souffle et le silence, Emmanuelle Chaminand Edelstein

De l’excès à l’accès, Marie-Christine Baillehache

Giacomo Leopardi : « un discours qui parle à tout le monde », Cinzia Crosali

Accords

Alban Berg : lyrisme et dodécaphonismeSerge Cottet*

La musique et la psychanalyse : compatibles ou réfractaires ?, Marie Faucher-Desjardins

Hors les murs

Conversation avec Francesca Biagi-Chai

Les chemins de L’Envers 

Lectures cliniques

Maman, au secours !, Janis Gailis

Lectures freudiennes

La passe de lalangue, Susanne Hommel

La scène

Vive Mizoguchi !, Karim Bordeau

Les contes de La femme qui n’existe pas, Laura Sokolowsky

Le plus sublime des hérétiques, Giordano Bruno, Philippe Benichou

Giordano Bruno, l’infini, cause et nécessité, Francesca Biagi-Chai

Chorégraphie de la spirale, Dominique Corpelet

L’acteur, l’escabeau, le trou, Mathilde Braun

Vers un théâtre de soi, Guido Reyna

Sans tambour ni trompette, trois questions à Gianni Corvi

Note de lecture

Pas-tout-LOM, Soledad Peñafiel


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mardi 28 décembre 2021

Le Carnet PSY 2021/9 (N° 248) : Genre et psychanalyse

 La Carnet psy - Décembre 2021


Page 3 : Adrien Blanc et Kevin Hiridjee - Vous faire lire ne nous suffit pas ! | Page 4 à 8 : Éric Marty et Kevin Hiridjee - « Avec la pensée du genre, un savoir nouveau gouverne » | Page 9 : Sylvain Missonnier - Roger Perron | Page 10 à 15 : Bloc-notes | Page 17 à 20 : Laurie Laufer - Une psychanalyse émancipée par les théories du genre ? | Page 21 à 23 : Jacques André - Le sexuel à l’heure du choix | Page 24 à 26 : Pierre-Henri Castel - Quelques questions à rouvrir à partir du problème « trans » | Page 27 à 29 : Francine Caraman - Une solution transgenre à la question du consentement | Page 30 à 32 : Serge Hefez et Kevin Hiridjee - Adolescents en mal de genre | Page 33 à 35 : Paul Denis - Transidentité : rapport au réel et limites de l’autodétermination | Page 36 à 38 : Christian Flavigny - Le genre ou les genres : quelle “théorie du genre” chez Jean Laplanche ? | Page 39 à 43 : Bernard Golse - Être garçon ou fille : la co-construction de l’identité sexuée | Page 44 à 45 : Maurice Corcos, Patrick Clervoy et Marion Robin - La chose | Page 46 à 47 : Sophie Martineau - Le processus de la consultation psychanalytique avec l’enfant.

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lundi 27 décembre 2021

La Cause du Désir n°109 : L'insu

 Navarin - Décembre 2021


Dans l'enseignement de Jacques Lacan, l'insu a d'abord désigné la subversion opérée dans la structure du savoir : c'est un savoir insu à lui-même, indépendant du moi, un savoir sans sujet et qui s'articule. Ce nouveau statut du savoir entraîne un nouveau type de discours : le discours du psychanalyste. La portée théorique et clinique de l'insu se trouve présentée dans ce numéro 109 de La Cause du désir dans sa diversité. S'y ajoutent de récents et indispensables développements de Jacques-Alain Miller relatifs à la politique psychanalytique. L'hommage à Pierre Naveau est une lecture méthodique de la « Proposition du 9 octobre 1967 sur le psychanalyste de l'École » de J. Lacan, mettant l'accent sur la fonction du désir de l'analyste à la fin de l'expérience.

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Yorgos Dimitriadis, Olivier Douville, Elise Pestre (dir.) : Trajets et sites d'exil. Psychanalyse et politique

 Editions Langage - Décembre 2021


L’échec de l’Europe à dessiner et défendre des perspectives humanistes la rend fragile à résister aux hérissements xénophobes. La tentation du repli est vive dans la compacité majoritaire et elle se double inévitablement de mouvements psychiques de méconnaissance, d’un « je n’en sais rien vouloir » qui banalise l’abject. Les hommes, les femmes et les enfants réfugiés extrêmement vulnérables finissent le plus souvent par être absorbés dans des non-lieux, au mieux sont-ils transitoirement dans des foyers. Pour certaines et certains leur existence essoufflée et erratique peut trouver une direction, un sens et un abri en raison de la responsabilité politique, éthique et technique dont font alors preuves des juristes, des éducateurs et des soignants qui tentent de trouver et de faire tenir des solutions d’insertion.

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jeudi 23 décembre 2021

Cahiers jungiens de psychanalyse 2021/2 (N° 154) : Au commencement

 Cahiers jungiens de psychanalyse - Décembre 2021


Page 5 à 6 : Olivier Cametz, Christine Dallot, Reine-Marie Halbout et Ève Pilyser - Éditorial | Page 7 à 21 : Marylène Patou-Mathis - Réflexions sur nos origines : vision d’hier, savoirs d’aujourd’hui | Page 23 à 24 : Carl Gustav Jung et Véronique Liard - Gedanken in einer Frühlingsnacht | Page 25 à 29 : Florent Serina - Postface à Gedanken in einer Frühlingsnacht de C.G. Jung | Page 31 à 44 : Delphine Renard - Au commencement de l’analyse : le syndrome de Jonas | Page 45 à 53 : Olivier Cametz - Enjeux subtils des premiers entretiens avec l’adolescent | Page 54 à 55 : Agnès Lebeaupin - Photographie | Page 57 à 60 : Dominique Guilbault - . Deuxièmement. | Page 61 à 68 : Bertrand Eveno - Pour un trickster, pas d’arrêt sur image | Page 69 à 83 : Mariette Mignet - La bisexualité originelle aujourd’hui | Page 84 à 85 : Parme Baratier - Papiers botaniques | Page 87 à 94 : Brigitte Allain Dupré - La grossesse, un commencement effacé | Page 95 à 107 : Véronique Liard - Les origines de la conscience selon Erich Neumann | Page 109 à 115 : Lucile Heraud - La nidification psychique | Page 117 à 123 : Christine Dallot - À l’article de la mort | Page 125 à 126 : Brigitte Allain Dupré - Hommage à Guiseppe Maffei (1935 – 2021) | Page 127 à 135 : Olivier Cametz - Bloc-notes | Page 137 à 140 : Laurence Lacour et Ève Pilyser - Revue des revues.

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lundi 20 décembre 2021

L'en-je lacanien 2021/2 (n° 37) : L'imaginaire

 Erès - Décembre 2021


Qu’est-ce que l’imaginaire en psychanalyse et pour le psychanalyste ?
L’imaginaire, ce n’est pas l’imagination, ni l’image ou l’imago. Freud a donné place à l’imaginaire avec sa théorie du moi et du narcissisme mais c’est Lacan qui, en inscrivant avec son stade du miroir l’imaginaire dans la relation spéculaire, a montré que la relation imaginaire se construit dans l’Autre symbolique qu’est le miroir de la mère pour l’enfant.
Cette suprématie du symbolique sur l’imaginaire s’efface dans le nouage borroméen de l’imaginaire avec le symbolique et le réel. Nous reconsidérerons la catégorie de l’imaginaire et sa place dans la structure et la clinique à partir de là, en tenant compte des élaborations de Lacan sur le corps, l’ego et la mentalité dans son séminaire sur Joyce.

Page 5 à 8 : Didier Castanet - L’imaginaire. Du stade du miroir à l’objet a et au nœud borroméen. Clinique et éthique | Page 11 à 26 : Jacqueline Patouet - La tyrannie de l’imaginaire chez Paul Claudel | Page 27 à 36 : Nicole Bousseyroux - Le moi symptôme et le narcissisme de l’escabeau | Page 37 à 48 : Cécile Le Coq - Le corps et la logique unaire | Page 49 à 58 : David Bernard - Le moi, le numérique et la honte | Page 59 à 85 : Dominique Marin - Des discours et du désordre intérieur | Page 87 à 103 : Wilfrid Magnier, Gauthier Carlier et Rosa Caron - Le miroir sémiotique | Page 105 à 116 : Jean-Claude Coste - Lacan/Joyce, Deleuze/Artaud : devenirs de corps | Page 117 à 133 : Patrick Coste - La question du réel entre Lacan et Deleuze | Page 137 : Xavier Doumen - Triturer | Page 141 à 147 : Martine Menès - Les mots (me) manquent | Page 151 à 165 : Balbino Bautista - L’avènement de la lettre-caractère. Son sens double | Page 169 à 179 : Catherine Millot - Lire, écrire et « renaître » | Page 181 à 190 : Arno Bertina - Faire entendre les voix secondaires | Page 193 à 194 : Nathalie Aoustin - Désir | Page 195 : Nathalie Billiotte-Thieblemont - Jonas, couturier de mots | Page 197 : Isaure Bousseyroux - Omphalos | Page 199 : Lucile Cognard - Ce peu lui chaut | Page 201 à 202 : Monique Désormeaux - Entre des lettres et des sons | Page 203 : Anne Fourcade-Jourdain - Dixit dit | Page 204 : Anne Fourcade-Jourdain - Mousse au citron | Page 205 : Anne Fourcade-Jourdain - Plein la nappe | Page 207 : Karine Mannoni - Miettes de saisons | Page 208 : Karine Mannoni - Un cri sourd | Page 209 à 210 : Axel Tufféry - Mi-parti | Page 211 à 214 : Véronique Vialade Marin - Folia.

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dimanche 19 décembre 2021

Jean Yves Tamet (dir.) : Incertitudes en psychanalyse

 Fario - Décembre 2021


Comme toujours dès qu’on décentre durablement l’humain de son apparente et naïve quiétude, dès qu’on sème le doute sur ses souvenirs et l’origine de ses passions, on le rend malade. Malade de la peste. Le dimanche 27 aout 1909, sur le pont du George Washington qui l’amenait à New-York, contemplant la découpe des gratte-ciels de Manhattan, Freud ne s’y était pas trompé. « Ils ne savent pas que nous leur apportons la peste… » avait-il confié pensivement à Ferenczi et Jung. La psychanalyse comme peste des certitudes. Vérité impossible à formuler en Europe ? Ironie d’un viennois ciblant la naïveté américaine ? En tout cas, la mesure de cette « peste » et la qualification de ses symptômes ne sont pas plus aisés aujourd’hui qu’en 1909. C’est pourtant cela que vise ce recueil.

Au demeurant, la véracité de la phrase citée fait débat. Elle ne figure ni dans les œuvres de Freud, ni dans celles de Ferenczi ou de Jung. Pourtant, le 7 novembre 1955, à Vienne, lors d’une conférence prononcée sur le sens d’un "retour à Freud", Lacan affirme la tenir de Jung. Mais l’aurait-il finalement inventé pour propager, au nom de son fondateur, l’annonce des méfaits de la jeune science ? Comme pour le pangolin du XXIème siècle, un doute subsiste sur l’identité de l’agent infectieux.

Rendre à l’incertitude son bien, tel est donc l’enjeu. Mais encore faut-il pouvoir la défaire de l’irritation qu’engendre toute retenue, fût-elle celle du jugement. Séjourner « dans les incertitudes, les mystères et les doutes sans se laisser aller à la quête agacée de faits ou de raisons » exige une solide capacité négative. John Keats en faisait la source du génie de Shakespeare, et Bion en rappelle l’impérieuse nécessité dans l’exercice de l’analyse. C’est à ce prix que l’écoute s’affranchit de tout agrippement au savoir, qu’elle accueille l’angoisse et l’effondrement pour permettre, le moment venu, les salutaires mouvements de la curiosité.

Certes on pourra regretter que depuis plus d'un siècle "la jeune science" ait pris quelques rides et qu’elle puisse parfois s’essouffler sous le poids de trop généreux commentaires. Pourtant l’incertitude demeure l’ordinaire du psychanalyste. A condition, bien sûr qu’il accepte de suivre les chemins du scandaleux et de l'inouï en s’arrachant aux ornières du bien connu et du prédictible.

Comme on le verra, les textes ici assemblés partent souvent de "petits riens", rencontrés au fil du quotidien analytique. Dans la cure, dans l’échange entre collègues, en marge de lectures. Ils sont comme autant de pensées incidentes. Elles en disent souvent longs sur les vastes et complexes théories qui les sous-tendent et se sont constituées au cours d’un lent parcours. A l’écart de tout conformisme assuré, chaque auteur a voulu se laisser distraire par l'imprévu et l'incertain. Sans fausse pudeur. Sans naïveté ni complaisance non plus.

Ont participé à cet ouvrage :
V. Abel Prot, I. Alfandary, M. Amfreville, L Apelbaum, M. de Azambuja, J.-L. Baldacci, A. Beetschen, L. Bleger, L. Bonnefont-Tort, C. Chabert, J.-F. Chiantaretto, N. de Coulon, B. Dollé-Monglond, B. Ferrero-Madignier, G. Gensel, J.-M. Hirt, L. Kahn, M.C. Lanctôt Bélanger, J.-M. Lévy, A. Maupas, E. Sechaud, M. Sirjacq, J.-Y.Tamet, C. Trémoulet.

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samedi 18 décembre 2021

Fabien Millet : Foi et inconscient

 L'Harmattan - Décembre 2021


Comment définir la mystique chrétienne au regard de la psychanalyse ? Dans L'avenir d'une illusion, Freud inscrit la genèse de toute croyance religieuse dans l'angoisse et le vécu de la petite enfance. Illusoire, la religion tient sa force de la force des désirs qu'elle réalise. Les états et phénomènes mystiques, insolites, relèvent ainsi d'une angoisse portée à son paroxysme. Ce livre étudie deux profils mystiques présentés comme « cas cliniques », et qui semblent corroborer parfaitement le diagnostic du fondateur de la psychanalyse.

Fabien Millet enseigne la philosophie en lycées depuis 2003. Il est théologien et psychanalyste de formation, et poursuit ses recherches au Laboratoire de « Philosophie et Recherche sur les Sciences et les Technologies » des Archives Henri Poincaré (Université de Lorraine).

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vendredi 10 décembre 2021

Mickaël Peoc'h : Solutions élégantes à la psychose. Une clinique lacanienne auprès des sujets psychotiques

PU de Rennes - Janvier 2021


La psychose n'est pas une pathologie chronique, déficitaire et handicapante. Aucune étude n'est jamais parvenue à démontrer cela, et ces considérations sont pourtant largement diffusées. La psychanalyse lacanienne s'efforce, elle, de laisser aux sujets qu'elle accueille la possibilité d'infléchir le cours de leur vie sans a priori sur la valeur de l'un ou l'autre montage symptomatique singulier. En ce sens, plus que de s'intéresser à la psychose, elle s'enseigne des sujets psychotiques, seuls à même de dire ce qu'ils rencontrent. Cet ouvrage met ainsi à l'honneur les « bricolages » subjectifs, à travers une série d'exemples cliniques, articulés aux élaborations lacaniennes, et mis en perspectives avec certaines découvertes de la psychiatrie classique. Les travaux issus du repérage des psychoses ordinaires, plutôt que de promouvoir un nouveau type clinique, permettent ici de penser les modalités de suppléances dans leur nature dynamique. Ici, les élaborations d'enfants et d'adolescents sont considérées avec le même sérieux que celles d'adultes pour démontrer que le traitement de la jouissance auquel s'affaire le sujet psychotique n'est pas lié à une « marche naturelle de la maladie », mais à une progression logique. L'accent y est porté sur la nature inventive du symptôme, et sur une éthique qui suppose l'accueil du sujet.

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lundi 6 décembre 2021

Philippe Gutton et Marie-Christine Aubray : L'éphémère. L'art du château de sable

 In press - Novembre 2021


L'éphémère est ce léger insecte au vol lent qui envahit l'air de l'étang au soir, et dont la vie ne dure que l'espace d'un jour. L'éphémère est aussi un sentiment, une émotion, un affect. « Éphémérité », « passagèreté » : il dit que le plaisir est trop bref, qu'il « ne dure qu'un moment », que sa fin survient trop tôt. Signifiant plus essentiel, il exprime la brièveté du sentiment continu d'exister. Puisque rien ne dure... comment penser l'irréversibilité du temps ? Comment concevoir l'inéluctabilité de notre fin ? Et comment l'extraordinaire créativité humaine compose-t-elle avec la menace à tout moment de rencontrer l'éphémérité de la vie ? Cette créativité psychique, cette élaboration, dont une illus- tration inattendue - et pourtant privilégiée - pourrait être l'art du château de sable au bord de la mer, avant la marée... Partant de la réalité éphémère, Philippe Gutton ouvre avec ce livre une réflexion qui nous mène vers une pensée durable.

Philippe Gutton est psychiatre, psychanalyste, professeur des universités (Sorbonne, Paris VII Denis Diderot), fondateur de la revue Adolescence, auteur de nombreux ouvrages, dont L'art de vieillir. Etre soi... toujours (2018) et Et si vieillir libérait la tendresse (2019). Marie-Christine Aubray est psychologue clinicienne, psychanalyste, ex-directrice de la rédaction de la revue Adolescence.

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dimanche 5 décembre 2021

La revue lacanienne 2021/1 (N° 22) : Éclats du corps

 Erès - Octobre 2021


Page 7 à 11 : Marc Morali - Éditorial. Éclats du corps | Page 15 à 25 : Gérard Amiel - Quel corps pour la psychanalyse ? | Page 27 à 39 : Jean-Louis Chassaing - Petites histoires contemporaines | Page 41 à 50 : Mônica Magalhães - Un corps : qu’est-ce qui le fertilise ? | Page 51 à 57 : Laurent Noyon-Collier - Des éclats du corps aux coups d’éclat des dires | Page 59 à 68 : Thierry Florentin - Pas de psychisme sans corps | Page 71 à 77 : Juliana Castro - L’image du corps et le dévoilement de son montage | Page 79 à 89 : Marc Estenne - La numérisation du corps | Page 91 à 101 : Mathilde Marey-Semper - Que nous dit le corps de la nomination aujourd’hui ? | Page 103 à 107 : Pierre-Christophe Cathelineau - Le corps non binaire existe-t-il ? | Page 109 à 122 : Pascale Bélot-Fourcade - « Tant va la cruche à l’eau… » | Page 123 à 128 : Jean-Luc Cacciali - Une fraternité du corps | Page 131 à 138 : Entretien avec Hubert Godard | Page 139 à 145 : François Rouan et Esther Tellermann - Le flou prend la pose | Page 149 à 158 : Michèle Dokhan - Les dits du corps | Page 159 à 170 : Marie Jejcic - Anatomie d’un obscur objet du désir | Page 171 à 178 : Lene Scharling - Pour jouir il faut un corps | Page 179 à 185 : Dominique Jacques Roth - Vers le « dé-corps » | Page 187 à 192 : Cyrille Noirjean - Mon corps, cet écran | Page 193 : Présentation | Page 195 à 199 : Régnier Pirard - À propos de Un immonde sans limite. 25 ans après Un monde sans limite de Jean-Pierre Lebrun. (érès, coll. « Point hors ligne », 2020) | Page 201 à 206 : Christian Fierens - Un nouveau souffle pour la psychanalyse. À un lecteur : soi-disant. À propos de. Le métier d’être homme. Samuel Beckett, l’invention de soi-même. de Marie Iemma-Jejcic. (éditions eme, coll. « Lire en psychanalyse », 2021) | Page 207 à 212 : Christian Fierens - L’invention de la psychanalyse. À propos de. Sabina Spielrein, poésie et vérité. de Michael Plastow (érès, 2021) | Page 213 à 218 : Marie Jejcic - À propos de. Un peu profond ruisseau. de Catherine Millot. (Gallimard, 2021) | Page 219 à 221 : Marc Estenne - À propos de. Tenir pour vrai. de Christian Fierens (Hermann, 2020).

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vendredi 3 décembre 2021

Laurence Joseph : La chute de l'intime. La mélancolisation du discours

 Hermann - Novembre 2021


L’intime ne se réduit pas au privé : loin d’être un repli intérieur, il est le fruit d’une rencontre. Il n’y a pas d’intime sans altérité, donc sans exhibition ni sans pudeur. L’intime structure l’identité psychique dans son rapport à autrui, au point que Lacan a créé le mot extime pour faire résonner sa part d’étrangeté. Plus qu’une rencontre des corps, l’intime est une fabrique du langage, qui confère au sujet un certain équilibre et un goût pour le monde, facilitant sa socialisation.
Dès lors que se passe-t-il quand l’intime chute, quand on le brise, le viole, le force ou le fait taire ? Quels sont les effets d’une intimité brisée et trahie sur un sujet ? Comment ce dernier peut-il résister à une forme de mélancolie qui s’étend à toutes ses représentations, y compris politiques ?

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lundi 29 novembre 2021

Savoirs et clinique 2021/1 (n° 28) : Masques et mascarade

 Erès - Octobre 2021


Page 9 à 14 : Monique Vanneufville et Frédéric Yvan - Éditorial | Page 15 à 24 : Geneviève Morel - Masques de chair | Page 25 à 32 : Marie Thaury - Défaillance du masque dans la mélancolie | Page 33 à 44 : Geneviève Trichet - Dorante, un écran qui dévoile | Page 45 à 52 : Pascal Lec’hvien - Le laisser-aller de la vie ou les beaux lendemains ? | Page 53 à 64 : Bénédicte Vidaillet - Corps en chantier en régime techno-trans | Page 65 à 73 : Diane Watteau - Cindy Sherman ou La Roberte (elle est trop pour être seule) | Page 74 à 83 : Sibylle Guipaud - Chateaubriand, le splendide acteur des Mémoires d’outre-tombe | Page 84 à 93 : Marie Lenormand - Sammy, l’enfant dictateur II. Les dictées | Page 94 à 104 : Céline Masson, Xavier Gassmann et Anne Perret - Nouveau dispositif clinique de pratiques artistiques à l’hôpital. Du trans-faire au transfert | Page 105 à 114 : Dora Garcia, Diane Watteau et Frédéric Yvan - « On n’atteint jamais le réel. » | Page 115 à 123 : Alexis Lussier - Portrait de l’obsessionnel en jeune homme, comédien et imposteur : Goethe et la malédiction du désir | Page 124 à 130 : Eckhard Rhode - « …le caractère démoniaque de la compulsion de répétition… ». « Le démon de l’analogie » de Mallarmé, lu avec Schnitte de Rolf Brinkmann | Page 131 à 143 : Michèle Halberstadt, Diane Watteau et Frédéric Yvan - Se situer par l’écriture : Née quelque part, de Michèle Halberstadt | Page 144 à 152 : Geneviève Morel - « Je suis le chien de la maison » : récit de mon entretien avec Raoul | Page 153 à 159 : Geneviève Morel - Les larmes de Midas. À propos de Les larmes amères de Petra von Kant de R.W. Fassibinder | Page 160 à 168 : Michael Meyer zum Wischen et Monique Vanneufville - Franz Kaltenbeck. L’écriture mélancolique. Kleist, Stifter, Nerval, Foster Wallace. Toulouse, érès, coll. « Point hors ligne », 2020 | Page 168 à 170 : Isabelle Baldet - Darian Leader. La jouissance, vraiment ? Paris, Stilus, coll. « Nouages », 2020 | Page 170 à 172 : Antoine Verstraet - Alain Abelhauser. Un doute infini. L’obsessionnel en 40 leçons. Paris, Le Seuil, 2020 | Page 172 à 174 : Lucile Charliac - Catherine Millot. Un peu profond ruisseau… Paris, Gallimard, coll. L’Infini, 2021 | Page 174 à 177 : Julien Jalia - Marilia Aisenstein. Désir, douleur, pensée. Masochisme originaire et théorie psychanalytique. Paris, Ithaque, 2020 | Page 177 à 179 : Mohamed Nechaf - Clotilde Leguil. Céder n’est pas consentir. Une approche clinique et politique du consentement. Paris, Puf, 2021 | Page 179 à 181 : Diane Watteau - Bruno Nassim Aboudrar. Les dessins de la colère. Paris, Flammarion, 2021 | Page 181 à 185 : Bénédicte Vidaillet - Livio Boni, Sophie Mendelsohn. La vie psychique du racisme. 1. L’empire du démenti. Paris, La Découverte, 2021 | Page 185 à 188 : Sibylle Guipaud - Raoul Moati. Sartre et le mystère en pleine lumière. Paris, Les Éditions du Cerf, 2019 | Page 188 à 190 : Emmanuel Fleury - Jean-Michel Rabaté. Rires prodigues. Rire et jouissance chez Marx, Freud et Kafka. Paris, Stilus, coll. « Résonances », 2021 | Page 190 à 193 : Marie-Amélie Roussille - Sara Vassallo. Le désir et la grâce, Saint Augustin, Lacan, Pascal. Paris, epel, 2020 | Page 193 à 194 : Sibylle Guipaud - Llewellyn Brown (sous la direction de). Samuel Beckett, un écrivain de l’abstraction ? La Revue des lettres modernes 2020-9. Paris, Classiques Garnier, 2020. Llewellyn Brown.

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dimanche 28 novembre 2021

Jean-Claude Maleval : La différence autistique

 PU de Vincennes - Novembre 2021


L'autisme est abordé par la psychanalyse contemporaine comme un mode de fonctionnement spécifique, nettement différenciable de la psychose et nécessitant une prise en charge adaptée. À l'encontre d'une opinion reçue, l'autiste s'intéresse beaucoup aux autres, sa solitude n'est pas fondée sur une volonté de retrait social, mais sur un évitement du désir de l'Autre, lequel suscite son angoisse majeure. La difficulté à engager la voix dans l'échange suscite deux manières distinctes d'investir le langage. La première produit une langue verbeuse, impropre à la communication, mais auto-satisfaisante ; la seconde génère une langue factuelle de signes, qui permet la communication, mais qui est coupée des affects. Pour se protéger du désir de l'Autre, l'autiste élit un bord, composé de trois éléments : l'objet autistique, le double et l'intérêt spécifique. L'autisme apparaît ainsi comme une structure subjective originale compatible avec les réussites existentielles les plus hautes, mais aussi avec des détresses sévères. Quand l'autisme s'accompagne d'un mal-être, le traitement orienté par la psychanalyse passe, non par l'élucidation d'un passé enfoui, mais par la construction, le développement et l'évidement du bord.
Préface de Jacques-Alain Miller

Jean-Claude Maleval est un psychanalyste français, membre de l'École de la Cause freudienne, et professeur émérite de psychologie clinique à l'Université Rennes 2.

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samedi 27 novembre 2021

Jacques Press (dir.) : L'expérience du corps. Un dialogue psychanalytique sur la psychosomatique

 In Press - Septembre 2021


Le corps est le sujet central au coeur de cet ouvrage sur lequel des psychanalystes de 6 pays nous offrent un nouvel éclairage. Le langage du corps, la maladie somatique, la clinique du corps ... le corps est le sujet central au coeur de cet ouvrage sur lequel des psychanalystes de 6 pays nous offrent un nouvel éclairage. De leur échange nait une pluralité de perspectives sur la maladie somatique. L'originalité de ce livre est en effet double. Tout d'abord, l'ensemble des discussions entre auteurs s'ancre dans le travail clinique et prennent pour point de départ les deux histoires de patients qui ouvrent le livre. Par ailleurs, chaque chapitre expose les points de vue de deux auteurs d'orientations différentes, suivis du commentaire d'un tiers, qui a pour tâche de faire ressortir les convergences et les divergences par-delà la diversité des langages théoriques. L'ouvrage présente des discussions sur des questions théoriques majeures : la pulsion, les affects, le rôle du moi idéal et la fonction de symbolisation... Des cas de patients somatiques sont étudiés à la lumière des concepts de dépression et de trauma. Les questions essentielles relatives au traitement sont également explorées, notamment la recherche en psychosomatique, les diverses modalités thérapeutiques et la question du transfert et du contre-transfert. Fruit des travaux d'un groupe de travail sur la psychosomatique réuni dans le cadre de la Fédération Européenne de Psychanalyse, ce livre unique en son genre s'adresse à tout clinicien intéressé par ce domaine controversé qui n'en reste pas moins fascinant.

LE DIRECTEUR D’OUVRAGE : Jacques Press est analyste formateur et superviseur à la Société Suisse de Psychanalyse et Président du Groupe de Travail sur la Psychosomatique de la Fédération Européenne de Psychanalyse. Il est l’auteur de plusieurs livres et de nombreux articles.

LES AUTEURS : Fotis Bobos, Jörg Frommer, Marina Perris-Myttas, Jacques Press, Eva Schmid-Gloor, Bérengère de Senarclens, Christian Seulin, Luigi Solano, Nick Temple.

Éditrice associée : Catherine Humble.

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mardi 23 novembre 2021

Olivia Bellanco : La topologie chez Lacan. Perspectives cliniques

 PUR de Rennes - Novembre 2021


La topologie est une branche des mathématiques née au XIXe siècle d'un questionnement partant de la problématique de l'infini. Celle-ci traverse les champs épistémologiques jusqu'à Freud, qui essaie d'en tirer les conséquences au niveau de l'appareil psychique et de ses multiples inscriptions. L'enjeu de la topologie au coeur de la clinique psychanalytique se précise avec Lacan dès les marges de son enseignement débutant jusqu'à se situer au centre même de la théorie dans les figures topologiques, puis avec les noeuds borroméens qui tissent la fin de son oeuvre. Les coordonnées logiques se trouveront modifiées, dévoilant l'erreur et le ratage comme boussole et précisant la fonction de nomination charriant un nouveau vocabulaire : du symptôme au sinthome, du sujet au parlêtre, de l'inconscient symbolique à l'inconscient réel. Le point crucial de cette traversée est de dévoiler l'impact que ce mouvement porte à la pratique qui suppose des corps pris entre signifiant et jouissance. Son articulation clinique se fera au travers d'un cas d'un sujet autiste, véritable topologue, mais aussi d'artistes : Lucio Fontana, Jean-Michel Basquiat, le Facteur Cheval, Henry Moore, Samuel Beckett et James Joyce.

Olivia Bellanco est psychologue clinicienne et psychanalyste.

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