Arfuyen - Mars 2026
« Le temps viendra, écrivait Nietzsche, où l’on se servira de Montaigne et d’Horace comme de précurseurs et de guides sur la voie qui mène à la compréhension du sage et du médiateur le plus simple et impérissable de tous, Socrate. » Et Montaigne lui-même, lorsqu’il met le point final à ses monumentaux Essais, ne laisse le dernier mot à nul autre qu’Horace.
Horace était fils d’un esclave affranchi et, loin de s’en cacher, mettait un point d’honneur à le revendiquer. Il ne cache pas non plus qu’il avait d’abord pris les armes pour le républicain Brutus contre celui qui allait devenir l’empereur Auguste. Lorsque ce dernier propose à Horace de devenir son secrétaire particulier, il refuse. Horace n’a décidément pas l’esprit courtisan. À la Rome impériale, il préfère sa campagne de Tibur et s’y réfugie autant que possible. Sa seule religion est l’amitié, et en premier lieu celle de Virgile (« la moitié de mon âme ») et celle de Mécène. La mort subite de Virgile a toujours semblé suspecte. De même, celle d’Horace, 59 jours après celle de Mécène, son puissant protecteur auprès du tyrannique Auguste.
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