Sillage - Février 2026
Fait prisonnier dès le début de l’offensive allemande, Guérin a passé près de quatre ans au stalag et en est revenu profondément amer. Si son Diogène est fidèle à l’image que les siècles nous en ont laissée, c’est aussi son propre portrait qu’il esquisse à travers celui d’un homme qui s’est juré de n’être plus dupe de rien.
Revêche, narquois, sans illusions, sans craintes et sans attaches, Diogène écorne à peu près tous ses contemporains, de Platon à Alexandre, en passant par Xénophon et Démosthène. Il ne se soucierait plus de rien ni de personne – s’il ne restait, au fond, irrévocablement sentimental.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire