Navarin - Février 2026
Freud l’a découvert à ses débuts, le silence –celui de l’analyste– est nécessaire à l’opération analytique. Mais Freud n’en restera pas à ce silence inaugural. Il se montrera attentif aux silences de ses analysants et relèvera, au fil de sa clinique, les différentes valeurs qu’il convient de leur donner dans la cure : il distingue ainsi les moments de silence dans le transfert – quand les associations viennent à manquer –, du silence lié au surgissement de la pulsion, de l’angoisse, ou encore de celui – Unerkannt – qu’il associe à l’ombilic du rêve.
Lacan, quant à lui, reprendra la question du silence dans son articulation avec la pulsion, avec le cri (cf son commentaire du célèbre tableau de Munch dans le Séminaire XII), ou encore, à propos du sujet de la psychanalyse, sujet « vide » qui résonne dans le silence du « grand secret de la psychanalyse ».
Ce numéro, enfin, s’inscrit dans une actualité particulière, celle d’attaques menées contre la psychanalyse (cf éditorial) afin de la réduire au silence.
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