samedi 7 avril 2018

Cités 2018/1 (N°73) : Le féminisme éclaté

PUF - Avril 2018


Page 3 à 10 : Yves Charles Zarka - Le féminisme brouillé | Page 11 à 18 : Cristina Ion - Du féminisme aux féminismes | Page 19 à 28 : Christine Bard - Insaisissable féminisme | Page 29 à 42 : Marie-Anne Lescourret - L’existentialisme est-il un féminisme ? | Page 43 à 56 : Estelle Ferrarese - (Re)faire de la Théorie critique. Pour une (re)lecture féministe de l’École de Francfort | Page 57 à 66 : Lilian Mathieu - L’enrôlement du féminisme dans la lutte contre la prostitution | Page 67 à 80 : Jeanne Burgart Goutal - L’écoféminisme et la France : une inquiétante étrangeté ? | Page 81 à 90 : Camille Froidevaux-Metterie - Qu’est-ce que le féminisme phénoménologique ? | Page 91 à 102 : Réjane Sénac - Féminismes et théorie critique. Réflexions sur le cas français | Page 103 à 114 : Nathalie Heinich, Cristina Ion - « Le féminisme universaliste incite à suspendre les différences » | Page 115 à 124 : Thomas Wieder - L’Allemagne au temps des incertitudes | Page 125 à 138 : Isabel Weiss - Apparat | Page 139 à 144 : Michel Deguy - Le poète dans la cité | Page 145 à 160 : Sébastien Baudoin - De Manhattan à Mannahatta : la refondation de la cité par le verbe poétique chez Walt Whitman | Page 161 à 186 : Claude Ber - Effraction/diffraction/mouvement | Page 187 à 210 : Audrey Vermetten - L’art hors les murs : poésie du lieu commun | Page 211 à 212 : Paul Audi, Yves Charles Zarka - Anne Deneys-Tunney (1957-2017).

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vendredi 6 avril 2018

Jean-Claude Michéa : Le plus beau but était une passe. Ecrits sur le football

Climats - Avril 2018 - (nouvelle édition)


"Le football s'est progressivement transformé en sport business et en sport spectacle, où les valeurs traditionnelles du beau jeu et du fairplay sont en voie de disparition parce qu'elles ne sont pas rentables. Il est certain, en effet, qu'aux yeux des classes dominantes l'industrie du football représente un élément décisif du sort power, ou de ce contrôle du temps de cerveau disponible destiné à faire passer l'amère potion libérale. Au même titre, là encore, que l'industrie de la mode, l'univers numérique ou celui de la world music et de ses concerts géants. Avec, toutefois, cette différence notable qu'il est à peu près impossible d'exercer le moindre regard critique sur la dynamique du capitalisme en se situant, par exemple, à l'intérieur du monde de la mode - puisque celle-ci ne constitue que le commentaire poétique de cette dynamique déshumanisante. Alors que l'univers du football offre encore un certain nombre de prises à une vision non capitaliste de la vie." JCM

Jean-Claude Michéa a enseigné la philosophie aux terminales du Lycée Joffre à Montpellier. Tous ses ouvrages ont été publiés chez Climats. Il est reconnu comme l'un des plus atypiques des penseurs français. Son dernier livre, Notre ennemi le capital, parait bientôt dans la collection "Champs".

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Aurélien Aramini et Elena Bovo (dir.) : La pensée de la race en Italie. Du romantisme au fascisme

Presses universitaires de Franche-Comté - Avril 2018

L’importance de la pensée italienne de la race a été longtemps sous-estimée. Cependant, en Italie autant qu’en France ou en Allemagne, nombre d’œuvres littéraires ou de discours scientifiques mobilisent le concept de race dans une perspective aussi bien théorique que politique. Des premières décennies du xixe siècle à la période fasciste, trois moments – philologie romantique, anthropologie positiviste et idéologie fasciste – constituent les jalons d’une archéologie de la pensée italienne de la race dont l’étude révèle un usage spécifique qui engage non seulement le rapport que la Péninsule entretient avec l’autremais aussi le rapport qu’elle entretient avec elle-même.


Sommaire


Préface. Singulière Italie
Frédéric Brahami

Introduction. Pour une étude la pensée de la race en Italie. De l’âge romantique à la période fasciste
Aurélien Aramini et Elena Bovo

PREMIÈRE PARTIE : AUX ORIGINES DE LA PENSÉE DE LA RACE EN ITALIE. LITTÉRATURE, PHILOLOGIE ET ANTHROPOLOGIE

Chapitre 1 . Corinne ou l’Italie de Germaine de Staël. Les impasses de la rencontre culturelle et amoureuse entre les « nations » dans l’Europe du xixe siècle
Enzo Neppi

Chapitre 2. Gaspare Gorresio : de la recherche de l’origine à la (re)découverte de l’identité aryenne
Aurélien Aramini

Chapitre 3. « Les sublimes idéaux de notre race » : Carducci et le mythe aryen
Laura Fournier-Finocchiario

Chapitre 4. Racisme et idéologie du progrès. Cesare Lombroso, disciple infidèle de Paolo Marzolo ?
Elena Bovo

DEUXIÈME PARTIE : L’ANTHROPOLOGIE CRIMINELLE. CARTOGRAPHIE DU RACIALISME À L’ITALIENNE

Chapitre 5. Le début de la pensée raciste de Lombroso (1860-1871)
Silviano Montaldo

Chapitre 6. « Costrutto diversamente dagli altri » : criminalité, atavisme et race chez Lombroso
Xavier Tabet

Chapitre 7. Le racisme antiméridional entre la fin du xixe et le début du xxe siècle
Ernesto De Cristofaro

Chapitre 8. Colères, maladresses et races maudites : La naissance de l’antiracisme dans l’Italie postunitaire
Maria Teresa Milicia

TROISIÈME PARTIE : DE L’ANTHROPOLOGIE CRIMINELLE AUX DISCOURS FASCISTES

Chapitre 9. Une voie régionale à la race ? Romagne et Romagnols entre la fin du xixe siècle et le fascisme
Massimo BAIONI

Chapitre 10. Mussolini et les mots de la race
Antonin Guilloux, Stéphanie Lanfranchi et Élise Varcin

Chapitre 11. Entre « infortune » et « fortune » de l’antisémitisme français dans l’antisémitisme fasciste. L’image de la France dans La difesa della razza
Francesco Germinario

Chapitre 12 . La construction de l’identité et de l’altérité coloniale et raciale dans l’école italienne
Gianluca Gabrielli

QUATRIÈME PARTIE : DOCUMENTS

Chapitre 13. Un échange inédit entre Gobineau et Gorresio. « Orientalistes mutanda mutandis »
Aurélien Aramini

Chapitre 14. Giuseppe Musolino. Un « héros du mal » étudié par Cesare Lombroso
Aurélien Aramini

Chapitre 15. Le dernier brigand. Giuseppe Musolino
Cesare Lombroso

Bibliographie générale

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Christian Godin : Ce que sont devenus les péchés capitaux

Cerf - Avril 2018 - Idées


L'humanité vit aujourd'hui une véritable révolution morale et psychologique. Les Sept Péchés capitaux se proposent d'analyser le sens de ce bouleversement à travers les transformations subies par la façon dont nous concevons et vivons désormais l'avarice, la paresse, la gourmandise, la colère, la luxure, l'envie et l'orgueil. Ne vante-on pas "des desserts gourmands" ? Ne fait-on pas "l'éloge de la paresse" ? Nos valeurs ont tellement changé que notre monde n'a presque plus rien à voir avec le monde d'avant. Et cela n'était encore jamais arrivé. Christian Godin signe ici un livre rare, entre philosophie et sociologie. Il décode malicieusement notre société contemporaine à la lumière des philosophes, et permet ainsi au lecteur de mieux comprendre ce monde qu'on lui vante, où tout est permis.

Christian Godin, né en 1949, est à la fois philosophe et vulgarisateur. Rédacteur en chef de la revue Cités, collaborateur du journal Marianne, il a publié une cinquantaine de livres, et notamment La Philosophie pour les Nuls et La Psychanalyse pour les Nuls.

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jeudi 5 avril 2018

Thibaut Gress (dir.) : Cheminer avec Descartes. Concevoir, raisonner, comprendre, admirer et sentir

Classiques Garnier - Avril 2018


Approche multipolaire de la pensée cartésienne, cet ouvrage aborde tout autant la métaphysique que la morale ou la science de ce dernier, et rend compte de son inépuisable richesse et de sa fécondité contemporaine.

Directeur d'ouvrage: Gress (Thibaut)
Contributeurs: Alquié (Ferdinand), Beyssade (Jean-Marie), Bourgeois-Gironde (Sacha), Brunschvicg (Léon), Buzon (Frédéric de), Clévenot (Axel), Cugno (Alain), Esfeld (Michael), Fichant (Michel), Gress (Thibaut), Guenancia (Pierre), James (Anthony), Kambouchner (Denis), Kanban (Katia), Magnard (Pierre), Maronne (Sébastien), Moreau (Denis), Nicolle (Jean-Marie), Ong Van Cung (Kim-Sang), Pariente (Jean-Claude), Rabouin (David)


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Gillian Pink : Voltaire à l'ouvrage

CNRS - Avril 2018


Voltaire compte parmi les auteurs les plus célèbres des Lumières françaises avec entre autres Candide ou l'optimisme, et les Lettres philosophiques. Sa lutte contre les erreurs judiciaires et le fanatisme nous le rend proche, et en fait une figure parente de certains intellectuels du XXe siècle. La formule " On n'arrête pas Voltaire " est passée à la postérité !
Voltaire compte parmi les auteurs les plus célèbres des Lumières françaises avec entre autres Candide ou l'optimisme, et les Lettres philosophiques. Sa lutte contre les erreurs judiciaires et le fanatisme nous le rend proche, et en fait une figure parente de certains intellectuels du XXe siècle. La formule " On n'arrête pas Voltaire " est passée à la postérité ! 
Le Voltaire que nous présente Gillian Pink n'est pas le personnage public mais le lecteur. C'est dans l'intimité de sa bibliothèque, vendue après sa mort à Catherine II et conservée à la Bibliothèque nationale de Russie, une bibliothèque gigantesque de 3867 titres et de plus de 7 000 volumes que nous introduit cet ouvrage. 
Voltaire a écrit en marge de ses livres pendant plus de cinquante ans, de la veille de son départ en Angleterre en 1726 jusqu'à sa mort en 1778. Entre génétique textuelle, histoire du livre, histoire littéraire et étude littéraire, cet ouvrage montre comment Voltaire se servait de ses livres et des différentes sortes de notes qu'il avait l'habitude d'y laisser. 
Espaces blancs portant des annotations mordantes, signes non verbaux comme les nombres ou des barres, signets marquant les opérations de reliure et commentaires développés de lectures nous découvrent comment Voltaire travaillait, réagissait aux ouvrages de ses confrères et pensait. 

Gillian Pink est spécialiste de Voltaire et Research editor à la Voltaire Foundation d'Oxford. Ses recherches portent sur le XVIIIe siècle, l'histoire du livre et des manuscrits, sur les stratégies d'écriture dans les oeuvres polémiques et dans la production littéraire de Voltaire.

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Emmanuel Fournier : Insouciances du cerveau. Précédé de Lettre aux écervelés

Editions de l'Eclat - Avril 2018 - Collection : Philosophie imaginaire


Depuis quelques années, avec le développement de la neuroscience, de la neuroimagerie, la neuropsychologie, on accorde une place toujours plus grande au cerveau, qui régenterait non seulement notre pensée, mais aussi nos émotions, nos doutes, nos amours, etc. , au point que ce n'est plus tant l'humain qui pense, est ému, doute, aime etc. , mais la "matière cérébrale", promue au rang d'ordonnatrice de nos vies et de nos espérances. La médecine neuroenthousiaste emboîte le pas et dresse une carte du cerveau qui ressemble de plus en plus à la carte du T endre d'une Melle de Scudéry devenue neurologienne. Après Creuser la cervelle, E. Fournier dresse un réquisitoire sans appel contre ce nouvel ordre cérébral qui nous prépare un monde d'écervelés à la merci des Pères Ubu de la neuroquelquechose.

Emmanuel Fournier a publié à L'éclat : Croire devoir penser, 1996 ; L 'infinitif des pensées, 2000, Philosophie infinitive, 2014, réédité dans L'éclat/poche en même temps que ce nouveau livre sur le cerveau, qui fait suite à Creuser la cervelle paru aux PUF, 2012. Par ailleurs, depuis 2009, il est professeur de Physiologie et d'éthique médicale, à l'université de médecine, Paris VI, ce qui l'a amené à se pencher sur les insouciances du cerveau.

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Georg Friedrich Meier (et Christian Berner éd.) : Essai d'un art universel de l'interprétation

Septentrion - Avril 2018 - Collection : Opuscules


Établir l'art de l’interprétation comme science, tel est l’objectif de l’Essai de G. Fr. Meier, publié à Halle en 1757. Il s’agit du traité systématique d’herméneutique le plus abouti du rationalisme des Lumières dans son effort pour dégager des principes généraux de l’interprétation, dont le principe d’équité est le cœur. Les règles méthodologiques dégagées permettent de justifier la prétention de l’interprétation à être une connaissance, favorisant ainsi tant la culture que la lutte contre la superstition.
La traduction de l’Essai en français permet d’introduire l’herméneutique des Lumières, sa prétention à l’objectivité, son rapport avec la logique et la théorie du langage, dans un paysage marqué par la philosophie herméneutique de Heidegger et Gadamer.

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mercredi 4 avril 2018

John Dewey : Démocratie et éducation - suivi de Expérience et Éducation

Armand Colin - Avril 2018 - Collection : Individu et Société


Ce volume propose les deux grands textes de John Dewey sur l’éducation : son traité de pédagogie, Démocratie et Éducation (1916) et Expérience et Éducation(1938) où l’auteur précise sa pensée et répond à ses détracteurs.
Dewey place l’expérience au cœur de l’apprentissage et recentre la pédagogie sur l’individu plutôt que sur les savoirs : l’école doit répondre à la curiosité naturelle de l’enfant et lui apprendre à désirer et entreprendre ; les travaux manuels et la vie sociale prennent le pas sur les exercices imposés ; la motivation et l’effort individuel peuvent se substituer à la discipline et au régime de sanction. La finalité de l’école est d’accroître la capacité à agir et c’est en cela qu’elle participe de la démocratie.
On se rendra compte de la modernité de la pédagogie de Dewey ou du moins de l’actualité des questions qu’il pose : comment centrer l’éducation sur « les propres activités sociales de l’enfant » plutôt que sur les savoirs ? Comment l’éducation peut-elle préparer l’enfant aux conditions sociales qu’il connaîtra hors de l’école ? Comment rétablir la continuité de l’école et de la société ?

John Dewey (1859-1952) est un philosophe américain spécialisé en psychologie appliquée et en pédagogie.

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Nicolas Tavaglione : Les mots de la tribu. Un abécédaire philosophique

Labor et Fides - Avril 2018


Nicolas Tavaglione propose ici un abécédaire philosophique aussi subjectif que décapant. De "Blabla" à "Paris Hilton" en passant par "Dieu", "Transsexuel" ou "Mort", ce sont autant de questions existentielles, politiques ou métaphysiques qui sont traitées avec des outils philosophiques pointus et une volonté ludique affichée ; et avec l'idée, comme dirait le poète Mallarmé, de "donner un sens plus pur aux mots de la tribu". Une clarification nécessaire et réussie doublée d'un regard sans concession jeté sur notre époque.

Nicolas Tavaglione est docteur en science politique, spécialisé en philosophie politique et en éthique publique. Il a publié notamment Les étrangers volent-ils notre travail ? (Labor et Fides, 2016, ouvrage collectif).

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Abdennour Bidar : Les tisserands. Réparer ensemble le tissu déchiré du monde

Les liens qui libèrent - Avril 2018 (édition revue et augmentée)


"Je suis, tu es, vous êtes, nous sommes Tisserands", c'est-à-dire de ceux qui oeuvrent aujourd'hui à réparer telle ou telle pièce du grand tissu déchiré du monde humain : fractures sociales, conflits religieux, guerres économiques, divorce entre l'homme et la nature, etc... Abdennour Bidar a décidé de mettre à l'honneur et de "relier tous ces relieurs" qui réparent et construisent le monde de demain. Face à la morosité ambiante, les Tisserands ont décidé d'agir. Partout, chacun à son niveau, chacun avec son réseau, ils ont répondu à l'urgence cruciale de recréer tous les liens nourriciers de la vie humaine, notamment trois : le lien à soi, avec son moi profond, le lien de fraternité et de coopération avec les autres, le lien d'émerveillement et de méditation à la nature. Au coeur même de notre époque désenchantée, ils préparent ainsi le réenchantement : leur tissage patient, souvent modeste, toujours vital, ébauche enfin le projet de civilisation que nous attendons tous. Mais ces Tisserands ont-ils conscience de leur force, de leur nombre, et de l'ampleur de la grande réparation du monde humain qu'ils ont commencé silencieusement d'initier ? Ce livre est né de la volonté de "relier tous ces relieurs" en leur offrant ici l'un de leurs premiers points de ralliement et d'union.

Abdennour Bidar, est docteur en philosophie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, notamment Plaidoyer pour la fraternité (Albin Michel) et Lettre ouverte au monde musulman (LLL).

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John Milbank et Adrian Pabst : La politique de la vertu. Post-libéralisme et avenir humain

Desclée De Brouwer - Avril 2018


Dans notre époque troublée, un sentiment de colère et d'abandon se répand parmi de nombreux citoyens qui se sentent humiliés, incapables de mener la vie qu'ils espèrent et impuissants à agir sur les forces impersonnelles qui les dominent. Ces forces sont le capitalisme effréné, l'étatisme, la mondialisation marchande et l'idéologie libérale qui les sous-tend. La gauche et la droite ont convergé autour d'un libéralisme socioculturel et d'un libéralisme économique. Ces libéralismes ne sont que deux moitiés d'un même credo ultra-moderne qui oscille entre l'individualisme du marché et le collectivisme d'État.
Dans ce livre, John Milbank et Adrian Pabst proposent, comme alternative au libéralisme totalisant, une politique de la vertu que l'Occident a héritée de la synthèse chrétienne du logos gréco-romain avec la foi biblique. Inspirée par le sens de réciprocité fraternelle, une telle politique vise à promouvoir la justice économique, la solidarité sociale, l'appartenance culturelle et l'internationalisme personnaliste. L'Europe ne pourra se maintenir et influencer le cours du monde que si elle renouvelle son héritage antique et chrétien, et parvient à inculquer la pratique de la vertu dans la recherche du bien commun.

John Milbank est professeur de religion, politique et éthique à l'université de Nottingham et directeur du centre de théologie et philosophie.
Adrian Pabst est lecteur en politique à l'université de Kent et professeur à l'IEP de Lille.

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mardi 3 avril 2018

Véronique Le Ru et Fabrice Bourlez (dir.) : Pier Paolo Pasolini, entre art et philosophie

Presses Universitaires Reims - Février 2018


L'œuvre de Pier Paolo Pasolini offre une véritable artillerie conceptuelle, poétique et visuelle pour critiquer notre conformisme, créer de nouveaux chemins de traverse, disloquer les certitudes. Le poète abjure nos comportements quand ils sont pétris de ce qu’il appelle le « néo-fascisme » ou le pouvoir « sans visage ni nom ». Conscient de notre « obligation à utiliser une liberté concédée » par la société de consommation triomphante, Pasolini nous invite à résister à travers les images, le langage et les corps. Cette nouvelle trinité s’impose comme un véritable prisme blasphématoire où se diffractent des couleurs inédites et changeantes. Son invitation à « exercer l’effort nécessaire pour augmenter encore un peu plus les possibilités du représentable » vaut aujourd’hui plus que jamais. Les contributions ici réunies, entre art et philosophie, font de lui notre contemporaine.

Sommaire

Véronique Le Ru – Avant-propos
Fabrice Bourlez – Introduction

I. Un art contemporain de l'image

Marie Boisseau – Les pietàs de Pasolini : des modèles iconiques d'un art contemporain engagé ;
Karin Wackers-Espinosa – Le cri sourd d'une figure poétique, Pier Paolo Pasolini revient dans les rues de Rome et de Naples ;
Cécile Sorin – L'écologie linguistique pasolinienne à l'œuvre dans le cinéma plurilingue français contemporain ;
Jérôme Descamps – Entretien avec Vincent Dieutre : De Pasolini, de quelques sources d'inspiration et de quelques expériences cinématographiques ;
Livret photographique.

II. Les langues de la parole pasolinienne

Véronique Le Ru – Pasolini ou la poésie ;
Manola Antonioli – La langue et les langues : Pier Paolo Pasolini ;
Alessandro Vicari – Apologie d'une architecture mineure. Lieux, villes, architectures, dans les films et documentaires de Pier Paolo Pasolini ;
Toni Hildebrandt – Allégories du profane en terres étrangères dans l’œuvre de Pasolini après 1968 ;
Vincent Romagny – De Pétrole à bruant&spangaro ;
Livret photographique.

III. Le courage à cor et à cri

Massimiliano Nicoli – Écrits corsaires et police discursive. Politiques de la vérité entre Pasolini et Foucault ;
Claudia Gonzalez – Pasolini : l’écriture infinie ;
Pierre Katuszewski – Pippo Delbono : usages pasoliniens de la différence ;
Fabrice Bourlez – Entretien avec Gilles Pastor : Regards au-delà du père ;
Fabrice Bourlez – Entretien avec Clarisse Hahn : Corps bouleversés ;
Livret photographique.

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lundi 2 avril 2018

Herbert Marcuse : Sommes-nous déjà des hommes ? Théorie critique et émancipation. Textes et interventions, 1941-1979

Quel sport ? éditions - Avril 2018 - Collection : Archives du futur


Nous sommes engagés dans un progrès technique, mais il ne s’agit que d’un progrès quantitatif, d’une croissance quantitative, d’un développement quantitatif. Il n’y a pas de saut qualitatif, de changement qualitatif. Dans notre société qui semble exclure toute alternative essentielle, on s’efforce de réaliser une mise au pas plus ou moins parfaite de l’opposition, une assurance contre tout changement radical des formes de l’existence, l’intégration des contraires, qui demeurent encore au sein de cette société. Et tout ceci se passe dans une dimension en profondeur, où même la structure instinctuelle de l’individu est socialement modifiée et manipulée. Cette société fermée est en même temps une société totale. Le progrès, la croissance et la richesse reproduisent la dépendance de l’homme vis-à-vis de l’appareil. Le rationalisme technologique est utilisé comme moyen de domination, c’est-à-dire comme moyen de conserver des formes d’existence données, mais surannées. La productivité croissante dont la société est capable n’est pas utilisée pour l’apaisement de la lutte pour l’existence, mais pour son intensification et pour sa perpétuation. Sommes-nous déjà des hommes ?

Herbert Marcuse est un philosophe allemand né en 1898 et mort en 1979. Il a enseigné dans plusieurs universités américaines (New York, Waltham, San Diego) et fut aux côtés de Max Horkheimer et Theodor W. Adorno, un membre actif de l’Institut für sozialforschung aussi nommé École de Francfort.

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Simone Weil : Autobiographie spirituelle

Bayard Culture - Mars 2018 - Collection : Comètes


Pour la première fois, nous proposons une édition à part, commentée, d'un des textes les plus importants de Simone Weil pour comprendre son itinéraire personnel et spirituel.
Il s'agit d'une lettre écrite au Père Perrin, à Marseille, qui fut tout à la fois son éditeur, son conseiller spirituel, son confident... C'est avec lui que Simone Weil dialogue sur sa foi, sa relation avec l'Eglise catholique, sa décision de demander ou non le baptême...
Cette « confession » ou « autobiographie spirituelle » est aussi une très émouvante lettre d'adieu rédigée alors qu'elle doit fuir la France pour les Etats-Unis. C'est aussi et surtout une mise au point tragique et libre de sa position face à l'Eglise.
Elle revient sur sa découverte de la foi chrétienne, de la prière, lors de rencontres dans des abbayes et des retraites qu'elle y effectua.
Ce texte était depuis longtemps à lire pour lui-même comme une véritable « lettre-testament ».

Présentation de François DUPUIGRENET DESROUSSILLES

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dimanche 1 avril 2018

Herman Parret : La main et la matière. Jalons d'une haptologie de l'oeuvre d'art

Hermann - Avril 2018


Comment la main donne-t-elle forme à la matière dans la pratique artistique ? Comment concevoir leur rapport dans la genèse d’une œuvre d’art ? Le présent ouvrage propose une relecture de la pensée esthétique à partir de questions durablement escamotées par ses historiens. Au revers de l’oculocentrisme dominant s’est développée en effet, dès la naissance de l’esthétique au XVIIIe siècle, comme la face occulte d’un Janus, une haptologie de l’œuvre d’art qui détermine l’expérience esthétique comme essentiellement sensorielle et corporelle, et la pratique artistique comme le cheminement de la main trouvant son chemin au cœur de la matière.

Herman Parret retrace l’histoire de cette esthétique haptologique et en analyse les concepts-clés à travers une relecture des textes fondamentaux, de Baumgarten à Lyotard, en passant par Lessing, Diderot, Kant, Herder, Nietzsche, Riegl, Husserl, Merleau-Ponty, Jean d’Udine, Henri Focillon et Gilles Deleuze. Il montre comment l’hypothèse haptologique s’immisce dans le cadre général de réflexion de ces penseurs et finit toujours par s’y justifier, dégageant une continuité méconnue sur plus de deux siècles d’esthétique philosophique.

Herman Parret est professeur émérite de philosophie du langage et d’esthétique à l’université de Louvain (KU Leuven). Ses publications concernent la pragmatique linguistique et philosophique, la sémiotique textuelle et visuelle, l’épistémologie de la linguistique et de la sémiotique, et l’esthétique philosophique.

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Actuel Marx 2018/1 (n°63) : L'exploitation aujourd'hui

PUF - Mars 2018


Il ne fait pas de doute que nous vivons dans un monde où l’exploitation n’est pas moins présente qu’à l’époque de Marx, de sorte que le concept d’exploitation est toujours utile pour analyser certaines formes contemporaines de la domination et de l’inégalité structurelles. Mais la pertinence d’une critique sociale et d’une théorie sociale de l’exploitation est conditionnée par une prise en compte de formes d’exploitation qui sont propre à la phase actuelle du néolibéralisme, et que Marx n’avait évidemment pas pu prendre en considération. La question de l’exploitation permet donc, par surcroît, de préciser les conditions auxquelles il est possible d’affirmer que deux cents ans après sa naissance, la pensée de Marx reste actuelle : à condition que cette pensée ne soit pas seulement appliquée mais modifiée ou enrichie afin de rendre compte des spécificités du monde présent.

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Journal international de bioéthique et d'éthique des sciences 2017/4 (Vol. 28) : Regards croisés sur l’embryon

ESKA - Mars 2018


Page 11 à 16 : Sophie Paricard - Avant-propos. Regards croisés sur l’embryon 40 ans après la loi Veil | Page 17 à 23 : Marc Grassin - Aspects philosophiques. Pourquoi faire de l’embryon une question ? | Page 25 à 42 : Susanna Mancini - Chapitre 1. L’avortement au temps de la mondialisation | Page 43 à 54 : Daniel Vigneau - Chapitre 2. L’embryon dans la législation relative à l’IVG | Page 55 à 76 : Xavier Bioy, Emmanuelle Rial-Sebbag - Chapitre 3. La gouvernance de la recherche sur l’embryon | Page 77 à 86 : Alexandra Mendoza-Caminade - Chapitre 4. L’embryon objet de recherches : regard sur les brevets | Page 87 à 91 : Israël Nisand - Chapitre 5. Les diagnostics sur l’embryon et le fœtus : leurs conséquences | Page 93 à 110 : Bénédicte Bévière-Boyer - Chapitre 6. Les diagnostics anténataux, les risques du progrès | Page 111 à 124 : Claire Neirinck - Chapitre 7. L’embryon congelé sous le regard d’un juriste : au delà de la qualification | Page 125 à 130 : Gabriel Roujou de Boubée - Chapitre 8. L’embryon et le fœtus en droit pénal | Page 131 à 153 : Wanda Mastor - Chapitre 9. L’embryon en droit comparé | Page 155 à 163 : Astrid Marais - Chapitre 10. L’embryon, une chose particulière | Page 165 à 184 : Bérengère Legros - Chapitre 11. L’impossible statut de l’embryon ou le désengagement de l’État au profit des intérêts particuliers.

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