samedi 24 janvier 2026

Agnès van Zanten : Les Politiques d'éducation

 PUF - Janvier 2026 - Que sais-je ?


Les politiques d’éducation concernent directement près de 15 millions d’élèves et d’étudiants, plus de 800 000 enseignants et environ 260 000 membres du personnel administratif, technique, d’éducation et de surveillance, de la maternelle à l’université, et s’appliquent à une grande variété de domaines, de la formation des enseignants à l’évaluation des apprentissages des élèves.
Les missions assignées au système scolaire se multiplient en même temps que les critiques à son encontre. Les réformes se succèdent, laissant pourtant le sentiment d’une inertie profonde des structures et des pratiques. Comment comprendre alors l’action publique dans le domaine si familier et néanmoins si complexe de l’éducation?? En analysant les idées et valeurs qui orientent les choix éducatifs, les instances qui participent à leur élaboration, ainsi que les différents acteurs qui les impulsent et les mettent en œuvre, Agnès van Zanten nous offre une grille de lecture rigoureuse et pertinente des intentions et des réalisations.

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Philippe Bénéton : Introduction à la philosophie politique (4è éd.)

 PUF - Janvier 2026


Qu’est-ce que la politique et comment l’interpréter ?
Quels sont ses enjeux fondamentaux ?
Qu’est-ce qui caractérise les régimes politiques modernes et leur évolution ?

Ce manuel expose les questions essentielles que pose la condition politique de l’homme et les différents modes d’interprétation qui se sont succédé au cours de l’histoire pour en donner le sens. Dans cette perspective, l’ouvrage précise les termes de la grande controverse entre les Anciens, les chrétiens et les Modernes, avant de discuter les diverses réponses apportées en s’appuyant sur l’expérience historique. Les caractéristiques majeures et les grands enjeux de la politique moderne sont analysés et mis en question à travers ses deux versants, idéologique et démo-libéral.

Philippe Bénéton : Professeur à l’université de Rennes 1. Doctorat d’Etat en Science Politique, Université de Paris I (1973) et Agrégation de Science Politique, (1976). Visiting Scholar au Center for International Affairs et du Département de Science Politique de l’Université Harvard. Professeur invité au Département de Sociologie de l’Université de Genève, l’Assumption College (Mass.), l’Université de Marmara à Istanbul et à la Pontificia Università Gregoriana de Rome. ).

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Géraldine Lepan, Pierre-François Moreau : À quoi sert l'histoire de la philosophie ?

 PUF - Janvier 2026


Pourquoi étudier le passé de la philosophie ? Avec quelles méthodes – l’analyse de « questions éternelles » ou la patiente reconstitution de l’architecture spécifique de chaque doctrine ? En l’isolant comme un objet irréductible, ou en la replongeant dans l’histoire des sciences, des religions, des sociétés ? Dans quel dessein – s’imprégner de valeurs intemporelles, s’éduquer à la rigueur ou se donner des instruments intellectuels pour penser le monde contemporain ?
Cet ouvrage met en perspective l'histoire de la philosophie, telle qu’elle est mise en œuvre spécifiquement depuis deux cents ans au sein de l’institution scolaire et universitaire française : toujours articulée à la réflexion philosophique originale.

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vendredi 23 janvier 2026

Hans Jonas : Le phénomène de la vie. Vers une biologie philosophique

 PUF - Janvier 2026


Livre majeur de Hans Jonas, Le Phénomène de la vie (1966) est un ouvrage fondamental pour comprendre l’éthique de la responsabilité de cet auteur – boussole nécessaire à l’heure de l’Anthropocène.
Dans cette enquête prenant pour objet l’individu vivant, Jonas bat en brèche le divorce de l’organique et de l’esprit hérité de la Modernité. Il met en évidence l’ambiguïté et la tension inhérentes à la vie – prise entre sa puissance d’affirmation de soi et sa fragilité, entre l’identité et la différence, la liberté et la nécessité – et jette les bases d’une philosophie où l’organique, y compris dans ses formes les plus primaires, préfigurerait l’esprit, et où « l’esprit, dans ce qu’il atteint de plus haut, demeurerait partie intégrante de l’organique ». Partant, il souligne combien la vie humaine est prise dans le tissu du vivant, et en est responsable.

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Serge Audier : Le néolibéralisme, Foucault et nous

 Le Bord de l'eau - Janvier 2026


Le cours de Michel Foucault au Collège de France sur la « naissance de la biopolitique » s’est imposé comme une référence fondamentale pour toute réflexion sur le néolibéralisme dans ses différentes dimensions – théorique, historique, sociologique, etc. Beaucoup y ont vu une approche révolutionnaire : au lieu de réduire le néolibéralisme à une doctrine économique prônant le « laisser-faire », Foucault aurait compris qu’il s’agit d’une nouvelle conception de l’être humain et de la société, fondée sur l’entreprenariat et la concurrence généralisée. Cette interprétation a fait florès dans le monde entier : des governmental studies à Wendy Brown, Foucault a été applaudi comme le prophète de notre temps. L’objet de ce livre est de revenir sur ce bilan, et d’examiner comment Foucault a souvent été érigé en figure d’autorité pour dénoncer le néolibéralisme. Il met à l’épreuve cette interprétation sous deux angles. D’abord, à travers une reconstitution du parcours de Foucault dans le contexte politique et intellectuel de la fin des années 1970 (antitotalitarisme, « retour du libéralisme », etc.), il montre pourquoi sa position de l’époque risque de susciter aujourd’hui des lectures anachroniques. Ensuite, il montre que la réalité de la contre-révolution néolibérale – du Chili de Pinochet à nos jours – n’est pas entièrement déchiffrable à l’aune du paradigme foucaldien. Il y a certes encore beaucoup à apprendre de ses analyses, mais à condition d’en faire un usage critique : évitant les pièges du réquisitoire et de de l’hagiographie, le livre démontre que Foucault n’était ni un contempteur absolu du néolibéralisme, ni un soutien caché. Et que ses hésitations sont symptomatiques d’une crise de la gauche dont nous ne sommes jamais vraiment sortis. Cette version revue du livre (épuisé) publié en 2015 est enrichie d’une préface qui analyse les mutations récentes du néolibéralisme et de ses interprétations, et entend contribuer au renouvellement de la philosophie du néolibéralisme.

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Ivan Bouchardeau : Etats d'esprits. Cybernétique et techniques de gouvernement

 Champ Vallon - Janvier 2026


Comment les technologies numériques renouvellent-elles la gouvernementalité contemporaine ? Ivan Bourchardeau propose ici d’éclairer les conséquences politiques de la cybernétique, cette « science du contrôle et de la communication » oubliée mais pourtant à l’origine des premiers ordinateurs et de l’IA qui ne cesse de déferler sur nos vies. Les promesses de paix et d’émancipation contenues dans ce qu’on appelle le « mythe cybernétique » sont rapportées à la réalité des rapports sociaux et de domination que les nouvelles technologies permettent de maintenir. Il retrace les tentatives de gouvernement cybernétique « par le haut » — comme dans le Chili d’Allende ou dans la doctrine néolibérale de Hayek — et « par le bas » — via une « informatique ubiquitaire », qui se tisse dans le quotidien de nos vies.

Ivan Bouchardeau, né en 1991, est un ancien élève de l’ENS Ulm. Il est aujourd’hui ATER à l’université de Toulouse Jean-Jaurès. Après avoir soutenu sa thèse sous la direction de Jean-Christophe Goddard, il fait porter ses recherches sur la philosophie politique en lien avec l’histoire des sciences et des techniques.

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François Loiret : Vivre et mourir pour la patrie

 Kimé - Janvier 2026


Parler de la patrie, de l’amour de la patrie, de la mort pour la patrie peut paraître tout à fait anachronique en 2025 en ce sens que la patrie appartiendrait au passé, non au présent et encore moins à l’avenir. Selon une vulgate fort répandue l’individualisme, l’hédonisme, le consumérisme, le pacifisme, la mondialisation auraient liquidé la patrie en même temps que l’amour de la patrie et l’exigence de mourir pour elle. On rappellera qu’avant 1914 on avait prétendu que les patries et les nations étaient des réalités dépassées… Il n’y pas un temps où la patrie régnait - ce serait par excellence l’antiquité grecque et romaine - et un temps où elle serait dépassée, la « modernité », car l’histoire est caractérisée par l’anachronisme et du même coup par les retours. Il y a des éclipses de la patrie et il y a des retours qui ne sont pas des répétitions du même. C’est pourquoi la patrie est loin d’être une entité univoque de même que le patriotisme comme le montrera ce parcours à travers Cicéron, Montesquieu, Fichte, et aussi des théologiens éminents du XIIIe siècle. Mais dans tous les cas, la patrie est une réalité politique insigne car c’est à elle que s’adresse l’amour politique, au risque d’en mourir: on n’aime pas l’Etat ni même la Nation, mais on aime la patrie. Elle est donc la réalité politique aimable par excellence. Aussi parler de l’amour politique est-ce parler de la patrie.

Docteur de l’Université de Strasbourg et professeur honoraire en Khâgne, François Loiret est lecteur et traducteur de Duns Scot et l’auteur de plusieurs livres dont La plus haute solitude : la personne humaine selon Duns Scot (Kimé 2025), La chose (KImé 2024).

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Gabrielle Radica : La famille des classiques. Parenté, mariage et propriété dans la philosophie des XVIIe et XVIIIe siècles

 ENS Editions - Janvier 2026


La famille moderne n'est plus, mais son histoire reste indispensable pour qui veut comprendre qu’elle a constitué à la fois un repoussoir et un laboratoire de la famille contemporaine. Nous héritons d’une institution complexe dans laquelle la hiérarchie, la division du travail, la différence sexuelle et générationnelle, la subsistance, le soin, les sentiments et les modalités de l’affiliation ont été bouleversés. Faire l’histoire de la famille moderne, c’est aussi la restituer dans les doctrines philosophiques classiques qui lui consacrèrent une vive attention. Grotius, Hobbes, Locke, Pufendorf, Montesquieu, Rousseau et Diderot: tous ces auteurs ont été des philosophes de la famille, tous ont affiné leurs notions afin d’intégrer la famille dans leur théorie politique et leur ontologie sociale. Ce recueil d’études entend présenter la richesse de leur pensée sur ce point souvent négligé du commentaire. On voit Locke promouvoir l’égalité parentale, Hobbes juridiciser la question du soin, Montesquieu se pencher sur le sort des héritières, et Pufendorf légiférer sur la conversation des époux. L’histoire de la famille dénaturalise nos convictions à son sujet. N’est-ce pas là l'une des fonctions de la philosophie?

Professeure de Philosophie à l'Université de Lille, Gabrielle Radica est spécialiste de philosophie classique (XVII et XVIIIe siècles). Après une thèse sur Rousseau (L'histoire de la raison. Anthropologie, morale et politique chez Rousseau, Paris, Champion, 2008), ses recherches ont porté sur la place de la famille dans la philosophie morale, juridique, sociale et politique, classique et contemporaine (dossier "Les savoirs de la famille", Archives de philosophie 85-4).

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Apolline Guillot : Hors de soi. Déjouer la tyrannie de l’attention

 Philosophie Magazine - Janvier 2026


À contre-courant de tout ce que l'air du temps charrie de conseils pour optimiser son attention, ce livre est la chronique d'une déconcentration lente et choisie. C'est aussi une bouée de sauvetage pour toutes les solitudes éclatées, prises dans le flux de la vie quotidienne, trop souvent tiraillées entre scroll compulsif, impuissance et culpabilisation. Surtout, c'est une invitation à replacer au cœur du débat autour de la « crise de l’attention » la question de notre présence au monde et à nous-mêmes. Et si nous arrivions à déjouer les injonctions à se ressaisir et à se concentrer à tout prix, pour regarder sans effroi l'éparpillement de notre vie intérieure ?

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jeudi 22 janvier 2026

Rémi Mathieu : Le Taoïsme

 PUF - Janvier 2026 - Que sais-je ?


Né en Chine, sans doute au IVe siècle avant notre ère, le taoïsme s’est construit en parallèle et à rebours de la pensée officielle : le confucianisme. Mais dès le début de notre ère, il s’est enrichi au contact du bouddhisme et a durablement imprégné la religion populaire, structurant également de nombreuses disciplines scientifiques ou artistiques – médecine, art de la guerre, arts martiaux, érotisme, poésie… Si le confucianisme a apporté à la Chine son intelligence et sa logique, le taoïsme, quant à lui, vise à assurer une forme d’harmonie de l’homme avec la nature et le cosmos, aussi bien par le corps que par l’esprit.
Qui sont les fondateurs de la doctrine taoïste ? Quand et pourquoi ce qui était d’abord une philosophie est devenue une religion ? Rémi Mathieu porte un regard éclairant sur ces questions qui passionnent tous les lecteurs en quête de sagesse.

Directeur de recherche émérite au CNRS, Rémi Mathieu a publié de nombreux ouvrages relatifs aux philosophies taoïste et confucianiste ainsi qu’à la mythologie de la Chine. Parmi ceux-ci, il a traduit les œuvres des pères fondateurs du taoïsme dans le premier volume des Philosophes taoïstes de la « Bibliothèque de la Pléiade » (Gallimard, 2022). Il est également l’auteur, en « Que sais-je ? », du Taoïsme (no 4126).

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Alasdair MacIntyre : L'éthique dans les conflits de la modernité

 PUF - Janvier 2026


Qu’avons-nous de bonnes raisons de désirer ? Dans cette enquête philosophique d’une rare ampleur, MacIntyre montre que l’on ne peut répondre de façon satisfaisante à cette question sans rejeter les grandes affirmations de la modernité sur la nature humaine et la rationalité. Repartant de nos interrogations pratiques quotidiennes, il réfléchit aux affirmations morales, à la possibilité que nous avons de développer une connaissance authentique et féconde de nous-même, et à la manière dont il convient de concevoir nos vies, défendant à chaque fois la pertinence de l’approche aristotélicienne et thomiste face aux traditions rivales qui coexistent dans la modernité. Dans cet ouvrage aux allures de testament, il récapitule les acquis de sa dernière période depuis Après la vertu, tout en montrant l’importance de la pensée de Marx pour leur donner leur pleine intelligibilité. Son aristotélisme s’y affirme résolument révolutionnaire, une invitation à vivre nos vies contre l’ordre économique et philosophique dominant.

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Ali Benmakhlouf : L'Abécédaire de Averroès

 L'Observatoire - Janvier 2026


De la philosophie au droit, en passant par la théologie et la médecine, Averroès a embrassé bien des domaines de la connaissance humaine du XIIe siècle.
Le philosophe andalou, médecin auprès des sultans almohades à Cordoue, distingua nettement entre la religion, « sœur de lait » de la philosophie selon lui, et le discours théologique dont la méthode dialectique conduit souvent à des polémiques dangereuses pour la cohésion de la cité.
Relire Averroès, dans ses mots, plus de huit cents ans après sa disparition, permet de prendre la mesure de la pérennité des problèmes en dépit des contextes historiques différents. L’actualité d’Averroès s’explique par la précision et la technicité de ses termes.
À travers de multiples entrées rendant compte de la richesse et de la rigueur de celui qui fut désigné comme « Le Commentateur », cet abécédaire offre le recul nécessaire pour accompagner la compréhension de notre monde, grâce à une méthode philosophique qui privilégie avant tout les qualités intrinsèques de l’esprit.

Ali Benmakhlouf est maître de conférences en logique et philosophie arabe à l’université de Paris-X Nanterre. Spécialiste de logique et des œuvres de Frege, Russel et Whitehead, il organise par ailleurs des colloques au Maroc dans le cadre de la convention entre le Collège international de philosophie et la Fondation du roi Abdul Aziz pour les sciences humaines et les études islamiques.

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David Piotrowski : Penser la langue. Entre gestes et concepts

 Matériologiques - Janvier 2026


« Penser la langue » c’est la considérer au point de vue de ce qu’on peut en connaître, et, dualement, c’est reconnaître en quoi et comment elle déborde toute rationalité — spécialement celle qui pourtant y est à l’œuvre. Ce livre mobilise dans un premier temps le référentiel épistémologique des sciences de la nature : le statut empirique de la sémiolinguistique est ainsi interrogé, avec au centre du débat la tension entre, d’un côté, l’apparente matérialité du signe, qui lui confère une certaine positivité, et, de l’autre, le conditionnement de la donnée sémiolinguistique par les formes, savantes ou ordinaires, de sa conceptualisation. Tension qu’il faudra reconsidérer dans une perspective élargie, de façon à mieux cerner le mode d’existence des phénomènes sémiolinguistiques, et ainsi comprendre le sens de leur unité aux concepts théoriques qui, au moins partiellement, les déterminent et les objectivent. Confrontés à l’énigmatique dualité du signe, qui est conjointement entité concrète et objet de conscience, on en appellera aux lumières du structuralisme saussurien et de la phénoménologie husserlienne. Ladite « identité différentielle » du signe linguistique s’avérera ici cruciale, cela à trois titres : d’une part, en ce que s’y opère une abstraction sans concept ; d’autre part, en ce que, dans sa formulation morphodynamique, elle débouche sur une stratification de la conscience verbale ; et enfin en ce que s’y trame la capacité des langues à se nier et à se dépasser. Mais si la langue, au travers des paroles qui l’accomplissent, est en perpétuel dépassement d’elle-même, c’est qu’elle répond aux exigences intérieures d’une expressivité insatisfaite en ses formes acquises, une expressivité qui se cherche, et qui une fois verbalisée installe de nouvelles sphères de signification. L’articulation merleau-pontienne du « parlé » et du « parlant » sera convoquée pour en rendre compte, faisant retour d’un même mouvement à sa conception de la parole comme geste.

David Piotrowski est chercheur au CNRS, en poste au laboratoire HTL (Histoire des théories linguistiques). Soutenus par un questionnement épistémologique, ses travaux se développent au croisement de la linguistique structurale, de la morphodynamique et de la phénoménologie. Parmi ses principaux ouvrages : Dynamiques et structures en langue (CNRS Éditions), Phénoménalité et objectivité linguistiques (Champion) et Morphogenesis of the Sign (Springer).

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Emma Coutier, Cassandre Crespin, Louise Gay, Nicolas Mazel, Thibault Jouis (dirs.) : Querelles? Penser par la dispute, au Moyen Âge et aujourd’hui

 Classiques Garnier - Janvier 2026


En 1370, Nicole Oresme écrit que les querelles sont faites « en amistié qui est pour utilité ». Partant de cette opinion, il s'agit d'interroger leur rôle dans la fabrique de la pensée en adoptant un double regard diachronique : considérant d'abord la querelle comme objet des études médiévales, car elle est matériau d'analyse pour la critique contemporaine ; l'envisageant aussi comme un outil de médiévistique, c'est-à-dire l'un des modes de construction de la recherche. Volontairement théorique et pratique, ce travail collectif offre un parcours réflexif interdisciplinaire en posant une question transversale, d'une grande vitalité scientifique, et peut-être plus essentielle que jamais dans le climat contemporain.

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Alkemie, 2025 – 2, nᵒ 36 : L’aliénation

 Classiques Garnier - Janvier 2026



- Une dédramatisation problématique. Sur quelques usages du concept d’aliénation dans la philosophie sociale contemporaine.
- L’aliénation au cœur de la constitution du sujet.
- L’aliénation de soi, entre liberté et nécessité.
- La pensée confisquée. La dénoétisation généralisée comme paradigme de l’aliénation au XXIe siècle.

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mercredi 21 janvier 2026

Philippe Vilain : La promesse. Échapper aux vaines paroles

 Autrement - Janvier 2026


"La promesse est une passion altruiste, il s'agit de partager comme de vivre une émotion commune." Pourquoi promettons-nous ? Que mettons-nous en jeu lorsque nous nous engageons à tenir parole ? La promesse revêt une vertu sacrificielle, absolue, mais se vide de sens lorsqu'elle est énoncée sans sincérité. Mêlant réflexions philosophiques, littéraires et expériences personnelles, Philippe Vilain ausculte ce que la promesse d'amour, la parole politique, le serment à soi-même révèlent de notre humanité : notre rapport à l'autre, à nous-même, à la morale, au temps. Il interroge le geste simple de dire Je promets dans le vacarme assourdissant de notre époque et s'attache à la promesse pour redonner de la valeur au langage.

Philippe Vilain est l'auteur d'une dizaine de romans et d'essais, qu'il présente comme une exploration de la conscience amoureuse. Pas son genre a été adapté au cinéma par Lucas Belvaux, avec Emilie Dequenne.

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Henriette Levillain : Henry D. Thoreau. L'insoumis de Walden

 Flammarion - Janvier 2026


Le 6 mai 1862, Henry D. Thoreau ferma les yeux, entouré des siens, dans sa ville natale, Concord (Massachusetts), qu'il n'avait presque jamais quittée. Il était âgé de quarante-quatre ans. Depuis sa prime jeunesse, dans les bois et auprès des animaux qu'il chérissait, il s'était préparé à la loi inéluctable de la mort. L'hommage rendu dans Walden ou la vie dans les bois à la vie sobre et à l'écoute des lois de la nature n'était pas alors d'actualité. Or, quelle que soit sa version, intégrale ou abrégée, ce récit compte de nos jours parmi les best-sellers internationaux. Quant à Thoreau, il est considéré, à tort ou à raison, comme le pionnier de l'écologie. En revanche, ses écrits en faveur de l'abolitionnisme secouèrent ses contemporains et inspirèrent plus tard des lecteurs aussi différents que le Mahatma Gandhi, Martin Luther King, Jack Kerouac ou Jim Harrison. Dans La Désobéissance civile, Thoreau encourageait chaque citoyen à refuser de payer ses taxes locales à un État qui ne condamnait pas l'esclavage, ce pour quoi il avait été mis une nuit en prison. Cet essai littéraire révèle les contrastes d'une oeuvre inclassable et la séduisante complexité d'un être énigmatique.

Henriette Levillain est professeure émérite à Paris-Sorbonne. Autrice de nombreux ouvrages et articles, parmi lesquels Saint-John Perse (Fayard, 2013, Grand Prix de la biographie littéraire de l'Académie française), elle a plus récemment publié Yourcenar, carte d'identité (Fayard, 2016) ainsi que Virginia Woolf, carte d'identité (Fayard, 2021). Rester vivante à tout prix (Flammarion, 2023) a été salué par la critique.

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Fabrice Midal : Empêcher que le monde ne se défasse. 19 leçons pour apprendre à résister

 Flammarion - Janvier 2026


Devant l'assombrissement du monde, ce livre revient à l'essentiel. Refuser de baisser les bras, ne pas céder au découragement : un devoir nourri par des gestes simples, quotidiens, profondément humains. S'inspirant de ceux qui, écrivains, poètes ou philosophes, furent aussi des résistants, Fabrice Midal montre comment cultiver cette force intérieure qui sait tout aussi bien dire "non" à l'inhumanité, à l'injustice ou à l'imposture que "oui" à ce qui préserve la vie. Découvrez comment résister aux flots d'informations qui nous submergent en nous laissant toujours plus impuissants, aux mots qui vident le réel de son sens, au moralisme qui se croit par principe dans le camp du "bien" - et à tout un ensemble de préceptes et de principes d'un autre âge qui loin de nous éveiller nous aveuglent aux vraies nécessités de notre temps. Ce livre s'adresse à tous ceux qui, comme Albert Camus, veulent empêcher que le monde ne se défasse.

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