Affichage des articles dont le libellé est Spiritualité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Spiritualité. Afficher tous les articles

jeudi 6 mai 2021

Idries Shah : Apprendre à apprendre

 Courrier du Livre - Mai 2021


" La première fois que j'ai lu un livre d'Idries Shah, ce fut comme si l'on me faisait découvrir le fond de ma pensée et de mon cœur, la meilleure part de moi-même. J'espère que d'autres feront la même expérience. " Doris Lessing

Le soufisme, dont Idries Shah a incarné et transmis à notre époque l'éternel message, est une école de pensée et d'action fondée sur une " science de l'homme " qui englobe toutes ses dimensions – sociale, psychologique et spirituelle.

Cent conversations avec Idries Shah
Ces conversations contiennent les réponses aux questions suscitées par les livres précédents, mais aussi par les conférences que Shah a données dans des universités européennes et américaines et les émissions de radio et de télévision qui lui ont été consacrées –; la question essentielle étant de savoir comment la psychologie traditionnelle peut éclairer les problèmes actuels : humains, sociaux, spirituels.
Plus de cent contes, récits et aphorismes attribués aux soufis d'hier et d'aujourd'hui, de Hassan de Basra (VIIIe siècle) à Ustad Khalilullah Khalili (poète afghan contemporain), sont incorporés dans le cours de cet extraordinaire document où Idries Shah nous dit comment et pourquoi les soufis apprennent ; ce qu'ils apprennent ; comment développer la compréhension spirituelle ; et comment, aussi, cette compréhension se dégrade immanquablement dans toutes les sociétés.
Shah puise dans plus de soixante-dix mille questions qui lui ont été adressées d'Afghanistan et de Californie, de Delhi et de Strasbourg ; il cite des paraboles orientales attribuées à Jésus, les classiques soufis, Omar Khayam, les histoiresenseignement de Mulla Nasrudin, ainsi que des articles de journaux ou revues ; il relate des rencontres avec des maîtres et des élèves contemporains. Nombre des concepts qu'il a introduits (notamment l'idée que les " études supérieures " doivent être conduites au bon moment, dans le lieu approprié et en " bonne " compagnie, l'idée même d'apprendre à apprendre, celle de la fonction spéciale, instrumentale, d'exercices et de rituels effectués, presque partout ailleurs, automatiquement) ont été depuis lors repris par les psychologues et les gourous. Sur ce point comme sur bien d'autres, ce livre renferme le matériel authentique. Certaines des conversations correspondent à plus d'une question. D'autres ne sont pas provoquées par des questions. Les " cent conversations " ne doivent donc pas être calculées sur la base de " cent questions et réponses ".

acheter ce livre



mardi 14 février 2017

Hans Jonas : La gnose et l'esprit de l'Antiquité tardive. Histoire et méthodologie de la recherche

Mimesis - Février 2017 - Collection : L'esprit des signes


Auteur du célèbre Principe Responsabilité, Jonas a consacré ses premiers travaux philosophique à la gnose de l'Antiquité tardive. L'« Introduction à l'histoire et à la méthodologie de la recherche » ouvrant La Gnose et l'esprit de l'Antiquité tardive (1934), ici traduite, expose les présupposés philosophiques de la réflexion de Hans Jonas sur le gnosticisme. Elle permet de comprendre comment sa synthèse remarquée du phénomène gnostique s'est adossée aux travaux du jeune Heidegger et a influencé ceux de Bultmann. Jonas y avance la double thèse du gnosticisme comme dualisme radical et comme unité intrinsèque de l'esprit de l'Antiquité tardive. Si ce texte présente un intérêt philosophique en soi, il permet aussi d'éclairer les développements de son oeuvre.

acheter ce livre

mardi 29 décembre 2015

Ambroise de Lombez : Traité de la joie

Arfuyen - Novembre 2015 - Collection : Les carnets spirituels


Préface de Jean Bastaire

Malgré toutes leurs promesses, les religions n’engendrent pas chez leur fidèle une franche gaieté, mais bien souvent culpabilité et intolérance. Le christianisme n’y échappe pas : « Je croirais en leur dieu, raillait Nietszsche, s’ils avaient l’air un peu plus sauvés. » Si le XXIe siècle, selon la fameuse prophétie attribuée à Malraux, doit être religieux ou ne pas être, faut-il qu’il soit celui de la tristesse et de la régression ?
D’inspiration toute franciscaine, le Traité de la joie du capucin Ambroise de Lombez (1708-1778), contemporain de Voltaire (1694-1778) et Rousseau (1712-1778), se propose de nous donner des remèdes à la tristesse. Car « la tristesse trouble l’esprit, et affaiblit le jugement ; elle nous rend soupçonneux, ombrageux, timides, incapables de conduire les autres, et plus encore de nous conduire nous-mêmes. »
Aucun remède n’est donc à négliger : « Promenez-vous par de beaux jours dans des lieux où l’on respire un air pur et où le spectacle de la nature enchante l’imagination et bannit les images sombres et lugubres que des maux réels ou l’humeur mélancolique, plus dangereuse encore, y avaient empreintes. » Mais aussi « si cet exercice du corps ne suffit pas, le dirai-je ? prenez un peu de vin[…] Que le plaisir que vous trouverez à user de ce remède, et l’humeur gaie où il vous mettra, ne vous y fasse pas renoncer. » Ou encore : « Si l’usage du vin ne suffit pas encore, ajoutez-y le chant et la musique. »
Le virus de la tristesse rend bête et méchant. En ces temps d’épidémie, leTraité de la joie est, pour les chrétiens et les autres, de salubrité publique. Et cela d’autant plus que le style d’Ambroise de Lombez est plein de charme : « J’écris d’un style simple et familier, pour ne pas perdre du temps à choisir des mots et à les arranger ; ce qui pourrait bien rendre mon style plus exact, mais qui ne rendrait pas mon livre plus utile. »
Le Traité de la joie a été redécouvert par Jean Bastaire (1927-2013), apôtre d’une « écologie chrétienne » très marquée par la spiritualité franciscaine. Il en avait préparé l’édition avant de mourir et écrit la préface. Car il est bien fait, pensait-il, pour contribuer à lutter contre une tristesse qui tend à devenir aujourd’hui dépression collective. D’ailleurs, tout laisse à penser, note Jean Bastaire, que le bon Ambroise de Lombez a personnellement vécu la dépression et c’est en connaisseur qu’il en parle.

acheter ce livre