mercredi 11 décembre 2019

Etienne Gilson : Œuvres complètes Tome I. Un philosophe dans la cité. 1908-1943

Vrin - Décembre 2019


Ce premier volume des Œuvres complètes rassemble plus de cent-quinze textes publiés par Étienne Gilson entre 1908 et 1943, afin de présenter l’ensemble des prises de parole du philosophe sur son actualité. Il comprend le volume Pour un ordre catholique (1934), les articles politiques que Gilson rédige dans la presse nationale et confessionnelle, les entretiens, les conférences pédagogiques, les interventions publiques sur les intellectuels, les professeurs d’Université ou les hommes de lettres contemporains. On trouvera également le cours où Gilson examine avec acuité le phénomène totalitaire (automne 1933), ouvrant la voie au volume sur Les métamorphoses de la Cité de Dieu de 1952. Ce n’est qu’en filigrane que l’on percevra dans ce volume l’érudition du professeur de philosophie médiévale. Ces opera minora ne sont pas secondaires cependant : nombreuses, précises et riches, comme des miniatures, elles dessinent un portrait neuf et révèlent un itinéraire intellectuel singulier et méconnu.

Textes présentés et annotés par Florian Michel.

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mardi 10 décembre 2019

Élisabeth Boncour : Maître Eckhart lecteur d'Origène. Sources, exégèse, anthropologie, théogénèsie

Vrin - Décembre 2019


L’œuvre d’Eckhart révèle que le maître s’est appuyé sur Origène pour développer trois thèmes centraux de sa pensée. D’abord, l’usage des principes exégétiques d’Origène, et notamment la recherche du sens spirituel sous l’« écorce de la lettre », conduit Eckhart à une affirmation centrale : la vérité philosophique est contenue dans la révélation, en particulier dans la personne du Christ, source de toute vérité. C’est à partir de cette lecture allégorique qu’il peut développer une anthropologie singulière axée sur la question de la nature de l’image de Dieu en l’homme : Eckhart fait de l’homme l’image du Fils, le même fils que le Fils Premier-né. Associant à cette source les analyses augustiniennes, Eckhart fonde une anthropologie complexe à deux niveaux, l’une qui ressortit de la création – l’image est alors celle du ternaire augustinien mémoire, intelligence et volonté –, l’autre de ce qu’il nomme « le fond incréé et incréable » en l’âme, lieu où la grâce s’épanche. Si donc l’âme en son fond est connaturelle au Verbe, elle est alors capax dei et peut devenir en acte et par grâce le lieu incirconscriptible de la naissance du Verbe. Que le Verbe naisse semper et simul en l’âme, que la grâce de l’Incarnation n’aie d’autre fin que la grâce d’Inhabitation, tels sont les théologoumènes qu’Eckhart développe inlassablement à la suite d’Origène.

Élisabeth Boncour, agrégée et docteur en philosophie, enseigne la philosophie.
Préface d’Olivier Boulnois.

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Alexander Gottlieb Baumgarten : Métaphysique

Vrin - Décembre 2019 - Bibliothèque des Textes Philosophiques


La Métaphysique de Baumgarten a été le livre de référence de Kant durant les quelque quarante années de son enseignement consacré à ce thème. Cet ouvrage a même inspiré, dans la Logique transcendantale, le plan de composition de la Critique de la raison pure. La Métaphysique de Baumgarten fut aussi le plus célèbre manuel de métaphysique en Allemagne au XVIIIe siècle. On peut y voir en quelque sorte le testament de la Schulmetaphysik, avant sa grande remise en question dans la Critique de la raison pure, et le document emblématique de ce qu’on a appelé la philosophie leibnizo-wolffienne, dont Baumgarten fut peut-être le seul véritable représentant, à tout le moins le représentant le plus illustre.

Texte présenté, annoté et traduit par Luc Langlois en collaboration, pour la traduction, avec Émilie-Jade Poliquin.

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Gérard Desanges : Marcel Proust et la politique. Une conscience française

Classiques Garnier - Décembre 2019 - Bibliothèque proustienne


L’homme qui s’est dressé contre les scandales de la IIIe République, contre la persécution de Dreyfus, contre celle des homosexuels, contre l’anticléricalisme, contre le bourrage de crâne pendant la guerre, contre les prémices du fascisme, qui fut lu dans les goulags, est celui présenté dans ce livre.


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lundi 9 décembre 2019

P. Debailly, M. Martin, J. Vignes (dir.) : Parrêsia et processus de véridiction. De l'Antiquité aux Lumières

Hermann - Novembre 2019 - Cahiers Textuel


Le terme parrêsia signifie en grec ancien "franc-parler, liberté de parole, courage de dire la vérité". Il met en évidence le lien qui peut unir le langage, le courage et la vérité. Il insiste sur la dimension éthique dans l’acte de parler et de penser, autrement dit l’implication de celui qui parle dans un énoncé qui prétend à la coïncidence du discours et de la vérité. La parrêsia est une manière de dire la vérité qui fait fi des conventions et de la retenue que requièrent les bienséances. Elle inflige à l’autre ou à l’institution le constat parfois amer d’une vérité qui n’est jamais bonne à dire. Elle peut causer une souffrance et plonger dans la honte.
Les études réunies dans ce volume explorent plusieurs aspects de la parrêsia telle qu’on a pu la considérer et la vivre dans l’Antiquité, à la Renaissance ou au siècle des Lumières.

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Le Débat - 2019/5 - n° 207 - Novembre-décembre 2019

Gallimard - Novembre 2019


Page 3 : - Présentation | Page 4 à 31 : Dominique Bourg, Nathalie Kosciusko-Morizet, David Levaï, Henri Weber, Bernard Cazeneuve - L’écologie dans la politique | Page 32 à 45 : Pierre Vermeren - Métropolisation : retour sur une idéologie de la modernité | Page 46 : - Présentation | Page 47 à 58 : Françoise Coste - 1979. Aux États-Unis, la fin d’un monde ? | Page 59 à 69 : Richard Vinen, Pierre-Emmanuel Dauzat - 1979. L’année phare du thatchérisme ? | Page 70 à 81 : Philippe Levillain - 1979. L’avènement de Jean-Paul II | Page 82 à 87 : Olivier Roy - 1979. La révolution islamique en Iran | Page 88 à 93 : Hélène Carrère d'Encausse - 1979. Commencement de la fin de l’URSS ? | Page 94 à 106 : Jean-Pierre Cabestan - 1979. Comment la Chine a renoué avec le monde | Page 107 à 117 : Christopher Clark, Myriam Dennehy - Actualité des révolutions de 1848 | Page 118 : - Présentation | Page 119 à 122 : Chris Anderson, Pierre-Emmanuel Dauzat - La fin de la théorie | Page 123 à 131 : Daniel Andler - Nuova scientia ou nouveau style scientifique ? | Page 132 à 140 : Valérie Charolles - Illusions et vérités du big data | Page 141 à 147 : Jean-Gabriel Ganascia - Fin de la théorie ou renoncement à la raison ? | Page 148 à 156 : Marc Mézard - L’intelligence artificielle et la démarche scientifique | Page 157 : - Présentation | Page 158 à 166 : Luc Ferry - Heidegger, génial… et nazi | Page 167 à 178 : Guillaume Payen - Martin Heidegger et l’« auto-anéantissement » de « ce qui est juif » | Page 179 à 184 : Christian Sommer - Théologie politique de l’être | Page 185 à 192 : Nicolas Weill - Le prophète et le poète.

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M. Blaise et A. Gonzalez-Raymond (dir.) : Un temps pour tout. Études sur les mutations de l’autorité de l’Antiquité au XXIe siècle

P.U. de la Méditérannée - Novembre 2019 - Voix des Suds 


Nos sociétés semblent inquiètes, plus qu’elles ne l’ont jamais été, de ce qu’elles perçoivent comme une crise des valeurs et une disparition de l’autorité. Or une parole ancienne nous rappelle qu’« il y a un temps pour démolir et un temps pour construire », qu’il y a en somme un temps pour tout.
Cet ouvrage propose, à partir de champs de compétences variés, une réflexion pluridisciplinaire sur une interrogation qui sature notre espace politique, psychique, littéraire, économique, pédagogique. Il ne vise pas à explorer la notion de l’autorité, qui a été largement balayée par différentes disciplines, mais choisit plutôt de retenir un aspect récurrent des diverses tentatives d’approche du concept : la définition de l’autorité en relation, et « entre passé et futur » (Hannah Arendt).
La difficulté de saisir la nature même de l’autorité, liée à la polysémie du terme, a donc conduit les auteurs à privilégier l’étude de ses manifestations, à la fois sur le temps long et dans leur relation à un contexte lui-même toujours en renouvellement, cela dans les trois grands espaces qui concernent les sciences humaines et les humanités, celui de l’œuvre d’art, celui du psychisme, celui du lien social.

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dimanche 8 décembre 2019

Raisons politiques 2019/4 (N° 76) : Judith Butler : une politique du sensible

Presses de science-po - Décembre 2019


Bien moins connue que sa pensée queer et féministe, la philosophie de la précarité développée par Judith Butler offre une lecture originale des liens entre corps et politique. Caractérisés par leur sensibilité au monde matériel et aux normes sociales, les corps appréhendés par Judith Butler sont à la fois existentiellement « précaires » et dotés de capacités de résistance conditionnées par les infrastructures et réseaux d'interdépendances dans lesquels ils s'insèrent. Ces corps « sensibles » sont au fondement d’une théorie politique critique des approches libérales de la souveraineté, sur laquelle Judith Butler revient ici dans un texte inédit. Autour de cet article, ce dossier met en dialogue les politiques du sensible élaborées par la philosophe et les traditions critiques, en particulier les théories de la démocratie radicale, l’école de Francfort et la théorie des affects.

Page 5 à 11 : Amélie Bescont, Lucile Richard - Judith Butler : une politique du sensible | Page 15 à 26 : Judith Butler, Myriam Dennehy - Ces corps qui comptent encore | Page 27 à 42 : Guillaume le Blanc - Qu’est-ce que s’orienter dans la vulnérabilité ? | Page 43 à 54 : Arto Charpentier - On Judith Butler’s “Ontological Turn” | Page 55 à 75 : Lucile Richard - Is Ontological Thinking a Dead End for Emancipatory Politics? | Page 77 à 92 : Estelle Ferrarese - Institution de la vulnérabilité, politique de la vulnérabilité | Page 93 à 106 : Josemaría Becerril Aceves - The Frames of the Mexican Drug War: Grievability, Sacrificial Loss and Melancholia | Page 107 à 120 : Katie B. Howard - The Apparitions of Emotion: Toward a Performative Affect-Theory of Assembly | Page 121 à 143 : Hannah Voegele - Precarious Borders: Frames of (Im)migration and the Potentiality of Affect | Page 145 à 158 : Yves Palau - Lecture critique.

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Denis de Rougemont : Faire des Européens. Essais sur l'École et l'Université

La baconnière - Juin 2019


Faire l'Europe, c'est d'abord faire des Européens : c'est par cette maxime que Denis de Rougemont ouvrait, en 1956, une réflexion visant à cerner les contours d'une conception spécifiquement européenne de l'éducation. Articles, conférences, pamphlet — le lecteur, averti ou néophyte, retrouvera ici la fougue de jeunesse et la flamme iconoclaste des fameux Méfaits de l'instruction publique (1929) —, ces contributions dessinent la géographie d'une passion maîtresse de l'auteur de L'Amour et l'Occident : l'éducation — qu'il ne faudra plus confondre après cela avec l'instruction — et la pédagogie, tous chevaux de bataille qu'il nous convie à enfourcher sans nous départir de cette seule méthode qui vaille en des temps troublés.
Cette méthode, qu'un vigoureux humanisme appelle, ne peut être que fédérale ou fédérative. C'est dire qu'elle ne peut viser qu'à rééduquer le regard des Européens à une certaine virtuosité dans les changements d'échelle, leur rappeler que le monde, la culture, la langue, sont des réalités plus vastes que ce que les oeillères du nationalisme nous en laissaient envisager. Non pas pour imposer une quelconque "table rase" — c'est-à-dire défaire en un jour ce que le travail des générations a patiemment accumulé de saveurs et de savoirs, au service d'insipides communautés sans communion —, mais pour ravauder ce tissu de civilisation que doit demeurer l'Europe dans sa quête inlassable d'un sens.
Pour faire des Européennes et des Européens : c'est-à-dire avant tout des femmes et des hommes agissant pleinement en tant que personnes libres et responsables. Et de conclure comme il avait commencé : "La question est de savoir si nous serons des hommes de chair et d'esprit, ou des pantins articulés."

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Romanica Wratislaviensia, 66 : Post-sécularité : nouvelles perspectives

Wydawnictwo Uniwersytetu Wrocławskiego - Décembre 2019


Présentation (Tomasz SZYMAŃSKI)

Sophie GUERMÈS, Une approche post-séculière de la Révélation : l’exemple d’Edgar Quinet

Tomasz SZYMAŃSKI, Pierre Leroux et la religion de l’humanité : une conception post-séculière au XIXe siècle ?

Tomasz SWOBODA, Vers les fondements anthropologiques du post-sécularisme : l’exemple du Collège de Sociologie

Paulina TARASEWICZ, L’expérience (post-)séculière de Colette Peignot (Laure) : la religion, le communisme et le sacré

Tomasz KACZMAREK, Le « théâtre d’évasion » de Gaston Baty, ou comment dépasser la sécularité

Małgorzata SOKOŁOWICZ, « Lâ illâha illa-llâh ». L’islam d’Isabelle Eberhardt et les transformations du religieux

Louis BOUSQUET, L’islam dans les romans de Michel Houellebecq

Patricia GAUTHIER, Réappropriation du jansénisme dans quelques romans français contemporains

Anna ŻURAWSKA, Hildegarde de Bingen, une sainte post-séculière ? La Clôture des merveilles de Lorette Nobécourt

Jolanta RACHWALSKA VON REJCHWALD, Un geste fantôme du président. Reconfigurations dans les rapports entre l’État laïc et la religion dans l’ère post-séculière

Agata RĘBKOWSKA, Entre le sacré et le profane. Le discours journalistique français sur l’affaire Pussy Riot

Patrycja CHRUŚCIEL, Pays, bastion et forteresse catholique ? À propos de la construction du sens social du nom propre Pologne dans le discours de la presse écrite

VARIA

Joanna KOTOWSKA, L’« infidélité onirique » dans L’Emploi du temps ou comment Michel Butor polémique avec les idées de Gaston Bachelard

Paweł MATYASZEWSKI, Le voyage utopique de Wojciech Gutkowski : la Pologne se trouve-t-elle en Australie ?

COMPTES-RENDUS

Justyna ŁUKASZEWICZ, La Pologne perçue par Montesquieu, Montesquieu reçu en Pologne (Monteskiusz w Polsce wczoraj i dziś, par Paweł Matyaszewski, Wydawnictwa Uniwersytetu Warszawskiego, Warszawa 2019)

Timo OBERGӦKER, Makine, un postmoderne face à l’Histoire (World War II in Andreï Makine’s Historiographic Metafiction. ‘No One Is Forgotten, Nothing Is Forgotten’, par Helena Duffy, Brill, Leiden–Boston 2018)

Witold UCHEREK, À la recherche du participe perdu (Le participe retrouvé. Grand corpus étiqueté sur le participe passé, par Fabrice Marsac et Jean-Christophe Pellat, L’Harmattan, Paris 2018)

Monika WOŹNIAK, Dalla terra italiana in Polonia con il beneplacito della censura: le traduzioni della letteratura italiana per l’infanzia nella Polonia comunista (Serce Pinokia. Włoska literatura dla dzieci i młodzieży w Polsce w latach 1945–1989, di Katarzyna Biernacka-Licznar, Wydawnictwo SBP, Warszawa 2018)

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samedi 7 décembre 2019

Robert Chenavier et Thomas Pavel (dir.) : Simone Weil, réception et transposition

Classiques Garnier - Novembre 2019 - Colloques de Cerisy


L'importance primordiale de la notion de transposition tient d'abord à son aptitude à composer différents niveaux de la réalité, dans une "lecture" du monde comme "texte à plusieurs significations", sans oublier la dimension spirituelle de l'"art de transposer". Une seconde ligne d'analyse explore en quoi la pensée de Simone Weil est elle même transposable aujourd'hui, dans nos réflexions sur la question du travail, sur une théorie des religions ou dans le domaine politique. Déterminer les significations de la méthode de transposition permet de définir les conditions d'une réception de l'œuvre de Simone Weil de nos jours. Ce volume réunit les articles issus des communications prononcées au colloque de Cerisy (2017).

TABLE DES MATIÈRES

Avant-propos, par Robert CHENAVIER

PREMIÈRE PARTIE
DIFFÉRENTES APPROCHES DE LA TRANSPOSITION

La transposition comme critère de vérité, par Fernando REY PUENTE

À l'écoute de Simone Weil. La transposition de(s) sens, par Adrienne JANUS

"Se mettre dans la troisième dimension". Une théorie du transfert chez Simone Weil, par Robert CHENAVIER

"Elle me gouverne, mais ne me convertit pas". Simone Weil, le malheur et l'amour humain, par Frédéric WORMS

Simone Weil et le problème d'une politique de la culture, par Alejandro DEL RÍO HERRMANN

Une vie philosophique ? Simone Weil, éthique et écriture, par Pascal DAVID

DEUXIÈME PARTIE
LE TEMPOREL ET L'ICI-BAS

Vers une civilisation du travail. Action et contemplation dans la pensée de Simone Weil, par Emilia BEA & Cristina BASILI

Penser l'expérience du temps dans la société postindustrielle à la lumière des écrits weiliens, par Christina VOGEL

La condition humaine comme travail de perception, par Pascale DEVETTE [enregistrement audio en ligne sur La forge numérique de la MRSH de l'université de Caen Normandie et sur le site France Culture]

Corps et âme. La philosophie du travail chez Simone Weil, par Françoise MELTZER

Le déracinement selon Simone Weil et Gabriel Marcel, par Thomas PAVEL

Simone Weil et Günther Anders, par Olivier REY

TROISIÈME PARTIE
LA DIMENSION DE L'ÉTERNEL

Renouveler la notion de vérité religieuse. Le legs de Simone Weil, par Ghislain WATERLOT

Unicité des religions, unité de la religion ? Simone Weil et Mircea Eliade, par Laurent MATTIUSSI

Simone Weil, de l'élargissement de la métaphysique à l'élargissement du christianisme, par Emmanuel GABELLIERI

Palimpseste théologique. Simone Weil, Henry Duméry, Stanislas Breton ou le surnaturel en question, par François MARXER

Convergences spirituelles. Actualité de l'universalisme de Simone Weil, par Maria VILLELA-PETIT

QUATRIÈME PARTIE
PARCOURIR LE CHEMIN QUI VA DU PRINCIPE LE PLUS ÉLEVÉ AU MONDE ICI-BAS

Simone Weil, l'impossible et le nécessaire, par Luigi A. MANFREDA

"Seul ce qui est juste est légitime". Limite du politique et obligation de justice, par Rita FULCO

Simone Weil et la justice d'après-guerre, par Christine Ann EVANS

La vulnérabilité de l'humain et la tension vers l'universel. Simone Weil depuis les éthiques du care, par Martine LEIBOVICI

Simone Weil et Emmanuel Lévinas. L'impersonnel et l'altérité, le même défi ?, par Federica NEGRI

Index
Résumés

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Blaise Benoît : La philosophie de Nietzsche. Repères

Vrin - Octobre 2019 - Repères philosophiques


Nietzsche : penseur inclassable, résolument en guerre contre la philosophie? Il est pourtant possible de parler de « la philosophie de Nietzsche », une philosophie atypique, toute en déplacements et en continuités.
Mouvementée fut la vie du philosophe, tour à tour professeur de philologie, admirateur de Wagner, esprit libre et solitaire, avant de sombrer dans la folie. Toute aussi mouvementée fut sa pensée qui passa de l’interprétation des textes antiques à celle de ce texte qu’est la réalité; une réalité qu’il faut saisir, pour mieux la porter à son élévation, dans le sillage d’une dynamique interprétative animée par la volonté de puissance, l’éternel retour et Dionysos. Dynamique que l’on suit pas à pas dans une troisième partie par la présentation des œuvres, témoins d’un parcours philosophique exceptionnel.

Blaise Benoit est professeur agrégé en classes préparatoires, docteur en philosophie, chercheur associé au Centre Atlantique de Philosophie (Université de Nantes)

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Michel Ratté : Accorder les écritures. Georg Lukacs / Rainer Rochlitz

Exhibitions International - Décembre 2019 - Essais La lettre volée


L’auteur retrace la présence persistante d’idées lukácsiennes dans le projet théorique de Rainer Rochlitz ainsi que les enjeux philosophiques qui en découlent. son examen critique méticuleux dévoile l’extrême difficulté du projet de Rochlitz. est-ce à dire que son projet théorique est irréaliste ? cela reste encore indécidable et c’est là un indice de sa profondeur, estime l’auteur. il est acquis cependant que le travail de Rochlitz cherchant à mettre en œuvre une théorie de l’oeuvre d’art compatible avec la théorie habermassienne, même à l’état d’esquisse, mérite une place de choix parmi les propositions de théorie esthétique au sein de la deuxième école de Francfort. Michel Ratté est professeur de sociologie à l’université du Québec à Montréal et chercheur dans les domaines de la philosophie de l’art, de la théorie critique, de la sociologie de la culture et de la phénoménologie. Il a déjà publié L’Expressivité de l’oubli à La Lettre volée en 1999. Il est par ailleurs un musicien improvisateur reconnu.

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vendredi 6 décembre 2019

Louis-Albert Serrut (dir.) : Le cinéma de Jean-Luc Godard et la philosophie

L'Harmattan - Décembre 2019



Jean-Luc Godard a emprunté à la philosophie avant d'être à son tour objet d'études et de colloques. Il s'agit ici de considérer la cinématographie de Jean-Luc Godard comme discours philosophique propre et de comprendre son mode opératoire. Cette proposition est exposée selon quatre approches qui travaillent sur les réalisations du cinéaste, y repèrent l'expression philosophique, en développent la réalité et argumentent ses conditions de possibilité.

Louis-Albert Serrut, auteur et réalisateur, est docteur en sciences de l'Art. Sa thèse, Jean-Luc Godard, cinéaste acousticien. Des emplois et usages de la matière sonore dans ses œuvres, (Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2010) a été publiée aux éditions l'Harmattan en 2011. Essayiste, romancier, auteur d'ouvrages et d'articles de philosophie politique, il est à l'initiative de la journée d'étude "Le cinéma de Jean-Luc Godard et la philosophie" organisée dans le cadre du Collège international de philosophie.

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Wang Chong : Balance des discours. Traités philosophiques

Belles Lettres - Décembre 2019 - Bibliothèque chinoise


La Balance des discours (Lunheng) est l'une des grandes sommes philosophiques de la Chine ancienne. Elle consiste en un recueil de 85 traités rédigés par le lettré Wang Chong (27-97 ? ), l'un des principaux penseurs de la dynastie Han (206 av. J.-C.220 apr. J.-C.). Le but avoué de Wang Chong est la "lutte contre l'erreur" : dans ses traités, il s'en prend à toutes sortes de conceptions qui ont cours de son temps, que ce soit les idées de penseurs anciens, l'idéologie officielle de l'Empire ou des croyances plus largement partagées. Dans sa critique, il mobilise, outre son bon sens et ses qualités d'observation, une immense érudition, multipliant les arguments et les exemples, ce qui fait de la Balance des discours non seulement une oeuvre philosophiquement importante en tant que telle, mais aussi une véritable encyclopédie des savoirs de la Chine ancienne. La présente anthologie propose la traduction de vingt traités importants d'un point de vue philosophique. Wang Chong y aborde des questions centrales de la pensée chinoise ancienne, comme celle de la nature humaine ou de la destinée. Il traite de toutes sortes d'histoires et légendes rapportées par les anciens textes, n'hésitant pas à les critiquer même lorsqu'elles peuvent se réclamer de l'autorité des plus grands auteurs ; il se permet d'ailleurs de mettre en doute l'infaillibilité des Classiques du confucianisme eux-mêmes. Il s'en prend nommément à quelques-uns des penseurs de l'époque pré-impériale, et à Confucius lui-même, en des termes sévères, dans un traité, "Questions à Confucius", qui valut à Wang Chong d'être sévèrement condamné plus tard par les confucianistes bien-pensants.

Traduction de Nicolas Zufferey

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Marie-Hélène Parizeau et Kash Soheil (dir.) : La société robotisée. Enjeux éthiques et politiques

Hermann - Janvier 2019


Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant « penser » ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une « autonomie » ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions – le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l’usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ?
Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l’être humain dans un nombre croissant d’activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l’assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d’autres robots aux formes animales deviennent des « compagnons » pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l’apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s’occupent des enfants. Dans le domaine de l’agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l’étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l’efficacité de la production industrielle.
Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues « robotisables » font-ils de notre société « une société robotisée » ? Tant par la réflexion théorique qu’à l’aide d’exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l’égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l’environnement.

Marie-Hélène Parizeau est professeure titulaire à la Faculté de philosophie de l’Université Laval (Québec). Elle dirige depuis 2003 la Chaire de Recherche du Canada en bioéthique et en éthique de l’environnement.
Kash Soheil est philosophe. Il a été professeur à la Faculté de droit, sciences politiques et administratives de l'Université libanaise à Beyrouth. Il est professeur associé à la Faculté de philosophie de l'Université Laval à Québec.

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mercredi 4 décembre 2019

Jean Barbier : L'alternance féconde. Une philosophie de la contemplation et de la création

Les éditions du Cerf - Décembre 2019


Comment vivre dans la joie ? Pour répondre à cette question cruciale, deux modèles se sont souvent affrontés : l'existence joyeuse a été conçue comme une vie contemplative ou bien comme une vie créatrice. Entre le repos contemplatif et l'acte créateur, de nombreux penseurs nous ont condamnés à faire un choix. Pourtant la créativité ne trouve-t-elle pas sa source d'inspiration dans la contemplation ? Le philosophe et l'artiste s'émerveillent face à la beauté du monde et cet émerveillement a suscité le désir de créer une oeuvre. Quant à la personne charitable qui crée de nouvelles relations avec les plus démunis, elle contemple leur malheur puis leur renaissance. Sur le plan du vrai (la philosophie), du beau (l'art) et du bien (la charité), attitude contemplative et démarche créatrice sont intimement liées. Nous avons ainsi étudié cinq auteurs qui ont pressenti la nécessité de penser ensemble contemplation et création (Schiller, Jacques Maritain, Bergson, Luigi Pareyson et Simone Weil) avant de proposer une thèse plus personnelle : contemplation et création forment deux pôles entre lesquels se joue une alternance féconde. Deux pôles entre lesquels la vie oscille, s'inscrivant dans une dynamique de progrès et s'élevant vers des joies toujours plus grandes.

Docteur en philosophie, Jean Barbier enseigne à la fois en lycée et à l'université catholique de Lyon.

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Jean-Michel Le Lannou : Voir infiniment. Malevitch, Klein, Soulages

Hermann - Décembre 2019


La production de passivité qu’est la « phénoménologie » ne s’élucide pas d’elle-même. Elle ne réfléchit ni le statut, ni la provenance de la passivisation à laquelle elle œuvre. D’où provient ce désir de passivité ? À qui est-il indispensable d’identifier la réalité à la passivité ? Qui exige cette assimilation, quels effets en attend-il ? Qui veut l’être comme impuissance ?
L’idéalisme radical, se libérant de cette servitude, reconnaît la force du désir de passivité qui opère en nous. Contre « l’évidence » en laquelle celui-ci se présuppose à l’origine de toute pensée, nous n’accèderons à sa vérité qu’en défaisant son initiale domination. Comment donc parvenir à ne plus aimer la passivité ? Comment la pensée parvient–elle à ne plus s’identifier à cette absurde opération de passivisation ? Comment se libérer enfin de l’amour de l’impuissance ? Telle est l’interrogation de ce livre.

Jean-Michel Le Lannou est philosophe. Il est l’auteur de nombreux livres et publications, dont La puissance d’être (2016).

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