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samedi 30 octobre 2021

Bell Hooks : La volonté de changer. Les hommes, la masculinité et l'amour

 Divergences - Octobre 2021


Si pour beaucoup d'hommes, le féminisme est une affaire de femmes, bell hooks s'attelle ici à démontrer le contraire. La culture patriarcale, pour fabriquer de vrais hommes, exige d'eux un sacrifice. Malgré les avantages et le rôle de premier choix dont ils bénéficient, ces derniers doivent se faire violence et violenter leurs proches pour devenir des dominants, mutilant par là-même leur vie affective. La volonté de changer est un des premiers ouvrages féministes à poser clairement la question de la masculinité. En abordant les préoccupations les plus courantes des hommes, de la peur de l'intimité au malheur amoureux, en passant par l'injonction au travail, à la virilité et à la performance sexuelle, bell hooks donne un aperçu saisissant de ce que pourrait être une masculinité libérée, donc féministe.

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samedi 10 avril 2021

Elsa Dorlin : Sexe, genre et sexualités. Introduction à la théorie féministe

 PUF - Avril 2021


Le sexe désigne communément le sexe biologique qui nous est assigné à la naissance (mâle ou femelle), le rôle ou le comportement sexuels qui sont censés lui correspondre (le genre), et, enfin, la sexualité. Les théories féministes s'attachent à la problématisation de ces trois acceptions mêlées du sexe. Elles travaillent à la fois sur les distinctions historiquement établies entre le sexe, le genre et la sexualité, sur leurs constructions et leurs relations. S'agit-il d'une relation de causalité : le sexe biologique détermine-t-il le genre et la sexualité ? D'une relation de simultanéité non contraignante entre le sexe biologique, d'une part, et l'identité sexuelle (de genre et de sexualité), d'autre part? S'agit-il d'une relation de normalisation? L'hétérosexualité reproductrice est-elle la norme légale, sociale, mais aussi médicale, à l'aune de laquelle les catégories de sexe comme de genre peuvent être déconstruites, voire contestées et bouleversées ? Le présent volume porte sur les théories féministes de ces cinquante dernières années, dont la richesse et l'engagement en font l'un des champs les plus novateurs de la recherche actuelle : le féminisme marxiste, l'épistémologie ou l'éthique féministes, l'histoire et la philosophie féministes des sciences, le black feminism, le féminisme « post-moderne » et la théorie queer. L'ensemble de ces pensées constitue aujourd'hui un véritable champ de la philosophie contemporaine, dont on trouvera ici une introduction et une problématisation particulièrement éclairantes.

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vendredi 9 avril 2021

Anaïs Choulet-Vallet, Pauline Clochec, Delphine Frasch, Margot Giacinti, Léa Védie : Théoriser en féministe

 Hermann - Avril 2021


Il est indéniable que les féministes théorisent, et que leurs théorisations participent à transformer le monde. Mais peut-on — et doit-on — qualifier cette activité théorique ? Bien que les théories féministes partagent une visée politique émancipatrice, chercher à définir ce que signifie théoriser en féministe, c’est prendre le risque de masquer la pluralité des situations et des concepts. Dès lors, comment prendre en charge la diversité des contextes qui se trouvent derrière les connaissances ? Ne doit-on pas interroger ce que cette question — à la portée pourtant éminemment épistémologique — révèle des frontières du féminisme lui-même ? Comment aborder un phénomène qui est tout à la fois un engagement, une identité, une revendication, un outil ? Le féminisme se décline au pluriel et se trouve dans une tension permanente, parce qu’il se confronte à des conflits qu’on préfère généralement ignorer, parce qu’il est sujet à des interprétations multiples et, partant, parce qu’il s’élabore par mouvements successifs quoique continus. Suffit-il alors de se revendiquer du féminisme, entendu comme identité politique aussi bien que comme outil scientifique, pour produire un mouvement ou une théorie féministes ? Théoriser en féministe, c’est non seulement déclarer son appartenance à une communauté, mais c’est aussi chercher une forme de radicalité pour lutter contre la violence du système, qu’il soit social, politique ou philosophique.

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lundi 5 avril 2021

Dania Suleman : Les malentendues. Foi et féminisme : des droits réconcilliables

Éditions du remue-ménage - Avril 2021


Féminisme et religion sont-ils mutuellement exclusifs, voire irréconciliables? Devons-nous absolument vivre des déchirements autour de ces enjeux fondamentaux ? À l’heure des tensions que l’on connaît en Occident et de la hausse des discriminations liées aux signes religieux, tout porte à croire que oui. Dania Suleman pense plutôt le contraire. Avec cet essai bref et brillant, écrit dans un souci de vulgarisation, elle saute dans l’arène dans le but avoué d’amorcer une réconciliation.

La coexistence de la liberté de religion et de l’égalité des sexes est une question sensible qui n’est pas sans comporter de pièges. Dania Suleman sait les éviter pour nous mener ailleurs. Là où il est possible de reconnaître la dimension patriarcale des religions à travers l’histoire, mais du même souffle, le rôle qu’elles jouent dans l’intégration sociale de la population immigrante. Possible de constater que les tribunaux canadiens savent faire la part des choses pour protéger les femmes, sans hiérarchiser ces droits constitutionnels. Possible d’explorer le travail des théologiennes féministes postcoloniales qui revisitent les textes sacrés. Une réflexion salutaire puisant à la sociologie, au droit et au féminisme, qui vient revaloriser l’autonomie et la liberté des femmes tout en offrant un point de vue incarné sur l’identité religieuse. Et surtout, qui peut contribuer à apaiser les fractures sociales.

SOMMAIRE
Introduction
La liberté religieuse au Canada : de quoi parle-t-on ?
Des « accommodements raisonnables » au « droit à l’égalité »
Des femmes, des religions, des tribunaux
Réconcilier « l’irréconciliable »
Des déconstructions nécessaires pour une réconciliation possible
Bibliographie

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lundi 1 mars 2021

Hélène Périvier : L’Economie féministe

Les Presses de Sciences Po - Décembre 2020


La science économique a été pensée par des hommes, pour être au service d'une société dirigée par des hommes. Elle est aussi la science sociale la moins féminisée : les femmes représentent à peine un quart des économistes. "Je suis une économiste féministe" , affirme Hélène Périvier. En levant le voile sur l'apparente neutralité des concepts et des analyses de cette discipline, elle met au jour les ressorts d'une organisation sociale issue du modèle patriarcal, centrée sur Monsieur Gagnepain, tandis que Madame Aufoyer est devenue Madame Gagnemiettes. L'économie féministe, parce qu'elle renouvelle les thèmes et les approches de la discipline, déploie des savoirs et des outils pour atteindre l'égalité des sexes.

Préface de Thomas Piketty

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vendredi 2 octobre 2020

Jean-Louis Jeannelle : Se réorienter dans la pensée. Femmes, philosophie et arts, autour de Michèle Le Doeuff

PU Rennes - Octobre 2020


Qu'est-ce que « se réorienter dans la pensée », se demande Michèle Le Doeuff ? C'est « s'apercevoir qu'on est en train de se promener quelque part avec une carte qui n'est pas la bonne parce qu'on n'a pas pris en compte où l'on était ». L'Étude et le Rouet (1989) est le récit d'un tel geste, à savoir reconnaître qu'en condamnant les femmes à n'être qu'un simple objet de réflexion, voire en les excluant de son champ, la philosophie « échoue à tenir sa promesse fondamentale de constituer une rationalité-en-commun ». Alors que la réflexion sur la sexualité et le genre s'est trouvée parasitée par les polémiques nées des débats sur le « Mariage pour tous » (2013), il est essentiel de revenir sur certaines des étapes ayant scandé l'histoire de la pensée féministe en France ces trente dernières années : l'oeuvre de Michèle Le Doeuff constitue l'une de ces étapes. Son réexamen s'inscrit dans la possible généalogie d'une voie française vers les études sur les sexualités et le genre.

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vendredi 25 septembre 2020

Jean-Baptiste Vuillerod : Hegel féministe. Les aventures d'Antigone

Librairie Philosophique Vrin - Septembre 2020


La pensée de Hegel n’est-elle pas l’emblème et le symbole de la manière dont la philosophie, sous couvert d’arguments rationnels, a légitimé dans l’histoire la domination masculine et l’exclusion des femmes hors du progrès de l’esprit? C’est précisément ce présupposé, longtemps partagé, que ce livre voudrait contribuer à nuancer et à corriger.
Prenant acte de la réappropriation récente de la philosophie hégélienne dans certains débats féministes contemporains, il entreprend à la fois une clarification et une actualisation sur cette question. À cette fin, il prend pour point de départ la figure d’Antigone discutée dans la Phénoménologie de l’esprit et propose à partir de là une lecture des grands textes hégéliens et de certaines parties du système. La lutte pour la reconnaissance entre hommes et femmes en vient à transformer en profondeur la fameuse dialectique du maître et de l’esclave et ouvre la perspective d’un dialogue entre féminisme et hégélianisme. Il en ressort que l’ironie féminine de la communauté, dont Antigone était la représentante dans le monde grec, paraît plus que jamais faire référence à notre présent.

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mardi 30 juin 2020

Pouvoirs 2020/2 (N° 173) : Les nouveaux féminismes

Le Seuil - Juin 2020


Page 5 à 13 : Michelle Perrot - Féminisme pluriel | Page 15 à 25 : Alexandre Jaunait - Intersectionnalité : le nom d’un problème | Page 27 à 38 : Diane Roman - Droit et féminisme : les hésitations du Parlement français | Page 39 à 49 : Pauline Delage - Genre et violence : quels enjeux ? | Page 51 à 61 : Isabelle Rome - La justice à l’épreuve des violences au sein du couple | Page 63 à 73 : Camille Froidevaux-Metterie - Le féminisme et le corps des femmes | Page 75 à 87 : Brigitte Grésy - Temps, famille, discriminations professionnelles | Page 89 à 100 : Réjane Sénac - La mythologie de l’égalité : entre valeur républicaine et féminisme de l’altérité | Page 101 à 116 : Marie Scot - Les nouveaux débats féministes | Page 117 à 140 : Pierre Astié, Dominique Breillat et Céline Lageot - Repères étrangers | Page 141 à 172 : Jean Gicquel et Jean-Éric Gicquel - Chronique constitutionnelle française.

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mercredi 11 mars 2020

Soumaya Mestiri : Élucider l’intersectionnalité. Les raisons du féminisme noir

Vrin - Avril 2020 - Problèmes & Controverses


Devant les difficultés qu’il y a aujourd’hui à faire commun, il est urgent de reconcevoir les outils de la réflexion féministe, voire sa raison d’être. Cet ouvrage propose d’affronter le problème via une élucidation de l’outil intersectionnalité, produit du féminisme noir et pensé ici comme ce qui fédère l’ensemble des pensées féministes (ou presque) indépendamment de leurs divergences idéologiques. Par-delà, tout à la fois, la fidélité absolue à un héritage et les tentatives qui ont cherché à l’amender, il est question de défendre une approche post post-intersectionnelle prenant sérieusement en charge la diversité des vécus. Cheminer de concert, mais à son rythme et sans nécessairement se croiser : « Ensemble, c’est tout », plus que jamais.

Soumaya Mestiri est professeure de philosophie politique et sociale à l’Université de Tunis. Ses travaux portent sur les théories de la justice et les problématiques genrées au prisme de la pensée décoloniale.

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mardi 25 février 2020

Jeanne Burgart Goutal : Etre écoféministe. Théories et pratiques

L'Echappée - Mars 2020 - Versus


Oppression des femmes et destruction de la nature seraient deux facettes indissociables d’un modèle de civilisation qu’il faudrait dépasser : telle est la perspective centrale de l’écoféminisme. Mais derrière ce terme se déploie une grande variété de pensées et de pratiques militantes.
Rompant avec une approche chic et apolitique aujourd’hui en vogue, ce livre restitue la richesse et la diversité des théories développées par cette mouvance née il y a plus de 40 ans : critique radicale du capitalisme et de la technoscience, redécouverte des sagesses et savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur corps, apprentissage d’un rapport intime au cosmos…
Dans ce road trip philosophique alternant reportage et analyse, l’auteure nous emmène sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l’aventure de la vie en autonomie, jusqu’au nord de l’Inde, chez la star du mouvement Vandana Shiva. Elle révèle aussi les ambiguïtés de ce courant, où se croisent Occidentaux en quête d’alternatives sociales et de transformations personnelles, ONG poursuivant leurs propres stratégies commerciales et politiques, et luttes concrètes de femmes et de communautés indigènes dans les pays du Sud.

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jeudi 20 février 2020

Lucie Wezel, Katia Genel, Jean-Baptiste Vuillerod (dir.) : Retour vers la nature ? Questions féministes

Le bord de l'eau - Février 2020


Comment penser le lien entre féminisme, nature et domination, d’un point de vue pratique et théorique, aujourd’hui ? Si le féminisme a souvent pensé ce lien dans la perspective d’une critique de la naturalisation de la domination, les mouvements écoféministes, qui revalorisent l’idée et la valeur de la nature, liant ainsi les luttes féministes et les luttes écologiques ou animales, ainsi que les féminismes matérialistes, qui insistent sur la domination des corps constitutive du capitalisme, permettent de repenser ce lien à nouveaux frais. Les auteurs se proposent de donner un aperçu des diverses manières de penser cette jonction et rend possible une réflexion collective sur ces débats politiques actuels. Avec un texte inédit de Rosewitha Scholz , (traduit par Clotilde Nouët et Salima Naït Ahmed), une intellectuelle d’envergure internationale encore peu connue en France. 

Avec les contributions de : Audrey Benoit, Veronica Ciantelli, Thomas Crespo, Katia Genel, Paul Guillibert, Mona Gérardin-Laverge, Clotilde Nouët, Jean-Baptiste Vuillerod, Lucie Wezel.

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dimanche 2 février 2020

Anne Juranville : Demain sera féminin ? Indifférence et différence des sexes (Ce que l'art enseigne à la psychanalyse)

Les Contemporains favoris - Janvier 2020 - Collection bleue


« Demain sera féminin » affirme un personnage de Michel Houellebecq. On pourrait s’attendre à ce que ce soit là l’effet en Occident de l’égalité socio-juridique entre les hommes et les femmes et de l’avancée de la cause des femmes redevable aux conquêtes du féminisme. 
Décisifs et irréversibles, ces acquis ouvrent l’horizon d’une présence accrue des femmes sur la scène du monde. Ils n’épuisent pourtant pas la question. A côté, en parallèle, la formule requiert une approche du féminin non superposable à celle de la sociologie, fût-elle nécessairement en interaction permanente avec elle. 
Envisager le féminin autrement ne s’inscrit pas moins dans le cadre de la contestation contemporaine des normes rendue possible par une rupture historique avec la tradition. Mais c’est se situer sur un autre plan : celui de la logique de l’inconscient. Le hors-norme propre au féminin ressortit alors à ce que la psychanalyse théorise comme limites de l’ordre symbolique. Si le féminin se soustrait au patriarcat, c’est parce que cette marginalité (partielle) le situe au-delà de l’ordre œdipien phallique des pères. Par structure, les femmes sont « pas-toutes » phalliques. 
Ce qui n’est pas sans jeter un pavé dans la mare. Outre que ce féminin comme catégorie de pensée s’applique au champ de l’anthropologie, il renouvelle les débats actuels autour de l’identité sexuée. Les artistes (Bellmer, Soutine, Bacon, mais aussi des écrivains comme Pascal Quignard, Catherine Millet, Elfriede Jelinek, Nelly Arcan, …) permettent de saisir quelque chose de cette part du féminin qui pose sous un jour nouveau la question polémique de l’indifférence des sexes. Ainsi, dans le processus de création, hommes et femmes occupent-ils une même place hors-sexe dont la marginalité s’accompagne de singulières jouissances. Ce qui n’exclut pas la nécessité d’articuler position d’indifférence sexuelle et statut d’être sexué. Côté hommes, l’envie, par exemple, à l’endroit d’une jouissance qui échoit spécifiquement aux femmes. Côté femmes, la difficulté fréquente d’une construction de leur propre féminité.

Anne Juranville, agrégée de philosophie et professeur émérite de psychologie clinique (Université de Nice-Sophia-Antipolis), a déjà publié notamment : La femme et la mélancolie (Puf, 1993), Figures de la possession (Presses Universitaires de Grenoble, 2001), La mélancolie et ses destins (InPress, 2005), et La psychanalyse à l’épreuve de l’art (Editons Universitaires Européennes, 2017).

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mardi 28 janvier 2020

Geneviève Fraisse : Féminisme et philosophie

Gallimard - Janvier 2020 - Folio essais


Sartre écrit, dans Plaidoyer pour les intellectuels, que l’intellectuel est celui qui se mêle de ce qui ne le regarde pas, quand Beauvoir – à l’évidence – se mêle de ce qui la regarde, dans ses livres Le Deuxième Sexe, La Vieillesse. La question sexe/genre s’impose désormais comme problème théorique, mais l’objet de pensée échappe encore à la sérénité académique, comme à la légitimité scientifique.
L’étudiante Geneviève Fraisse a compris que la philosophie était le bastion le plus solide, parce que le plus symbolique, de la prérogative masculine. Alors il fallait chercher les mots possibles de l’émancipation féministe, de la démocratie exclusive au consentement par exemple, pour leur donner une consistance conceptuelle et les colporter sur les chemins de l’universel. L’histoire est un bon matériau, les textes anciens comme l’actualité récente, voire les événements tel Metoo. Car il faut s’introduire dans la tradition pour mieux la subvertir.

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mardi 28 mai 2019

Nouvelles Questions Féministes 2019/1 (Vol. 38) : Féminismes religieux – Spiritualités féministes

Antipodes - Mai 2019


Page 8 à 17 : Catherine Fussinger, Irene Becci, Amel Mahfoudh, Helene Fueger - Oser penser un engagement féministe et religieux | Page 18 à 35 : Béatrice de Gasquet - Quels espaces pour les féminismes religieux ? | Page 36 à 53 : Lauriane Savoy - Des groupes de théologiennes protestantes à Genève (1978-1998) : entre espace de partage et laboratoire féministe | Page 54 à 69 : Juliette Masquelier - Ni vraiment dissidentes, ni complètement obéissantes : promotion des femmes, essentialisme et constructivisme dans deux organisations d’Action catholique (Belgique, 1960-1990) | Page 70 à 85 : Patrick Snyder - Le Mouvement de la déesse : controverses dans le champ académique féministe | Page 86 à 101 : Lisa Anteby-Yemini - Les revendications actuelles de femmes juives orthodoxes : défis et controverses | Page 102 à 119 : Sophie Schrago - Du religieux comme matrice d’émancipation : le cas de la mobilisation des Indiennes musulmanes | Page 120 à 135 : Catherine Fussinger - Marie-Andrée Roy, sociologue des religions et chercheuse féministe. Quarante ans avec la Collective féministe et chrétienne L’autre Parole au Québec | Page 136 à 149 : Amel Mahfoudh - Malika Hamidi, sociologue, musulmane et féministe. Un double engagement scientifique et militant | Page 150 à 160 : Justine Manuel - Elyse Goldstein, deuxième femme rabbin du Canada. De l’enseignement à la congrégation, une pionnière juive féministe | Page 162 à 167 : Laeticia Stauffer - Melissa M. Wilcox : Queer nuns. Religion, activism, and serious parody | Page 168 à 171 : Marianne Modak - Travail, Genre et Sociétés, Delphine Gardey et Nicole Mosconi (coord.), La gestation pour autrui en débat | Page 172 à 175 : Armelle Weil - Christel Gumy : Jeune dans sa tête : une histoire critique du cerveau adolescent | Page 176 à 179 : Catherine Marry - Delphine Gardey et Marilène Vuille (dir.) : Les sciences du désir. La sexualité féminine, de la psychanalyse aux neurosciences | Page 180 à 183 : Vanina Mozziconacci - Philosophiques, Marguerite Deslauriers et Charlotte Sabourin (coord.), Les nouveaux horizons du féminisme dans la philosophie francophone | Page 184 à 186 : Joy Charnley - Feminist Studies, Judith Kegan Gardiner et Millie Thayer (dir.) : Women’s Friendships | Page 187 à 190 : Elsa Boulet - Françoise Vergès : Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, féminisme | Page 191 à 193 : Joy Charnley - Patricia Ménissier : Être mère. XVIIIe siècle - XXIe siècle | Page 194 à 200 : Anouk Essyad, Nadia Lamamra - Regards croisés sur la Grève féministe de 2019 en Suisse.

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dimanche 18 février 2018

Laura Mulvey : Au-delà du plaisir visuel. Féminisme, énigmes, cinéphilie

Mimesis - Novembre 2017


En 1975, Laura Mulvey publie Plaisir visuel et cinéma narratif, texte polémique qui met en lumière la manière dont la forme filmique serait structurée par l’inconscient de la société patriarcale. C’est l’essai fondateur des études féministes sur le cinéma. Rédigés entre 1975 et 2011, les textes choisis dans ce volume sont marqués par la redécouverte féministe de la psychanalyse et les transformations induites par le développement des technologies numériques. Qu’elle s’attache à des genres ou à des auteurs incontournables (le western, le mélodrame, Ophüls, Hitchcock, Godard), qu’elle incarne l’avènement d’un « spectateur pensif », qu’elle analyse les paradoxes de l’esthétique hollywoodienne ou la compilation de films de propagande coloniale, Laura Mulvey fait preuve d’une cinéphilie active et engagée.

Laura Mulvey est professeure à l’Université Birkbeck à Londres. Elle est l’auteure de Visual and Other Pleasures(1989), Citizen Kane (1992), Fetishism and Curiosity (1996) et Death 24xa Second. Stillness and the Moving Image (2006). Elle a réalisé six films avec Peter Wollen, parmi lesquels Riddles of the Sphinx (1977) et Frida Kahlo and Tina Modotti (1984). Avec l’artiste et cinéaste Mark Lewis, elle a tourné Disgraced Monuments (1994) et 23 August 2008 (2013).

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