i Littérature - Novembre 2021
mercredi 24 novembre 2021
Ananda Coomaraswamy : La sculpture bouddhiste
jeudi 23 septembre 2021
Alain Durel : Comprendre la pensée du Bouddha. A la lumière du canon pâli
Deux océans - Septembre 2021
vendredi 17 septembre 2021
Hussain Hindawi : Hegel et l'Islam
vendredi 29 novembre 2019
Luca Salza et Orgest Azizag (dir.) : Orient, orientation, désorientation, réorientation
lundi 11 décembre 2017
Emin Boztepe avec Emmanuel Renault : Philosophie des arts martiaux modernes
lundi 25 janvier 2016
Jean-François Billeter : Etudes sur Tchouang-Tseu
mardi 12 mai 2015
Michel Cazenave & Mohammed Taleb : Eloge de l'Âme du monde
- en librairie
- en ligne : amazon, fnac, decitre
mercredi 21 mai 2014
L'éloquence tempérée du Bouddha. Souverainetés et dépossession de soi
C'est l'objet de ce livre. Rada Ivekovic invite le lecteur à suivre à la fois les chemins des grands textes sacrés du bouddhisme et une réflexion philosophique sur ce qu'impose à un esprit occidental, formé au conflit des positions et à la manipulation des consensus, une traversée du champ bouddhiste de la persuasion. Elle propose un itinéraire initiatique à travers ce qui, autrement pourrait se nommer la rhétorique « sans rhétorique » du Bouddha, conduisant le lecteur sur quatre véhicules d'interprétation : le paradoxe existentiel du sujet qui rompt avec notre conception occidentale de la résistance ; les exercices spirituels de dématérialisation ; l'impermanence qui fera refuser à Gandhi de vouloir le pouvoir ; la rhétorique du non-explicite.
Mais, faire ainsi surgir face à notre optique occidentale une optique qui dénie ce qui fonde même la rhétorique telle que nous la connaissons (la prise de position du sujet, la conviction d avoir raison, le triomphe d une opinion sur une autre) conduit l auteur à poser une question pourtant fondatrice de l éthique rhétorique grecque : comment vivre humainement? Rada Ivekovic propose donc de faire passer la leçon du Bouddha dans les débats actuels sur l avenir de notre espèce et suggère qu'accepter l enseignement éloquent du Bouddha et admettre la difficulté que nous avons à saisir le bien-fondé d une rhétorique sans rhétorique est peut-être la clef de notre sauvegarde.
mercredi 13 avril 2011
Qu'est-ce que la philosophie islamique ?
Christian Jambet
Mars 2011 – Gallimard - Collection Folio. Folio essais, n° 547 – 9,40 €
Ce grand livre ne propose pas une nouvelle histoire de la philosophie islamique, qui tenterait d'y retrouver nos deux prédicats occidentaux de la philosophie - un style de pensée discursive soutenue par des concepts - et de l'islam - une religion nourrie de symboles, d'annonces apocalyptiques, de commandements et de conseils spirituels.
Christian Jambet dégage - à travers la finalité de l'activité philosophique, les formes qu'elle prend et les actes qu'elle effectue - une méthode de pensée et de connaissance qui guide une pérégrination de l'âme de l'irréel au réel, de l'injuste au juste, du démoniaque à l'angélique, du mort au vivant. Ce voyage, que la philosophie entend conduire sur la voie droite de l'intelligence, n'engage pas le seul bonheur et contentement de soi, mais la liberté, conformation à la condition seigneuriale de Dieu, qui dépouille, au long des étapes, l'homme inférieur et opprimé de sa condition servile. Seule la voie philosophique ouvre les portes d'une distinction majeure, entre monde extérieur et monde intérieur, et, par là, entre religion intérieure et pouvoir civil. L'islam philosophique est ainsi la grande ressource que possède l'idée de liberté en islam.
(Editeur)
lundi 11 avril 2011
Le naturel : un classique du Bouddhisme Shin
Kenryo Kanamatsu
Mars 2011 – L’harmattan – 12,50 €
La tradition Shin est moins connue en Occident que le Zen, le Vipassana ou le bouddhisme tibétain, et pourtant D.T. Suzuki - reconnu comme le plus éminent porte-parole du bouddhisme pour des lecteurs de culture occidentale - l'a définie comme la contribution religieuse majeure du Japon à l'Occident. Son message de sainte liberté, ou de naturel, qui survient quand l'homme se conforme avec un attachement sincère à l'éternelle Volonté salvatrice, du Bouddha, fut une voie d'éveil spirituel qui illumina une multitude de Japonais des le sixième siècle, lorsque le bouddhisme fut introduit au Japon. Le Naturel de Kanamatsu, rédigé en 1949, est plus qu'une introduction à l'essence du bouddhisme Shin, le développement final du bouddhisme de la Terre pure ; c'est une méditation profonde et illuminatrice sur la relation entre l'homme et le Bouddha Amida, lequel est pure miséricorde, lui dont le Nom est un véhicule de la Réalité nirvanique. Comme le fait observer Reza Shah-Kazemi, un tel texte a une valeur universelle et s'adresse à tout lecteur de bonne volonté, indépendamment de son appartenance confessionnelle. Combinant l'érudition d'un philosophe à la sensibilité d'un poète, Kanamatsu conduit le lecteur au coeur du sujet, là où l'homme peut s'unir à la nature de Bouddha jusque dans les activités ordinaires de sa vie. La profonde compassion et la délicate simplicité de cette oeuvre classique - qui, à la manière d'un haïku, exprime des volumes en quelques mots - interpelleront tous ceux qui cherchent un antidote spirituel à l'artifice et à la laideur qui causent tant de souffrance dans le monde actuel. (Editeur)
mercredi 16 mars 2011
Philosophie du vivre
François Jullien
Mars 2011 - Gallimard, coll. "Bibliothèque des idées – 19,90 €
Vivre nous tend entre l'un et l'autre : il dit à la fois l'élémentaire de notre condition - être en vie - et l'absolu de notre aspiration : "Vivre enfin!" Car que pourrions-nous désirer d'autre que vivre? Vivre est en quoi nous nous trouvons toujours déjà engagés en même temps que nous ne parvenons jamais - pleinement - à y accéder. Aussi la tentation de la philosophie, depuis les Grecs, a-t-elle été de le dédoubler : d'opposer au vivre répétitif, cantonné au biologique, ce qu'elle appellera, le projetant dans l'Etre, la " vraie vie". Refusant ce report et circulant entre pensée extrême-orientale et philosophie, j'envisagerai ici quels concepts peuvent faire entrer dans une philosophie du vivre : le moment, l'essor opposé à l'étalement, l'entre et l'ambiguïté; ou ce que j'appellerai enfin, prenant l'expression en Chine, la "transparence du matin ". Je me demanderai, plus généralement, comment chaque concept, pour se saisir du vivre, doit s'ouvrir à son opposé. Car comment s'élever à l'ici et maintenant sans se laisser absorber dans cet immédiat, ni non plus le délaisser? Ce qui impliquera de développer une stratégie du vivre en lieu et place de la morale. Le risque est sinon d'abandonner ce vivre aux truismes de la sagesse; ou bien au grand marché du développement personnel comme au bazar de l'exotisme. Car cet entre-deux, entre santé et spiritualité, la philosophie ne l'a-t-elle pas - hélas! - imprudemment laissé en friche? (Présentation de l'éditeur)
jeudi 20 novembre 2008
Ces interdits qui nous hantent - Islam, censure, orientalisme

Paru le: 10/11/2008
Editeur : Parentheses
Collection : Parcours méditerranéens
Prix : 22 €
Sadik Jalal Al-Azm est l'un des grands intellectuels du monde arabe et l'un des plus éminents représentants du courant laïque.
Son nom a souvent défrayé la chronique de la censure. Le présent ouvrage rassemble plusieurs textes. Le premier relate son parcours autobiographique et son itinéraire intellectuel. Dans le deuxième, l'auteur nous fait part de ses sentiments et réflexions au moment de l'attaque du 11 septembre et examine les réactions du monde arabe face à cet événement. Dans le troisième, Al-Azm livre une analyse de l'affaire Rushdie sous l'angle des conséquences inattendues de la mondialisation sur les débats intellectuels et la réception de la littérature.
La dernière étude contient une critique argumentée du livre d'Edward Saïd, L'Orientalisme. Al-Azm souligne la tendance de ce dernier à essentialiser l'Occident de la même façon que les orientalistes ont essentialisé l'Orient.






