samedi 22 février 2020

Corentin Lahouste et Myriam Watthee-Delmotte (dir.) : Yannick Haenel. La littérature pour absolu

Hermann, collection - Février 2020 - Vertige de la langue


Yannick Haenel est une personnalité hors norme dans le paysage culturel. Son travail est une lutte pour faire une place à des valeurs souvent dénigrées : le besoin de sens, d’émerveillement, d’intériorité, de beauté, de désir ; il se démarque ansi du pessimisme qui plombe un bon nombre d’œuvres contemporaines. Il offre un exemple de réflexion constructive sur le rôle éthique et politique nécessaire de la littérature et de l’art face aux pages douloureuses qu’écrivent l'Histoire et l’actualité. Il fait entendre une voix qui, malgré le malheur, relance le droit à la vie avec gravité autant qu’avec humour. Son but : engager vers un « retour des temps désirables ». À aucun moment il n’est question de nier la noirceur, mais de perpétuellement « évoluer parmi les avalanches ». Yannick Haenel ne cesse ainsi de proclamer et de vivre la littérature comme un facteur d’énergie et une joie imprenable.

Avec les contributions de : Anne-Claire Bello, Bruno Blanckemann, Aude Bonord, Emmanuel Bouju, Cécile Châtelet, Gilles Collard, Valeria Gramigna, Stéphane Habib, Corentin Lahouste, Stéphane Massonet, Pierre Ouellet, Dominique Rabaté,Tiphaine Samoyault, Myriam Watthee-Delmotte.

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vendredi 21 février 2020

Actuel Marx 2020/1 (n° 67) : Althusser

PUF - Février 2020


Page 7 à 10 : Actuel Marx - Présentation | Page 11 à 28 : Marcelo Starcenbaum, Guillaume Sibertin-Blanc - Althusser et l’Amérique latine | Page 29 à 45 : Jaime Ortega Reyna, Alejandro Arciniegas, Quentin Mur, Guillaume Sibertin-Blanc - L’avenir dura longtemps : essor et déclin de la lecture d’Althusser au Mexique, 1965-1994 | Page 46 à 62 : Martín Cortés, Guillaume Sibertin-Blanc - Althusser, le marxisme latino-américain et la politique contemporaine : notes pour une rencontre | Page 63 à 85 : Bruno Bosteels, Guillaume Sibertin-Blanc - Lire Le Capital depuis les marges : notes sur la logique du développement inégal | Page 86 à 100 : Tae-Won Jin - Nécessaire, mais impossible : effets althussériens en Corée du Sud | Page 101 à 114 : Yoshiyuki Sato - Kojin Karatani et la théorie marxiste de la « parallaxe » : au-delà du structuralisme | Page 115 à 131 : Arash Heydari, Behrang Pourhosseini - Sujet néolibéral et interpellation idéologique en Iran | Page 132 à 143 : Michael Heinrich, Jean Quétier - Écrire une nouvelle biographie de Marx | Page 144 à 166 : Jean-Ganesh Leblanc - Quel espace théorique pour l’Amérique latine dans la révolution mondiale ? Le Komintern et l’Amérique latine 1917-1929 | Page 167 à 184 : Nicolas Brisset - L’organe comme marchandise fictive | Page 185 à 199 : Frédéric Monferrand - Domination abstraite ? Sur quelques difficultés d’un concept critique | Page 200 à 215 : Jacques Bidet - Comment l’approche métastructurelle transforme radicalement le marxisme commun | Page 216 à 229 : - Livres.

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Jean-Francois Bossy : L'indifférence. La sagesse des bienveillants

Opportun - Février 2020


Le plus souvent associé à une certaine forme d'individualisme, voire d'inhumanité, l'indifférence est très souvent considérée comme un défaut majeur. Condamnée par nos sociétés – qui ont pourtant accepté l'égoïsme, l'avidité ou encore la colère – l'indifférence est pourtant aussi la condition indispensable pour ne pas se laisser submerger par l'émotion ou la passion et, ainsi, rester maître de soi. Elle est bien souvent un gage du respect d'autrui et de sa liberté, le contre-poison à la curiosité malsaine et à toutes les formes d'hostilités qui se camouflent derrière l'intérêt que nous prétendons porter aux autres.
L'indifférence ainsi assumée permet de se protéger, de se mettre en retrait et de laisser l'initiative au hasard, aux autres, aux sollicitations du monde. Jean-François Bossy en est convaincu, l'indifférence est un facteur de paix possible avec soi-même et avec les autres, le gage de notre bienveillance, dans beaucoup de situations.

Jean-François Bossy est professeur en classes préparatoires au lycée Marcelin Berthelot et maître de conférences à Sciences-Po.

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Arnaud Villani : La terre engloutie ? Une philosophie de l'écologie

Kimé - Février 2020 - Bifircations



A quoi bon réveiller le souvenir d’une grande guerre entre culture et nature ? Simplement parce qu’il est important de comprendre qu’elle n’a jamais cessé, ce qui s’est traduit par le harcèlement impénitent de la culture humaine sur la nature. On voit bien que cette nature supporte de plus en plus mal ces agressions, qui dépassent ses capacités d’absorption. Mettre en évidence, par la constitution d’un faisceau précis d’indices, le fait de cette guerre millénaire, pour en finir avec les discours lénifiants et les écrans de fumée, me semble devoir donner à l’écologie, fondement de toute politique réaliste, de nouveaux concepts pour une nouvelle culture « mondiale ». Une culture largement ouverte aux milliards d’entités non-humaines que la royauté usurpée de l’homme avait cru pouvoir traiter avec mépris. Le temps des esclaves, humains et non-humains, est révolu. Si la mentalité des maîtres s’exaspère, c’est qu’elle n’est pas loin de perdre sa morgue. Rien ne doit empêcher la pensée de faire ce pas d’une révolution à large spectre. Le suggérer par concepts, c’est la dignité de la philosophie, et sa possibilité de racheter bien des erreurs.

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Ayn Rand : Une philosophie pour vivre sur la Terre

Belles Lettres - Février 2020 - Bibliothèque classique de la liberté


Auteure de romans cultes et avocate du capitalisme, Ayn Rand (1905-1982) s’est avant tout voulue une philosophe. C’est la traduction pour l’essentiel inédite en français d’une sélection du plus saillant de ses essais que présente Une philosophie pour vivre sur la Terre.
Le constant et insistant propos de leur auteure est de philosophiquement armer ses lecteurs afin qu’ils puissent se soustraire à l’emprise pernicieuse du « mysticisme » et du collectivisme induit par l’« altruisme ». Et ainsi accéder ici et maintenant au bonheur dans l’accomplissement créatif de soi et une relation non-sacrificielle aux autres conformes aux requis rationnels d’une nature humaine et d’une robuste éthique des vertus remises à l’honneur.

La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'œuvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged.

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Maurice Merleau-Ponty : Le problème de la parole. Cours au collège de France. Notes, 1953-1954

Métis Presses - Février 2020 - Champ contrechamp


Prononcé entre décembre 1953 et avril 1954, «Le problème de la parole» s’inscrit dans le prolongement du «Monde sensible et le monde de l’expression» et des «Recherches sur l’usage littéraire du langage», leçons professées l’année précédente au Collège de France. Merleau-Ponty explore dans ce cours le sens d’une parole qui émerge du sensible: interrogeant les processus d’acquisition du langage ainsi que les pathologies qui l’affectent, il propose une interprétation originale de la linguistique de Saussure et offre un commentaire d’envergure de l’œuvre de Proust.
Chez l’un et l’autre, comme dans l’étude de l’aphasie et de l’apprentissage de la langue chez Jakobson et Goldstein, Merleau-Ponty analyse les pouvoirs créateurs et instituants de la parole, pouvoirs que la littérature porte à son excellence. «Le problème de la parole» ébauche ainsi une philosophie de l’institution et une ontologie qui interrogent l’avènement du sens dans l’entrelacement du sensible et de l’expression. C’est dire toute l’importance de ce cours inédit: présentant l’une des premières lectures philosophiques de Saussure et de Proust, il constitue également une étape essentielle de l’évolution de la pensée de Merleau-Ponty, qui peut éclairer d’ un jour nouveau le sens de son ontologie ultime.

Texte établi par Lovisa Andén, Franck Robert et Emmanuel de Saint Aubert.
Avant-proposde Lovisa Andén.
Postface de Franck Robert

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jeudi 20 février 2020

Olivier Dhilly : Philosophie. Les plus belles histoires

L'Etudiant - Février 2020


La caverne de Platon, le tonneau de Diogène ou la chouette de Hegel, la philosophie aime les petites histoires qui illustrent la pensée des plus grands. Ces histoires, ces fables, éclairent des pensées parfois complexes et permettent à chacun de mieux comprendre les plus grands philosophes de l'histoire.
Depuis la nuit des temps philosophiques, ces histoires sont une manière pour ces grands penseurs de se faire comprendre du plus grand nombre en privilégiant l'humour, la métaphore, ou la morale.
Laissez-vous charmer par la tortue de Zénon, séduire par le démon de Socrate ou tomber dans le puits de Thalès ! 
Avec passion, Olivier Dhilly nous raconte ces belles histoires - références absolues de l'histoire de la pensée – qui vous ouvrent grand les portes de la philosophie.

Olivier Dhilly est professeur agrégé de philosophie au lycée de la Légion d'honneur. Auteur de plusieurs ouvrages dont Philosophie, La boîte à outils,il anime de nombreuses conférences.

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Ugo Batini : Schopenhauer

Les éditions du Cerf - Février 2020 - Qui es-tu ?


Une nouvelle collection sur les grandes figures de l'humanité où la vie éclaire la pensée. " Qui es-tu ? " propose une double biographie accessible, existentielle et intellectuelle, de grands penseurs. Ce livre-compagnon accessible fait ainsi entrer en dialogue avec Schopenhauer.

Philosophe le plus lu de la seconde moitié du xixe siècle, Schopenhauer est-il toujours bien compris ?
On le caricature souvent en vieillard acariâtre, chantre du pessimisme, aimant les bêtes bien plus que les hommes...
Ce livre entend dépoussiérer cette image d'Épinal afin de mettre au jour, à travers le récit de sa vie et le développement de sa pensée, les raisons profondes que l'on peut avoir de lire et d'aimer encore une telle philosophie.
À la croisée de la biographie et de la philosophie, voici réunies dans un même ouvrage introductif toutes les clés pour devenir un intime de Schopenhauer et de son oeuvre.

Professeur de philosophie en classes préparatoires à Paris et à l'université de Poitiers, Ugo Batini a participé à la nouvelle édition du Monde comme volonté et représentation de Schopenhauer.

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Guillaume Tonning : Nietzsche

Les éditions du Cerf - Février 2020 - Qui es-tu ?


Une nouvelle collection sur les grandes figures de l'humanité où la vie éclaire la pensée. " Qui es-tu ? " propose ainsi une double biographie, existentielle et intellectuelle. Ce livre-compagnon accessible fait ainsi entrer en dialogue avec Nietzsche.

La pensée d'un philosophe est inséparable de sa vie. Ainsi, la pensée de Nietzsche est difficilement compréhensible à qui ne connaît pas sa biographie. Guillaume Tonning propose, dans ce nouveau tome de la collection " Qui es-tu ? ", un essai total sur l'auteur d' Ainsi parlait Zarathoustra, doublé d'une présentation claire et vivante des grands thèmes nietzschéens. De ses années de formation à son amitié avec Wagner, de ses crises de folie à la trahison de sa soeur : chaque moment décisif de l'existence du philosophe est narré et commenté en lien avec la volonté de puissance, le surhumain, le combat entre Apollon et Dionysos, etc.
De la vie à l'oeuvre et de l'oeuvre à la vie, le lecteur embrasse ainsi pleinement une des aventures intellectuelles les plus émouvantes de notre modernité.

Docteur en philosophie, Guillaume Tonning enseigne en classes préparatoires et à l'université Paris-Nanterre.

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Lucie Wezel, Katia Genel, Jean-Baptiste Vuillerod (dir.) : Retour vers la nature ? Questions féministes

Le bord de l'eau - Février 2020


Comment penser le lien entre féminisme, nature et domination, d’un point de vue pratique et théorique, aujourd’hui ? Si le féminisme a souvent pensé ce lien dans la perspective d’une critique de la naturalisation de la domination, les mouvements écoféministes, qui revalorisent l’idée et la valeur de la nature, liant ainsi les luttes féministes et les luttes écologiques ou animales, ainsi que les féminismes matérialistes, qui insistent sur la domination des corps constitutive du capitalisme, permettent de repenser ce lien à nouveaux frais. Les auteurs se proposent de donner un aperçu des diverses manières de penser cette jonction et rend possible une réflexion collective sur ces débats politiques actuels. Avec un texte inédit de Rosewitha Scholz , (traduit par Clotilde Nouët et Salima Naït Ahmed), une intellectuelle d’envergure internationale encore peu connue en France. 

Avec les contributions de : Audrey Benoit, Veronica Ciantelli, Thomas Crespo, Katia Genel, Paul Guillibert, Mona Gérardin-Laverge, Clotilde Nouët, Jean-Baptiste Vuillerod, Lucie Wezel.

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A contrario 2019/1 (n° 28) : Trouver sa voix dans les mots des autres

BNS Press - Janvier 2020


" Trouver sa voix dans les mots des autres » a d’abord été le titre de journées d’étude autour desquelles le Cours de vacances de l’Université de Lausanne a réuni des chercheuses et des chercheurs d’horizons différents (théâtre, linguistique, anthropologie, philosophie, sociologie, etc.)  Le dispositif des échanges a consisté à mettre en conversation des personnes qui présentaient leur recherche avec des doctorant·e·s qui devaient répondre à ces présentations. On retrouve le cadre de cette polyphonie dans la structure des contributions présentées dans ce numéro : une personne prend la parole et une autre personne répond à cette prise de parole. Cet entrelacement qui tisse une conversation apporte une définition en acte de la voix. Il s’agit d’un concept ordinaire au sens où, dans ce numéro, des voix sont exprimées et des voix sont entendues. Mais qui parle et qui est entendu ? Posée en ces termes grammaticaux, la question nous contraint insidieusement à désigner un sujet de la parole. Le concept de voix a cet avantage de nous permettre d’aborder la subjectivité dans le langage en nous intéressant à l’importance que joue ce concept dans nos vies (Diamond 2004). Aussi diverses qu’elles puissent être, toutes les contributions de ce numéro s’attachent à définir cette importance, donc cette réalité de la voix." Sacha Auderset et Yves Érard

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mercredi 19 février 2020

Dominique Avon : La liberté de conscience. Histoire d’une notion et d’un droit

PU de Rennes - Février 2020


La liberté de conscience a été conçue comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par plusieurs États-membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s’est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées.
L’enquête historique conduite dans cet ouvrage vise à saisir l’émergence d’une notion, à comprendre les motifs d’adhésion et de rejet, à déterminer les modalités d’expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n’en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu’à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Elle met en exergue la force et la fragilité d’une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située et qui n’a cessé d’être louée ou décriée.

Sommaire 

Préface de Yadh Ben Achour

Autour de l’article 18 de la DUDH (années 1940-fin des années 1960)
L’universalisation d’un principe libéral
Clef commune de nations désunies ?
La liberté de conscience et ses fondements débats en milieux séculier et confessant

Soumission, pluralité, libertas (XXIe siècle av. è. c.-XVe siècle)
Une conception verticale des rapports humains (XXIe-IIIe siècle)
L’horizon de l’unification politico-religieuse (IIIe-XVe siècle)

Émergence de la liberté individuelle (v. 1450-v. 1720)
Tolérance ou liberté : un combat de lettrés
Feu l’idéal de l’unité politico-religieuse

Conscience des Lumières (v. 1720-v. 1880)
Du for intérieur à la conscience
Libéralisme vs antilibéralismes religieux et philosophiques

Luttes pour l’imprescriptibilité de la liberté de conscience (v. 1880-v. 1945)
La liberté de conscience à l’épreuve des nations et des confessions
La liberté de conscience à l’épreuve de l’état

Une conscience en doute, sa liberté en question (1968-2018)
La liberté de conscience dans et hors du cadre étatique
Dissolution de la conscience en modernité flottante

Dominique Avon est directeur d’études à l’École pratiques des hautes études (Paris) et directeur de l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman. Il a enseigné en Égypte (1992-1994), et été professeur invité au Liban (2004-2005), aux États-Unis (2014) et en Belgique (2015). Ses recherches portent sur le fait religieux contemporain (christianisme et islam), les intellectuels et l’histoire des idées. Parmi d’autres responsabilités, il a codirigé l’IPRA (Institut du pluralisme religieux et de l’athéisme).

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Lignes 2020/1 (n° 61) : Pour un nouvel internationalisme

Lignes - Février 2020


Parmi les idées qui connaissent une forme d’extinction tout aussi brutale que celle touchant les espèces, il faut compter l’internationalisme. Comment en est-on arrivés là ? Comment le schème internationaliste, qui a orienté les pensées comme les pratiques politiques opposées à l’ordre des choses et à sa police, a pu devenir le spectre d’un spectre, qui ne hante plus tant la mémoire que les oubliettes où celle-ci s’est évanouie ? Répondre à cette question nécessite bien entendu un diagnostic, une enquête de type historique, philosophique et politique.
Page 5 à 7 : Frédéric Neyrat - Présentation | Page 9 à 20 : Kristin Ross, Frédéric Neyrat - L’internationalisme des alliances improbables | Page 21 à 27 : Jean-Luc Nancy - Herméneucratie | Page 29 à 44 : Susanna Lindberg - En dehors des nations | Page 45 à 61 : Boyan Manchev - La bêtise de la foule ou le peuple à venir | Page 63 à 77 : Dalie Giroux - Le corps morcelé de la réaction globale | Page 79 à 93 : Artemy Magun - Les Grecs et les Juifs | Page 95 à 104 : Bernard Stiegler - Internation et internationalisme | Page 105 à 118 : Marcia Cavalcante Schuback - De l’Internationale à l’internationalisme – Des entrelignes | Page 119 à 129 : Serge Quadruppani - L’internationalisme est mort | Page 131 à 141 : Franco Berardi - L’Europe à Weimar | Page 143 à 150 : Sidi-Mohamed Barkat - Réalité de l’inter-national et dogmatique de la nation | Page 151 à 167 : Frédéric Neyrat - Nous, les planétaires.

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Robert Kurz : L'industrie culturelle au XXIe siècle. De l'actualité du concept d'Adorno et Horkheimer

Crise & Critique - Février 2020 - Au cœur des ténèbres


Qu'y aurait-il de mal dans l'industrialisation de la culture ? N'y trouve-t-on pas des potentiels de liberté et de progrès pouvant être utilisés par tout le monde ? Versée dans les arcanes du monde médiatique, la gauche postmoderne, culturelle et « pop », se croyait bien au-delà d'une pensée jugée « désuète » qui serait celle du prétendu « pessimisme culturel » de la Théorie critique. Depuis, ce milieu a pris de l'âge et risque de devenir lui-même conservateur. C'est précisément du fait de cette situation, qu'il est intéressant de jeter un autre regard sur le concept d'industrie culturelle et sur les reproches postmodernes qu'il a suscités. En se penchant sur la publicité, l'économie du savoir, l'internet, les réseaux sociaux, la culture de la gratuité, l'épuisement des ressources culturelles et la virtualisation de la réalité quotidienne, Robert Kurz montre toute l'actualité de ce concept à l'ère du capitalisme de crise.

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Robert Kong : Apprendre à mourir Chez Platon

L'Harmattan - Février 2020


Cet ouvrage qui replace la pensée de Platon dans le contexte d'une crise multiforme que connaît l'homme à l'aube du 21e siècle. La démesure a engendré la politique politicienne et la politique virale, des crimes planifiés, la corruption ou le « pot de vin », le détournement des fonds publics, des guerres et remous sociaux. Selon Platon, il faut apprendre à mourir au quotidien pour retrouver la sève qui alimente la vie intérieure et toutes les activités extérieures.

Robert KONG est pasteur, théologien, philosophe et écrivain camerounais. Il est titulaire d'un Ph.D. Existentialiste, spécialiste de Soren Kierkegaard, il est également fondateur du Cercle de Réflexion Soren Kierkegaard (CRSK).

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Lilian Truchon : Evolution et civilisation en Chine. Le darwinisme dans la culture politique chinoise

Classiques Garnier - Février 2020


Introduit en Chine à la fin du XIXe siècle, le darwinisme a provoqué une révolution intellectuelle dans un pays s'ouvrant au savoir occidental mais menacé dans son unité nationale. Non seulement les principes de la sélection naturelle et de la survie du plus apte ont été reçus comme une contribution essentielle à la science naturelle mais, prenant largement le pas sur le strict propos biologique, ils furent également les instruments d'une sociologie de la lutte pour la civilisation. Cette étude examine les modalités épistémologiques et les enjeux socio-politiques de cette réception et de ses suites au XXe siècle, traversées par de fortes tensions doctrinales dans les rapports entre science et idéologie, biologie et sciences humaines.

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mardi 18 février 2020

Patrick Loiseau : Bases du trotskysme. Les cahiers de G.E.R.

La maison du lérot - Février 2020


Les cahiers de G.E.R. (Groupe d’études révolutionnaires) sont parmi les outils les plus appréciés pour leur contenu théorique et politique et constituent les premiers éléments de cooptation d’un militant désirant intégrer le courant trotskyste le plus important et sans doute le plus mal connu de la Quatrième internationale : le courant dit « lambertiste ».Pour qui considère que « le marxisme n’est pas un dogme mais un guide pour l’action » (Lénine) et qu’il n’y a pas de lutte révolutionnaire sans théorie, pas plus que de vérité résidant uniquement dans l’abstrait, trouvera dans les fascicules reproduits ici en totalité les bases politiques minimum qu’un militant révolutionnaire se réclamant des enseignements de Marx, de Lénine et de Trotsky se doit de confronter à sa propre critique. Et ce à seule fin d’intégrer ce que l’on pourrait appeler une méthode fiable d’analyse et d’action.

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Marcel Conche : La nature et la beauté

H Diffusion - Février 2020


Pour le philosophe, la vérité est au bout d’un long chemin – de réflexions, de méditations, d’analyses. Mais il y a ce qui lui est offert dès qu’il ouvre sa fenêtre le matin : la nature et, avec la nature, la beauté – beauté du ciel et des paysages, des fleuves et des étangs, beauté de la nature elle-même en sa splendeur calme.
La vérité est un point d’arrivée, la beauté est un point de départ, car la découverte des beautés du monde est sans fin.

Marcel Conche est professeur émérite de philosophie à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre correspondant de l’Académie d’Athènes et citoyen d’honneur de la ville grecque de Mégare. Il est auteur chez Hdiffusion de nombreux ouvrages de philosophie : La nature et nous ; Présentation de ma philosophie ; Ultimes Réflexions

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