mercredi 30 juin 2010

L'ontologie du capitalisme chez Gilles Deleuze

Julian Ferreyra

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Parution : juin 2010 - Editeur : l’Harmattan – Collection : la philosophie en commun – Prix : 31 €

Un jour peut-être, le siècle sera deleuzien. Notre siècle, notre monde est plutôt capitaliste. A partir de son interprétation de Leibniz, Deleuze construit l'ontologie, selon laquelle la convergence des séries et le privilège de l'intériorité constituent "le meilleur des mondes possibles". Le fond ontologique offre dans son mouvement l'espoir d'en finir avec le capitalisme. La question est de savoir s'il est possible pour nous, les hommes, de construire une forme de société où nous pourrions vivre au maximum de notre puissance.

Kierkegaard et Heidegger. Essai sur la décision

Jean Morel

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Parution : juin 2010 – Editeur : l’Harmatta, – Collection : Ouverture Philosophique – Prix : 26€

"Comprendre une pensée équivaut à savoir décliner un paradigme...", écrit Kierkegaard. Comprendre la pensée de Kierkegaard équivaut à savoir décliner le paradigme du saut qualitatif. Ce paradigme, sous l'angle de la temporalité, est ouverture à l'Evénement. A cet égard, la confrontation avec la pensée de Heidegger est exemplaire. Le philosophe allemand décline le même paradigme, mais "jusqu'à un certain point". D'où une pensée "à la mesure de son temps" qui se ferme à l'Evénement.

Revue Gruppen n°1 , Poésie, Philosophie, Musique, Danse..

Gruppen est une revue de création, de recherche, transdiciplinaire. Une revue semestrielle fondée par un poète, Laurent Jarfer, un compositeur et pianiste, Ilan kaddouch, et deux philosophes, Pierre-Ulysse Barranque et Sébastien Miravete.Une revue mêlant donc poésie, musique, philosophie mais aussi arts du spectacle, arts plastiques, etc.

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au sommaire de ce numéro

Poésie Serge Pey : De la pensée (poème) / Introduction à la langue arrachée (critique) 

Marc Sastre : A défaut de martyrs (extraits) / L'homme percé Laurent Jarfer : Lettres à Vincent Van-Gogh

Musique Ilan Kaddouch : Ouverture: Interview anachronique d'Aristoxène 

de Tarente (traduction de Pauline Valette) / Les Carolingiens et la naissance de l'écriture musicale 

Philosophie P-U Barranque : «Comme-un-isthme»: problèmes et actualité d’un mot (suite et fin)  

Sébastien Miravete : Manuel du petit Bergsonien II / Le guide du Badiou II

Esthétique Céline Schmitt : La peinture comme geste scénopoïétique  

Danse Entrevue avec Jacqueline Challet-Haas

Les Mots de Bonnefoy Mots Croisés de Bernard Bonnefoy 

 

Revue Gruppen
131 boulevard de Grenelle
75015 Paris
revue.gruppen@gmail.com
www.myspace.com/revue-gruppen

 

lundi 28 juin 2010

Giordano Bruno. Une philosophie de la métamorphose

Saverio Ansaldi

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Parution : juin 2010 – Editions Classiques Garnier – Collection : Les Anciens et les Modernes, Études de philosophie – Prix : 49 €

La philosophie de Bruno se caractérise par la possibilité de souder la théorie et la pratique à partir de l'affirmation de la puissance humaine en métamorphose. L'effort philosophique de Bruno consiste à définir une puissance de transformation propre à la nature humaine, qui en souligne l'appartenance radicale à l'infini cosmique. Le philosophe-mage acquiert ainsi le statut de "maître" de la métamorphose, en raison de sa capacité à transformer en permanence sa puissance d'agir et de penser.

dimanche 27 juin 2010

Gaston Bachelard musicien - Une philosophie des silences et des timbres

Marie-Pierre Lassus

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Paru le : 24/06/2010 - Editeur : PU du Septentrion - Collection : Esthétique et sciences des art – Prix : 24 €

Si comme le pensait Nietzsche, « les hommes supérieurs se distinguent par le fait qu’ils entendent infiniment plus »,
Bachelard figure parmi ces esprits pour qui penser et sentir est une seule et même chose.
L’objectif de ce livre n’est pas tant de découvrir en ce philosophe un musicien que d’étudier les enjeux d’une phénoménologie de l’écoute dans l’expérience musicale qui permet de faire l’épreuve de soi, de « voir et entendre, ultra-voir et ultra-entendre, s’entendre voir et s’entendre écouter » (Bachelard). Cette conception est le fruit d’une activité créatrice intense, qui se déploie dans la musique de manière privilégiée et répond à une autre logique, fondée sur des critères éthiques et non forcément artistiques.
Porteuse d’intersubjectivité, cette « esthétique concrète » n’a qu’une seule exigence : le degré de vie de l’œuvre qu’il s’agit de transmettre. C’est dire la relation qu’a tout art avec la musique quand celle-ci est conçue comme un « jeu avec les forces », animé par un orchestre invisible, sis en chacun de nous. Cela renvoie au concept de « santé », appréhendé ici comme la capacité à « nourrir sa vie » et à l’entretenir grâce à l’exercice quotidien de la lecture active et de la pratique artistique. Il appartient au musicien qui « entend par l’imagination plus que par la perception » (Bachelard), de nous apprendre à sentir et à penser le monde, soumis aujourd’hui à une dé-perception au profit de la sensation qui conduit à une crise des modalités du lien.

Marie-Pierre Lassus est maître de conférences HDR en musicologie à l’université de Lille 3. Membre du CEAC, elle est l’auteure de « Bachelard et la musique du ciel » (Bachelard et la musique, Dijon, 2009) et de « G. Bachelard et la musique des éléments » (Cahiers G. Bachelard, Dijon, 2004).

mercredi 23 juin 2010

Concepts rhétoriques, raisons topiques

Revue de métaphysique et de morale, n° 2 (2010) - Fosca Mariana Zini (dir.)

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Parution : juin 2010 - Edition : PUF - Prix : 20 €

 

Concepts rhétoriques, raisons topiques

Fosca Mariani Zini Présentation

Laurent Keiff et Shahid Rahman La dialectique entre logique et rhétorique

Fosca Mariani Zini Crédibilité, croyance, confiance. Le legs de la tradition romaine

Alain Melcer Les enjeux de la topique juridique selon Perelman

Emmanuelle Danblon La rhétorique : art de la preuve ou de la persuasion ?

Sabrina Ebbersmeyer Conduire ou séduire les émotions ? Réflexions sur l'ambivalence des émotions à partir de la Rhétorique d'Aristote.

Varia

Vincent Grondin Le langage de la phénoménologie : analogie ou citation ?

Jacques Brafman Discours, langage et totalité (Hegel et Saussure)

Etudes de philosophie ancienne

Pierre Hadot














Parution : mai 2010
Editeur : Belles lettres
Collection : l'âge d'or
Prix : 35 €

On parle beaucoup dans cet ouvrage de «contresens», de contresens parfois créateurs, qui ont fait progresser la pensée, mais aussi de contresens qui ne produisent qu'erreur et confusion, comme ceux que commettent certains tenants de la psychologie historique. On présente dans cet ouvrage plusieurs applications à des textes philosophiques d'une méthode d'interprétation qui consiste à les replacer dans le contexte de l'enseignement et de la vie des écoles philosophiques. À côté d'études de détails consacrées à des termes philosophiques importants, on trouvera dans ce volume plusieurs contributions générales, justement célèbres, consacrées aux divisions de la philosophie, à l'organisation de l'enseignement dans les écoles philosophiques, à la répartition des disciplines ou encore à la figure du sage.
Les recherches de Pierre Hadot ont porté tout d'abord sur les rapports entre hellénisme et christianisme, puis sur la mystique néoplatonicienne et la philosophie de l'époque hellénistique, et enfin sur la decription du phénomène spirituel de la philosophie.

La vocation

Judith Schlanger














Parution : juin 2010
Editeur : Hermann, Paris
Collection : Philosophie
Prix : 30 €

Comment vivre et que faire de ma vie ? À travers ma vocation, ma vie trouve son sens dans une activité à laquelle je m'identifie. Et comme l'activité de mon choix répond à ma nature, elle m'exprime, m'accomplit et me définit.

La promesse de l'individualisme démocratique est que chacun puisse réussir sa vie par son travail, qui lui fera gagner à la fois son identité et son pain. Pour devenir soi-même, pour se réaliser, chacun doit pouvoir s'épanouir dans ce qu'il fait.

L'artiste et le savant incarnent la figure romantique par excellence du travail voué. Pour certains, c'est le désir de savoir qui commande et organise leur existence. Mais l'exemple du travail créateur ou du travail intellectuel a un caractère d'exception. Qu'en est-il des goûts et des aptitudes en général ? Et qu'en est-il des tâches insignifiantes dans lesquelles on ne peut pas s'exprimer, et qui doivent pourtant être remplies ? Que devient aujourd'hui la grande figure idéale de la vocation ?

Ce livre invite à une réflexion qui n'a rien de technique et nous concerne tous.

lundi 21 juin 2010

Le néant : contribution à l'histoire du non-être dans la philosophie occidentale

sous la direction de Claude Romano, Jérôme Laurent



Parution : juin 2010
Editeur : PUF
Collection : Epiméthée
Prix : 30 €

Si «le néant n'a pas de propriétés», selon la formule de Malebranche, a-t-il cependant une histoire ? C'est à cette paradoxale question que le présent livre s'attache en cherchant à déployer les différentes significations de ce qui n'est pas, du radicalement non-étant parménidien jusqu'à l'être selon Heidegger qui, n'étant rien d'étant, est le Rien (Nichts) rendant possible la manifestation de l'étant. On le voit, l'histoire dont il s'agit ici est celle de la métaphysique, traversée par la tension entre un rejet pur et simple du néant, réduit à n'être qu'un mot (pour saint Augustin, Bergson et Carnap notamment), et, au contraire, l'affirmation d'une certaine positivité de ce qui ne relève pas directement d'une logique de l'être (pour Platon, Proclus, Scot Érigène, Maitre Eckhart ou Schelling, par exemple). Loin d'impliquer nécessairement la disparition, l'absence ou la mort, le néant permet de penser l'altérité, la matière, le devenir, la liberté humaine ou la suréminence du Premier Principe. Certains des textes de ce volume étaient inédits en français, la plupart ont été retraduits en étant attentif au vocabulaire du néant qui cherche à en saisir la nature fuyante.

Eikôn : l'image dans le discours des trois Cappadociens

Anca Vasiliu



Parution : juin 2010
Editeur : PUF
Collection : Epiméthée
Prix : 28 €

Eikôn est l'image qui ne s'expose pas mais se dit, chez Platon, de la réalité que recouvre l'aspect. Le rôle de cette image est de rendre l'être visible dans le reflet de l'apparaissant. Eikôn se dit donc de tout ce que le regard distingue comme réel ou vrai dans la saisie du visible. Il va de soi que cette image ne se montre pas pour elle-même ; elle ne montre que ce qu'elle signifie.

Pour les auteurs cappadociens de la fin du IVe siècle, eikôn désigne la possibilité d'une image de Dieu, de l'homme, de toute chose créée. Non trait pour trait, comme un dessin, ni présence de substitut, mais identité différée du réel ou du vrai qui rend vive la relation entre l'objet du regard et le sujet qui découvre l'image en lui-même en considérant tout ce qui lui est donné à voir.

Dieu parle visiblement, selon Basile de Césarée. Dès lors, le visible est le lieu de la réciprocité entre présence et signification de l'être, à condition de saisir cette révélation dans l'immanence des actes propres du langage, en préservant ainsi l'absolu de la transcendance. Tout en citant Basile, les Byzantins aboliront la condition linguistique signifiée par eikôn et appelleront «icône» l'image qui expose le divin sous les traits de l'homme. Depuis, l'audace d'un tel dévoilement n'a de cesse d'attiser la réflexion.

En deçà du sujet : du temps dans la philosophie transcendantale allemande

Alexander Schnell



Parution : juin 2010
Editeur : PUF
Collection : Epiméthée
Prix : 26 €

L'objectif du présent ouvrage est de mettre en évidence les liens d'affiliation, aussi complexes qu'implicites, entre la phénoménologie et la philosophie transcendantale allemandes. Si, depuis plusieurs années déjà, des travaux importants ont tenté de clarifier les «sources» austro-hongroises de la phénoménologie et cherché à rapprocher certaines lectures de la phénoménologie de la tradition analytique (voire cognitiviste), il est temps de montrer qu'il y a maintes raisons de procéder à une confrontation philosophique entre la phénoménologie comprise comme «idéalisme transcendantal» et les premières grandes élaborations de cette même tradition, inaugurée par Kant.

Le prisme ici utilisé est celui du temps et de la temporalité, en raison de la place centrale qu'occupe le temps en phénoménologie. Celle-ci ne pose pas simplement la question de l'origine du temps (permettant de dévoiler une «temporalité originaire»), mais elle aborde le temps en tant que dimension originaire de l'ouverture du sujet à l'objet, de la conscience au monde. Et dans la mesure où le temps est l'«étoffe» de la conscience intentionnelle, il entre bien entendu de manière décisive dans la constitution même de la subjectivité transcendantale. L'auteur traite du temps chez les plus grands représentants de la philosophie transcendantale allemande (Kant, Fichte, Schelling, Husserl, Heidegger, Fink), et en même temps il met l'accent sur les différents croisements et reprises qui témoignent des rapports systématiques entre les grands phénoménologues du XXe siècle et les pères fondateurs de l'idéalisme transcendantal.

Débats politiques et philosophiques au XVIIe siècle : la question de l'âme des bêtes chez Descartes et Gassendi, suivi de Coup d'état et pouvoir polit

Alexandra Torero-Ibad



Parution : juin 2010
Editeur : PRESSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL (PUL), Sainte-Foy
Collection : Mercure du Nord - Verbatim

La première étude examine la question de l'âme des bêtes au XVIIe siècle, à travers le débat qui oppose à ce sujet Descartes et Gassendi. Ce débat entre deux figures majeures de la première moitié du XVIIe siècle sous-tend l'opposition fondamentale de leurs systèmes philosophiques, et comporte des enjeux tout à la fois métaphysiques, physiques et théologiques. La seconde s'attache aux Considérations politiques sur les Coups d'État (1639), dans lesquelles Gabriel Naudé se donne pour objet une certaine catégorie d'actions politiques, par lesquelles les Princes se situent, non seulement hors du cadre de la morale, mais encore de celui du droit. Or ces actes, considérés comme « exceptionnels », n'en sont pas moins révélateurs de la nature même de l'exercice du pouvoir.

Ethique de la mode féminine

Mariette Julien et Michel Dion (dir.)



Paru le : 16/06/2010
Editeur : PUF
Prix : 24 €

Existe-t-il une façon éthique pour les femmes de s’habiller ou de transformer leur corps ? Qui est responsable de l’apparence des femmes dans nos sociétés : les femmes elles-mêmes, les dessinateurs de mode ou l’industrie du marketing, du vêtement et des cosmétiques ? Les fillettes et les adolescentes perçoivent-elles la mode comme un instrument d’asservissement ou de liberté ? On peut légitimement se demander si les femmes ont les moyens de faire preuve d’éthique dans leurs choix de vêtements, de coiffure et d’apparence corporelle, étant victimes d’un système marchand qui les tyrannise sans relâche.
Les acteurs de l’industrie de la mode peuvent-ils faire preuve d’éthique au niveau de la création, de la production et de la commercialisation de leurs produits sans risquer d’être moins compétitifs ? Autant de questions qui démontrent l’étendue des dilemmes éthiques auxquels l’industrie de la mode féminine est confrontée.

vendredi 18 juin 2010

La dialectique d'Héraclite à Marx

René Mouriaux



Paru le : 17/06/2010
Editeur : Syllepse (Editions)
Collection : Utopie critique
Prix : 20 €

Au moment où s’esquisse un « grand retour de Marx », il est particulièrement opportun de connaître d’où provient sa méthode et d’en comprendre l’originalité.
La crise du capitalisme ouverte à l’automne 2009 avec la faillite des grandes banques américaines conduit à s’interroger sur les contradictions du régime économique. Le problème est-il uniquement financier ? La mondialisation du système, à supposer qu’il soit possible de brider la spéculation, suffit-elle ? Passer de la morale à l’analyse scientifique requiert une rupture avec les bons sentiments, les évidences des représentations courantes et l’approximation des déductions ordinaires. Comment raisonner correctement ? Comment penser le mouvement ? Intimement liées, les deux questions n’en sont pas moins distinctes et ont donné lieu à deux branches de la philosophie, la logique formelle et la logique dialectique. L’ouvrage de René Mouriaux traite des deux versants du savoir attaché au raisonnement valide et fécond.
Le terme de dialectique a plusieurs significations puisqu’il désigne au moins, selon les époques ou les auteurs, trois réalités différentes, un raisonnement sur le vraisemblable, la logique formelle elle-même, la pensée en mouvement, notamment chez Platon, Hegel, Marx. René Mouriaux étudie au cours des trois grandes périodes, l’Antiquité païenne, la pensée chrétienne du 5e au 15e siècle, l’époque moderne, l’élucidation de l’acte de raisonner, concept, jugement, syllogisme et les tentatives de formaliser le processus de la pensée en mouvement qui affirme, nie et renie. Deux chapitres sont consacrés à Karl Marx, le premier présentant sa vie et son oeuvre, le second son mode de raisonnement. Appuyé sur les dernières traductions et les commentaires, des plus anciens aux plus récents, l’analyse du discours marxien vise à montrer que ce dernier ne saurait être isolé des conjonctures historiques qui le conditionnent et qu’il tente d’infléchir. La dialectique est dans les choses et le savoir scientifique des sociétés, de l’économie, de la politique, de l’idéologie réclame une pensée en mouvement, attachée à expliciter les processus, les continuités et les ruptures.

Le Ménexène de Platon et la rhétorique de son temps

Robert Clavaud



Sortie : 19/06/2010
Editeur : Belles Lettres
Collection : études anciennes
Prix : 55 €

Écrit vraisemblablement vers 386/385, le Ménéxène s'attache à l’éloquence politique lors d’oraison funèbre en l’honneur de citoyens morts au combat. Dans ce dialogue, Socrate indique au jeune Ménéxène qui entre en politique, comment se moquer des orateurs en lui récitant une oraison funèbre provenant de sa maîtresse Aspasie, épouse de Périclès. L’ouvrage décortique l’un des premiers dialogues de Platon.

mardi 15 juin 2010

Critique de la déraison pure : la faillite intellectuelle des nouveaux philosophes et de leurs épigones

Daniel-Salvatore Schiffer



Parution : mai 2010
Editeur : Bourin éditeur, Paris
Prix : 22 €

Fin des années 1970 : les « nouveaux philosophes » envahissent les médias. Ils s'appellent André Glucksmann, Maurice Clavel, Jean-Marie Benoist, et surtout Bernard-Henri Lévy. Ils seront bientôt suivis d'amis proches sur le plan idéologique dont, au premier rang, Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner. Trente ans plus tard, que reste-t-il de leur réflexion ? Si les membres de ce courant ont incontestablement marqué la scène publique française, leur héritage fait débat sur le plan philosophique. C'est sur ce terrain que Daniel Salvatore Schiffer a choisi d'exercer son regard critique. Essai aux accents pamphlétaires, Critique de la déraison pure, référence directe au maître ouvrage d'Emmanuel Kant, dresse un bilan cinglant de la pensée léguée par les « intellectuels médiatiques ». Loin de se borner à la mise en cause de leurs postures, ce livre engage, pour la première fois, une réflexion de fond sur les dérives et les manipulations logées au coeur de leur philosophie.

Les avatars du vide : Démocrite et les fondements de l'atomisme

Heinz Wismann



Parution : mai 2010
Editeur : Hermann, Paris
Collection : Le Bel aujourd'hui
Prix : 28 €

Démocrite n'est pas un matérialiste au sens ordinaire : ses atomes ne sont pas des corps. Les trois études ici réunies offrent leurs éclairages croisés pour réfuter cette idée reçue, vieille de deux mille ans. Et la tradition ainsi forgée perdure aujourd'hui, aveugle au fait que les atomistes - Démocrite et Leucippe - n'avaient nullement en tête des corpuscules ou des molécules préfigurant Dalton et l'atomisme du XIXe siècle. La théorie platonicienne des idées a d'emblée refusé la concurrence insupportable avec l'identification des atomes à des «idées». D'où l'impressionnant silence de Platon à l'égard de Démocrite.

Plus visiblement polémique, Aristote a ensuite systématiquement retraduit les concepts démocritéens en les privant tous de leur sens dynamique : cette traduction est allée de pair avec une interprétation qui voulait faire de Démocrite un adversaire aisément réfutable.

Or, malgré l'état déficient des sources - aucun ouvrage de Démocrite ne nous est parvenu -, l'auteur mène une enquête extrêmement précise, à la fois philologique et philosophique, et parvient à reconstituer ce que la réception a voulu étouffer ou fausser à travers les citations dont elle usait. Au terme de sa lecture insistante, l'auteur révèle l'atomisme antique sous un jour très différent, mais d'autant plus proche de nos spéculations contemporaines.

Le philosophe et le loup

Mark Rowlands



Parution : mai 2010
Editeur : Belfond, Paris
Collection : L'esprit d'ouverture
Prix : 18 €

Mark Rowlands est tout jeune professeur de philosophie à l'université d'Alabama lorsqu'il adopte un loup de six semaines qu'il baptise Brenin. C'est le début d'une cohabitation improbable, dont le philosophe sortira enrichi et transformé à jamais. Du difficile dressage des débuts aux longues promenades dans les montagnes sauvages de l'Alabama, de l'épreuve de la maladie à la naissance des petits de Brenin vont surgir d'extraordinaires leçons de vie.

Une réflexion passionnante sur l'homme et la nature, où le philosophe va réévaluer des questions essentielles comme l'amour, le bonheur, la nature ou la mort. Un document tour à tour poignant et amusant, léger et brillant, qui nous fait comprendre ce que c'est qu'être humain, profondément.

Mark Rowlands est professeur de philosophie à l'université de Miami. Il est l'auteur de nombreux essais, traduits en quinze langues. Il a beaucoup voyagé, s'est installé successivement en Alabama, en Irlande, en Angleterre et en France, et vit aujourd'hui aux États-Unis.