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mardi 5 novembre 2019

Revue de Métaphysique et de Morale N° 4, Octobre-décembre 2019 : Plier le modèle au réel : Wittgenstein (années de transition)

PUF - Décembre 2019


Noëlle Batt : Jeux de langage philosophiques, jeux de langage poétiques. Wittgenstein et Ponge ; Arild Utaker : Langage et réalité. L'enjeu du "tournant grammatical" chez Wittgenstein ; Pierre Cassou-Noguès : Le modèle de la carte : Wittgenstein, Deleuze et les neurosciences ; Arley Moreno : Pragmatique de la relation/propriété interne : l'aspect ; Antonia Soulez : De l'analogie au modèle ? L'émergence de l'aspect dans "Notre méthode" ; Bulletins de philosophie contemporaine ; Recensions

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vendredi 15 avril 2016

Christian Cavaillé : Les jeux de langage chez Wittgenstein

Demopolis - Avril 2016 - Philosophie en cours


L'essai est d'abord une introduction à la lecture des Recherches philosophiques de Wittgenstein (écrites entre 1936 et 1950), Recherches qui se réclament de l'ordinaire du langage et de la vie, élaborent une philosophie des « jeux de langage » inscrits dans les « formes de vie », pratiquent l'analyse critique des emplois différenciés, circonstanciés et pertinents des mots.
L'essai examine aussi la transformation de la pensée de Wittgenstein : la critique de la métaphysique effectuée antérieurement par le Tractatus logico-philosophicus (publié en 1921) au nom de la rigueur du calcul des propositions est à la fois prolongée et retournée contre le logicisme de ce traité : la proposition n est qu un « jeu de langage » parmi d autres.
Le livre insiste enfin sur l'actualité et la fécondité d une pensée attentive avec rigueur et lucidité au langage de la vie réelle et à la diversité de ses aspects.

Christian Cavaillé. Né en 1943. Ancien élève de l'ENS de Saint-Cloud. Agrégé de philosophie. Ancien professeur de philosophie. Auteur d'essais de philosophie : Philosopher depuis Montaigne et après Wittgenstein, Parti pris du réel, Façons du réel (L'Harmattan), Montaigne et l'expérience (Scérén-cndp), d'articles (Revue Medium) et de recueils de poésie.

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jeudi 19 février 2015

Valérie Aucouturier et Marc Pavlopoulos (Ed.) : Essais sur la philosophie d'Elizabeth Anscombe

Publications de la Sorbonne - Février 2015 - Collection : Logique, langage, sciences, philosophie


Qu'est-ce qu’agir dans une certaine intention ? Comment faire la différence entre agir intentionnellement d’une part, et provoquer quelque chose sans en avoir l’intention d’autre part ? Faut-il penser l’intention comme une idée d’action que nous formons avant d’agir, ou bien comme une forme et un sens qui se dégagent dans l’action elle-même ? La pensée pratique est-elle de même nature que la pensée théorique ? Ou bien est-ce seulement dans l’action que se conçoit et se définit une pensée pratique proprement humaine ? Tel est le noyau des questions abordées dans ce collectif critique consacré à l’œuvre d’Elizabeth Anscombe (1919-2001), philosophe majeure du XXème siècle et néanmoins aujourd’hui encore, méconnue. D’autres questions non moins intéressantes s’articulent autour de ce premier noyau, notamment : en quel sens la perception est-elle intentionnelle ? Du point de vue logique, une action est-elle un prédicat comme un autre, ou bien sa forme verbale est-elle irréductible – auquel cas les phrases d’action poseraient un sérieux problème aux logiques tant classiques que post-frégéennes ? Le plaisir est-il un bien ? Un choix pleinement rationnel peut-il être libre ? Dire « je », est-ce faire référence à une personne en particulier ? Une action involontaire peut-elle être rationnelle ? Précédés d’un avant-propos de Vincent Descombes qui revient sur la « métaphysique » et la méthode d’Anscombe, les essais réunis ici forment, d’une part, une introduction critique à la pensée riche, incisive et toujours radicale d’Anscombe sur toute une variété de questions pérennes de la philosophie. D’autre part, notamment pour les lecteurs familiers de la philosophie anglo-saxonne, ces essais entreprennent de confronter les positions et les arguments d’Anscombe à des problématiques tout à fait contemporaines et de penser à partir, mais pas toujours avec, la philosophe d’Oxford. Où l’on pourra constater que nous avons beaucoup à apprendre et à penser par celle que l’on ne connaît souvent que comme exécutrice testamentaire et traductrice de Wittgenstein, alors qu’elle fut aussi et surtout une philosophe de plein droit, et de tout premier ordre.

SOMMAIRE

Remerciements
Avant-propos
Vincent Descombes
Introduction
Valérie Aucouturier et Marc Pavlopoulos
Anscombe sur l'expression des intentions : une exégèse
Richard Moran et Martin J. Stone
Anscombe et le problème de la causalité mentale
Rémi Clot-Goudard
La connaissance pratique, ou comment lire l'intention dans les faits
Marc Pavlopoulos
Libre arbitre et responsabilité morale
Cyrille Michon
Le plaisir est-il un bien ?
Roger Teichmann
L’intentionalité de la sensation
Valérie Aucouturier
Anscombe et McDowell à propos de « Je »
Rachael Wiseman
Que prouve l’argument des stopping modals ?
Philippe de Lara
Proposition et connexion non prédicative
Bruno Gnassounou
La rationalité de l’involontaire. Une difficulté pour l’analyse anscombienne de l’action intentionnelle
Anselm W. Müller
Repères bibliographiques
Index des noms
Les auteurs

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samedi 4 octobre 2014

Rolf Wintermeyer : Lichtenberg, Wittgenstein et la question du sujet

PU Paris-Sorbonne - 2 octobre 2014 - Collection : Monde germanique

 

Étincelle de la philosophie du langage moderne, Lichtenberg fait, le premier, apparaître que nous sommes toujours en train de parler déjà quand nous nous mettons à raisonner sur le langage. Nous ne pouvons sortir du langage avec le langage. La théorie ascétique et entièrement descriptive de Wittgenstein constitue une mise en application systématique de la maxime de Lichtenberg : « Toute notre philosophie est rectification de l’usage linguistique. » Wittgenstein cherche à appréhender ce qui, dans le langage, est seul susceptible de fonctionner (d’avoir du sens ou une utilisation concrète) et ce qui ne l’est pas. Le sujet n’est pas à proprement parler éliminé. Or si l’on se limite à ce qui est seul possible et sensé dans l’utilisation du langage, les problèmes posés par les prérogatives du sujet s’éteindraient d’eux-mêmes. Lichtenberg, en revanche, parvient à relier la mise au centre du sujet de l’expérience, caractéristique de son époque, à une approche non pas affirmative, mais performative, expérimentale et mouvante du sujet. Le dialogue entre ces deux auteurs si éloignés dans le temps est susceptible d’éclairer d’une lumière nouvelle l’œuvre de Wittgenstein, voire d’aider à mettre à distance les impasses et dualismes coutumiers : holisme et individualisme, langage privé et public, subjectif et intersubjectif, structure et rythme, identité et éclatement, profondeur et surface, explication causale et explication par l’usage ou par le jeu qui est déjà en cours...

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vendredi 25 novembre 2011

La philosophie expérimentale

Julien DUTANT, Édouard MACHERY, Joshua KNOBE, Eddy NAHMIAS, Florian COVA, Shaun NICHOLS

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Novembre 2011 – Vuibert – 32 €

Un ouvrage qui renouvelle les débats sur la conscience, le rôle des intuitions en philosophie, la moralité, le déterminisme et la liberté.

La philosophie expérimentale est un mouvement récent qui tente de faire progresser certains débats philosophiques grâce à l'utilisation de méthodes expérimentales. À la différence de la philosophie conventionnelle qui privilégie l'analyse conceptuelle ou la spéculation, la philosophie expérimentale préconise le recours aux études empiriques pour mieux comprendre les concepts philosophiques. Apparue il y a une dizaine d'années dans les pays anglo-saxons, cette approche constitue actuellement l'une des branches les plus dynamiques de la philosophie contemporaine.
L'objectif de cet ouvrage est d'offrir un contact direct avec les travaux les plus connus et les plus discutés des philosophes expérimentaux. Il regroupe ainsi dix textes représentatifs de ce domaine jeune, mais déjà florissant, et couvre une large partie du champ philosophique contemporain (philosophie du langage, théorie de la connaissance, conscience, théorie de l'action, éthique et philosophie des sciences).

lundi 20 juin 2011

Wittgenstein et le motif esthétique

Bruno Goyet

1

Juin 2011 – P.U. de Rennes – 18 €

L’Art  qui occupa une place si importante dans la vie de Ludwig  Wittgenstein serait, pour la plupart des commentateurs, un thème négligé dans son œuvre, au point que certains ont voulu faire de lui un tenant de l’anti-essentialisme artistique. Grâce à une nouvelle ressource
documentaire – la Bergen  electronic edition du Nachlass – ce livre propose de rouvrir le dossier. Apparemment inef able dans le Tractatus logico-philosophicus,  l’esthétique se laisse caractériser par une étude serrée des textes. Ainsi que de bons lecteurs l’ont déjà relevé, les remarques si fréquentes de Wittgenstein sur les artistes et leurs œuvres participent déjà d’une théorie esthétique. Sous la forme de métaphores et de références, le motif esthétique informe ou irrigue toute l’œuvre. Il y a même, selon les analyses de cet essai, une solution esthétique aux célèbres paradoxes du Tractatus. Enfin, l’esthétique liée aux concepts de raisons, de monstration, d’aspect se voit attribuer une essence dans un texte inédit, dont la mise au jour commentée et systématisée invalide la thèse d’un anti-essentialisme artistique chez Wittgenstein.

Sommaire

Préface de Roger Pouivet

Le nœud du problème

  • Prologue tractarien : éthique et esthétique sont une seule et même chose
  • Destins de l’apophatisme tractarien : les Leçons sur l’esthétique
  • L’autre aspect de l’esthétique ; sa parenté avec l’éthique
  • L’explication par les raisons : questions annexes ou Freud et les explications esthétiques
  • Art incorporé et art incarné

L’esthétique comme source de la réflexion conceptuelle

  • Figures de l’esthétique dans le Tractatus et les Recherches
  • Art et compréhension

Questions ultimes, dernières hypothèses

  • Jeter l’échelle
  • Voir de nouveaux aspects : philosophie de l’art et art de la philosophie

mercredi 15 juin 2011

Philosophie, le jour d'après demain

Stanley Cavell

7

Mai 2011 - Fayard, Paris - Collection Ouvertures – 24,50 €

« Ma position a toujours été celle de l'ignorance attentive », écrit Stanley Cavell dans ses mémoires. Dans Philosophie. Le jour d'après demain, il tisse ensemble, sans doute pour la première fois et comme un testament pour après-demain, tous les fils de cette pensée hésitante et jubilatoire qui fait son originalité.

Héritier de la philosophie analytique, du scepticisme, de Wittgenstein et d'Austin, Stanley Cavell fait de l'Amérique elle-même un objet philosophique. Il fait se répondre Nietzsche et Emerson, ou Thoreau et Heidegger, et mêle intimement la relecture des penseurs déterminants à ses yeux avec celle des oeuvres littéraires, des opéras ou des films, de Shakespeare à Fred Astaire.

Cet ouvrage regroupe dix courts essais dans lesquels le talent de Cavell pour lire les oeuvres d'art qui nous entourent, sa capacité d'émerveillement et son sens de l'éloge au quotidien transparaissent à chaque page. « Qu'est-ce qui arrive à la philosophie ? »

vendredi 10 juin 2011

Lectures de la philosophie analytique

 Laugier Sandra et Plaud Sabine (sous la direction de)

9782729864323

Juin 2011 – Ellipses – “Lectures de“ – 35 €

Le nom de « philosophie analytique » désigne un courant philosophique qui a pris son essor au XXe siècle, et semble devenu dominant aujourd’hui dans le champ philosophique anglophone, voire international. Il est courant de l’opposer, par ses objets et par ses méthodes, à la philosophie dite « continentale ». À première vue, la philosophie analytique se distingue par les questions qu’elle privilégie : théorie du langage et philosophie de la logique, philosophie de l’esprit et de la connaissance... Elle se singularise aussi par le traitement qu’elle en propose : l’analyse, comprise comme adoption d’un style de pensée privilégiant l’établissement de distinctions, l’élucidation des questions à partir de l’examen de leur formulation, l’appel au sens commun et à la connaissance ordinaire.  

La philosophie analytique est cependant loin d’être unifiée, et son développement a, de fait, produit les styles les plus variés. Le champ analytique s’étend au-delà de la philosophie de la logique, du langage ou de l’esprit : la méthode analytique s’applique à des questions éthiques, esthétiques, politiques, métaphysiques. Elle est également marquée, de ses origines au temps présent (de Frege, Wittgenstein, à Quine, Rawls, Brandom), par des figures philosophiques majeures, qui demeurent irréductibles à tout dogme. Enfin, la confrontation rituelle entre philosophie analytique et philosophie continentale ne rend pas justice à la trame complexe de dialogue et d’héritages où s’inscrivent ces deux traditions, et qui produit la pensée contemporaine dans ce qu’elle a de plus vivant.

Le présent volume, qui réunit des contributions de spécialistes reconnus du domaine, propose un tableau de la philosophie analytique dans sa diversité – ses grandes thématiques, ses thèses principales, ses figures emblématiques – et un regard nouveau sur l’importance et l’originalité philosophiques de la philosophie analytique.

(Editeur)

mercredi 27 mai 2009

Entre logique et langage

François Rivenc et Gabriel Sandu



Paru le: 23/05/2009
Editeur : Vrin
Collection : mathesis
Prix : 20 €

Le Tractatus Logico-Philosophicus, publié en 1921, est la première œuvre de Wittgenstein. L’ouvrage, unique par sa forme et son contenu, a été souvent traité de “météorite” et tenu pour l’œuvre d’un génie inclassable – manière de le mettre à l’écart à la fois de la pensée du “second” Wittgenstein et des grands courants philosophiques de l’époque.
Le présent livre a pour ambition de rétablir l’objet du Tractatus, celui d’une comparaison et d’une discussion attentive des travaux de Russell et de Frege. Wittgenstein connaît parfaitement les deux pensées. Il élabore sa propre réflexion à partir de leurs divergences. C’est ainsi en se fondant sur les différences et les oppositions entre les théories russellienne et fregéenne de la proposition, de l’objet, du symbole et de l’analyse, qu’il renouvelle profondément la philosophie de la logique et du langage.