mercredi 6 décembre 2017

Christophe Grellard (éd.) : Miroir de l'amitié. Mélanges offerts à Joël Biard

Vrin - Décembre 2017 - Études de philosophie médiévale


A l’occasion de ses 65 ans, plusieurs de ses amis, collègues et étudiants ont voulu jeter un regard à la fois rétrospectif et prospectif sur l’oeuvre et la carrière de Joël Biard. Du CNRS (Centre d’histoire des sciences et des philosophies arabes et médiévales) à l’Université de Tours-François Rabelais (Centre d’études supérieures de la Renaissance), il n’a cessé de travailler à faire mieux connaître une période négligée de l’histoire de la philosophie, le Moyen Âge. Auteur d’une œuvre ample et exigeante, qui fait désormais autorité dans plusieurs domaines, il a permis de réévaluer l’importance du Moyen Âge tardif dans les bouleversements intellectuels qui agitent l’Europe entre le XIVe et le XVIe siècles. Il a ainsi profondément renouvelé notre connaissance de l’histoire des sciences et de la philosophie de cette période. A partir de ces acquis, les études ici réunies entendent montrer le dynamisme des champs d’enquête (logique et philosophie naturelle, études buridaniennes, Renaissance) qu’il a marqués de son empreinte, et mettre au travail une oeuvre dont la fécondité n’est plus à démontrer.

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Isabelle Thomas-Fogiel (dir.) : Tristes réalismes, exploration d'un tropisme philosophique contemporain

Vrin - Décembre 2017 - Bulletin de la société française de philosophie


La réflexion proposée dans cette conférence prend sa source dans un étonnement, voire une stupéfaction, face à la configuration de la philosophie de ces trente dernières années. En effet, la production philosophique paraît s’y réduire à une unique revendication, que l’on pourrait résumer par cette injonction lancée aux enfants du siècle : « Faites-vous réalistes ».
Or, il semble difficile, pour l’historien de la philosophie, de ne pas s’interroger sur ce phénomène de cristallisation, qui est d’autant plus étonnant que ses origines sont à ce point multiples (de la phénoménologie à la philosophie du langage ordinaire, en passant par la métaphysique analytique comme continentale) qu’il transcende les grandes partitions qui ont structuré, depuis l’après-guerre, notre paysage philosophique (telle, celle entre analytique et continentale).
Trois questions seront ainsi posées : tout d’abord, que signifie, pour ceux qui le revendiquent aujourd’hui, le terme « réalisme », ou, pour le dire autrement, quels sont les actes fondamentaux qui, par-delà la diversité des approches, sont communs à tous et donnent quelque consistance à l’appellation affichée? Peut-on, ensuite, à partir de l’analyse de ces principes structurels qui délimitent la sphère du réalisme contemporain, en repérer les apories, ou pour le dire de manière moins négative, dessiner les interrogations que suscite cette actuelle configuration, interrogations qui peuvent être conçues comme autant de pistes de recherche pour qui voudrait affermir, ou à l’inverse critiquer, cette nouvelle constellation conceptuelle? Enfin, ces problèmes rencontrés ne nous conduisent-ils pas à revenir sur la définition de la vérité unanimement mise en avant par les actuels réalistes?

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Collectif : Entre nature et histoire. Mœurs et coutumes dans la philosophie moderne

Classiques Garnier - Décembre 2017


Cet ouvrage analyse le rôle des mœurs et des coutumes dans les discours philosophiques modernes et dans l’interrogation des classiques sur la subjectivité, le statut de la morale, la constitution et les limites de la souveraineté.


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mardi 5 décembre 2017

Éric Marquer et Paul Rateau (dir.) : Leibniz lecteur critique de Hobbes

P.U. Montréal / Vrin - Décembre 2017 - Analytiques


L’influence exercée par la lecture de Hobbes sur la pensée de Leibniz est attestée par le témoignage du philosophe allemand lui-même. Il déclare en effet à son aîné : « Je crois avoir lu la plupart de vos œuvres publiées tantôt séparément, tantôt rassemblées, et je prétends en avoir tiré profit comme peu d’autres en notre siècle. »
À notre connaissance, Leibniz n’en dira jamais autant d’un autre de ses contemporains. Et rien ne laisse présumer que cette déclaration de 1670, alors qu’il n’a que 24 ans, ne soit pas sincère. Au contraire, les contributions réunies dans ce volume ne font qu’en confirmer la justesse et la validité au-delà des seules années de jeunesse. Elles montrent que Leibniz connaît bien l’œuvre de Hobbes : qu’il l’a méditée très tôt, qu’il l’a fréquentée assidûment, en y trouvant des ressources théoriques fécondes et en y puisant certains concepts. Qu’il y est même revenu, preuve que l’influence ne s’est pas arrêtée au jeune homme, mais que l’intérêt a perduré tout au long de sa carrière intellectuelle. Hobbes est pour Leibniz un auteur incontournable de la modernité et bien qu’il n’ait pas réussi à entrer directement en contact avec lui, il en a fait dans ses textes un interlocuteur majeur, dont il rencontrait forcément les thèses, en traitant de physique, de théorie de la connaissance, de morale, de religion, de droit ou encore – bien sûr – de politique.

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G.W.F. Hegel : Leçons sur la logique et la métaphysique. Heidelberg, 1817

Vrin - Décembre 2017 - Bibliothèque des Textes Philosophiques


Au moment même où paraît la première édition de l’Encyclopédie des sciences philosophiques, Hegel, tout nouveau titulaire d’une chaire universitaire à Heidelberg, y tient ces leçons sur la logique au semestre d’été 1817. Elles se réfèrent donc aux paragraphes de cette édition, dont elles constituent le meilleur commentaire concernant la logique. Le texte des leçons, souvent considérablement développé par rapport aux paragraphes auxquels il renvoie, présente en outre une indéniable originalité. On y trouve en effet des différences significatives dans l’ordre de présentation des thèmes et plusieurs passages évoquent des notions absentes dans l’ouvrage de 1817, mais développées dans les éditions ultérieures de l’Encyclopédie. Ce texte projette ainsi une vive lumière sur le moment logique, « âme » de tout le système, et sur les clarifications que Hegel ne cessera de lui apporter jusqu’à la fin de ses jours.

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Revue philosophique de la France et de l'étranger 2017/4 (Tome 142) : Franz Brentano

PUF - Décembre 2017


Denis Fisette, Guillaume Fréchette
Page 459 à 470
Brentano et la France

Alain de Libéra
Page 471 à 490
Le Centaure et le SchimmelOnto-logique d’une fiction dans la Psychologie du point de vue empirique

Kevin Mulligan
Page 491 à 512
Incorrect emotions in ancient, austrian & contemporary philosophy

Barry Dainton
Page 513 à 528
Brentano on Phenomenal Unity and Holism

Uriah Kriegel
Page 529 à 558
Brentano’s Evaluative-Attitudinal Account of Will and Emotion

Page 559 à 596
Références bibliographiques du fascicule

Page 597 à 601
Analyses et comptes rendus


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lundi 4 décembre 2017

Philosophia Scientiae T21/3 2017 : N'allez pas croire ! Hommage à Pascal Engel

Kimé - Novembre 2017


Gerhard Heinzmann et Jacques Morizot
Preface
Jean-Baptiste Guillon
Réflexivité épistémique et défense forte du sens commun. Remarques sur l’épistémologie de Pascal Engel 
Gerhard Heinzmann
Dialogue sur le vrai
Cyrille Imbert
Simulations, explication, compréhension : essai d’analyse critique 
Diego Marconi
Philosophical Thought Experiments: The Case for Engel
Jacques Morizot
Quelques variations sur la philosophie et la connaissance littéraire 
Roger Pouivet
Le droit de (ne pas) croire. Une réponse à Pascal Engel 
Ernest Sosa
Judgment Puzzles. In Conversation With Pascal Engel 
Pascal Engel
Responsiones ad Amicos 
Pascal Engel
Pascal Engel. Publications

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Jérôme Lèbre et Jacob Rogozinski (dir.) : Jean-Luc Nancy. Penser la mutation

Presses Universitaires de Strasbourg - Novembre 2017 - Cahiers philosophiques de Strasbourg


Notre monde est en pleine mutation et l’humanité mute elle aussi. Ces deux expériences du contemporain sont devenues de plus en plus insistantes dans la pensée de Jean-Luc Nancy et font le lien entre sa pensée du corps et sa pensée de l’histoire. Ce volume réunis des contributions présentées à l’occasion du premier colloque international qui s’est tenu autour de ce philosophe strasbourgeois de renommée mondiale. Selon le souhait de Jean-Luc Nancy, les intervenants ont gardé dans leur texte une attention constante à ce présent qui fait plus que changer.
Ce numéro de revue concerne les lecteurs, universitaires ou non, intéressés par la philosophie, la littérature, l’art, l’histoire et la théologie.

Ont participé à ce volume : I. Alfandary, D. Cohen-Levinas, M. Fischer-Geboers, J.-M. Garrido, W. Hamacher, J. Lèbre, A. Liviana Messina, B. Manchev, J.-L. Nancy, Y. Nishiyama, A. Potestà, J. Rogozinski, M. Sá Cavalcante Schuback

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Amor Cherni : Penser le sensible II. Génération

Les points sur les i - Décembre 2017


La génération ou la reproduction est la venue au monde de l'être vivant. Ce phénomène pose de redoutables problèmes aux savants classiques (XVII°-XVIII° s.). Il s'agit d'abord de savoir son mode de production qui varie selon les règnes, les genres et les espèces, allant du plus simple au plus complexe. Mais les savants s'y arrêtent à la distinction de deux formes principales : l'une singulière, l'autre binaire ou duelle. La première est observée chez les végétaux et certains genres d'insectes ou d'animaux inférieurs qui se reproduisent par division. La seconde apparaît chez les animaux supérieurs et nécessite le concours de deux individus. Cette dualité étonne les savants de l'époque qui cherchent à comprendre la part qui y revient à chacun des parents, la manière dont se fait le mélange, si mélange il y a, ce qui en résulte, etc. Consacré au courant qui expliquait la génération par la préexistence des germes, le présent ouvrage étudie les réponses que ce courant apportait à ces questions : où se trouvent ces germes ? Que leur apporte la fécondation ? Quels changements sont-ils appelés à connaître dans leur venue à la vie sensible ? Quelles conséquences en résulte-t-il sur le statut de l'espèce, etc. On montre ici comment ces interrogations et ces débats ont conduit du fixisme de l'époque à l'évolutionnisme d'aujourd'hui.

Amor Cherni est professeur de philosophie à l'Université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand et a l'Université de Tunis.

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dimanche 3 décembre 2017

Revue L'Homme N° 223-224 : De la responsabilité

EHESS Editions - Novembre 2017


La responsabilité, en tant que concept juridique, philosophique et moral, mais aussi en tant que notion utilisée dans des situations ordinaires, est au cœur du dossier thématique coordonné par Deborah Puccio-Den pour le numéro 223-224 de L'Homme. 

Par une approche interdisciplinaire réunissant anthropologues, sociologues, historiens et juristes, ce dossier interroge la nature du lien privilégié que l’on établit entre actes et personnes dans différents contextes et sociétés, ainsi que les mécanismes d’attribution de la faute et les controverses autour des processus de réparation, tout en prêtant une attention particulière à la tension entre individuel et collectif. Le numéro inclut également un débat sur ce qui éloigne ou rapproche aujourd'hui l’anthropologie sociale, l’anthropologie biologique et la préhistoire, du point de vue épistémologique et institutionnel.

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Revue du M.A.U.S.S : Quand dire c'est donner. Parole, langage et don

La Découverte - Novembre 2017 - REVUE M.A.U.S.S


Bavarder, plaisanter, n'est-ce pas s'adonner, par jeu, au pur plaisir de l'échange des mots ? Au fond, pour détourner la formule fameuse de John Austin, dire n'est pas seulement faire, mais donner.

Plus que le silence, la parole est d'or. Et si elle l'est, n'est-ce pas, fondamentalement, parce que la parole est don ? Qu'est-ce, en effet, qu'une conversation, une simple salutation, sinon un flux de paroles données, reçues et rendues ? Bavarder, plaisanter, n'est-ce pas s'adonner, par jeu, au pur plaisir de l'échange des mots ? Au fond, pour détourner la formule fameuse de John Austin, dire n'est pas seulement faire, mais donner. 
Une telle hypothèse ouvre une perspective audacieuse, insuffisamment explorée. Elle est ici déployée tant pour esquisser une conception résolument relationnelle du langage qu'une approche généreuse de la parole : parole-offrande, telles la parole poétique, la prière, la confidence ; parole-alliance, celle du serment et de la promesse ; mais aussi, notamment en psychanalyse, parole salvatrice, parole qui soigne en permettant de revenir à soi. Comme si les personnes et les sociétés humaines avaient besoin, pour s'affirmer, se manifester et perdurer, de se nourrir sans cesse de ces liens ténus, fragiles, que constituent ces mots qui s'échangent de bouche à oreille. 
Pour autant, la parole qui se donne possède autant de charmes que de dangers. Elle est aussi lourde de violence potentielle. Ce pourquoi il faut apprendre à " tenir sa langue "...

Fondée en 1981, et dirigée par Alain Caillé, la Revue du M.A.U.S.S. (Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales) s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à ce qui se produit à l'intersection des sciences sociales, du politique et de l'histoire. Elle s'est imposée comme l'un des lieux importants du débat public en France.

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Bernard LE BOVIER FONTENELLE : Entretiens sur la pluralité des mondes (édition critique)

Hermann - Novembre 2017


« Notre folie, à nous autres, est de croire aussi que toute la Nature, sans exception, est destinée à nos usages […]. Sur ce principe on ne manqua pas d’abord de s’imaginer qu’il fallait que la Terre fût en repos au centre de l’Univers, tandis que tous les corps célestes qui étaient faits pour elle, prendraient la peine de tourner à l’entour pour l’éclairer. »

Célèbre essai sur l’astronomie publié en 1686 et 1687, les Entretiens sur la pluralité des mondesrévolutionnèrent en leur temps les mentalités, achevant de bouleverser notre compréhension de l’Univers. Ce texte de Fontenelle, qui contribua à la réfutation des conceptions idéologiques, scolastiques et théologiques de la cosmologie, constitua une étape importante dans l’établissement des certitudes scientifiques nouvelles. 

Jacques Prévot, chercheur en littérature et grand spécialiste du libertinage au xviie siècle, propose ici une édition critique de ce livre devenu une incontournable référence.

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samedi 2 décembre 2017

Dragos Calma et Zénon Kaluza (dirs.) : Regards sur les traditions philosophiques (12e-16e siècles)

Leuven University Press - Novembre 2017 - Ancient and Medieval Philosophy - Series 1


Des perspectives nouvelles sur les diverses faces du thème de la tradition au Moyen Age
Le volume étudie comment les médiévaux ont compris et discuté les traditions philosophiques et, ce faisant, de quelle manière ont-ils participé à en formuler de nouvelles. Il analyse également dans quelle mesure les historiens ont-ils reconstitué ce sujet. Réunissant dix-sept études de cas allant de Hugues de Saint-Victor à Pietro Pomponazzi, le volume présente des perspectives nouvelles sur les diverses faces du thème de la tradition. Certaines contributions examinent un problème ou un texte choisis comme une bonne illustration d’une époque, d’un courant doctrinal ou d’une école. Dans l’ensemble, on apporte une perspective englobante de la "tradition" : un auteur médiéval discute une tradition tant antique (le péripatétisme) que contemporaine (le thomisme). D’autres contributions mettent en question des opinions historiographiques communément acceptées, tels que la présence du scepticisme ou du matérialisme au Moyen Age. Dans l’ensemble, on apporte une perspective englobante de la "tradition". 

Contributors
Dominique Poirel (Institut de recherche et histoire des textes, Paris), Katja Krause (University of Durham), Henryk Anzulewicz (Albertus-Magnus-Institut, Bonn), Ruedi Imbach (Université Paris 4-Sorbonne, Paris), Zénon Kaluza (Centre national de la recherche scientifique, Paris), Dragos Calma (University of Cambridge), Andrea Robiglio (Katholieke Universiteit Leuven), John Marenbon (Trinity College, Cambridge), Luca Bianchi (Università degli Studi di Milano), Odile Gilon (Université libre de Bruxelles), Christophe Grellard (École pratique des Hautes Études), Stefano Caroti (Università di Parma), Jean Celeyrette (Université de Lille)

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Alessandro Campi : Machiavel et les conjurations politiques. La lutte pour le pouvoir dans l'Italie de la Renaissance

Editions L'Harmattan - Décembre 2017


Le thème de la conjuration est central dans l'oeuvre de Machiavel. Il la conçoit comme un instrument de conquête du pouvoir et comme une technique de lutte politique. Cet ouvrage contredit une interprétation répandue selon laquelle Machiavel se serait limité à mettre en garde contre les conjurations. En réalité, il a élaboré une authentique phénoménologie ou anatomie de la conjuration. Ses réflexions représentent un manuel pratique pour le « coup d'Etat » et la conquête violente du pouvoir. Mais elles comprennent aussi des intuitions pertinentes en psychologie politique, sociologie du pouvoir et anthropologie sociale.

Alessandro Campi est né en 1961. Il est politologue et histoirien et enseigne la Science Politique à l'Université de Pérouse (Italie). Il est l'auteur de plusieurs essais dans le domaine de l'histoire de la pensée politique, en particulier sur la tradition du réalisme politique. Il a fondé en 2010 la « Rivista di Politica » et collabore régulièrement à plusieurs revues et quotidiens. Il est également membre du Comité de direction de l'Enciclopedia Machiavelli (Rome).

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Mahamadé Savadogo : Création et changement

Editions L'Harmattan - Décembre 2017


Interrogeant le sens de la relation entre une oeuvre et son auteur, cet ouvrage élabore une réflexion qui dévoile le profil du créateur, envisage l'évolution de l'oeuvre et s'arrête sur la relation entre création et socialisation. Le rapport entre culture et création et celui entre création et changement social, indiquent des passages entre la théorie de la création et la philosophie de l'histoire d'un côté et entre elle et la philosophie politique de l'autre. En définitive, l'enjeu de l'élaboration d'une théorie philosophique de la créativité va bien au-delà de la réhabilitation de la philosophie de l'art, hantée par « la mort de l'art ».

Mahamadé Savadogo est professeur à l'Université Ouaga 1 Joseph KI-ZERBO (Burkina Faso) et directeur de la revue « Le Cahier philosophique d'Afrique ». Il a déjà publié chez l'Harmattan « Théorie de la création. Philosophie et créativité » (2016), « Philosophie de l'action collective » (2013) et, enfin, « Penser l'engagement » (2012).

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vendredi 1 décembre 2017

Alain de Libera : La volonté et l'action. Cours du Collège de France 2015

Vrin - Novembre 2017 - Collection : Bibliothèque des philosophies


« Je n’ai pas voulu cela. » La phrase de Guillaume II reprise par Karl Kraus dans Les Derniers jours de l’humanité sert de fil conducteur à une archéologie du sujet de l’action, entendu comme sujet d’un libre « usage » (khrêsis) du vouloir et du faire. Le fond du débat est d’ordre logique. Il passe par une distinction entre volonté (voluntas) et nolonté (noluntas), vouloir faire (velle facere), ne pas vouloir faire (non velle facere) et vouloir ne pas faire (nolle facere) dont l’histoire est retracée d’Anselme de Cantorbéry à Roderick Chisholm. S’y déploie une série de questions analysées en détail d’Abélard à Locke, de Buridan à Schopenhauer, de Duns Scot à Hobbes, Bramhall et Leibniz. Suis-je libre de vouloir ce que je veux faire? De vouloir ce que je ne veux pas faire? De ne pas vouloir ce que je veux faire? Non seulement avant de le faire, mais en le faisant? De l’Âne de Buridan au principe des possibilités alternatives de Harry Frankfurt, tout est mobilisé pour faire comprendre comment c’est en théologie que s’est nouée la question philosophique du rapport entre vouloir, nouloir et principe de non-contradiction. Deux modèles, en effet, s’affrontent depuis que la tradition chrétienne a élaboré les bases logiques de la théorie de la volonté et de l’action : le modèle aristotélicien, mis en œuvre dans la théologie byzantine par le patriarche de Constantinople Sergius I er(† 638), fondé sur un principe de cohérence subjective du vouloir assertant qu’un même « sujet » ne peut vouloir simultanément deux contraires; le modèle augustinien, repris par Duns Scot et Hannah Arendt, affirmant que toute volonté fait en même temps acte de vouloir et de non-vouloir. « Il faut toujours deux volontés rivales pour vouloir. » Pour le reste : Spectemur agendo! « Voyez-nous faire! » Nos actes sont nos juges. Une réponse à toutes les dénégations.

Alain de Libera est professeur au Collège de France où il occupe la chaire d’histoire de la philosophie médiévale. Sont parus dans la même série L’invention du sujet moderne et L’Archéologie philosophique.

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Ghyslain-Jean Martin et Marie-Françoise Rivet : Philosophie ordinaire. Le dialogue

Editions du Panthéon - Décembre 2017 - Collection : Mémoires, Témoignages


Beaucoup de préoccupations et d'interrogations métaphysiques ont traversé les siècles et incitent aujourd'hui à rétablir la pratique du dialogue. La conversation pleine de promesses permet de se lier, se confronter et de s'enrichir en privilégiant le partage et l'écoute. Il existe bien des façons de philosopher. Les Grecs voyaient dans l'exercice une forme de pédagogie : tout s'apprend, même la sagesse. Elle est la première de toutes les vertus, indissociable du savoir qui s'acquiert grâce au dialogue. Au travers de ces pages, Ghyslain-Jean Martin et Marie-Françoise Rivet entreprennent ainsi un échange épistolaire. De là, Mars et Vénus se retrouvent sur leur acropole virtuelle afin d'évoquer les questions universelles et intemporelles de nos contemporains.

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Revue de métaphysique et de morale 2017/4 (N° 96) : Theodor Lipps 1

PUF - Décembre 2017


Page 435 à 440 : Natalie Depraz, Mildred Galland-Szymkowiak - Présentation | Page 441 à 460 : Natalie Depraz - Lipps et Husserl : l’Einfühlung1 | Page 461 à 476 : Olivier Agard - De l’Einfühlung à la sympathie : Lipps et Scheler | Page 477 à 494 : Mildred Galland-Szymkowiak - Formes, forces, Einfühlung. L’esthétique de l’espace de Theodor Lipps | Page 495 à 512 : Michel Espagne - Theodor Lipps : de l’esthétique à l’histoire de l’art | Page 513 à 536 : - Bulletin de philosophie ancienne 2017 | Page 537 à 554 : David Banon - Aux racines de la modernité juive : « la première Aufklärung » | Page 555 à 574 : Arthur Dony - La mesure de la perfection.

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