vendredi 24 juillet 2015

Bénédicte Bouillot : Le noyau de l'âme selon Edith Stein. De l'épochè phénoménologique à la nuit obscure

Editeur : Editions Hermann - Juillet 2015 - Collection : De Visu


La notion de noyau de l'âme, qu'Edith Stein élabore en réponse à l'interrogation sur l'énigme de la singularité humaine, est l'une des plus originales de sa pensée. Traversant l'ensemble de son oeuvre, comme catégorie phénoménologique, ontologique et spirituelle, son étude permet de mettre à jour les motifs philosophiques de l'évolution de sa pensée, et de dégager l'unité d'une oeuvre d'inspiration fondamentalement phénoménologique, jusque dans son ouverture à la métaphysique et à la mystique (carmélitaine). Dégager les enjeux philosophiques et religieux de la notion steinienne de noyau de l'âme conduit ainsi au coeur des débats contemporains sur les relations de la phénoménologie tant à la métaphysique qu'à la théologie - le french debate' -, et fait apparaître comme d'autant plus paradoxale l'ignorance de la phénoménologie française à l'égard de l'ancienne étudiante et assistante de Husserl.

Bénédicte Bouillot est docteur en philosophie (université de Poitiers, ICP), et possède une licence canonique en théologie (ICP). Membre de la communauté du Chemin Neuf, elle enseigne la philosophie aux facultés jésuites de Paris (Centre Sèvres) et au Studium de philosophie de Chartres.

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Didier Moulinier : Hérésies non-philosophiques

Les Contemporains favoris - Juillet 2015 - Coll. Bleue/essais


Partie I. Critique du principe de philosophie suffisante
Partie II. Pour une pensée (vraiment) non-religieuse
Partie III. Etudes laruelliennes

L'objet unique de ce livre est la Philosophie considérée comme pensée et discours comportant un certain nombre d'invariants structuraux. Le projet d'étudier la philosophie selon un point de vue spécifiquement non-philosophique paraîtra étrange et ne saurait être perçu que comme une hérésie (aux yeux des philosophes). Pourtant il ne s'agit nullement de renier la philosophie mais au contraire de l'aider à s'affranchir d'un certain nombre de limitations. La première partie dénonce ce que François Laruelle appelait naguère le Principe de philosophie suffisante, soit le droit non-critiqué que s'arroge la philosophie d'être présente absolument partout sous le mode de la Question (son obsession de faire monde, aux antipodes de l'esprit d'hérésie), alors même qu'elle confirme régulièrement son incapacité à penser démocratiquement, sa volonté de dominer conceptuellement les autres discours et notamment les sciences, sa prétention de pouvoir constituer (sinon définir) le réel. La seconde partie tente de poser les fondements d'une 'pensée (vraiment) non-religieuse' ce qui n'est encore concevable que non-philosophiquement. En effet l'on ignore encore trop que la philosophie et la religion font système en tant que pensées fonctionnant pour partie à la raison et pour partie à la foi. La méthode non-philosophique s'appuie sur le concept d'hérésie en le laïcisant radicalement - pour essayer de passer outre ce véritable « paradigme philosophico-religieux ». Enfin la troisième partie, la plus importante de l'ouvrage, rassemble des 'Etudes laruelliennes' mettant en oeuvre dans divers domaines de la philosophie (épistémologie, ontologie, éthique, politique, anthropologie...) le mode de penser uni-latéralisant proposé par François Laruelle. Ces études sont autant de synthèses, de développements, de comptes-rendus parfois critiques destinés à éclairer la pensée et l'oeuvre considérables (mais atypiques) de François Laruelle, assurément l'un des philosophes français contemporains les plus importants (mais aussi l'un des moins lus). L'une des motivations de ce livre est de contribuer à réparer cette injustice. (Source : l'éditeur)

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Luc Foisneau (dir.) : Dictionnaire des philosophes français du XVIIe siècle. Acteurs et réseaux du savoir

Editions Classiques Garnier - Juillet 2015 - Dictionnaires et synthèses


Le Dictionnaire des philosophes français du xviie siècle présente, dans l’ordre alphabétique, les vies et les œuvres de 690 auteurs qui ont écrit au moins un texte, publié ou inédit, en France entre 1601 et 1700. L’acception large du mot « philosophe » au xviie siècle fait de ce dictionnaire une véritable encyclopédie du savoir baroque et classique, englobant la logique, la métaphysique, mais aussi la littérature (incluant la poésie d’idée), le droit, l’histoire, la philosophie des arts, la physique et les sciences secrètes (alchimie, astrologie, cabbale). La méthode mise en œuvre permet de montrer que les œuvres et les vies les plus minimes en apparence peuvent révéler des relations insoupçonnées entre courants de pensée, approches scientifiques et obédiences religieuses et politiques.
La version anglaise, parue à Londres et New York en décembre 2008, s’inscrivait dans un projet intellectuel de grande ampleur visant à appliquer à l’Europe entière et aux États-Unis, du xviie au xxe siècle, une nouvelle approche de la pensée philosophique, à travers l’étude des auteurs réputés mineurs (minores). C’est cette même approche que l’on retrouve dans la version française, mais avec un élargissement important du périmètre d’étude, puisque cette version comporte 108 entrées supplémentaires, ainsi que, après l’Avant-propos (Luc Foisneau), 8 introductions thématiques qui proposent autant de parcours possibles dans l’ouvrage : « Les cartésiens français » (Emmanuel Faye) ; « Philosophies et théologies scolastiques » (Jacob Schmutz) ; « “Libertins” et esprits forts » (Isabelle Moreau) ; « La pensée clandestine » (Gianni Paganini) ; « Les sciences » (Philippe Hamou) ; « Théorie des arts » (Carole Talon-Hugon) ; « Controverses religieuses et naissance de la République des lettres » (Antony McKenna) ; « Lieux, sociabilités et pratiques philosophiques » (Stéphane Van Damme). En outre, alors que la version anglaise ne disposait que d’un index des noms propres (personnes et lieux), la version française propose un index historique et raisonné de plus de 300 pages, qui contient des notules donnant des informations sur toutes les personnes nommées dans le texte des notices principales. Les bibliographies, qui accompagnent chacune des notices, ne prétendent pas à l’exhaustivité : elles sont un choix raisonné visant à orienter le lecteur vers les ouvrages susceptibles de l’aider dans sa recherche.
Le sous-titre de la version française du Dictionnaire, « acteurs et réseaux du savoir », indique que l’ouvrage est destiné à tous les spécialistes du xviie siècle. (Source : Wikipedia)

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jeudi 23 juillet 2015

Dominique Cardon et Antonio A. Casilli : Qu'est-ce-que le digital labor ?

Editeur : INA - Juillet 2015 - Collection : Etudes et controverses


Cet ouvrage est le résultat d’un dialogue engagé en juin 2014, lors d’une séance des ateliers de recherche méthodologique organisés par l’Ina, entre Dominique Cardon et Antonio Casilli sur le thème du digital labor. Au travers d’échanges nourris, antagonistes parfois, ils ont abordé avec une hauteur de vue exemplaire les questions liées aux enjeux de la production de valeur sur Internet et à la qualification des usages numériques ordinaires comme travail. Ces ateliers, animés depuis 2009 par Louise Merzeau, Maître de conférences HDR en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense, ont vocation à accompagner les usages de recherche sur et à partir du web archivé. Ils sont l’occasion de débats sur les grands enjeux de la transition numérique.

Antonio Casilli est maître de conférences en Digital Humanities à Telecom Paris-tech, chercheur en sociologie au centre Edgar Morin de l’EHESS, où il dirige depuis 2009 un séminaire intitulé "etudier les cultures du numérique". Il est l’auteur de l’ouvrage Les liaisons numériques (Seuil) et anime le blog Body Space Society. Dominique Cardon est sociologue et chercheur au laboratoire des usages de France Telecom, et professeur associé à l’université de Marne-la-Vallée. Il est l’auteur de l’ouvrage La démocratie Internet-Promesses et limites, ainsi que de Médiactivistes avec Fabien Granjon.

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Alexandra Roux : L'ontologie de Malebranche

Editions Hermann - Juillet 2015


Dans l'Exposé de la philosophie rationnelle pure professé par Schelling dans les années 1847-1852, Malebranche est présenté comme un jalon majeur de l'histoire des conquêtes remportées graduellement par la raison moderne : pour avoir eu l'audace de désigner Dieu même par le seul mot de "l'Etre", il aurait su donner son vrai nom au concept suprême de la raison. Schelling propose toutefois une critique perspicace de son ontologie, critique qu'on a voulu mettre ici à l'épreuve des textes de Malebranche. Elle engage en effet des questions décisives pour la compréhension de la métaphysique du philosophe français :1) Que faut-il que soit Dieu pour que l'idée de "l'être" suffise à le penser ? 2) Si cette idée est celle de l'être "en général", l'ontologie de Malebranche ne prend-elle pas le risque de parler abstraitement de la Divinité, en outre d'être univoque ? 3) Comment Dieu peut-il bien être incompréhensible s'il est seulement celui qui comprend en lui-même tous les intelligibles ? 4) En quel sens sa substance est-elle participable par les êtres qu'il crée. et d'où lui vient au juste cette possibilité qu'elle a depuis toujours d'être participée ?

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vendredi 3 juillet 2015

Collectif : Pour et contre le scepticisme. Théories et pratiques de l'antiquité aux lumières

Honoré Champion - Juin 2015


Cet ouvrage se propose de mener l’enquête tant sur les accusations de scepticisme et sur les modes de défenses spécifiques que ces dernières imposent de mettre en place, que sur la façon dont les mêmes arguments circulent et peuvent servir à des projets contraires. Cette perspective polémique permet ainsi de s’interroger sur les étiquettes philosophiques, sur la circulation des arguments, et sur leur force et leur portée, non seulement au sein du corpus sceptique, mais aussi à l’intérieur des systèmes sommés de répondre aux questions qu’ils posent.

TEXTES RECUEILLIS ET ÉDITÉS PAR ÉLODIE ARGAUD, NAWALLE EL YADARI, SÉBASTIEN CHARLES ET GIANNI PAGANINI

Nawalle El Yadari, ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Lyon, agrégée de philosophie, poursuit une thèse sous la direction de Pierre-François Moreau portant sur les réactions au scepticisme à l’âge classique, intitulée «Traitement du doute et émergence du sujet ».

Élodie Argaud, agrégée de Lettres modernes, achève une thèse sous la direction d’Antony McKenna, sur la pensée de Pierre Bayle, intitulée « Une affinité paradoxale. Épicurisme et augustinisme dans la pensée de Pierre Bayle ».

Sébastien Charles est professeur de philosophie à l’Université de Sherbrooke (Canada), où il dirige le Laboratoire de recherche sur la pensée moderne. Ses recherches portent sur l’idéalisme et le scepticisme à l’âge classique. Sur ce sujet, il a fait paraître dernièrement Berkeley au siècle des Lumières (Paris, Vrin, 2003), Bonheur et volonté dans le cartésianisme : L’Art de vivre heureux du Pseudo-Ameline et le Traité de la volonté de Ameline (Paris, Vrin, 2008) et plusieurs volumes collectifs.

Gianni Paganini est à présent détaché à l’Académie des Lincei (Rome). Il a publié de nombreux volumes, parmi lesquels : Les Philosophies clandestines à l’âge classique (Paris, PUF, 2005) ; Skepsis. Le débat des modernes sur le scepticisme (Paris, Vrin, 2008) ; Th. Hobbes, Moto, luogo e tempo, Turin, UTET, 2010, et plusieurs volumes collectifs. Il a reçu le prix La Bruyère de l’Académie Française (2010) et celui pour la philosophie de l’Accademia dei Lincei (2011).

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lundi 29 juin 2015

Etienne Balibar, André Tosel, Marie-Claire Caloz-Tschopp, Ahmet Insel : Violence, civilité, révolution. Autour d'Etienne Balibar

La Dispute - Juin 2015


Suite de la réflexion sur les rapports entre violence, civilité et révolution dans les sociétés contemporaines, initiée par le philosophe Etienne Balibar dans son ouvrage «Violence et civilité» et prolongée par un colloque international en 2014. ©Electre 2015

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dimanche 28 juin 2015

Catherine Rémy et Laurent Denizeau (dirs) : La Vie, mode mineur

Presses de l'Ecole des mines - Juin 2015


Si la vie était telle que la décrivent le plus souvent les sciences sociales, elle serait sans nul doute invivable. Entièrement tournées vers les enjeux de sens de l’existence, les sciences humaines et sociales tendent à délaisser ce que Bergson appelait la souplesse intérieure de la vie. Pourtant, sans cette souplesse, le monde ne serait qu’un lieu de stratégies sociales, d’échanges contrôlés de messages toujours pertinents en regard d’un système de représentations ; le monde serait enfermé dans des règles rigides dictant à chacun sa façon de jouer son rôle dans l’espace collectif, dans un monde fermé aux paradoxes, aux décalages, à l’ironie.
Pourtant, un observateur attentif remarque que l’accomplissement des activités sociales s’accompagne d’une multitude de détails non-pertinents ou latéraux, ce qu’Albert Piette a nommé le « mode mineur de la réalité ». Des détails qui donnent à penser que l’homme n’est jamais pleinement absorbé dans une activité : il participe certes, mais de façon toujours un peu décalée, injectant à l’occasion d’autres mondes dans la situation présente ou bien tout simplement s’abandonnant à la rêverie ou au pas de côté.
Ce livre réunit les contributions de plusieurs auteurs, sociologues, philosophes, anthropologues, qui ont cherché à mettre au jour cette strate de l’expérience qui fait de l’humain un être à la fois présent et absent, croyant et sceptique, engagé et distant.

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jeudi 25 juin 2015

C. Berner et D. Thouard (dir.) : L’interprétation. Un dictionnaire philosophique

Vrin - Mai 2015


L’interprétation est au cœur de notre intelligence de nous-mêmes, des autres et du monde. C’est pourquoi ses méthodes jouent un rôle essentiel dans les différents champs des sciences humaines (philosophie, critique littéraire, sciences sociales, psychanalyse, anthropologie, droit, histoire, science politique, théologie …). Il est donc indispensable d’en clarifier les opérations. Tel est le propos de ce dictionnaire philosophique qui a mobilisé quelques 50 auteurs français et étrangers, invités à rédiger plus de 70 articles consacrés aux concepts fondamentaux de l’interprétation et dégageant ainsi ses principaux problèmes et enjeux pour la pensée contemporaine.

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mercredi 24 juin 2015

Revue de Métaphysique et de Morale N° 2, Avril-juin 2015 : Blanchot. Ecriture et philosophie

PUF - Juin 2015


Éric HOPPENOT, Avant-propos
Françoise COLLIN, La pensée de l’écriture : différance et/ou événement. Maurice Blanchot entre Derrida et Foucault
Alain MILON, Blanchot et Merleau-Ponty : autour de l’(im)possible nomination
Hugues CHOPLIN, L’enfance de la philosophie – à partir des déconstructions
Michel LISSE, Le paradoxe du fragment
Éric HOPPENOT, Exode et exil dans la pensée de Maurice Blanchot
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lundi 22 juin 2015

Slavoj Zizek : Moins que rien. Hegel et l'ombre du matérialisme dialectique

Fayard - Juin 2015


La modernité a commencé et se terminera avec Hegel. Au cours des deux derniers siècles, la philosophie occidentale s’est développée dans l’ombre du philosophe de la transition historique vers la modernité et chaque nouveau penseur a essayé en vain de se soustraire à son influence. Aujourd’hui, alors que le capitalisme mondial menace de sombrer dans le chaos, nous entrons dans une nouvelle période de transition. C’est pourquoi il est impératif non pas seulement de revenir à Hegel, mais de répéter ses exploits et de surmonter ses limites. Grand œuvre de Slavoj i ek, Moins que rien propose de relire Hegel à travers Lacan et vice versa. La psychanalyse et la dialectique hégélienne réapparaissent ainsi sous une forme nouvelle et inattendue qui permet de saisir les grands événements contemporains, du capitalisme global à la physique quantique.

Préface d’Alain Badiou
Traduit de l’anglais par Christine Vivier

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Philosophia Scientiae T19/2 2015 : Circulations et échanges mathématiques. Etudes de cas (18è - 20è)

Editions Kimé - Juin 2015


Sous la direction de Philippe Nabonnand, Jeanne Peiffer et Hélène Gispert

Philippe Nabonnand, Jeanne Peiffer et Hélène Gispert
Circulations et échanges mathématiques (18e–20e siècles)
Thomas Morel
Le microcosme de la géométrie souterraine : échanges et transmissions en mathématiques pratiques
Konstantinos Chatzis
Le « monde social » polytechnicien de la première moitié duxixe siècle et la question de la circulation des savoirs en son sein
Jenny Boucard et Norbert Verdier
Circulations mathématiques et congruences dans les périodiques de la première moitié du XIXe siècle
Renaud d’Enfert
Circulations mathématiques et offre locale d’enseignement : le cas de Troyes sous la Restauration et la monarchie de Juillet
Thomas Preveraud
De Boston à Paris. Le retour de la Mécanique céleste de Laplace (1829-1839)
Adrian Rice
Partnership and Partition: A Case Study of Mathematical Exchange
Jérôme Auvinet
Empreintes d’échanges au sein de la Société mathématique de France dans les pages de son Bulletin : le cas de Charles-Ange Laisant [Résumé | Accès restreint]
Karen Hunger Parshall
“Increasing the Utility of the Society”: The Colloquium Lectures of the American Mathematical Society
Anne-Sandrine Paumier
Le séminaire de mathématiques : un lieu d’échanges défini par ses acteurs. Incursion dans la vie collective des mathématiques autour de Laurent Schwartz (1915-2002)

Varia
Régis Catinaud
Sur la distinction entre les connaissances explicites et les connaissances tacites
Francesca Poggiolesi
Are the Validities of Modal Logic Analytic? Or Analyticity Again, through Information, Proof, Modal Logic and Hintikka 
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samedi 20 juin 2015

Jean-Clet Martin : Derrida, Deconstruire la Finitude

Ellipses Marketing - 23 juin 2015 - Collection : Cours de philosophie


Derrida est un philosophe exemplaire du xxe siècle. Il connaît remarquablement tout ce qui s’est écrit en philosophie depuis Platon. Il partage avec Descartes le geste de rompre, de déconstruire, de déterminer de nouvelles références pour s’orienter, aujourd’hui, après le siècle des Grandes Guerres, des grandes crises, siècle en lequel l’homme se voit capable de tout détruire, de porter l’évolution vers sa propre fin. L’idée de finitude veut dire non seulement la limite de notre pouvoir de connaître mais encore celle des illusions de la modernité. Pour la première fois sans doute, au nom de la grandeur de l’humanité, de sa puissance, de sa morale et des progrès dont l’homme s’est voulu le maître, un monde est menacé de finir. Mais Derrida n’en reste pas à un constat de fin des temps. Sa déconstruction de la tradition se fixe pour but de délivrer un autre sens que celui de la raison si autoritaire et autocratique. Un sens qui ouvre des perspectives du côté de l’art, de la technique, des folies littéraires autant que de la vie animale dont le regard touche un réel très différent. L’univers des signes n’est pas le propre de l’homme et se trouve tracé déjà par des choses qui ne dépendent pas de nous, de notre interprétation, des ressources de notre domination intellectuelle. C’est cette approche des signes libérés de l’autorité de la conscience que ce livre veut reprendre avec Derrida pour reconduire à un réel autrement sensible. Réalité qui ne se laissera plus absorber par la finitude, par les fins de l’homme qui avaient bouché l’horizon en enfermant toute vie dans les ressources du “ moi ” le plus haïssable.

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jeudi 18 juin 2015

Clotilde Leguil et Fabian Fajnwaks (dirs) : Subversion lacanienne des théories du genre

Editeur : Editions Michèle - Juin 2015 - Collection : Je est un autre


Comment la psychanalyse lacanienne aborde-t-elle la question du genre?La psychanalyse est-elle hétéronormative? Quel statut le signifiant « femme » a-t-il en psychanalyse? Comment peut-on à partir de la clinique analytique rendre compte du genre « neutre » comme nouvelle revendication et nouveau droit des sujets du XXIe siècle? La psychanalyse partage avec les genderstudies la dénaturalisation de la sexualité, mais ne se ramène pas pour autant à une simple déconstruction du genre en tant que norme sociale. En revenant sur les thèses des principaux auteurs des genderstudies (J. Butler, Monique Wittig, Gayle Rubin, Eve KosofskiSedgwick, Didier Eribon, Eric Fassin, Marie-Hélène Bourcier), cet ouvrage s'attache à restituer le sens de l'orientation lacanienne en matière de genre, par-delà le malentendu qu'engendre la lecture de Lacan proposée par ces auteurs. Car si la cure analytique tourne tout entière autour de questions comme « qu'est-ce qu'être une femme? », ou « comment être un homme? », elle n'invite pas pour autant le sujet en analyse à se conformer à des normes de genre. Par-delà toute identification à un mode de jouissance qui peut être partagé par d'autres, par-delà toute appartenance à une communauté permettant au sujet de s'identifier à d'autres, la psychanalyse conduit chacun, dans sa solitude, à se confronter à un noyau de jouissance qui est aussi ce que Lacan a appelé « un réel ».

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Pascal Michon : Rythmologie baroque. Spinoza, Leibniz, Diderot

Rhuthmos Édition - Juin 2015


Depuis la deuxième moitié du XVIIe siècle, toute une série de penseurs s’est heurtée au problème du rythme. Leurs contributions ne sont pas sans discontinuités ni divisions internes, mais elles dessinent globalement les contours d’une rythmologie baroque dont nombre d’enseignements restent valables aujourd’hui. 

Pascal Michon est agrégé et docteur en histoire, habilité à diriger des recherches en philosophie, ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud. Il a été Directeur de programme au Collège international de philosophie. Il est notamment l’auteur de Rythmes, pouvoir, mondialisation (PUF, 2005) et de Les Rythmes du politique. Démocratie et capitalisme mondialisé (Les Prairies ordinaires, 2007).

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Giordano Bruno : L'infini, l'univers et les mondes

Berg International - Juin 2015


Publié pour la première fois en 1584, L'Infini, l'univers et les mondes est l'oeuvre maîtresse de Giordano Bruno (1548-1600), celle dans laquelle il inaugure véritablement le débat sur l'infinité des mondes, ouvrant ainsi la voie à Kepler, Newton, voire à toute la science moderne. Défenseur acharné du divin, il se devait d'aller plus loin que Copernic dont il est un fervent lecteur mais qui se limitait à des considérations astronomiques. Posant l'un et le multiple, Dieu et la matière, sa création, comme indissociablement liés, éternels et sans limites, unis par le même désir de susciter la vie, il conçoit un univers sans bornes, peuplé d'innombrables mondes. Il fait ainsi voler en éclats le géocentrisme ptoléméen et la cosmogonie d'Aristote que l'Église avait faite sienne. Cela ne lui fut pas pardonné. Livré à l'Inquisition il est condamné à être brûlé vif au terme de huit années de procès ponctuées de nombreuses propositions de rétractation qu'il rejetait. Écrit sous la forme d'un monologue et de dialogues truculents avec ses élèves et ses détracteurs, ce livre témoigne de toute la fraîcheur d'esprit et de toute la fougue d'un grand penseur qui pourrait être défini comme un « hérétique de la raison » et qui fut excommunié par les catholiques, les calvinistes et les luthériens.

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mardi 16 juin 2015

Gabriel Mahéo et Emmanuel Housset (dirs) : Max Scheler. Ethique et phénoménologie

PU Rennes - Juin 2015 - Collection : Philosophica


La force et l’originalité de la pensée de Max Scheler (1874-1928) résident d’abord dans son entreprise de fondation d’une éthique philosophique rigoureuse qui s’articule autour du problème des valeurs. Ce volume souhaite contribuer à redonner une actualité à cette pensée féconde et originale et s’ordonne autour de deux axes : d’une part le problème de l’éthique des valeurs et de la personne, et d’autre part l’apport de Scheler à la phénoménologie de l’affectivité et de l’intersubjectivité.


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lundi 15 juin 2015

Les études philosophiques N° 2, Avril 2015 : Wilhelm von Humboldt et la liberté des langues

PUF - Mai 2015


Denis THOUARD – Présentation
Tilman BORSCHE – La thèse humboldtienne de l’individualité des langues
Denis THOUARD – Penser et parler. La transformation de la grammaire philosophique de Fichte à Humboldt
Camille ANDRÉ – Au commencement était le duel. Une méthode humboldtienne
Jürgen TRABANT – De l’anthropologie parisienne aux langues du nouveau continent
Jean QUILLIEN – Humboldt et l’Orient
Ernst CASSIRER – Les Éléments kantiens dans la philosophie du langage de Wilhelm von Humboldt

Marc MAESSCHALCK – L’imaginaire théologico-politique. Ou de l’obéissance comme source de puissance
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